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cris. II faut remarquer que cet auteur dit égalementCallia au singulier, 8 c Callia au pluriel ln Arcad.
2. CALLIAï. Ce n’est pas seulement au commence-ment de l’article d’Etíenne qu’il y a des fautes remar-quables , il n’est pas moins défectueux à la fin. Cet au-teur ajoute : II y a encore une bourgade de ce nom zx>inott a\Lno» , près de Talante. Ortélius a cru que cela signi-fioit un pays dans le voisinage des Talantiens , appa-remment au lieu de Taulantíens , qui étoit un peuplede Macédoine , mais fa conjecture n’est pas heureuse.Saumaise a trouvé dans un bon 8 c ancien manuscritT usât™ au lieu de , ainsi il s’agit de Tarente 8 c
îion pas de Talante , qui fans une nouvelle correctionne signifie rien. Celle de Saumaise a été adoptée parBerckelius le plus savant éditeur d’Etienne.
CALLIAN , CALLIEN, ou Calien , bourgadede France en Provence , dans la Viguerie de Draguí-gnan au diocèse de Fréjus 8 c aux confins du diocèse deGrasse, à l’occident 8 c à trois lieues de Grasse. Bau-drand, édit. 1682. , dit que le Callianez est un petitterritoire de Provence entre Grasse 8 c Draguignan,auprès de Callian bourgade, \_Oppidulum~\ mais que l’ onn’en connoit plus leg, limites. Davity avoit dit aupara-vant, t. 2, p- 37C La contrée du Callí'anez comprendles villes 8 c villages qui font du côté de Grasse , savoirGrasse , Callian , Montaroux , Tourrette , Gourdou[peut-être Poumon J Mons [peut-être Moans], S. Ce-sarí, 8 c autres qui parlent un langage différent du com-mun. Le chef- lieu est nommé Callien , ville dans ledénombrement de la France , t. 2 , p. 512.
CALLIAR ( a ), petite ville des Indes au roy aumede Visapour, sur la route de cette capitale au port deDabul; à sept lieues d’Isse Lampour. Mandeílo. ( b ) enparle comme d’une ville toute ruinée. ( a ) De l’Ijlejet-tes des côtes de Malabar 8 c de Coromandel. ( b ) Voy a ~ges, 1. 2, p. 234.
CALLIAROS , ville des Locres Epicnemidiens d| nsía Gréce, selon Strabon , Z.-9, p. 426, qui dit qu'mo-mére en avoit parlé. II observe qu’elle n’étoit déja pl_ UShabitée de son tems; circonstance que ne remarque pomtMêla, l. 2, c. 3, n. 38 ; qui nomme auffi cette ViU e -
. CALLIAS , Ortélius fait un article exprès de eetteville , 8c cite Pausanias. Mais dans cet auteur il s’agitde Callia au singulier , ou Callia au pluriel. CommePausanias les met dans l’Arcadie , Ortélius , trompepar Etienne, l’a cru différente de Callia, > que celtU'Cimet dans l’Etolie , soit par íà propre erreur, soit P arcelle de ses copistes;
CALLICA , ville de Bithynie à quelque distance dela côte, selon Ptolomée. Ortélius remarque à ce suj^tqu’il a trouvé que dans un Concile de Constantinople »il est parlé d’un évêque dont le siège a quelque rap-port avec ce nom , car il y est nommé Gallican.®Provincia Bithynia Episcopus : ce qui s’accorde avecquelques exemplaires de Ptolomée, qui porte GaLLI-CA , au lieu de Callica. Ortélius soupçonne que c’estaussi Statio Callicana , dont parle Métaphraste dans lavie de S. Artémius.
CALLICARIA , Promontoire , ou
CALLICARIS, ville de l’Inde en deçà du Gange ,selon les divers exemplaires de Ptolomée, qui portent1 un ou 1 autre. Peut-être devroit-il y avoir ces deuxarticles.
CALLICHORTJM ou Callichorus , rivière d’A-sie dans la Paphlagonie, selon la plupart des anciensauteurs, tels que Scylax, Marcien d’Héraclée dans leursPériples, Arien , p. iq., dans celui qu’il a composé dupont Euxin nomme Oxeines o'«j, & compte 30 stadesde Nymphée à cette riviere, 8 c delà jusqu’á Sandaraca 90,oh il y a un port quí n’est propre qu’à de petites bar-ques. C est le ocholiaste d Apollonius qui observe queCallichorus 8 c Oxeines font deux noms d’une mêmeriviere. Pline , l. 6 , c. 1, la met hors de l a Píu hlago-n ie. Ammien Marcellin, Z. 22 , fait connoître l’origíne•du nom Callichorus , formé de beau 8 c chœurdanse- Bacchus, dit cet historien , ayant vaincu en troisans les nations de l’Inde, vint en cet endroit à son re-tour , 8 c se trouvant fur les bords de cette riviere quífont parés de verdures , & où le frais est entretenu parles feuillages épais des arbres ; il y renouvella l’ancien-îie coutume des orgyes Ss des danses.
