Band 
Tome second. C - F.
Seite
23
JPEG-Download
 

CAG

rîsé par des manuscrits très-anciens. Cette ville est mé-tropole de Tille depuis très-longtems , Sc son église enestlamétropolitaine depuis les premiers siécles du chris-tianisme. ( c ) Lucifer qui vivoit dans le quatrième , enfut évêque. La vivacité de ce prélat causa le schismequi arriva de ion tems, Sc auquel on donna son nom,Théodoretle fait auteur de quelques erreurs, 8c S. Am-broise le justifie. Le P. Feuillée minime , & mathéma-ticien du roi , dit qu’étant sur les lieux , il s’informa dequelques savans ecclésiastiques ce qu’ils croyoient de ce-prélat : ils assurèrent tous que depuis fa mort on l’a-voit toujours révéré comme un saint , 8c reconnu pourtel dans toute Tille. ( d ) La ville de Cagliari est le sé-jour du viceroi 8c de son conseil- C’est aussi le siège deT archevêque qui se qualifie primat de Sardaigne 8c deCorse. ( e ) Comme elle est lur la pente d’une colline ,elle est divisée en haute Sc basse ville. On voit dans lahaute une église toute incrustée de marbre avec troischapelles souterraines , où reposent les ' reliques deplusieurs martyrs, qui font dans de petits tombeaux de•marbre blanc, rangés les uns fur les autres. Cette haute■ville est renfermée de murailles. La basse ville est aupied , fur le bord de la mer. Elle est toujours fort sale,particulièrement en by ver, recevant tous les égouts quitombent de la supérieure , ce qui en rend T air très malsain dans le tems des chaleurs. On compte dans Ga-gliari quatre paroisses & vingt-deux monastères. Leport qui est au sud de la ville est un-grand golfe où ilpeut mouiller un grand nombre de navires , depuis troisbrasses jusqu’à quinze , fans s incommoder les uns lesautres. On banc de fable commençant a la pointe debas-bord en entrant, s’étend assez loin Sc ferme lesdeux tiers du passage. Pour entrer sûrement, il fautranger à une distance raisonnable :e cap S. Elie qui està tribord, où il y a une petite iste peu éloignée de laterre, qui laisse un petit passage pour les galères : aufond du golfe à Touest de la ville , il y a des étangs Scdes salines voisines. Devant la basse ville, où Ton des-cend ordinairement à terre - on voit un petit môle oùTon pourroit mèttre jusqu’à quatre galères. Ce môleest fermé au sud du côté de la mer , par une muraillequi lui sert de rempart , élevée sur íe plan de la merde trois pieds , fur laquelle il y a une batterie d’onzepièces de canon. Le P. Feuillée la croît hors d’usage ,les vents étant au sud , Sc lorsque les eaux font hautes,car alors la mer passe par-deflus ces murailles. Sur lebord de la mer est un château qui a son gouverneur par-ticulier. C’est une tour ronde entourée d’un fossé de sixou sept pieds de profondeur , 8c de trois toises de lar-geur,- une planche qui le traverse lui sert de pont-levis,à Textrémifé de laquelle il y aune petite porte de troispieds & demi de hauteur & de deux & demi de largeur ,qui lui sert d’entrée. Le dedans du château estime grandesale ronde de trente pas de diamètre dans œuvre , quia fur fa circonférence sept embrasures fans canons , Sc àson centre une belle citerne sans eau. Le sommet decette tour est une plateforme , où Ton monte par un es-calier dérobé dans Tépaisseur de la muraille de la tour,& où sent quelques pièces de canon. II y a auprès duchâteau trois ou quatre maisons. Le P. Feuillée écritCalliari. ( a ) De bell. Goth. 1-4 , c. 24, ScVandalA. 1,c. 24. (t) De heil. A fr. in fine. ( c ) Qbserv. duP. Feuillée,P; 3 5-( d ) Coronelli Isoiar. p. 104. ( e ) Observât, du F.Feuillée , p. 34.

Capo-CA.GLIARI : on appelle ainsi la partie mé-ridionale de l’iíle de Sardaigne. * Coronelli Isoiar.

Le Golfe de CAGLIARI, golfe de la mer médi-terranee, siir la côte orientale de Tiste de Sardaigne,dans fa partie méridionale. II est resserré au nord parCapo-Ferrato, ou de Carbonara , Sc au midi par Gapo-Polo * P. Feuillée.

CAGNI, ancienne baronie de France dans le Beau-voisis , érigée en pairie fous le nom de Bousiers en 1708.

1. CAGNOU ( Tiste de), iste d’Afrique sur la ri-viere de Sénégal, entre le Saut de Félon à Test , & letort de S. Joseph à Touest. Cette iste que les François°nt appellée T fie d’Orleans , ou de Pontchartraín estpeu étendue. Elle est si haute qu’elle n’est jamais entïe-rement couverte dans les inondations. Le terroir en estbon & fertile.

