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Tome second. C - F.
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dans une plaine 8c- entre des montagnes > maïs fort pe-tite , quoiqu’elle ait un évêché suffragant de l’archevê-ché de Burgos ; mais qui est uni à perpétuité à celui deCalahorra. Ce fut là que mourut Henri II. roi de Cas-tille en 1379, le 29 de Mai. Elle n’est qu’à trois lieuesde Najera, & à douze de Calahorra au couchant. ^ Bau-drand , éd. 1705.

CALZEM. Voyez, Colzum. n

CAMA ou Cameia, ville d’Asie qu’Ortélius jugeavoir été dans l’Arménie. Curopalate la nomme Cama,& Cédrene dit Cameia. C’étoit la métropole des Ma-nichéens.

CAM ACHUS , cette église est comptée pour- la 4 5 e -entre les métropoles soumises au patriarche de Cons-tantinople , & dont les rangs font réglés dans une an-cienne notice, publiée par Schelstrate. * Elle n’a plusque le 59 e . rang dans une autre notice postérieure , fousAndronic Paléologue, surnommé l’aîné, 8c insérée dansl’ouvrage de Schelstrate , t. 2, pag. 778. Ortélius jugequ’elle étoit vers la Cilicie, 8c cite le 20 e . liv. de l’his-toire mêlée. II ajoute que Leunclavius la nomme Ke-mach, qui selon lui est le nom moderne de ce lieu. Voyez.Chemach.* Antiq. Eccl. t, z, p. 668.

CAMAIL 8c Camacie, peuples d’entre les Scythes*Voyez. Scythes.

' CAMAGUEIA, province de Piste de Cuba dansl’Amérique septentrionale, & l’une de celles qui en fai-soient autrefois la division. Elle étoit fort ample 8c très-peuplée avanfìa venue des Espagnols. On dit qu’on ytrouve quantité de meules de moulin. * Corn. Dict. DeLaet, Desc. des Ind. occiden. 1 . 1.

CAMALA, ou selon d’autres exemplaires, Gama-3 LA, ville d'Espagne. Antonin la me^ à 24 mille pas deLacobriga , en allant dans la Galice.

1. CÀMALDOLl ou Camaldule ( a ) , en latinCasa Malduli » lieu fur les confins de la Toscane Scde la Romagne, dans les vallées dé l’Apennin au dio-cèse d’Arezzo ; il y a dans cet endroit un célébré mo-nastère qui est chef de son ordre ( b ;. II est situé entredeux cimes de montagnes , fur l’une desquelles on abâti soixante cellules aux en irons, pour un pareil nom-bre de solitaires que ce couvent entretient. S, Romualdnatif de Ravenne, Sc d’une illustre famille, ayant eu, àce qu’on prétend une vision de plusieurs personnes vê-tues de blanc, qui montoient jusqu’au ciel par une échel-le, fonda cet ordre dé religieux vers l’an 1009, Sc leurdonna la réglé de S. Benoît avec quelques constitutionsparticulières ( e ). Ce saint fondateur mourut en 1027,après avoir vécu 120 ans, dont il en avoit passé 20 dansle monde j z dans un monastère, Sc 97 dans un désert.Ce lieu fut donné par le nommé Maldule, Sc il y bâtitle monastère qui a donné le nom à Perdre des Camal-dule s (â). Ces religieux vivent en cpmmun, ont la barbelongue Sc de grandes manches. On voit dans leur églisede belles peintures de George Vasari. Les cloîtres sontsimples. II y a une nombreuse bibliothèque , une belleapothicairerie, Sc un lieu fort propre qu'ils nommentForesteria , pour y recevoir les étrangers. A un millede-là sor le haut de la montagne, est l’hermitage où l'onva par un chemin aisé,, au milieu d’un bois de sapinsd’une hauteur prodigieuse. Cet hermitage íermé de mu-railles , est rempli d’un grand nombre de cellules dé-tachées l’une de l’autre ,.où une quarantaine de religieux,fans les freres, vivent chacun en particulier. Ils ne par-lent à personne sans une grande nécessité ; 8c quand ilssont malades, on les envoie à l’infirmerie du monastèred’en bas. Lorsqu’il arrive une fête solennelle, ils Ras-semblent dans l’église qui est au milieu de leur hermi-tage. Les femmes ne peuvent approcher de ce lieu plusprès que de trois cens pas ; on les'reçoit néanmoins àl’hospice du monastère de Fontebella; Sc même en cer-tains tems de l’année, il part de Florence de grandesprocessions d’hommes Sc de femmes , précédées de prê-tres , pour aller visiter les trois sanctuaires de la Tos-cane’ savoir, Vdlombreujè , Camaldoli 8c le mont Alver-ne - Sc on les défrayé par tout. On les conduit dans desa Ppartemens qui sentent sort l’hospitalité , & les hom-mes y sont séparés des femmes. Cet ordre a en Francequelques établissemens ; le plus célébré est auprès derosbois, dans le Parisis. Un de leurs statuts porte, queleurs massons feront éloignées au moins de cinq lieues

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des grandes Villes. ( a ) Topographie des Saints an motCamaldule. ( b ) Corn. Dict. ( c ) Vallemont » élémens del’Hist. liv. 7, p. 305. ( d à Corn. Dict.

