Ils l’appelíerent Cafrerie » ( pays des infidèles ) quiluiest toujours resté depuis ce rems.
On peut diviser la Cafrerie en trois parties : la sep-tentrionale , qui comprend tout ce qui est au milieu deP Afrique , la méridionale où est le cap de Bonne - Es-pérance , 8c l’orientale où font les états du Monomo-TAPA.
il m’a paru inutile d’entrer ici dans le détail des dif-ferens peuples qui habitent ce vaste pays : ils font fibarbares , que ni les marchands , ni les missionnairesn’ont pu y pénétrer. On n’en connoít que les côtes,&j’en dirai à chaque article ce que j’ai pu en ramasser.
CAFSA, ville d’Afrique, ( a ) dans la partie du Bí-ledulgerid qui en porte particulièrement le nom. Elleest de la fondation des romains , & située a 40 d. delongit. 8c à 27 d. 10 min. de latit. ( b ) Ils Pont défenduecontre les Arabes jusqu’à la venue d’Occuba qui Paffie-gea, 8c qui s’en étant rendu maître par assaut, en fitdémolir les murs. Ceux de 1 a forteresse font encore de-bout, ils font construits de grandes pierres de taillecomme le colifée de Rome , 8c ont ving-cinq brasses dehaut fur cinq de large. Les habitans atyant ensuite re-dressé les murs de la ville, Jacob Almanfor les fit abat-tre une seconde fois, après avoir tué le seigneur & íesfils dans un combat, Sc mis des troupes Sc des gouver-neurs par toute la province. Cette ville est aujourd’hui£ c’est-à-dire > du tems de Marmol. ] bien peuplée , Sca un beau temple Sc quelques mosquées d’une íuperbestructure, mais les maisons font fort peu de choie. Lesrues font larges Sc pavées de pierres noires Sc raboteu-ses. Les habitans font simples Sc pauvres. Les rois deTunis , exigent d’eux de terribles contributions. Aumilieu de la place il y a quelques fontaines avec un bassinaussi large que profond. Elles font enfermées de murs avecun espace entre la fontaine Sc la muraille. On s’y met pourfe baigner, à cause que l’eau est chaude. On ne laissepas pourtant d’en boire , après qu’on l’a laissé rafraîchirune heure ou deux. L’air y est mal sain , Scies habitansy ont toujours quelque accès de fièvre. Ils font durspour les étrangers, ce qui est cause qu’on les hait p artout. On vo t autour de Cassa de grands clos de citron-niers, d’orangers , de palmiers, Sc d’oliviers. Les dat-tes y font très-bonnes, aussi bien que les olives donton fait d’excellente huile qui a une bonne odeur. Leshommes Sc les femmes font là fort bien vêtus à leurmode, mais ils portent de gros souliers mal faits , Scqui font de cuir de bêtes sauvages. ( a ) Corn. Dict. ( )Marmol. t. 3,1 ,j yC . 55.
. CAGA.CO , fontaine du Péloponnefe auprès de laville de Gythium , selon Pausanias, /. 3, c. 24. Sylburg eveut qu’on lise Cnaco.
CAGAJON , ou la Nouvelle Segovie. Voyez.
Ca'GAYAN.
a CAGASIAN, ou Cagacais , fort d’Afrique fur lacote de Malaguetteau pays de Serre - Lionne, à l’oc-cident Sc a l’embouchure de la riviere nommée Rio dasPedras > Sc a l’orientdu cap Verga. Dapper la met dansiine iíle. * Dapper, Afrique, p. 246.
1. CAGAYAN, riviere d’Asie dans l’iíls de Luçon ,l’une des Philippines. Elle a fa source vers le milieu deBille , Sc serpentant vers le nord, d’un cours presqt jeparallèle a une chaîne de montagnes, elle passe à la vist enommée comme elle, Sc que l’on appelle aussi la nou-velle Segovie, Sc va fe perdre dans la mer au milieu dela côte septentrionale de Tifl e , vis-à-vis des iíles Ba-buyanes, à distance presque égale du cap Bojador , &du cap del Enganno. * De P Isle, Atlas,
2. CAGAYAN , province de Bille de Luçon, l’unedes Philippines » dans fa partie septentrionale. Elle com-mence au cap Lampon. La côte depuis ce cap jusqu’àcelui del Enganno n est habitée que par des infidèles Scdes barbares ; Sc la chaîne de montagnes qui partagePiste du nord au sud , est peuplée des Irayas indiens in-dociles , que les Espagnols n’ont pu réduire. Cette pro-vince , dont les paroisses font desservies par les Domi-nicains , est la grande des istes, 8c s’étend quatre-vingt lieues en longueur Sc quarante en largeur. L’au-îeur cité ci-après compte quinze lieues de côte entrele cap de Bojador & celui de B Enganno , & met les bor-nes de cette province à vingt lieues au midi du premiercap. Les Cagayans qui font en paix Sc payent le tribut.
