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C’est la place que Martin d’Argotá prit quand il allacontre Buhamur , 8c c’est-là que les Arabes tuerentEscander, capitaine Corse, qui s’étoit rendu. Cette villes’appelloit autrefois Altao. Ptolomée la met à 12 deg.30 min. de longitude , 8c à 31 deg. 10 min. de latitude.* Marmol , t. 2, 1. 5 , c. 14.
CALAASEFID , forte citadelle d’Asie dans le Farsou la Perse propre, près Neubendgian. * Hifi. de Timur-Bec ,'t. 2., p. i8<5.
CALABASTORES, ville d’Afrique , selon Pro-cope, au second livre de la guerre des Vandales.
CALABRE , pays dans la partie méridionale de 1I-talie. Ce n’est pas le même dans les anciens que dansles modernes. Les anciens eux-tnêmes ne lui donnentpas la même étendue. v Ainfi il faut distinguer entre l’an-cienne Calabre 8c la Çalabre d’aujourd'hui : ce font despays très-différens. Dans l’ancienne Calabre il faut en-core distinguer la Calabre proprement dite > Sc la Ca-labre prise dans un sens moins resserré. Pour éviter laconfusion , j e traiterai ces divisions séparément.
De P ancienne Cataire.
!. CALABRE proprement dite > pays de la grandeGréce, dans la presqu’iste que nous appelions aujour-d’hui terre d’Otrante. Strabon, /. 6, p. 277, dit quecette terre, nommée Japygie, 8c que les Grecs nom-mèrent aussi Messapíe, avoít des habitans que l’on dis-tinguoit fous divers noms. On appelloit Salentinsceux qui habitoient autour du promontoire Japygiumt aujourd’hui Capo Santa Maria di Leuca, c’est-à-dire,vers la pointe méridionale de ce cette presqu’iste ; ]qued’autres étoient nommés Calabri , 8c il met au-dessusd’eux au septentrion les Peucetiens. II n’y a point d'au-torité dans ce qui nous reste des anciens, qui puisse nousapprendre les limites de ces peuples , Salenthii Sc Cala -tri. Le Pere Briet croit que les premiers étoient lapartie d’Otrante au-deçà de l’Apennín , 8c que les au-tres étoient la partie d’Otrante au-delà de l’Apennin.* Dans- ses Parait. 2 part. 1 . 5 , p. 641.
2. CALABRE, ou Messapíe. Les peuples Calabri«' étant le plus distingués , soit par leur courage, ioitpar leur situation, qui les faisoit plus connaître, ondonna le nom de Calabre à toute la presqu’iste , que l’onrenferme entre la mer Sc une ligne imaginée depuis 'Pa-rente jusqu’à Bríndes. Strabon , l. 6 , p. g 77, dit : Plu-sieurs nomment communément Messap : e , Japygie, Ca-labre Sc Salentine. D’autres y mettent de la distinction.Je viens de la marquer ci-dessus. Le nom de Messapíelui étoit venu d’un capitaine nommé Meiiapius , à causeduquel les Grecs nommèrent ainsi ce pays. Mais íousle nom de Messapíe, ils l’étendoient au-delà de ce queles Latins nommoient Calabria. Le nom' de JapygieV enoit d’Iapyx, riviere qui donnoit le nom á tout leP a ys jusqu’à l’extrémité du promontoire Iapygien , quiest à l’extrémité méridionale de la presqu’isle. Cepen-dant Strabon dit : La Messapíe est en forme de pres-stu’iíle enfermée par un isthme qui s’étend de Bríndesa Parente.5 ce qui me fait croire que les Grecs distin-guoient entre la Messapíe propre Sc la Messapie plus éten-due, comme je vais le faire voir A P lin. 1 . 3 > 0. io.
3 - CALABRE (la), dans un sens plus étendu , en-fermoit non-seulement la Calabre, mais encore la Fouille.Un uomm&it aussi tout ce pays en général la Messapíe.
Pu ville même, dont ce nom semble avoir été donnéau pays , Sc que Pline , /. 3 ì c. 11 , nomme MeSSAPia ,eton dans l a Fouille. C’est aujourd’hui Mejagna, entreBríndes Sc Oria , ou Uria , en allant vers Parente , Sc“eu est nommé Mejj'ana Apidi.i par quelques auteurs.Vligue etend l a Çalabre dans ce sens , fous le nom deJa.pygie jusqu’aumont Gargan. * JEneid, 1 . 11, v. 246.
Ille Urhem Argyrìpam , patrice, cognomine gentis ,ViStor Gargani condeíat lapygis Ágris.
U. entend certainement par ce Gargan Japygien laPartie du mont Gargan qui étoit dans la Fouille Dau-u.enne ; Servius ; dit que la Japygie étoit une partie dela rouille. Saufle respect dû à un ancien , je crois qu’ildevoit dire tout le contraire, savoir; que la Fouilleetoit quelquefois comprise sous le nom de Japygie.
