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en embuscade dans ces défilés ; si Rewouski, trésorier dela cour, informé de leur dellèín, n’eut tombé lur eux,dans le temps qu’ils étoietu endormis 5c ne Les eut dis-sipé.
BUCÇULA Foyez. Obolcola.
BUCCELLARIORUM Regio. Porphyrogeneteditque c'clì la même contrée d’Asie qu habitoit ie peupleMaiuandini. Voyez, ce mot.
BUCEPHALA, ville des Indes, au pays du peuplenommé Ayeni, d ont elle étoit la capitale , lelon Pline.Certe ville fut ainsi nommée à cause de Bucephale,cheval de bataille d’Alexandre le Grand, que ce hérosperdit, & fit enterrer en cet endroit, comme le raconteArrien , de Expeàtt. Alexand. I . 5, p . 351. Elle étoitsituée au-delà de l'indus, au bord de l’Hydaspe. Ptolo-mée, /. 5 , p. 1 , lui donne aussi cette situation. Solin,c . 45 ,p. 74, & Aulugelle, l . 5, c. z , ont parlé de cetteville. Strabon la nomme Bucepbaíre , c’eíl la mêmequ'Alexandrie 7. L’auteur du Périple de la mer Ery-chrée, dit quelle portoit aussi ce nom. Mercator croîtque c’elt présentement Gelfet en.
BUCEPHALAS, port de Grecs, dans l’Attique, se-lon Gcsner, dans son traité des animaux. * De Bove& Vacca.
JBUCEPH ALOS & BUCEPEIALUS, port de mer duPéloponneíe, près du promontoire Spirée, selon Pom-ponius Mêla, L z , c. 3 , & Pline, L 4, c. 5. Ptoloméele met dans le golfe Saronique, Bwxépitzoy up.ii, le portde Bimphalum. Bclon croit que c’est présent emetu. J*Cavallaj maisilíe trompe bien grosliéretnent, car la Ca-vaiia est bien éloignée fie la Morec, & au nord de la > o-re de Macédoine. Il a été abusé par une convenance denom, ôc par les contes des gens du pays, qui, commeil le raconte lui-même, font voir un ancien lepulcre dem arbre, avec une inscription en lettres latines, & qu’ilsappellent Ia Crecbe du cheval d'Alexandre le Grand , c’eít-à ctire, de Bucephale.
BUCEPHALUM,. ôc
BUCEPHALUS. Forez. Bucephalos.
LOGERAS , fontaine auprès de Platées, selon I’Ety-nrologique.
BUCH, ( le Pays de) petite contrée de France, enGuyenne, dans le Bourdelois, fur la côte de la mer deGascogne, au raid- du pays de Médoc , íi nous encroyons l'abbé de Longuerue, Descr . de la France ,part. 1, p. ijz , on l’appelle en latin Bon. Aufone, dit-ìl, en fait mention dans une de ses épîtres, comme d’unpays voisin de Bourdeaux. & où l’on faisoit beaucoup depoix : c’est pourquoi il appelle ces Boit , Ficeos dans ccsvers :
Placeat retìcere nitententBurdjgalam , & Ficeos malts descrihere Boios.
On a vû dans Partiels de Boatium CivitAs, lesopinions de divers sçavans, cntr’autres celle de Hadriende Valois, qui taxe d erreur Scaliger d’avoir entenduces Boates par le pays de Buch. On y peut lire les rai-sons fur lesquelles il íe fonde. Dc Longuerue ne laiílèpas de persister dans ce sentiment, ÔC voici ce qu’il dità ce sujet : quoique ce pays de Buch fut dans la No-vempopulanie, il appartenoit néanmoins au Bourde-lois, ÔC ne faisoit pas une cité particulière, Ctvitas ily avoir seulement Caftrum , un château. C’est pourquoifauteur dune notice des Gaules , ou plutôt fes copistesfe font abusés, quand ils ont mis in NovempopulaniaCivìtas Boatium , qttod est Boius in Burdigalenfi , car ilfalloir écrire Cajìrum Boatium : l’erreur vient de ce quel’on ne mettoit souvent que la lettre C pour abréger,ce qui a fait confondre Ciyitas avec Cajìrum. Ce paysnommé premierement Buyes, ôc ensuite Buch par cor-ruption, a eu ses seigneurs particuliers, fort célèbresdans l’hiítoirc de Guyenne, qui portoient le nom deCaptal ou Cavoudal, en latin Capitalisa les sei-gneurs de Grailli, près de Geneve, ayant épousé l’hé-ritiere de Buch. s établirent en Gascogne, où ils ferendirent fameux par leur attachement au parti anglais.Ils prirent ensuite le nom de Foix, après qu’Archam-baut de Grailli, captal de Buch , eut épousé Elisabeth,comtesse de Foix ôc vicomteslè de Béarn. Leur petit-filsJean de Foix fut créé par Henri VI roi d’Angleterre,
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comte de Candale ou Kendal, cn Angleterre, au paysde Vf'estmorland, & fes héritiers ont porté ce titre jus-qu’à Henri de Foix , comte de Candale, qui laissa pourunique héritière la fille Marguerite, qui époula Jean dcNogaret, duc d’Epernon. Bernard son fils, qui lui suc-céda , étant mort sans postérité , le duc de Foix-Rendanhérita d une partie des biens dc la masson de Candale,ôc entr’autres du Captalat de Buch; & le dernierduc de Foix étant mort fans enfans, a donné par testa-ment fes biens, venus de la maison de Candale, aumarquis de Gontauc en 1715.