CAG
peuvent être au nombre de 9000, outre ceux qufnefont pas subjugués. Toute la province est fertile ; leshabitans font robustes de corps Sc fort appliqués à l’a-gricuiture Sc à la milice ; les femmes font divers ou-vrages de coton. Les montagnes fournissent de la cire,8c les essaims de mouches y font en si grande quantité,dans la province Sc dans toute l’iste, que tous les pau-vres fe lervent de bougie au lieu d’huile de lampe. Ilsla moulent dans des bâtons creux qu’ils brisent pour laretirer. Le bois dont ils fe fervent pour cela est fortcommun fur les montagnes , aussi-bien que le bois debrésil, l’ébéne 8c autres bois recherchés. Les forêts fontpleines de sangliers qui- ne font pas si bons que ceuxque l’on a en Europe , 8c de cerfs que l’on tue pour lapeau 8cEs cornes dont on fait commerce avec les Chi-nois. La ville n’est point nommée Cagayan, mais No-va Segovia. Voyez, cet article au mot Seville. * Ge~melli Careri , voyages, t. 5, p. 78.
Corneille fait deux articles , l’un pris de Maty , oude Baudrand, Sc y nomme cette ville Cagajon ; l’au-tie, emprunté de Davity, Sc fait de Caghaian une iflede la mer des Indes.
CAGGíANO , petite ville d'Italie » au royaumede Raples , dans la principauté extérieure' , entre leMont Apennin Sc la riviere de Silaro. Elle s'est accruedes ruines de Satriano , Sc est à vingt-cinq milles deConza au midi. Baudrand , édit. 1705.
CAGIRTOG , bourg d’Asie au Mogolistan , assezprés d e la motagne Bilagir, où la riviere de Kerlon a íaíource , 8c au midi de la montagne Nairin-Keutel oùest la source du fleuve Amoer. * Hiji. de Timur-Bec ,
2, p. 53 .Voyez, auffi la carte.
CAGLIC 1 ), ville d’Italie dans le duché d’Urbin,au pied de B Apennin Sc du mont Petrofo , dans uneplaine, au-dessus de l’endroit où laBaofo, petite riviere,tombe dans la Cantiano , au nord occidental, 8c à cinqmilles Sc demi de la ville de Cantiano, Sc à quinze mil-les de Foffombrone , entre Urbin Sc Eugubio, environa seize de l’une 8c de B autre. Elle a, quoique petite,un évêché suffragant de Parchevêché d’Urbin. ( b ) Cetévêché est même assez ancien , car Grecianus évêquede Cagli[i Calle ] est nommé dans un fragment de8 Hilaîre , selon Holstenius , comme s’étant trouvé auconcile de Rimini ; Sc Viticanus , autre évêque de celieu, souscrivit au premier concile romain , tenu fousSymmaque. Le P. Charles de S. Paul , nomme ce lieuen latin Gallium. Antonin le nomme ad Calem .Voyez.au mot ad P article ad Calem. II y a encore fur leBaofo un pont que les anciens romains y ont bâti > celieu étant fur la voie Flaminiene. ( a ) Magin, Ital. ( b )Cárol à S. Paulo , Geog. facr. p. 54.
CAGLIAMERA ( cap de ) cap des Indes au royaumede Tanjaour, à dix lieues vers le sud de Negapatam.
C’est à ce cap que commence un nouveau golfe, quiva fe terminer à la côte de la Pescherie , c’est-là auffique la côte de Coromandel, qui est nord Sc sud » prendUn nouveau rhumb de vent.
CAGLIARI > Baudrand la nomme Cagliet en fran-çois ; mais les bons auteurs écrivent Cagliari , en pro-nonçant les deuxpremieres syllabes, comme s’ilyavoitCailla. II assure que les Espagnols Sc les habitans mê-mes la nomme Caller , ce qui reviendroit- effective-ment à la même prononciation que Caigler , en mouil-lant leg Sc l’I, comme parlent les grammairiens. Magin,auteur italien, écrit Cálori , dans fa carte. Les anciensont dit en latin Caralis au singulier, Sc Carales aiipluriel. Florus, /. 2 , c. 6, dit : òracchus prit la Sardai-gne... On saccagea les villes, Sc fur-tout Cagliari lacapitale : S&vitum in Urées , Urbemque Urbium Caralim.Strabon, 5 , p. 224, Sc Mêla, /. 2 , c. 7; disent Ca-
ralis au singulier. Ptolomée fait mention de la ville &du cap de Cagliari, Kí^**'* w z 8c Pline nom-me auffi Caralitanum Promontorium. Pausanias, l. 10,c. 17 ; Sc Prpcope ( a ), y ajoutent une lettre inutile 8cécrivent K í^um, mais Tite-Live , /. 23 . c. 50 8c 51 -8c Hirtius ( b ), disent toujours Carales au pluriel. Pau-íànias dit que cette ville étoit de fondation Phénicien-ne, Sc Pline, /• 3 , c : 7 , nous apprend qu’elle eut droitde bourgeoisie romaine. Caralitani civiura Pomanorum.Le P. Hardouin observe qu’il est indifférent de diraCaralis ou CalaRi 3 ; 8c que P un Sc P autre est auto-