2. CAL 1 ( a ), ville de l’Amérique méridionale. Cor-neille qui suit de Laet, semble en faire une ville trans-portée d’un lieu à un autre. » Cali, dit-il, ville de l’A-» mérique méridionale que Sebastien bel Alcazar avoit50 placée premierement dans la contrée que les Espa-» gnols nommoient Gorrones, parce que leur langue ne*» leur étant point connue ils leur entendoíent pronon-i» cer souvent le mot de Gorron , qui signifie poisson,» dont ils faisoíent leur nourriture ordinaire. Elle est» aujourd'hui dans une vallée à vingt-huit 1. de la mer» du sud , à une grande de la rivière Cauca, fur les» bords d'un autre fleuve descendant des hautes mon--» tagnes qui font au-dessus de la ville. » En ce cas onl’a changée de place encore une seconde fois. De l’Iílela met au bord occidental de la riviere Cauca , au midide Chocos, Sc entre ces deux villes font les bornes quiséparent le Popayan, où est Cali, de la province de SantaFé, où est Chocos. Coréal ( b ) qui a vu Cali vers la findu XVII. siécle dit' : c’est à Cali que se tient le gou-verneur de la province. Cette ville est à quarante 1 . deFopayan, au pied des montagnes , 8 c fur le bord duCauca, riviere qui prend fa source dans les monts quiséparent le Pérou du Popayan méridional. Le voisinagedes Indiens guerriers y est incommode. [Çes Indiens,nommés fur la carte de de l'Ifie , Indios de Giterra , ha-bitent les montagnes qui font à l’occident de Cali, entrecette v-ille 8c la mer du Sud. ] Mais les habitans ont laprécaution de ne pas s'engager dans les lieux où lesnaturels du pays se tiennent. Ces gens de Cali fontadroits Sc braves. Ils ont une espece de lance qu’ilsdardent avec tant de justesse, qu’ils ne manquent jamaisleur coup. Les environs de cette ville font agréa-bles , excepté vers les montagnes , où il y a beaucoupde mines d’or que les Indiens cachent avec foin. Ladistance de Cali à la mer du Sud n’est pas plus conformedans ces deux auteurs, que celle de Cali à la riviere deCauca. Coréal, qui a fait cette route pour aller de Calià la mer du Sud , dit : Je traversai les montagnes où íetiennent les Indiens guerriers avec quelques hommesque le gouverneur envoyoit au fort de S. Bonaventure,& nous y arrivâmes après douze mortelles journées defatigue Sc de dangers. La latitude du fort de S. Bona-venture Sc celle de Cali font à peu près 3 d. 25. m. ( a )Ind. Occid. 1 . 9, c.- 14. ( b ) Voyages , t. 2 , p. 119 Sc120.
La Vallée de CALI, vallée de l’Amérique méri-dionale , où coule la riviere de Cauca , nommée fuiquelques cartes Riviere’de sainte Marthe. Cette valléeest entre deux chaînes de hautes montagnes, qui com-mencent à fe séparer l’une de l'autre au-dessous dé laville de Popayan , & il se forme entr’elles une valléequi étant étroite au commencement, s’ouvre peu à peude telle forte qu’elle a douze lieues de large. Elle s’é-trécit de nouveau par intervalles , pressant la riviere quil’arrofe entre deux montagnes , Sc qui etant contraintedans son canal, fait des tournoyemens qui empêchentqu'on ne la puisse palier en cet endroit ni fur des radeauxni dans des canots. Cette vallée, qui commence de-là z«'élargir, étoit anciennement remplie de villages fort peu-plés , mais durant les guerres que les Espagnols ont sou-tenues contre les Indiens, ceux-ci ont ete en partie dé-truits , 8c ceux qui font restés fe font retirés aux mon-tagnes , Sc ce font les Indiens guerriers dont je parledans l'article précédent. Quoique cette vallée soit très-fertile, elle est presque déserte, le petit nombre d'Es-pagnols ne suffisant pas pour cultiver il n si grand ter-rein. En allant de la ville de Cali vers l’occident, Sidu côté des montagnes, on trouve plusieurs villages ha-bités par des Sauvages d’un naturel paisible, 8c tribu-taires des Espagnols.
CÁLIABRIA, ancienne ville d’Espagne : AmbroiseMorales dit que quelques-uns la nomment présentementMontanejes. Mariana , /. 6, c. 15 , ne trouve pa scette conjecture assez probable : car parlant des évêchésd EspagnefousleroíVamba,ildít : Pr&terea CaliabR-*>qua m urbemTudenps & Marinms Montangium e M e A !s ~ftcantur , conjeclurâ haud Jatis probabili . Le même Mo-rales trouve que dans un concile de Tolede il est faitmention de Çaliabrum ville épiscopale en Espagne.Qrteiius doute si ce ne feroit pas la même. Je crois qu’onpeut Passurer. Cette ville est apparemment une de celles
quí perdirent leurs sièges durant la longue invasion desMaures, 8c qui ont été tellement.abolies & oubliéesqu’il n’a presque plus été possible depuis d’en retrouverles traces, comme je le remarque ailleurs. Le P. Charlesde S. Paul ne dit rien de ce siège. * Chronic.
