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Tome second. C - F.
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Etienne íe géographe, qui cite Hérodote au livre se-cond. Hérodote ( a ) distinguant les différentes classes desEgyptiens , selon leurs professions , dit que ceux quifaisoíent profession des armes , étoient nommes Cala-siries Lc Hermotybies. 11 ajoute que le pays ( b ) pos-sédé par les premiers , comprenoit les 'territoires deThábes , de Bubaste, l’Aphtitide, la Tanitide, la Men-desie , la Sebennitide , l’Athribitide , la Pharbscthitide ,la Thmuytide, l’Onuphitide, l’Anítie & la Miecpho-ritide. Cette contrée , poursuit-il, est a l’opposite de laville de Bubaste. Les Calasiries font tout au plus deuxcens cinquante mille hommes. Ils ne peuvent professeraucun métier , mais ils s’attachent à fart militaire qu'ilsapprennent de pere en fils. Les rois d’Egypte, n. 168,en prenoient mille entre les gardes de leur personne.Le même historien, dans le détail des diverses troupesque Mardonius rangea en bataille , dit qu'il y avoirceux d’Etljiopie & d’Egypte , que l’on appelle Hermo-tybies & Calasiries » armés de sabres , les seuls guer-riers qu’il y ait en Egypte. Ces paroles me font croireque ce n'étoit pas une nation particulière , mais uneCaste , telle qu’on en volt dans les Indes » ou le fils nepeut embrasser d’autre profession que celle de son pere.Quant au pays qu’Hérodote lui attribue, c'est appa-remment que l’on avoit fait un partage des gouverne-mens & des garnisons de l’état entre les Hermotybies&les Calasiries qu’Hérodote nomme conjointement. Cetauteur nomme aussi les places qui étoient occupées parlus Hermotybies. Berkelius interprète d’Etienne ( c )observe que ces mots , selon l’étymologie hébraïquedont l’égyptienne étoit dérivée , ne signifie que guer-riers. II dérive les Hermotybies de LîSswqN Chcrrriet-saba, c’est-à-dire, Copia vaflatrices, en françois l estroupes ravageantes-, Sc les Calasiries du mot Kin Cha-las, qui signifie dépouiller ; d’où vient le motChalusim , qui s e prend pour des soldats , de maniéré »poursuit-il, qu e l a partie de l’Egypte qui est nomméepar Etienne Calasiris , selon la vraie étymologie deson nom Sc dans le sens d’Hérodote , nourrissait deshabitans qui étoient guerriers oÇoçm , Porte~Sabr

de nom 8 c d’effet. ( a ) 1. 2, n. 164, ad vocem epmoT^^"iiEix ( b ) Jbid, n. 166. ( c ) Ad vocem epmotïmbieiS»CALASTRE. Voyez. Chalastra.CALASUSUNG , petite ville des Indes orientales

dans l’ifle de Bouton fur une montagne à un mille delamer.*Baudrand, édit. 1705.

CALAT, ville d’Asie dans le royaume de Cotanprés de Candahar. Elle est différente de Kelat en Co-rassane 8c à’Eclat en Arménie. * Hifi. de Timur-Bec,t. 1, p. 3 66 .

1. CALATA. Voyez. Calatini.

2. CALATA , village de Gréce ; quelques-uns di-sent Galata ; on doute si c’est l’ancíenne Calydon, viH ed’Etoile, que d'autres cherchent à Ayton, ville P euéìo siSfsi-^Baudrand, édit. 1682.

CALATA-BELLOTA, ville de Sicile sur la rivierede ce nom dans l a vallée de Mazare , au pied d’unemontagne prés de la côte de la mer d’Afrique, & à vingt"cinq milles de Gergenti, au couchant en allant versMazare. t Baudrand, édit. 170c.

CALATA-FIMI, ville de Sicile dans la vallée deMazare , entre Mazare au midi , Sc Caíìell’ à mare auseptentrion, entre des montagnes. On y voít les ruinesde l’ancienne Locaricum.* Baudr and, édit. 170c.

. CALATA-GIRONE , en latin Calata Hieronum ,ville de Sicile dans la vallée de Noto, fur une mon-tagne escarpee 3 elle est fort peuplée , 8 c ion nom veutdire le Chateaudu déliré. Elle est près de la riviere deDrille a trente-six milles de Saragousse au couchant, 8 cà vingt-cínq milles de Castro- Joanni au midi. t Bau-drand , édit. 1705.

CALATA-NISSETA, c’est-à-dire , le château desfemmes , ville de Sicile dans la vallée de Mazare , furles confins de celle de Noto, près de la riviere de Salfo,fur une montagne , Sc a vingt milles d’Alicata au sep-tentrion. * Baudr and , édit. 1705.

CALATA-XIBETA, petite ville de Sicile, pres-que au milieu de l’ifle dans la vallee de Noto , furiesconfins de celle de Démone 8 c de Mazare, près de lasource de la riviere de Dictaino , entre des montagnes& proche de Castro-Joanni. C’est où mourut Pierre, roi

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de Sicile, le 15 d’Août l’an r 341. * Baudr and , édit.1705.

