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Tome second. C - F.
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pocrate, îe plus ancien médecin , dont les œuvres soientparvenues jusqu’à nous. Heíyche renverse les choses,& donne àj’iste le même nom de fa principale ville.Cos est , dit-il, une des Calydnes. II y avoir effective-ment plusieurs illes de ce nom.

CALYDN./E, iíles d’Asie fur la côte de la mer Mé-diterranée : on lit dans Pline, /. 5, c. 31. Calydne ausingulier, Sc cet auteur semble dire qu’il y avoir troisvilles, Notium , Nijyrum Sc Mendeterum; mais le pereHardouin croit avec bien du fondement, qu’il faut lireCalydNjE au pluriel. Cela est conforme à un vers deLycophron ( a ), où il est dit au-delà des Calydnes ; furquoi Tzetzes son fcholiaste dit : les Callydnes , iíles dela Troade, ainsi nommées à cause d’un certain Calyd-nus. Elles n’étoient pas éloignées de Tenedos , selonCellarius ( b ), Pline les met près de Gnide en Doride.Homere nomme aussi les Calydnes au pluriel, dans lecatalogue des vaisseaux. Ceux, dit-il, qui habitoientNifyrie, Crapathe , Case Sc Cos ville d’Eurypile Sc lesiíles Calydnes. Je crois avec le P. Hardouin que les troisvilles nommées par Pline n’étoient pas dans la mêmeiíle ; mais qu’elles étoient chacune dans une iíle parti-culière , dont elles étoient les capitales, Sc auxquellesle nom de Calydne étoit commun, de la même maniéréque les iíles Canaries , Sc les iíles Açores ne laissent P asd’avoir chacune leur nom particulier , quoiqu’elles enaient un qui est géqéral pour toutes. ( a ) In Alexand.V. 25• ( D ) Geogr. ant. 1. 3 , c. 2.

1. CALYDKUS. Voyez, Calycadnus.

2. CALYDNUS, Ortélius a remarqué queXy co “phron nomme ainsi la ville de Thébes en Béotie.

CALYDON, ville ancienne de Gréce, dans l’Eto-líe. Les modernes ne conviennent pas de fa situation.Cellarius , dans fa carte de la Gréce, la met au bordoccidental de l’Evenus. De Piste la met à quelque tb s ~tance Sc à l’orient de cette riviere, en quoi il s’accordeavec Spon , qui juge que le nom de Calydon s’est enquelque maniéré conservé en celui de Galata ou Ga-lanta, nom d’un village : Du moins, poursuit-il» l asituation Sc la ressemblance du lieu me fait juger ss uec est le même. Wheler , qui a fait le voyage avecSpon, nomme Gallata une pointe de montagne Sc unetour qui est dessus. II y a apparemment village , tour,Sc montagne, qui font également nommés Galata. fourrevenir à la ville de Calydon, Thucydide, 1. 3, íèmbledire qu’elle étoit auparavant nommée JE o L1 s , parcequ elle étoit peuplée d’^Eoliens. Mais il y a lieu oecroire que par le mot de Calydon, il faut entendre lepays, 8 c non pas la ville même. Lucain dit dans ce f enS »/• 6, v. 366.

Evenos Calydona ficat.

C est-a-dire, l’Evenus coupe le pays de Calydon, casj nC point à la ville de ce nom. Scylax parlant

", s V1 J' e . s l'Etoile, met Calydon à la tête. Virgd e »/Eneid. L j, v. 305 » la nomme ancienne.

Concejsit in iras

Ipje Deum antiquam genitor Calydona Dianœ.

C’est-a- dire, Jupiter même abandonna à la colere deDiane 1 ancienne ville de Calydon. Oeneus roi de Ca-lydon, ayant offert, selon la fable, les prémices de sesfruits a tous les dieux, excepté à Diane, cette déessepour s en venger envoya un sanglier qui ravagea la Ca-lydonie, jusqu a ce qu’il fut rué par Méleagre fils d’Oe-neus (*)• Virgile la nomme belle en un autre endroit ( b FCalydon, comme on vient de voir, étoit également lenom de la ville, Sc de la contrée d’alentour. Pline , /. 4,c. 2, la met a 7500 pas de la mer, auprès de l’Evenus.Pour la fontaine de Calydon, voyez ce que j’ai remar-qué a 1 article de Gallirhoé. ( a ) Voyez, les Métamorpb .d’Ovid, 1 . 8, v. 273 , < b ) JEnéìd. 1 . n , Y , 270>

CALYDONA. Ammien Marcello, 1. 27, fait men-tion d’un lieu qui doit être quelque part en Allemagne.II dit qu’un nommé Severien, secourut auprès de Ca-lydona ceux de Duyts [ DivitenfisJ , 8 c ceux de Ton-gres [Tungrú'œni] contre les attaques des Allemands,aui étoient alors un peuple particulier de la Germanie.CALYDONÍA, contrée de l’Etolie, aux environs

de Calydon, Voyez, ce mot. Elle s’étendoît j us qu’à lamer, Sc jusqu’àTentrée du golfe de Corinthe. Delàvient qu’Héliodore -, d. 5 » fait mention des écueils deCalydon, Sc du détroit Calydonien.