2. CAMALDOLl, autre monastère de l’ordre desCamaldules, à deux milles ou environ de Frascati, dansla Campagne de Rome. Les religieux qui habitentce monastère, peuvent être appellés hermites, tant parla vie retirée qu’ils y menent, que par la situation dulieu qui est un vrai désert. Le couvent est au milieu dujardin, partagé par des rues , qui ont de chaque côtécinq petites cellules. De quelque part qu’on jette la vue »on voit deS objets qui impriment l’idée de solitude. D’uncoté on découvre un bois planté fur une montagne, Scqui continuant fur le penchant, vient joindre le jardin;on y peut prendre dans de belles allées une promenadefort agréable. De T’autre côté il y a une vallée toutecouverte d’arbres, d’une belle hauteur Sc fans ordre,ce qui fait paroître le lieu plus rustique, outre qú’il n’estpoint entouré d’arbres. Les cellules des religieux sontdes appartemens, qui consistent en une chambre, anti-chambre, étude, jardin, 8c le tout fort étroit 8c resser-ré; on leur apporte à manger dans leurs cellules. Ils riese trouvent au réfectoire que quelquefois l’année, 8c nese voient que rarement. L’église a été fondée par la dé-votion d’un particulier, qui-se trouvant en danger demort, fit vœu de la bâtir. Elle est dédiée à S. Romuald.Sous le maître-autel repose le corps de 8. Théodore mar-tyr; 8c autrefois dans une chapelle qui est à droite, or-née de peintures, Sc remarquable par son architecture,étoient les corps de quatre saints ; mais le feu les 3consumés. 4 Journal d’un voyage en France & en Ita-

/íV,p àS 8,

C A M A L E T. Davity nomme ainsi une montagne ’ss’Angleterre , au comté de Sommerset, sur laquelle onmontre, dit - il,- les restes du château de Caermalet ,qu’on dit avoir été le palais du roi Artus, si renommédans los romans des chevaliers de la table ronde. II apris cela, sons doute, de la même source que Camb-den, qui en parle plus judicieusement. Ce dernier dit:L’Ivdl rivière entrant dans la province de Sommerset,arrose le bourg d'Evell, auquel elle donne son nom ,puis reçoit un ruisseau auprès duquel est Camalet, mon-tagne solde Sc difficile à monter. Au sommet sont lesruines d’un château, 8c un triple rempart de terre , quirenferme trente arpens dans son enceinte. Les gens dupays disent, que c’est le palais du roi Artus; mais,poursuit ce savant periégete de l’Angleterre, les mé-daill eS que l’on y déterre de tems en tems , font voirque ce château étoit un ouvrage des Romains. J’ignoresous quel nom ils l’ont connu, si ce n’est que dans le cata-logue deNinnius, il est nommé Caer Calemion pourCaM e Lion , pair une transposition de lettres. Le petitvillage de Cadburye qui en est tout proche, pourroitbien être le lieu nommé C.athbregion , où selon le rap-port du même Ninnius, le roi Artus remporta une vic-toire signalée fur les Saxons.

CAMALINIQUE, lieu d’Asie au pays des Tza-rniens , au voisinage de l’Arménie , selon Procope *.Cousin, dans la traduction françoisë de cet autjeur, écritScamalinique. * JEdific. 1 . 3, c. 6.

CAMALODIJNUM, Camulodunum, ou Ca-MALDunum, ville ancienne de l’iíle de la Grande-Bre-tagne au pays des Trinobantes. Voyez. Camulodunum.

CAMANE, ville de l’Inde en deçà du Gange, selonPtolomée, /. 7, c. 1. Niger croît que c’est Cambaye,la ressemblance du nom semble y consentir. Castald ditque c’est Chául.

C A M A N I, quelques exemplaires latins de Ptolo-mée portent ainsi écrit ce nom, que d’autres portentCama vi. Ce dernier est moins vicieux que le premier-II faut Chamavi. Voyez, ce mot.

CAMANTIUM, ville de l’Asie mineure, c’est, sc-ion Athénée, une des sept villes dont Cyrus gratifia sonfavori Pitarque. * Ortel. Theíàur.

1. CAM ARA, ville de Piste de Crète, selon Ptolo-mée, /. 3 , c. 17. Etienne le géographe dit, qu’elle utaussi nommée Lato. Pinet prétend que -son nom mo-derne est Caméra. Elle étoit sur la côte septentrionale

de l’iste vers Porient. , ,,

2. CAMARA, ville marchande des indes d en deça

le Gange, selon Arnen.Peripl. H ..

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