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Tome second. C - F.
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CALAC , bourg de France en Bretagne » au dio-cèse de Cornouaiile , selon Corneille. La carte de Bre-tagne de Jaillot, écrit Callac , 8c en fait un villagede Cornouaiile 'ou Quimper , aux confins du diocèsede Treguier. L’auteur du Dénombrement du royaumeii’en parle point du tout.

CALA.GHANA ou Çalachena. Voyez.Calacine. *

CALA CHABBA , c’est-à-dire, le Chateau blanc;on donne ce nom à la citadelle de Merdin que l’onappelle aussi la forteresse Couh , parce qu’elle est furune montagne ; car Couh en langue persane signifie uneMontagne. * Hift. de Tim'ur-Bec , t. 2 , p. 282..

CAL ACIA , ville de la Tartarie au royaume deTanguth dans la province d’Egrigaia , dont elle est lacapitale. Marco Paolo le Vénitien, /. 1, c. 63 , dit queles habitans en font idolâtres, si l'on en excepte quel-ques chrétiens Nestoriens qui y ont trois églises; qu'ilsfont tous sujets au grand Cham ; qu’on trouve à Calaciades camelots [panni quos Zambilotti vocant~\ tissus delaine blanche 8c de poil de chameau, des plus beauxque l’on puisse voir , & que les marchands en t,ransp° r "tent en divers pays. Je doute que ce Calacia soit diffè-rent de Calcahan , capitale du royaume de C a l k a.Voyez. Calka. ,

CALACINE, contrée d’Asie dans l’Assyrie , selonPtolomée, l. 6 , c. 1. C est la même que Strabon, /•* 1 »p. 530, & l. 1 6, p. 736, appelle Çalachena* Làétoit voisine & limitrophe de l’Adíabene.

CALACOROLY , royaume d'Afrique dans H Ni-gritie , au haut de la riviere de S. Domíngue , du cotedu nord A Baudrand , édit. 1 7©5 '

CALACOT. Voyez, l'article Doltabat. ,

CAL ACT A , ancienne ville maritime de Sîcíl e furla côte septentrionale. Hérodote, /. 6, c. 23, Sc Diodore ,

l. 11, c. 8 , la nomment Cale Acte » c’est-à-dire, beaurivage. Antonin corrompt ce nom en celui de Ga^ea-te. Léandre croit que c’est Acque Dolci. Niger ditque c’est Calora , & fazel, Decad. 1, 1 .9 , c. 4, juge st uec’est S. Marco. Mais Cluvier, Sicil. ant. I. 2, p. 2? 1 1croit quelle est entièrement détruite , 8 c que ses ruinesque l’on montre encore, font à près de trente millesde S. Marco; & le prouve par les distances des anciensitinéraires. D’où il résulte que Caronia, ville détruite ,a succédé à Calacta , Sc que les ruines de ces deux viH esíont tres-proches les unes des autres. * Ptolom. 1 . 3 , c - 4 '

CALACl INI, habitans de Calacta A Cicer- Fru-«nentar. c. 43.

CALAO U N U M , ancienne ville de l’EspuZneTarragonnoise , selon Ptolomée , lib. 2, cap■ 6, qui ludonne au peuple qu’il nomme Callaici Bracarii■ Ltineraire d’Antonin en sait mention, 8 c la met sur luroute de Bragues à Astorga. On conjecture que c’estpeut-être Mirandela en Portugal, dans la province deTra-os-Montes , entre Bragance & Lamega.

CALjTADUA. Voyez. Calandadrua.

CALAECI/E. F oyez. Cai.laeci.

CAL/LGIA , ancienne ville de la Germanie , selonPtolomee, /. 2 , c, 13. Pierre Appien, suivi parles in-terprètes de cet auteur , croit que c’est présentementWittemberg , ville de Saxe sur l’Elbel

CAL/Eí » iíles de la mer des Indes à l’embouchuredu golfe Persique , selon Arrien , Peripl.

CALfENUS , fontaine de la Lycie. Elle étoit aulsinommée anciennement Calbios , selon Etienne le géo-graphe. C est la même chose que la riviere Calbís dePpmponius Mêla. Foyez. Calbís.

GApLAGARRA. Foyez. Galaguris.

CAL AGHT lieu d’Asie entre Moussel & Taurls ,selon l’auteur François de l’histoire de Timur-Becit- 3> P- 1 ^ 4 * Moussel est ici la même chose que Mousulsur le Tigre.

CALAGNA, colonie romaine selon Frontin, Elley fut envoyée par l’ordre de D rushs César , Sc l e terri-toire fut assigné aux Vétérans. Ce nom a fait peine auxcritiques , quelques-uns lui substituent Calati'a , d’au-tres Anaania. * Col omis , p. 103 , édit. Goesií.

CALAGORGIS , ancienne ville de la Gaule Aquita-aique , nommée aujourd’hui S. Martory. Foyez. ce mot.

CALAGORÍNA. Voyez. Calaguris.CALAGUM, Voyez. Calatum.

