Ie châtelain s’appelioit Burggrave , même avant !e régné
le châtelain s’appelioit Burggrave , même avant !e régnéde Godefroi le Barbu> à présent- on ì’appelle ie vicomtede Bruxelles. Parmi plusieurs prérogatives du palais, ildonne le droit d’asyle à ceux qui ie réfugient fous lajurisdiction.On voit à Feutrée de ce palais une sale dunegrandeur étonnante, d’où l’on paflè à la chapelle quiost dune belle architecturectd’une symétrie admirable.En i; i; , on commença à bâtir les Bailles ou 1 en-ceinte de la cour, de pierre bleue, íur lesquelles on aplacé plusieurs statues de bronze, qui reptéíentent desempereurs & des rois > dont la belle structure démontrél’excelience des ouvriers; cette enceinte fut perfection-née en 15 11.
Dertiere le palais il y a un grand parc, où les habi-tans de Bruxelles prennent le divertissement de la pro-menade, Scie prince, quelquefois ccitti de la chaise.On y voit plusieurs fontaines, quantité de daims & unbeau labyrinthe. A l’extrémité de ce parc , du côté dela porte de Louvain, il y a une belle maison que l’em-pereur Charles-Quint a fait bâtir ; ce qui la fait nom-mer la maison de ['empereur.
Des bâtimens publics, Fhôtel de ville qui est fur Iegrand marché, est le plus remarquable; cet ouvragenc fut achevé qu’en 1441, fa tour, qui a z 64 pieds dehauteur, est d une structure admirable, bâtie d la go-thique. On dressa lan 144; , sur le sommet de cettetour une statue de saint Michel, de cuivre doté, dela hauteur de dix-sept pieds, laquelle tourne avec levent.
La place du grand marché étoit autrefois un étang ;clic cil carrée Sc rrcs-grande ? on y fait souvent descarouscls Sc on y donne d’autres spectacles publics. ATopposite de l’hôtel de ville on voit la maison du roi,qu’on nomme Btoothuys, c’est-à-dire, maison au pain.Élie fut bâtie de pierres bleues en 1618, par ordrede l’archiduc Albert & de luisante Isabelle ; ses plusriches ornemens ont été gâtés par les bombes. On yexerce la justice des eaux & forêts, des pêches Sc deschasses.
Il y a encore plusieurs autres places publiques quifont belles Sc spacieuses. On y voit grand nombre d’hô-rels, dont les principaux font ceux d’Orange, de Li-gne, d’Arcmberg Sc d’Arschot, ceux d’Epinoy, deBerghes, de Rubempré , celui d’Egmont, où il y aun beau Labyrinthe, celui de Bournònville, où il y ade beaux jardins, ceux de Croy, de Hom, de la tourv & Taxis, & plusieurs autres.
Bruxelles n’est pas la premiere ville du Brabant, àrassemblée des états; mais elle est la plus grande & laplus riche, & outre cela est le siège & la résidence dugouverneur général des Pays Bas Autrichiens qui de-meure à la cour, Sc à qui on fuit presque les mêmeshonneurs qu’on feroit à un souverain ; si a une compa-gnie d’archers, une de hallebardiers Sc trois compagniesce gardes à cheval. 11 y a plusieurs corps & tribunauxqui résident en certe ville ; le conseil d état qui tient lepremier rang, & atiquel le gouverneur général desPavs-Bas préside quelquefois ; le conseil privé , le con-seil des finances, la chambre des comptes du roi; lachambre des comptes de Brabant, à laquelle les rece-veurs des duchés de Brabant, Limbourg , Luxembourg,& du pays d Outre-Meuse font comptables. La courféodale de Brabant, les tribunaux de la Foresterie,de la chaste & de la pêche, la chambre de Tonlieuqui a loin des chemins publics, des rivières, de laconservation des biens & domaines du prince, au dis-trict de Bruxelles. La justice ou l’aiidience militaire ; lajustice de la cour, qui juge les domestiques de la courSc ceux qui en dépendent : son cheí s’appelle Alcalde ouprévôt de l’hôtel; la chambre d'Uccie, composée desept échevins & d’un greffier, qui font nommés par lesouverain, & doivent faire leur serment entre les mainsdu chancelier de Brabant. Leur judicamre, civile & cri-minelle, s'étend surplus de cent franchises, bourgs &villages. _On donne encoce le nom de chambre d’Uccie,à Fcndroit où l’on fait les ventes volontaires des biens,rentes & maisons, quoiqn’st n’ait rien de commun quele nom avec le premier tribunal. * Longuerue, Desc. dela France, part. 1 , f. 49.