2. CAGNOU , ou Gonghiru , ville d’Afrique au

C A H 2.H

sud de la riviere du Sénégal, entre Tiste de Cagnou Scles cataractes de Felou. Cette ville qui contient cinqmille habitans nègres , jouit d’un' commerce considé-rable , occasionné par le passage des caravanes qui pren-nent Cette route pour se rendre a la riviere de Gambea.Voyage du sieur de Ente sur le Sénégal.

CAGRIN U M, ville d’Asie, quelque part vers l’Assy-rie ou la Médie , selon Laonic , cité dans le trésor d’Or-telius.

CAG.UAI, dans la Jamaïque. Foyer. FoRV-RvYAl,.

CAGtj LATTE, peuple de T Arabie heureuse, selonPline, 1.6, c. 28, qui les joint aux Elamites.

C AGU R RI A ( a ), bourgade d’Espagne dans leroyaume de Navarre , aux frontières de laCastille vieille,Sc dans une petite iste que forme une riviere qui tombedans l’Ebre au-dessus de Longronno, & au-dessus deGalahorra. Baudrand ( b ) dit questprelques - uns y met-tent l’ancienne Gracuris; mais il se trompe. II estprouvé que c’est aujourd’hui Agreda. ( a ) JaillotA.trlas, ( b ) jrélù. 1682.

CAHERAH , & Al-Caherah , ville capitale deT Egypte > que nous appelions le Caire , 8c le GrandCaire. L’origine de son nom vient de ce que Giavhar ,général de Tarmée de Moëz Ledinillah , premier Kha-life de la race des Fathimites , qui avoit subjugué parla force de ses armes toute l’Egypte, voulut que l’onjettât lez fondemens de la nouvelle ville qu’il entrepritd’y bâtir, fous Thoroscope ou ascendant ce Mars, à quiles astronomes Arabes donnent l’épithete de Caher , quisignifie Vainqueur 8c Conquérant , de forte que cetteville fut nommée AI-Caher ah , comme qui diroít laVictorieuse. Le Caire fut bâti auprès de l’ancienne ca-pitale d'Egypte , que Ton nommoit pour lors Mejr’ ouFofìhath : mais baladin fit depuis enfermer ces deuxvilles d’une feule muraille qui avoit vingt-six millecoudées de tour. Ce prince ne put pas cependant ache-ver eutierement son ouvrage , quoiqu’il fît travaillersans^discpntinuation jusqu’à fa mort, Giavhar n’avoitemployé que cinq ans à bâtir fa nouvelle ville ; car lesfondemens en furent jettes Tan 358 , de l’hégire , 8cde J- C. le p(58 , Sc le Khalife Moëz y fit son entréeTan 362, de la même hégire, Macrizi a fait une exactedescription de cette ville, dans laquelle on peut voirtout ce qui y a été ajouté depuis fa fondation. On ap-pelle communément aujourd’hui l’ancienne ville deFoftbath, je vieux Caire , 8c on a bâti même une autreville , nommée Kebasch , entre le vieil Sc le nouveau.Ce font ces trois villes prises ensemble, que Ton appelleaujourd’hui d’un seuTmot le Grand Caire. Le Kha-life Hackem Beemrillah y fit mettre le feu par ses sol-dats qui en brûlèrent la quatrième partie, environ Tau410, de l’hégire, Sc de J. C. le 1019, pendant que lereste de la ville étoit au pillage. L’on dit que le Caireétoit si peuplé pendant íe régne des Sultans Mamelucs,qu’en Tannée.de Thégire 749 , & de J. C. 1343 , lapeste y faisoit mourir vingt mille hommes par jour, aurapport de Bendokmak dans son histoire baladin , outrel’enceinte qu’il fit faire au vieil Sc au nouveau Caire,y fit bâtir une mosquée Sc un collège au lieu où étoitla sépulture de l’Iman Schaféi , un des quatre chefsdes sectes orthodoxes du Musulmanisme. Cette mos-quée 8c le collège qui y est joint, s’appellent d’un nomcommun , la Salehiah, du nom de ce prince , dont letitre royal étoit Al Mâles AI Saleh , c’est-à-dire , lebon Roi. II Taccompagna ensuite d’un grand hôpital qu’ilfit bâtir à ses dépens , Sc assigna à chacun de ces troislieux de fort gros revenus, environ Tan 572 , de Thé-gire qui est de J. C. 11 y6 , selon le rapport de Best"Schohnah. Voyea Caire. * D’Herbe lot Bibl. Orient.

CAHÉRY, ou Chéhéry , abbaye de France enChampagne , au diocèse de Rheims, à cinq lieues deSte Menehould , fur la riviere d’Aine , proche la foretd’Argonne. Elle est de Tordre de Cîteaux, Sc fut fon-dée en 1147, parles freres de Notre-Dame de Rheims,On trouve dans un manuscrit: Ho--?r-rr/r de SanLa Ma-nehilde dédit Patri Bernardo de sue dominio fundym Jujfì~cicntem ad adificandum Monafìerium prope Coimaciumou Cornacium , Sc en la marge est écrit Cheheri , quimarque que ce seigneur de Ste Menehoul rut le prin-cipal bienfaiteur pour l’édifice de cette abbaye ; Sc quece Pere Bernard étoit S. Bernard. Elle fut dotée de