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quî sachent s’îi y a eu autrefois une ville nommée ainsi.Depuis l’iíle Peucé, ou ce qui est la même chose, de-puis l’embouchure méridionale du Danube , nommé au-jourd’hui Carahirmen , jusqu’à la pointe du mont Hac-mus 7 où finit aujourd’hui la côte de Bulgarie , il n’y aque trois anses ou petites bayes remarquables. Sur lapremiere étoit Tomi , ville fameuse par l’exil d’Ovide;sur la seconde Callatia, Sc sur la troisième Odessus : aulieu des deux premieres on trouve présentement le portde Mangalia , Sc celui de Kavarna. Celle-ci tient lieude l’ancíenne Callatia , quoíqu’elle ne soit peut- êtrepas précisément íùr le même terreín. Elie est dans laBulgarie , au nord-est de Varna.
CALLATIENS , en grec peuple des In-
des. Hérodote , /. z , c. 38 d“ 97 > dit qu’ils mangeoientleurs parens. Mais il varie fur la maniéré d’écrire leurnom, car dans un autre endroit il les appelle Calantiens,II rapporte une chose qui prouve la force dupréjugé. Darius ayant fait appeller les Grecs qui étoientfous fa domination, leur demanda , pour quelle sommed’argent ils se résoudroient à manger leurs parens ; ilsrépondirent qu’ils ne le feroíent pas pour tout l’argentdu monde. II interrogea ensuite les Callatiens ,qui ontcoutume de s’en nourrir, & leur demanda pour quellesomme d’argent ils se résoudroient à brûler le corps deleurs parens. Ils se récrièrent auffi-tôt, comme des gensà qui cette proposition faisoit horreur, tant il est vraique l’éducation nous fait envisager les choses d’un pointde vue tout différent*de celui d’où elles font vues , parles hommes nourris dans d’autres principes.
CALLAU [le] Voyez. Callao. Baudrand ne parleque de l’ifle de ce nom, Sc néglige la ville qui est bienplus remarquable.
CALLAVAIA ou Carravaia. Voyez. Carava^ a.
CALLE. Voyez. Cala Sc Cale.
CALLEADA , petite ville des Indes, dans les étatsdu Mogol, fur la riviere de Septa , à une cosse d’D-gen qui est la principale ville de la province de Mulna.Thomas Rhoe la trouva nouvellement rebâtie versl’an ï66o. * Thomas Rhoe , Ambass. d’Anglet. au Mo-gol , au premier volume du Recueil de Thevenot,k- 45 -
1. CALLEN , riviere d’Irlande. Elle a fa source au-près de Cashel, au comté de Tiperary , dans la provincede Munster , d’où serpentant au nord-est, elle se renddans le comté de Kilkenny, Sc va se jetter dans la ri-viere de Neure, au-dessous Sc à deux heures Sc demiede chemin au-dessous de Kilkenny, auprès de Tho-xnastowne.
2. CALLEN , yilíe d’Irlande , dans la province deLeinster,au comté de Kilkenny, à quinze milles presqu’ausud-ouest de Gowran, Sc à six milles à l’ouest de Kelles ,ou Kells. C’est la troisième ville du comté. Elle envoiedeux députés au parlement. * Etat de l’Irlande, p. 41.
CALLENI. Voyez. Calatia.
CALLES. Voyez. Cale i.
CALLET, ancienne ville dans la Bétíque, Sc dansl’assemblée d’Astigi. Outre le témoignage de Pline ,E 3 , c. 1 , il y a quelques médailles qui en font men-tion. Le P. Hardouin examine le sentiment de quelquesfavans qui ont essayé vainement de déterminer où elleétoit. Jean-François Andrez , dans fou livre de la patriede S. Laurent, p. 212 , croit que c’est la même ville queCala ; Rodrigue Caro , /. 3 , c. 70 , Sc après lui Hol-stenius , mettent cette ville au beau milieu de la Bétu-rie , au-dessus d’Hispal, ou Seville , entre le Guadal-quivir , Sc le Guadiana. Ils n’ont point, dit-il, assez faitde réflexion fur la côte que-Pline décrit, ni à l’Assem-blée , fous laquelle il range cette ville Sc les autres qu’ilnomme avec elles , Sc qui toutes étoient hors de la Bè-turie , Sc dans l’Assemblée d’Astigi. II est plus sûr dedire avec ce Pere, qu’on ne fait aujourd’hui où étoitl’ancienne Calltt.
