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«dont je rapporterai les paroles an mot Indíî,
BUBULCORUM CíVITAS. Voyez. Bucolon.
BUBUTEENSIS , siège épiscopal dans la Lycie. Her -■miens quioccnpoit ce liège lan 381, assista au concilede Constantinople. * Harduìn. Collect. concvl.
BUCA, ancienne ville d’Italie, au pays du peupleFrentani, félon Pline, L 3, c. a. Strabon, l. 5, p.
» Sc Pomponius Mêla, /. 2., c. 4, en parlent auili,Elle est entierement détruite. Michel Server de Ville-neuve croie que c est la Buba de Ptolomée.
BUCAEA * hen de Grece , dans la Phocide, selonSuidas. L’Etymologique ajoute qu’il étoit au montParnastè.
BUCALTUM, ancien lieu d’Egypte, dont l’évêqueest nommé Hippocrarion par faine Athanafe. Ortélius,The saur. a bien vû que ce nom étoit corrompu. Seroit-ce, dit—il, pour Bucolïum ? c’est ce que je laide à déci-der à ceux qui peuvent consulter le texte grec. Le pas-sage , dont parle Ortélius, íè trouve dans la secondeapologie de saint Athanafe, Sc au lieu de Bucaltum , ouy lit Bubaflus.
BUCARAS, nom deriviere, selon Polybe cité parSuidas. C’est peut-être le Bocarus de Strabon.
BUCARIZA, ville du royaume de Hongrie, dansla Croatie j fur la mer Adriatique, & dans un golfe quiprend le nom de cette ville. C’est un port de mer à
huit milles de F'iumc. Tlicvcn croie que C est 1 anciennep-citera. * Bandrand, éd. 1705.
BUCARTERUS , montagne, où Nicandre, in The-tìacd , dit que l’on trouve des vipères. Elle est quelquepart en Asie, mais il ne dit point en quel canton.
BUCCARA. Voyez. Bochar.
BUCCARIE, ou BOUCHARIE , grand pays d’A-£e, dans la Tartarie. On le distingue en deux parties,la Petite Boucharie, ou Buccarie, à l’orient desmontagnes qui font au nord du royaume de Cache-mire, & la Grande Boucharie, dont je parle dansl’artide qui fuit. La petite Buccarie, ouBoucha-3 Ue , est le même pays que le royaume de Caschgar.Voyez, ce mot.
Boucharie, ( t A Grande) province de la grandeTartarie. Elie comprend précisément la Sogdiane Scla Bactriane des anciens, avec leurs dépendances. Elleest située entre les 34 Sc 44 e * de latitude, & les 91 &107 e1 de longitude. Le pays des Callmoucks la borneau nord ; la petite Boucharie, ou le royaumfc-de Casch-gar, à Test; les états du grand Mogol Sc la Perle,au sud ; le pays de Charafs’m , à l’ouelt : eníorte qu’ellen’apas moins de cent cinquante lieues d’Allemagne enfa plus grande longueur, & à peu près autant en ía plusgrande largeur. Cette province est présentement la par-tie la plus cultivée & la plus peuplée de toute la gran-de Tartarie. Les Tartares mahométans qui l’occupent,font communément regardés comme les plus civilisesde tous ces peuples, quoiqu’ils ne 1 aillent pas d’êtregrands voleurs, ainsi que le reste des Tartares mahomé-tans. Aux bottes près qu’ils portent fort lourdes, ils fonthabillés hommes & femmes, à la maniéré des Persans,mais pas tout a-fait si proprement,&les principaux d’en-rr’eux portent des aigrettes à leurs turbans. Leur armesfont à peu près les mêmes que celles du reste des Tarta -res , le labre, le dard, la lance, Sc des arcs plus grosqu a l’ordinatre, donr ils fe fervent avec beaucoup deforce & d a d resté, ils commencent même depuis quel-que temps à fe servir d’arquebufes à la perfanne. Lors-qu’ils vont à la guerre, une grande partie de leur cavale-rie porte des cottes de mailles Sc un petit bouclier pourfe garantir des coups de sabre.
Les Tartares de la grande Boucharie fe piquent d’êrreles plus robustes Sc les plus braves de leur nation . eneffet ils doivent avoir beaucoup de bravoure, puisquelesPeríans, qui font naturellement très-braves, nc lais-sent pas de les redouter en quelque façon : le sexe mêmeen ce pays íe pique dune bravoure à toute épreuve.Le sieur Bernier rapporte à ce sujet un conte romanesqueque lui fit un ambalìadeur du chan de Samarkand,qui vint féliciter Aureng-Zeb fur son avenement au trô-ne des Grands-Mogols. Ce qu’il y a de vrai, c’est que cesfemmes vont fort souvent a la guerre avec leurs maris,pc ne craignent point dans l’occasion les coups de main.