CALYDONIEN. Corneille fait un nouvel article,de la forêt Calydoníenne en Ecosse. II devoir avertirque c’estla même dont il avoir parlé fous le nom de Ca-ledon. Voyez, ce mot.

CALYMNA, iíle de la mer Méditerranée. Pline,/. 4> c. 12, la met près de Carpathum , qui donnoit lenom a cette partie de la mer, que les anciens ont nom-mée en latin Carpathium mare. Le P. Hardouin regardeles mots Calymna, 8c Calydna comme synonymes,& étant communs à diverses iíles, entre lesquelles celle-ci le portoit par distinction. Calymna étoit féconde è»miel, comme le dit Ovide, /. 8, v. 222, des f&etam.

E extra Lebynthos erant, fœcundaque melle Calymne.

C’est en parlant de l’aventure d’Icare. II dit encorefur le même sujet au second livre de l’art d’aimer, v. 81,

D extra Lebynthos erant ,Jylvisque umbrofa Calymne.

C AL YND A, visse de la Carie, selon Etienne legéographe. Voyez. Calinda.

CALYPSO [l’iste de] , rien n’est plus fameux quecette iste dans le poème de l’Odyssée d’Homére, Sc dansle Télemaque de de la Mothe-Fenélon, archevêque deCambrai. Homère Sc ce prélat en font des descriptionssi fleuries Sc si riantes, que bien, des lecteurs ont sou-haité d’être à la place d'Ulysse Sc de son fils. Cependanton n’en est pas mieux instruit fur le climat où l’on doitla chercher. Voici comme en parle Madame Dacier ( a ) :Strabon nous apprend qu’Apollodoré avoir repris Cal-limaque , de ce que contre la foi, due au témoignaged’Homére, qui fait entendre que cette iste de la déesseCalypso étoit dans l’Océan, Sc que par conséquent lesorreurs d’Ulysse avoient été jusques dans l’Océan, veutque ce soit l’iste appellée Gaulas y qui est au milieu dela mer, entre la Sicile Sc l’Afrique , un peu au - dessusde l’ifle de Malte. Mais Cassimaque avoir raison 8 c Apol-lodore avoir tort. Homère a voulu parler de cette istede Gaulos; mais , ajoute cette savante Dame, pour ren-dre la chose plus admirable, il dépayse cette iste, s’il estPermis de parler ainsi, Sc la transporte au milieu de l’O-céan, en fait l’iste Atlantique dont il avoit oui parler.Eustathe expliquant le vers 244, du 7®. livre de l’Odys-sée dit : Ogygie est le nom de l’ifle de Calypso. Ho-mère le dit lui-même à la fin du 12*. livre. Mais il n’ya pas moins de difficulté à deviner où étoit cette pré-tendue iste. L’avanture d’Ulysse, 8 c la cour de Calypsosont des fictions poétiques. Ce n’est qu’une fable, 8 c toucau plus une fable allégorique. Voici comme le P. Har-douin l’explíque ( b ), c’est à l’occasion de ce que son au-teur avoit mis cette iste auprès de la grande Gréce. L’isted’Ogygi e> ainsi nommée par Homère, est la terre ha-bitable dans tout cet hémisphère, que les anciens ont cruentouré de tous côtés par l’Océan , c’est pourquoi elleest nommée Iste 8 c l’Ombilic (D» c’est-à-dire, le mi-lieu de l’Océan. II y met Calypso fille d’Atlas , lequelconnoît le fond de la mer, Sc soutient íùr d’immensescolomnes le fardeau du ciel Sc de la terre. C’est la na-ture elle-même, telle qu’elle se montre dans cet hémis-phère, 8c Homère lui donne un nom de femme fort con-nu alors, parce que la nature a bien des choses qu’ellecache. L*e mot **jirár7£í» signifie cacher. Le P. le Bossu,dans son excellent traité du poème épique, 1 explique au-trement cette allégorie. La déesse Calypso est, selon l’é-tymologie de son nom, la déesse du secret. Chez elleUlysse est caché sept ans, pour marquer qu’un grand po-litique ne devient parfaitement tel que par une longueétude du secret, 8c dela dissimulation. II est inutile de cher-cher présentement où étoit l’iste qu’habitoit cette déesseimaginaire. ( a ) Odyjf. 1. 1, remarq. 31. ( b ) In P lin. 1. 3 ,sect. 15• C 6 ) Odyjs.ì. 1, v. 50.

CALZADA, en latin Calcida, Calciata ou Domi -nicopolis , ville d’Espagne dans la vieille Castille, Scdans la contrée de Ríoxa. On l’appelle ordinairementSan Domingo de la Calza&a. Les François la nom-ment la Chaussée. Elle est fur la riviere de Laglera,