CALIBIE, forteresse maritime d’Afrique , entre Tu-nis 8c Hamamet, au haut d’un roc qu’on nomme CapBon , autrefois le cap de Mercure. Il y a un assez bonport pour les vaisseaux Arabes. Les habitans font braves& grands ennemis de ceux de Tunis , à cause des mauxqu’ils en ont reçus. Dans les guerres de Mulei Hascen»dle fut saccagée trois fois par les Espagnols , parcequ’elle s’étoit donnée aux Turcs 3 mais elle ne laisse pasde fe soulever toutes les fois que í’occasion s’en préien-te, Sc de leur donner entrée. Cette place est forte par íasituation, outre que toutes les murailles font terrassées. Lapremière fois que les Espagnols la saccagèrent, les Mau-res fe défendirent vaillamment ; mais elle fut emportéea la fin. Il y mourut quatre cens Turcs , outre plusieursprisonniers qu’on y fit ; elle ne fe défendit pas si bienles autres fois ; les Turcs 8c les Maures abandonnèrentle château. Ptolomée met cette place à 33 d. 30 m. delongit. Sc 35 ù. 10 mínut. de lat. fous le nom de Cu~robis ; d’autres croyent que c’est Clupée. * Marmol. t.2, 1. 6 , c. 23.
Calibie n’est peut-être ni Curobis , ni Clupée , maiss’il faut choisir, ce ne peut être la derniere , puisqu’elleétoit à l’occídent du cap, à l’orient duquel on trouveCalibie; L’auteur de l’Etat Chrétien 8c Politique duroyaume de Tunis dit : A la pointe de ce cap [ le CapBon]» 11 y a une forteresse que l’on nomme Gallipin,où les vaisseaux mouillent. Cette forteresse est iur uneélévation, ellè paroît de figurequarrée > flanquée de huittours. On dit qu’il y a trente canons. Nous espérionspendant la nuit doubler ce cap, 8cc. Ils venoient de l’iílede Pantalarée. Gallibia ou Calibie. est donc à l’orientdu Cap Bon, 8c ne peut être Clupée, qui étoit entrece cap 8c Carthage où est Tunis. * Etat des Royaumesde Barbarie , p. 98.
CALlBlENSIS , siège épiscopal d’Afrique dans laprovince proconfulaíre. Joannes, son évêque , souscrività la lettre écrite au patriarche Paul. * Harduin » Colle Pi.cône . t, 3 , p.
CALlCÁ , petite ville de Turquie , dans la Bulga-rie » a vec un port fur la côte de la mer Noire, environâ 34000 pas de la bouche méridionale du Danube. Onla prend p 0 ur l’ancienne Callatia. Selon Baudrand ,d’autres assurent avec plus de vraisemblance que Cal-laTJA est aujourd’hui Kavarna.
CALIQ 4 LA., ville de l’Arménie.Baudrand dit qu’A-bulfeda Sc J acu t en font mention , 8c il ajoute que Gol-lius > de qui fans doute il tient la citation de ces deuxauteurs, soupçonne que c’est peut-être Hafencala qui està une journée de chemin d’Arzeroum. [ Erzerum ].
CALlCO , riviere de Turquie en Europe. Voyezs
VeRA . < 5 .
CALlCOENI, peuple de la Macédoine, félon Po-l^be » /. 5 , q U i y met la ville de Bantia , ce qui fait ju-ger qu’il étoit aux confin’s de la Thrace, ou Etiennele géographe place le peuple Bantii.
CALlCOULAN ou Calecoulan , petit royaumed’Asie, fur la côte de Malabar, à l’extrémité méridio-nale des états du Samorin. II a le royaume de Perçât!ou Porca au nord, Sc celui de Coulan au midi. Autre-fois la Compagnie Hollandoise des indes Orientales yavoit un Comptoir, Sc tiroít de ce pays tous les ansune assez grande quantité de poivre. * Baldaus , Bes-chreiv. der Kust van Malab. c. 21.
*• CALÏCULA, ville des anciens Tûrdules , dansl’Espagne Tarragonnoife , selon Ptolomée, l. 2 , c. 4 »dont les interprètes croyènt que c’«st Osca.
2. CALICULA , ville ancienn# de l’Espagne» dansle territoire des Turdetains , selon Ptolomée , 2 . c. 4 -
CALICUT ou Calecut , ville Sc royaume desIndes , fur la côte de Malabar, dans les états du a-morin qui y fait fa résidence. Quelques - uns écriventCalicute ou Calicuth. v qj
La ville est située au bord de la mer, a 9 ° d. io m.& 11 d. 25 m. nord , selon l’estimation des Hollandois.Elle ( a ) a trois lieues d’étendue Sc n est point murée.Elie contient sept mille maisons, mais la plupart ifo-
Teme II. F