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ï. CALLICHORUS. Ortélius dit, qu’il y avoit dansl'Attique un lieu ou une riviere de ce nom ; 8 c cite lesSupliantes d’Euripide. Ce poète, v. 618 & 6 19, faitdire à un Chœur : Quand laisserons-nous l’eau de laDéesse [ Cérès '] où il se fait de belles danses ? Quandirons-nous dans ces plaines ornées de belles tours ?K«sAÀ<-e.opo, áêag l’eau. aux belles danses , me paroît uneépithéte plûtôt qu’un surnom. II s’agit d’une fontaineconsacrée à Cérès, & auprès de laquelle on célébroit desdanses à son honneur, comme on faisoit ailleurs, dememe mAa, n’est pas le nom d’une campagne
particulière , mais une épithéte , 8 c signifie une campa-gne où il y avoit plusieurs châteaux. II pourroit bienen être de même de la riviere de Sicile , qu’Ortéliustrouve dans l’Hymne de Cérès composée par Calli—maque. '
2. CALLICHORUS PUTEUS , K *»/.., t „puits de la Gréce à Eleusis : C’est-là, dit Pausanias ,f t, c. 38, que les femmes des citoyens de cette villeinstituèrent pour la premiere fois les danses 8 c les chantsa l’honneur de la déeíle Cérès. Saint Clément d’Alé-xandrin , ad Gentes , en parle aussi.
CALLICOLONA, colline d’Asie dans la Troade*dans le voisinage du Simoïs » selon Homere. ^ Strabon,/• 13 , p. 698, observe que Callicolona étoit à 40 stadesde la ville d’Iliori de son tems , 8 c il en conclut quei’Ilion , ou Troie dont il est question dans Homere,étoit beaucoup plus près du Simoïs 8 c de Callicolona.
* lliad. 1. 20 , v. 53.
CALLICRATIA , lieu dont il est fait mention dansl’histoire mêlée. Ortélius se doute qu’il étoit vers laThrace. Balsamon le nomme village. On peut voir sc scommentaires fur le Synode in Trullo , qui est le troi-sième de Constantinople 8 c le sixième Concile général.
* Ortel. Thés
CALLICULA , montagne d’Italíe dans la Campa-vie, en entrant dans le territoire de Falerne , selonTite-Live, Z. 22, c. 15 & 1 6. CÍuvier croît qu’on lauommoit auffi Eribanus , 8 c qu’elle n’est point diffé-rente à’Efi’Satos ZpiSixths aóipos de Polybe; 8 c que c’est enfinla même montagne qui s’étend depuis le mont Massi-que 8 c la riviere de Saône , au-dessus' du bourg de Ca-rinola 8 c du lieu nommé Torre dí Francolese, jusqu’àla riviere duVulturne, dans la terre de Labour * Ital.ant. p. 1173.
CALLIDROMOS , montagne de Gréce dans laLocride. Elle domine le fameux passage ou détroit desThermopyles. Toutes les montagnes qui sont auprès dece détroit sont comprises sous le nom d’Oeta , Sc la plussiaute de toutes est appellée Callidrome , au pied de la-quelle vers le golfe Maliaque est un chemin de soixantepieds de large. Strabon, Z. 9, p. 428, dit, Quelques-uns donnoient le nom de Callidrome à toute la chaîne^e montagnes qui s’étend le long de l’Etolie, de l’A-carnanie jusqu’au golfe d’Ambracie. * Tite-Live , 1 . 36,c< 1 5 & i< 5 . Plut. dans la vie de Caton le censeur.
. CALLIENA, ville marchande des Indes , selon Ar-rien , dans son periple de la mer Erythrée, p. 30.
CALLI F Aï, ancienne ville d’Italie, au pays desHirpins, peuple du Sarnnium. Quelques-uns croientque, c’est présentement Carife , ville du royaume deNaples dans l’Apennin , Sc dans la principauté Ulté-rieure. * Tite-Live , Z. 8 , c. 25.
CALLIGA, ville de l’Inde en deçà du Gange, selonPtolomée , 1 . 7 , c. 1.
CALLIGERIS , autre ville de l’Inde en deçà duGange, selon Ptolomée, Z. 7, c. 1. Castald croit quec’est présentement Cananor. Mais il pouvoit égale-ment dire que c’est Calicut , il n’y a pas plus de preu-ves pour l’un que pour l’autre, Sc les côtes de Malabar8c de Coromandel ne sont nullement reconnoissablesfur les cartes dressées conformément aux notions dePtolomée.
CALLINE , bourgade de Flandres fur la Lys, versles frontières de l’Artois. Corneille dit que c’est la pa-trie de Robert Gaguin, général des religieux de l’or-dre de la Sainte Trinité, fameux par ses ambassades 8 cpar quelques ouvrages d’hístoire. II mourut au com-mencement du XVI e siécle.
CALLINICON, ville des Perses fur l’Euphrate,selonProcope, qui dit (U q ue Cosrçès, roi d-es Perses,