CALATAIUD , c’est ainsi qu’il faut écrire ce nom,& non pas Catalaïud ; ce mot étant composé d’ Aiud ,nom d’un roi Maure qui l’a fait bâtir, Sc de Caìat_,qui, dans l a langue arabesque , signifie une place forte.Les Maures 8 c les Sarrasins ayant possédé*long-tems laSicile 8 c l’Espagne , y ont donné le nom à plusieurs pla-ces , comme on vient de voir dans les articles précé-dons. Cette ville qui est dans l’Arragon, Lc l’une desprincipales de l’Espagne , est située au confluent duXalon 8 c du Xiloca » au bout d’une vallée très - fertileen grain , en vin , en huile 8 c en fruits. Elle est grandeLc assez belle , mais elle n’est pas si ancienne que quel-ques-uns le prétendent. Car ils veulent que ce soit pré-cisément la Bilbilis des anciens , célébré pour avoir étéla patrie du poète Martial. Mais on prouve le contraire,fur ce que Calataiud est dans la plaine , au lieu queBilbilis étoit à une demi-lieue delà , fur une montagneque le Xalon environne ; 8c ce qui défcide la difficulté,c’est que cette montagne retient encore des traces deson ancien nom , s’appellant D’ailíeurs , on y

a trouvé quantité de monumens anciens qui ne laissentpresque aucun lieu de douter que Bilbilis n’ait été au-trefois en cet endroit. Parmi ces monumens, on voitplusieurs médailles Sc inscriptions, fur une desquellesest cette légende , M. Auguste Bilbilis. M. Semp,Tib. L. Lici Varo. Plusieurs écrivains soutiennentque cette ville ne fut fondée que dans le VIII siéclepar un roi Maure , nommé Aíub ou Ajud, qui la fitconstruire des ruines de l’ancienne Bilbilis. Elle est lapatrie du célébré Lorenzo Gratian , esprit sublime, aujugement de l’abbé de Vayrac, Lc de qui la maniéréde penser abstraite Sc mystérieuse a donné la torture àceux qui ont osé en bazarder des traductions. Jouvínde Rochefort dans son voyage d’Espagne Sc de Portu-gal , dit que Calataiud est située au pied d’une monta-gne , de laquelle il y a un rocher détaché où est son châ-teau. II est grand Lc fort, 8 c commande fur tous les en-virons de la ville qui est très-belle. Santa Maria 8 c IISepulcro l’emportent fur toutes les autres églises de laville. L’une est couverte d’un dôme , l’autre est ornéede belles peintures 8 c d’un beau portail. Les rues fontdroites Lc aboutissent à la grande place où demeurentplusieurs riches marchands. Celle de la Platerie est unedes mieux bâties Lc des plus grandes. On voit à la sor-tie de Calataiud une partie de la riviere , détournéepour arroser les jardins Lc les marais , par le moyen dedivers petits canaux , ce qui supplée à la pluie qui estfort rare par toute l’Espagne. Comme elle a été bâtiedes ruines de l’ancienne Bilbilis , quoiqu’elle ne soit pasau même terrein , plusieurs l’ont nommée en latin Bil-bilis Nova , c’est-à-dire, la nouvelle Bilbilis *Vayrac,état présent de l’Espagne , t. 1 , p. 109. Ce n’est pas uneville épiscopale quoique Hubner dise Je contraire.

.CALATARfE , peuple ancien d’Asie dans la Bac-triane, selon Ptolomée , 1 . 6 , c. 11. L’édition de Ber-stius lit Salatar^.

.CALATERITJM Nemus , bois dans l’ifle de lagrande Bretagne dans l’Albanie , contrée de l’Ecosse,selon Ponticus Virunnius cité par Ortélius, Thesiaur.

CALATHANA, village de Macédoine. Tite-Live,l- 3 2 > c- 13 , en fait mention.

CALATHE, ifle de la mer d’Afrique, près de laNumidia selon Ptolomée. Antonín dans son Itinérairemaritime, /. 4, c. 3 , la nomme Galata, Sc compte unedistance de 730 stades de cette ifle à Cagliarí, ville deSardaigne , Sc 300 de cette même ifle à Tabraca , villed’Afrique. Pline, /. 3 , c. 8 , la nomme aussi Galata.Villanovanus » l’un des interprètes de Ptolomée trou-vant dans Pline, /. 5 , c. 7. Mox Gaulos & Galata cujusterra, Lee. a cru que cet auteur avoit donné ces deuxnoms comme synonymes , en quoi il se trompe. Plineles distingue , Sc en effet, 011 ne doit pas les confondre.Gaulos est aujourd’hui Gozo, au lieu que Calathe ouGalata conserve encore son nom, selon le témoignagedu P- Hardouin.

CALATHION , montagne du Péloponnése dans laLaconie , selon Pausanias , à la fin du livre 3. Il y avoitfur cette montagne la chapelle de Cltea, 8 c tout auprèsune caverne dont l’entrée étoit fort étroite ; mais ceux