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Voyez, la division de la grande Gréce au ihoíDaunie.Pline, /. 3 , c. 11 > dit que la Calabre étoit nommée parles Grecs Messapíe , du nom d’un Capitaine. II ajoutequ’o n la 'nommoit auparavant Peucetie , du nom deFeucetius frere d’Oenotrus. On sçait que la PeucetieScia Daunie faiioient eniemble la Fouille des Anciens.Mais ce qui peut faire de l’embarras , c’est que Plinemet la Calabre, appellée Mestapie par ses Grecs, Scauparavant Peucetie, dans le territoire des Salentins ,ln agro jàlentinorum. Ce territoire en ce cas s’étendoitplus loin que l’ancien peuple des Salentins , qui n’oe-cupoientqu’une partie de la Calabre séparée de la Fouilledans laqueilessa Peucetie est comprise. * InVirgA
De la Calabre d’aujourd’hui.
On la divise en Citérieure Sc en Ultérieure;la premiere répond à une partie de la Lucanie des an-ciens ; dont la Basilicate occupe le plus à présent ; onla nomme aussi la Haute Calabre : l’autre , que l’onajpeliela basse Calabre ou la Calabre ultérieure répondà la plus grande partie du pays des Brutiens. * Briet ,Parais 2 . part. 1. 5 , p. 640.
LA CALABRE CITÉRIEURE , c’est la princi-pale partie de la Calabre , Sc la plus septentrionale ,que l’on appelle aulsi quelquefois la haute Calabre ! C’estla cinquième province du royaume de Naples , Sc ellea pour bornes au nord la Basilicate, au midi la Cala-bre ultérieure ,àl’occident la mer de Naples , Sc à l’o-1 rient la mer Ionienne. Sa ville principale est CosenZa,arch.épiscopale ; les autres font Rossano, archiépisco-pale : Bisignano, Cassano, Cariatí, S. Marco, Marto-rano > Sc Lmbriatìco , qui font toutes épiscopales. Leshabitans l’appellent la Calabria Citra.* Baudrand ,édit. 1705.
LA CALABRE ULTÉRIEURE, est la partie laplus méridionale de la Calabre , Sc la sixième provincedu royaume de Naples ; on la nomme aussi la BajfeCalibre. Elle est fort resserrée entre la mer de NaplesSc les golfes de Gioia, Sc de Sainte Euphémíe , qui fontau couchant, Sc la mer Ionienne , Sc les golfes de Gie-race, Sc de Squillace, qui font au levant. Elle a au midila jr.or de Sicile , Sc le Fare de Messine qui la sépare dela Sicile , & au septentrion la Calabre citérieure. Saprincipale ville est Catanzaro ; les autres font Reggio8c Santa Severína O11 i’appelle dans le pays la Cala-bria Oltra. Elle peut avoir 30 lieues de long , Sc famoyenne largeur peut être de douze. Les villes prin-cipales de la Calabre font :
Bisignano, Cít. Nicotera, Ult.
Cariatí Cit. Reggio, Ult.
Catanzaro, Ult. Rollano, Cit.
Cosenza, Cit. Santa Severína, Ult.
Gierace, Ult. Umbriatico, Cit.
Bova, ■ Ult.
CALABRE, [ la mer de] en latin, Ausonium mare.C’est le nom que l’on donne à ia partie de la mer Io-nienne qui baigne les côtes orientales de la Calabre Scde la Sicile , Sc qui s’étend jusqu’au cap de Ste Mariedi Leuca.
CALABREA. Voyez. Calaurie.
CAL ABRITES, ville du Péloponneíe dans l’Achaïepropre, selon Laonic , cité par Ortélius, Thesaur.
CALABROS, riviere de la Calabre , selon le trésord’Ortélius qui cite Paufanias. Ortélius écrit Calabrús,mais Calabros en Grec est Calaberç. n latin. D’ailleurs ,le passage de Paufanias , /. 6 , c. 6 , n’est qu’une citationd’un ancien monument, où le Calabros potamor , nom-mé incidemment, ne décide pas assez où étoit cette ri-vière , a moins qu’on ne veuille dire que Calabros estmoins une épithéte qu’un nom propre.
CALABRUM , ancien nom d’un lieu de T Aqui-taine. II en est fait mention dans les actes du moyenâge, 8c particulièrement dans la vie de S- Sacerdos.C’est présentement Calviac, village du Périgord. *Baudrand , édit. 1682.
CALABRUS. Voyez. Calabros..
CALABRYA, lieu ainsi nommé à cause de les bellessources d’eau vive. Zonare 8c Curopalate en font men-tion, Sc Ortélius , dans son trésor , juge qu il doit êtrequeiquq part dans F Asie mineure.