BUCH AETlUM , ancienne ville de Gtece, dans l’E-pire, au pays dc Cailiopée. btrabon, /. y, p. 314, lanomme BouxAtidv. Demofthene en fait aussi mentiondans fes Phiiippiques, Ôc la nomme une colonie desEiéens.
BUCHAMBARÍ, ville de la Mauritanie Césariense,selon Ptolomée, /. 4, c. z, il la place dans les tçires.
BQgHAN : quelques-uns écrivent Buquan, p ro .vince de l’Ecofíe septentrionale. Elle s’erend depuis leSpey qui la sépare de la province de Muriay, & soDon qui la sépare de la province de Mari, jusqu a lamer u'Allemagne, cn y comprenant la partie qu’onappelle Bande, dont quelques uns font une province àpart. Ainsi Buchan vegaide la mer ciu côté du nord &de l’est. Après le Spey Ôc le Don, rivières desquelles onvient de patlet, la Dovetne est la plus considérable decette province. Il y a eu plusieurs comtes de Buchan ,tant de la maison des Cummins, que de Celle des StuartSLes premiers étoient considérables , principalement sousles règnes d’Alexandie il, & d’AIexandrc III, & lors.que les Angiois s’étoicnt rendu maîtres de l’Ecolíc, sousle régné d’Edouard 1 ; mais leur attachement au partiAngiois fut la cause de leur ruine. De sature famille,Jean Smart, comte de Buchan, fils puîné de Jean, ducd’Albame, íe signala en France. Avec un corps de septnulle Ecollois qu’il commandoit, il fir balancer I a vic-toire en faveur des François dans la journée de Langé,où les Angiois furent entieremcnt défaits, & où le cì uCdc Carence, frere de Henri V, roi d’Angleterre , f uctué. Ceít pourquoi ce contre fut fait connétable deFrance. * Etat présent de la Grande Bretagne, t. z, p,2.71.
La province de Buchan fe subdivise en plusiem^parues, savoir,
Buchan, proprement dite Bamfe,
Boyne, Strathyla,
Stratfiawin, Enzie,
SIRATHBOGI , GaRIOCH,
Ôc Balvenie.
Les principales villes de Buchan sont Fraterbofírg &Feter-Head, deux ports de mer. Entre l'Ythan & leDon il y a un territoire nommé Formartin , qssi e ft fortagréable ; fertile & bien habite, mais le village nomméde F unes clt l’endroit le plus charmant, fameux pourla chaste, fir orné de plulieurs maisons de noblelíe ìl’entour. A quelques cents pas de la mer, vers les minesdu château de Slains il y a diveríes sources d’une eauqui pétrifie, donc on fait de la chaux très-bianche ÔCtrès-bonne. Le fameux Ecossois Bu‘hanan , qui a ren-du son nom célébré par fes poésies latines, ôc par sonhistoire d'Ecoíle, n'étoit pas de cette province, mais decelle de Lennox, comme il I e à lui-même dans favie.
BUCHAN-NESS, oap Ecosse septentrionale ,
dont il est; le plus oriental, dans la province de Bu-chan.
BUCHAU, ville impériale d’Allemagnc, dans laSuabe sor I e Fedetsee, à distance a peu près égale deBiberaèh ÔC du Danube, à deux milles d'Allemagne, delune ôc de ['autre. U y a une abbaye de même nom dontrabbesse a fa voix aux diètes de l’Empirc ; on y fuir laréglé de saint Augustin. Cc monastère fut sondé vers lafin du vu 1 siécle par Adehndes, fille de Hildebrand,duc de Suabe. On croit quelle étoit soeur de Hildegar-de, seconde femme de Charlemagne. Elle étoit femmed’Otton, comte de Keílelbourg, en mémoire duqueiçjlç fit bâtir cette abbaye ^aus le rofpjÇ çntjroit, où ij