CAL

CALAGURIS , ou Calagu-rris; plusieurs con-fondent mai-à-propos deux villes trcs-différentes, t outesdeux dans l’Espagne Tarrogonnoise. Pline les distin-gue très-bíen.

1. CALAGURIS , ville de l’Espagne Tarragon-noise , dont les habitans nommés Calagutitani par Pli-ne , 1 . 3 , c. 3 , étoient surnommés NasSICi , c'est deceux-là que parle César : » Sur ces entrefaites ,• les ha-» bitans d'Huesca , [Oscenjes] Sc deux de Galaguris» [Calagurrit'ani] qui étoient annéxés aux premiers [qui»erant cnm Oscenfibus contributi. J lui envoyerent des» députés, Scc. Les habitans de cette Calagurris , étoient,selon cet auteur , subordonnés à ceux d’Huesca. II nefaut donc pas douter qu’il ne soit ici question d’uneville qui étoit à douze mille pas d’Huesca ; au même lieu°h est encore aujourd’hui le bourg de Loharre , quiconserve encore quelque chose de son ancienne origine.Jérôme Blanca au commencement de son histoire d’Ar-ra gon , dit que de son tems on y trouvoit des vestigesdes édifices romains. D’Ablancourt dans fa traductionde César où , comme dans les autres , la géographieRembarrasse moins que la cadence Sc l’harmonie des pé-riodes , traduit Cscenjes & Calagurritani de César, parces mots : Ceux â’ Hue s que & de Calahorre : par où l’onVoit qu’il confond cette Calaguris avec celle dont il estquestion dans l’article suivant. Ambroise Morales cite'une ancienne inscription dans laquelle on lit MuN.Calaguris. Julia. Nassica. Cette ville étoit dansle pays des Ilergetes où étoient Huesca, selon Ptolo-mée , Sc de qui elle relevoit selon César > Xelsa [ Cel-fenses ] Sc Lérida, [Ilerda ] selon Pline , qui nomme lesCalaguritains entre les habitans de ces deux villes; Scpar conséquent différente de l’autre Calaguris , que Pto-lomée place ailleurs. * Bel. Civil. 1 . 1, c. 60.

2. CALAGURIS , ancienne ville de l’Espagne Tar-ragonnoise fur l’Ebre , au territoire des Vascons. Pto-lomée , /. 2, c. 6 , la nomme Calagorina par corrup-tion : Pline en nomme les habitans Calaguritani ,f 3, c. 3 , Sc leur donne le surnom de Fibularenses ,apparemment parce qu’il y avoit une fabrique ou dumoins u,n débit particulier de boucles , en latin Fìbula.C’est cette derniere qui est aujourd’hui Calahorra ,■ville épiscopale. Voyez, au nom moderne. C’est aussi cettederniere qui est la patrie du fameux rhéteur Quintilien.

3. CALAGURIS, ancien bourg des Gaules, aUpays que nous appelions aujourd’hui le Commingeois,assez près de*ïa capitale qui est Ccmminges : il est re-marquable pour avoir été la patrie de Vigilance, héré-tique réfuté par S. Jérôme , 8c íe premier que la Franceeut produit avant ce tems-là.

CALAH, iste de la mer des Indes , entre la ligneéquinoxiale Sc le premier climat : elle est peuplée deMahométans, Sc est renommée par ses mines d’étainSc par ses arbres dont l’on tire le Camphre.* D’Herbelot ,Bibl. Orient.

CALAHORRA ( a ), ville d’Espagne dans la vieilleCastille. Elle est située fur la pente d’une colline qui s’é-tend dans la plaine jusqu’au bord de l’Ebre. Elle estremarquable par fa cathédrale (M. Cette église fut fon-dée dans le V. siécle, Sc eut jtour premier évêque Sil-vaìn , dont S. Hilaire' parle dans unè lettre à Ascane,évêque de Tarragonne, l’an 465. Depuis.ce tems-là, onne trouve aucune trace des évêques qui occupèrent cesiège, jusqu’à l’an 589 , que Muminius assista au ÍM.concile de Tolede cette même année , à celui de Sar-ragosse en 592 , à celui de Barcelone en 599 , Sc à celuide Tarragone en 614. Après l’invasion des Maures cetteéglise fut trois cens ans fans évêque. Sanche le Grand,roi de Navarre, ayant établi fa cour à Nagera , y trans-féra l’évêché de Calahorra en xooi , Sc ce siège y sub-sista jus qu’en 1079 , qu’Alphonse VI. le rétablit à Ca-lahorra. On lui a même uni depuis celui de Calzada.Le chapitre d.e Calahorra est composé de huit dignitai-res , qui font le doyen , les archidiacres de Calahorra,d’Alava, de Nagera , de Varveranga Sc de Biscaye , lechantre Sc le trésorier; de 24 chanoines; de 18 prében-díers ; de 12 semí - prébendiers ; de 3 cures 8c de 34chapelains; le diocèse s’étesd fur 1013 paroisses; &l’évêque jouit de 20000 ducats de revenu ( c ). Le ter-roir y est fort fertile , comme il l’est généralement auxdeux bords de l’Ebre, C’est la patrie de Quintilien qui

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