CALLEVA , on lit dans Antonio Callen a , GaL-eeva, Calleva Atrebatum , Sc Gallava. L’anony-me de Ravenne dit Calcba Atrebatum , Sc Cambdenrapporte une médaille fur laquelle on lit Galle. Lesexemplaires Ptolomée varient aussi, on y trouveA/alchoya, , & LTous ces noms
íignifioient un même lieu de la grande Bretagne , dansle pays des Atrebates. Corneille , trompé par les dissé-
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rentes orthographes » fait deux villes différentes. L’une •qu’il nomme Caleva ou Galeva , ville des Atrebates*peuple de la Bretagne citérieure. II ajoute : Les géogra-phes croient que c’est lá petite ville du comté de Barck,qu’on nomme présentement Walingfort. II semble avoirpris cela d’Ortélius , ou de Baudrand; mais il reprendce mot dans un autre article , où il dit siírtplement :Calleva , nom ancien de la ville ò’Oxfort. Ortélius ditque Prifacus explique Caleva par Oxenford. Cependantce n’est ni Oxford ni 'Walingfort , Sc Caleva n’est nulle-ment différente de Calleva. Gall, qui a examiné cettematière à fond , trouve que dans l’endroit d’Antoninou font marquées les distances de ce lieu aux autres vil-les voisines, il y a une nécessité de corriger. Voici laroute de Regnum à Londres , selon l’itinéraire.
•A RïGNo[k riviere de Regen , ] Londinium »[Londres. J
Clausento M. P. XX. Southampton.
Venta Belgarum M. P. X. Winchester.
Calleva Atrebatum. M. P. XXII. Henley.
Pontibus M. P. XXII. Colebrook.
Londinio M. P. XXII. Londres.
Onvoîtp ar cette route qu’il ne compte que 22 mil-les de Venta Belgarum à Calleva Atrebatum , mais dansla route de Calleva à Ifca Dumniorum, ouExeter, il met
Calleva .VíndomiVentabelgarum
M. P. XV. Sylech ester.M. P. XXL Winchester.
y e ndomis est là absolument nécessaire dans l’un Scl’autre voyage, II faut donc lire dans le premier, pourla diflàce de Calleva à Venta Belgarum, 3 6 M. P. aulieu de-22 , & afln qu’on ne croye pas que Gall fait cechang eme m parce qu’il favorise son opinion, il a soinde res nar quer que les chiffres tels qu’ils font dans An-tonia ne conviennent, ni à Henley , ni à "Walìenford.II faut encore noter qu’Antonin met Spinx fur le grandcheiss n a 15 M. P. de Calleva dans deux routes diffé-rentes- Or le grand chemin ou route militaire, menadroit de Spene à Henley, au lieu qu’il n’y en a aucunequi conduise à Wallenford , Sc qu’on n’y trouve aucunetrace d’antiquìtê romaine, au contraire on a déterré àHeid e y > Sc même dans le marché t/ des médailles desRornams. D’ailleurs une partie de Henley conserve en-core I e Nom d’ANCASTLE , qui pourroit bien être ì’an-cíen> ôc avoir donné lieu à celui d’A ncalites dontGéfar appelle un peuple approchant de ce lieu, Ptolo-rnée qui s’écarte d’Antonin pour fa maniéré d’écrire lenom de Calleva, fournira une espèce de preuve si l’ontranspose les deux premieres lettres du nom qu’il emfployé , Sc qu’au lieu de ou NagsÀaôa on lise A,~
%tô* ou A.yJteu. Peut-être Antonin lu'i-même a-t-il écritAncaleva. II e st du moins certain que selon plusieursmanuscrits ;i l u ; e st souvent arrivé dè retrancher des syl-labes entieres d’un nom. On peut faire une objection,savoir, qu ’Ancaleva , ou Ancaflle appartient aux Do-buni Sc non pas aux Atrebates , qui en étoient séparéspar la Tamise , ce lieu étant au nord de la riviere , aulieu que les Atrebates étoient au midi ; mais d’un au-tre cote, il est certain qu’Ancastle comprend dans seslimites les deux riVes de la Tamise , Sc ce qui faic unapreuve encore plus forte, c’est qu’une partie de Wal-lenford , étoit dans le territoire des Dobuniens , quoi-que depuis long-tems on prétende qu’elle soit la Óallevades Atrebates. * Thefâur in voce Caleva.
1. CALLI/E , ville de Grece dans l’Etolie , íelostEtienne le géographe ; Thucydide Sc Paufanias fontmention des Calliens, qui en étoient les habitans ; maison a remarqué que b aV«ai« dans Etienne est une fautepour b A’p«.ird,a Cette ville est dans ■ l’Arcadie Sc non.pasdans l’Etolie , comme le dit Ortélius fur la foi des vieil-les éditions d’Etienne ; Paufanias, c. 27, dit : Q ue ~ques villes furent entièrement détruites, quelque? au-tres réduites en villages , de ce nombre furent Gortys,
Dipœnse,!. Calliae Sc Helisson. II y avoir auíli une
Tripoiis dans i’Arcadie , c’est-à-dire un canton com-posé de trois villes. Paufanias dit, st s y joignit ce^quel’on appelle Tripoiis, savoir Callia, Dipœna & Llona-
Lomé IL G