La magistrature est çompoféc de sept officier;, que
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le prince ou Ie gouverneur des Pays • Bas choisittous les ans, dans les descendans des sept anciennesfamilles patriciennes. Ces officiers font appelles éche-vins : on leur joint deux consuls Sc six conseillers; iesconsuls font tirés I’un du corps de la noble lie, Sc l’an-tre de celui de ia bourgeoisie, Sc les six conseillers fontgens notables, pus dans les corps de métiers. Les con-suls ct éefie vins ont à leur tête un bourgmeílre,avec lequelils jugent en premiere instance les causes des bourgeois,qui par appel íont portées au conseil souverain deBrabant.
La bourgeoisie est divisée en neuf classes, nomméesvulgairement nations, qui furent formées en 1311»chaque dalle comprend plusieurs Corps de métiers, quiont chacun leur chef ou doyen, qui avec leur conseiljugent les différends qui peuvent concerner leurs profes-sions.
Le commerce des camelots » des dentelles ct destapisteries fines qu on transporte par toute FEurope,fleurit dans cette ville, plus que dans tout autre en-droit.
Cette ville a été exposée en difsérens rems â diversescalamités. En 1 ; 2.9 elle fut affligée d une maladie con-tagieuses, qu’on appella la Sueur Angloife. En 1489 ,la peste emporta près de 33000 de íes habitans. Le feude la Sabloniere & celui qui prit au quartier des tisse -rans, ont consumé jusqu’à 3 300 maisons. Les séditions& les guerres Font aussi affligée en différentes occasions,6 c récemment en I <; , I armée deFrantc, Fous les or-dres du maréchal de Villeroi, la bombarda le 1 ^ Se le14 d’aoùt, pendant quarante huit heures, avec tant dsforce, que 14 églises & plus de 4000 nuisons furencréduites en cendres. * Jo. Blaett> Dcsc. Lithium BelgicteRegalis.
Le Quartier de BRUXELLES : ce quartier estfuries confins de la Flandre, du Hainaut ct du comtéde Namur ; il est divisé en deux , sçavoir, le pays Fla-mand & le Brabant Wallon, où l’on parle la langueWallonne. Bruxelles ct Vilvorde font dans le pays Fla-mand , Nivelle & Gemblours íont dans le pays Wallon.* Longuerue , Description de la France , part. 1 >
P- 49- . , .
La ville de Bruxelles, ct tout font quartier, etoit au-trefois du diocèse de Cambrai. Mais Philippe II Fensépara, pour le mettre dans le nouveau diocele de Mali-nes, excepté le Brabant Wallon, qui est du diocèse de
Namur.
BRUYERE, (t a) petite ville de France, dans le hautLanguedoc, au diocèse de Lavaur. C’elt une des cinqvilles diocésaines qui disputent à leur tour aux états duL anguedoc.
BRUYERES, terres incultes & stériles, où il necroît qu’un petit arbuste, qui n’est bon qu’à brûler. Hy a de vastes Bruyères, entre Bois-íe-Duc & Mas-tticht.
1. BRUYERES, petite ville de France, en Picardie,à une lieue de Laon, en allant vers Rheinns. Elle est en-fermée dc murailles ; mais la plupart des hat>i £ans st>nrvignerons. * Baud.e d, 1703.
1. BRUYERES, bourg de France, en Languedoc,prés de Toulouse* Baud. ed.
BRUZZANO. Voyez. Brusano-
BRYANIUM, ville de Grece* dans la Macédoine,selon Strahon, /. 7, p. § 1 - 7# Xite-Live, /. 31, c. 39 , l anomme Bruanium. Etienne le géographe la don-ne à la Thcspcocie, Str» bon à quelle étoit fur l'E-rigon.
BRYAS, lieudef Afrique propre, fur la côte, selonCedrene & Zonare, cités par Ortéhus, Thefatir.
BRYAZON, P«fic riviere d’Aiìe, dans la Buhynie,selon Pline, L 3 > c - 3 t *
BR YCAí , BRYCEI, BRYCES, ancien peuple de laThrace, selon Etienne le géographe. Pline,/.4ct-
jes nomme Brys^î.
BRY CHUS, riviere de Grece, en Macédoine, auprèsde Pallene. Lycophron en fait mention.
BRYELICA, contrée d’Asie, dans la Cilicie , félonProloméc , 1 . 3, c. 8 , qui y naec une feule ville nomméeAugujìa.
RRYGzE, Voyez. Bryx.
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