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Elles íbnc pour la plupart très bien faites 8 c passablementjolies; on en trouve même quelques-unes qui peuvent partout pays palier pour parfaitement belles. Les chevaux deces Tartares ont peu d’apparence, n’ayant ni poitrail nicroupe, le cou long Sc droit comme un bâton, les jam-bes fort hautes, Sc point de ventre; ils font presque tousdune maigreur à faire peur ; mais cela n'empêche pasqu’ils ne soient extrêmement vîtes Sc presque infatiga-bles. Un peu d’herbe, celle quelle, Sc même,au défautde l’herbe » un peu de moullè leur suffit, en cas de be-soin ; on peut dire que ce four les meilleurs chevaux dumonde pour l’ufage que les Tartares en font.
Il faut avouer que la nature n’a rien refusé à ce beaupays pour en rendre le séjour agréable. Les montagnesy abondent en mines des plus riches : les vallées fontd’une fertilité étonnante cn toutes fortes de fruits & delégumes; íes campagnes (ont couvertes d’hetbes à Uhauteur d’tin homme ; les rivières fourmillent de pois-sons excellens : le bois qui est rare par tout le reste dela grande Tartarie, s’y trouve en abondance en plusieursendroits ; mais tous ces avantages fout de fort peu d’ufa-ge aux habitans de ce pays , qui font naturellement siparelleux, qu’ils aiment mieux voler Sc piller ce qu’ilspeuvent fur leurs voisins, que de Rappliquer â faire va-loir les biens que la nature leur offre si libéralement. Lepilau, qui est du ris bouilli, d la maniéré ordinaire desOrientaux, Sc la chair de cheval, font leurs mets le plusexquis. Lc koum/Jse nc r arack , tous deux préparés delait de cavalle, font leur boisson ordinaire. Leur lan-gage est un mélange de la langue turque, de la per-íanne, Sc de lamogoule; cependant ils ne huilent pasde s’entendre avec les Persans. Les sujets du grandMogol Sc les Persans appellent communément ces Tar-tares Usbecics : ils comprennent ordinairement fous lemême nom les Tartares de Chiva.
La grande Boucharie est subdivisée en trois provincesparticulières : la province de Ma-urenner, qui a laville de Samarkand pour capitale, est située au nord :celle de la Grande Boucharie, proprement dite, apour capitale la ville dc Bouchard, (Bochar,) situéedans ion milieu : celle de BalcE , dont la capitale est laville de Balck, est située au sud. Chacune de ces troisprovinces a d ordinaire son chan particulier ; mais à pré-sent le chan de Bouchard est en potleflìon de la provincede Ma-urenner, en forte que tout ce qui est au nord dela rivière d’Amû, & merne la partie orientale de ce quiest au sud de cette riviere, est entre ses mains ; ce qui lerend très puissant.
Les Usbecks font incessamment aux prises avec lesPersans, & en cette occasion les belles plaines de la pro-vince de Choraían leur font d’une grande commodité ;mail il leur'eíl impossible de pouvoir pénétrer dans lesétats du grand Mogol, à cause des grandes montagnesqui les en séparent, & qui font inaccessibles à leur cava-lerie. Ceux d’cntre les habitans de la grande Bouchariequi fe nourrissent de leur bétail, vivent fous des butesà la maniéré des Callmoucks leurs voisins, & vont cam-per de côté Sc d’autre, selon la commodité de la saisonSc les besoins de leurs troupeaux; mais les autres quicultivent les terres, vivent dans des villages & hameauxordinaires. Il y en a très-peu qui habitent dans les villesou bourgades du pays, qui font toutes occupées par lesanciens habitans de ces provinces, qui n’ont aucune liai-son avec les Tartares qui íbnt maintenant les maîtres dela grande Boucharie. * Hifìoire généalogique des Ta-tars. p. 256 & fuiv.
BUCCIACUM, lieu particulier de la Gaule. Fortu-nat en parle dans la vie de saint Germain.
BUCCONIENSIS, siège épiscopal d’Afrique, daníla Numidie. Donat Episcopus Bucconienjis est nommédans la conférence de Carthage, p. 282 , éd. Dupin.
BUCCOVINES. (les grandes) C’est ainsi quoquelques historiens, entr’autres fauteur des mémoires de1 Europe, appellent ce pays de la Vaiaquic , qui íè trouverenfermé entre le Pruth & les montagnes de la Transil-vatiie. C’est un canton horrible, couvert de grands boisentrecoupés de hauteurs rudes Si escarpées. Sobisski,roi de Pologne, en quittant laValaquie, dont il avoirfait la conquête, devou tenir cette route, & auroit périinfailliblement avec toute son armée, les ennemis étant