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Tome second. C - F.
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piteux que fi elle étoit remuée. Virgiíe avoît égard à ceconseil de ['oracle', lorsqu’ff dit dans FEnéide, /. 3, v. 700.

Et fatis nunquam concejfa moveriApparet Camerina procul.

ïl nomme ce lieu Camerina. , a u lieu de Camarina. SilíusItalicus, copiste exact de Virgile , dit /. 14, v. 199.

Et cui non licitum fatis Çamatina moveri.

Servîus, expliquant le vers cité de Virgile, dit : Ca-merina est un marais proche la ville de même nom. Hy a eu un rems qu’étant desséché » il causa la peste, surquoi Apollon étant consulté, rendit l’oracle qui n’estautre que le vers grec que j’aí rapporté ci-dessus. Carle dieu des vers se seroit déshonoré de parler enprose , quoíqu’il y en ait entre ses oracles qui semblent

avoir été faits en dépit de lui Sc de son art, par des per- çUrent 8elogèrent autrefois Bacchus revenant de la guet-

■ícvnfipc rmî nommions* â ~1 - — ~ — -- - -à ^ ^ - 1 — ^ L -£

CAMARINUM, ville d'Italíe dans I’Qmbrie, selonStrabon, /. 5 , p. 227, Sc Ptolomée, l: 3 , c. 1. Anto-nio , qui la nomme Camerinum-, la met fur la voieFíamíníenne , au rapport d'Ortélius : car j’avoue quePai consulté envain plus d’une édition pour Fy trouver.Elle n’a rien de commun avec la Camerium de Pline ,nommée par Tite-Live Cameria » qui étoit dans le La-tium. Voyez. Cameria.

CAMARITAE, peuple fitué au bord de la mer Cas-pienne, dans FIsthme, qui sépare cette mer de la merNoire. 'C’est ainsi qu’en parle Denys le Periégete»vers. 700. A Forient Sc au nord ( des montagnes d’oùfort le Phase ) est PIsthme*qui sépare le Pont-Euxin Scla mer Caspienne. Cet Isthme est habité par les íberes,peuple Oriental qui est venu, il-y a long-tems, desPirenées au Levant, où ils eurent des guerres impla-cables à soutenir contre les habitans de l’Hircanie. 11y a auffi l a nombreuse nation des Camarites, qui ré-

sonnes qui n'avoient rien moins que le génie poétique.On lui demandoít, si on achéveroit de dessécher le ma-rais. II le défendit, on ne laissa pas de passer outre : lapeste cessa, mais les ennemis ariverent par-là, Sc onregarda ces événemens très - naturels cojnme une pu-nition. Un marais, à demi desséché cause la peste , qu’ya-t-il de merveilleux ? On le dessèche entièrement, lacause des maladies est ôtée ; mais le passage est tout

re des Indes , Lc se mêlant avec les Bacchantes firentdes danses sacrées en son honneur; jettant des ceintures& des peaux de faons fur leur poitrine, Lc criant Evoé,Ce dieu leur en fut si bon gré, qu’il accorda fa protec-tion » tant à eux qu'à leur pays. Festus Avienus, qui atraduit en vers latins la Péríégese de Denys , est blâmépar Ortélius d’avoir changé le nom de Camaritse, estceluí de Tamarît^e ; & cela est fans doute arrivé dans

fait pour Fennemi : il n’y a rien là que de très-ordínai- quelqu? ancienne édition » mais celle de Hudfòn n are ; mais lorsque la superstition s’en mêle , tout devient point cette faute.

un enchaînement de merveilles. L'oracle fe trouve aussiau- quatrième livre de ['Anthologie. Ce marais étoittraversé par la riviere Hipparis qui » comme je l'ai déjadit , est présentement nommée la Camarana.

CAMARINAS , ville d’Espagne dans'la Galice,assez proche de la mer, selon Davíty. Ce n'est qu'unebourgade àu nord-est de Finisterre, Sc à Forient ducap de Bellem dans la baye de Mongia, fur la bandedu nord * Sanson , Atlas.

CAMARINES, coptrée d’Asie dans Fille de Luçon,P une des Philippines.'Elle est en forme de presqu’iste,dont FIsthme fe doit prendre depuis le cap Bondo, quiest fur la côte méridionale, & celuí de Maubun ouMauban ; 8c rgnferme tout ce qui est à Forient d’une

* P'Cimi tenet aquora campiGens Camaritarttm , qui pojl certamina BacchumJtìdica , Baffaridnm cum duceret agmina Victor »Jccepere Cafis, menfasque dedere Ly&o ,

Origia ludentes & Nebride peEtora cinEliJJeauxere Choros Nijfi ludicra r nus.

* Versai S ,&seq.

Ainnúen Marcellín, après avoir dit du fleuve Callicho*roi > ce que j’en ai rapporté dans son article particulier,ajoure, /, 22 ; Après ces limites, font les fameux villa-ges des Camarites, Sc le Phase roule ses flots en fureur

ligne imaginée entre ces deux caps. * Elle comprend c he z ^ e s Colques, ancienne race d Egyptiens. Cela dBondo , Passacao , Ibauon , capitale de la jurisdic- terrine la situation des Camarites entte le Callichorustion de.Fille de Catanduanes ; Bulan , où fe perdit le Se-I e Phase , riviere de la Colchide.vaifleau F incarnation , revenant de 1 a. nouvelle Espa- CAMAROCENSíUM CIVITAS , une anciennegne en 1649 ; Sorsocon ou Bagatao , port où l’on notice des villes Sc provinces des Gaules, inférée dans

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bâtit les gros vaisseaux du roi, Sc Albay , qui est unegrande baye hors du détroit , proche de laquelle il ya un volcan fort haut, que les navires qui viennent dela nouvelle Espagne apperçoívent de fort loìn. II y adans cette montagne quelques sources d’eau-chaude, 8centr’autres une qui change en pierre tout ce qui tombededans , soit bois, os, feuille ou étoffe , Sec. On a pré-senté à D. François Tello, gouverneur , une écrevissemoitié pétrifiée , parce qu’on prit grand foin que le toutne le fùt pas. Au village de Tivi , à deux lieues dupied de la montagne, on trouve une grande source d’eautiède, qui a auffi la propriété de pétrifier jusqu’aux ani-maux , comme des écrevisses, des serpens Sc des'croco-diles. Le pere' J. de Sainte Croix, étant cure de cetendroit, en trouva un pétrifié, qui étoit long commeie bras. Les bois de Molaye , de Binanuyo Sc de N agase pétrifient entre toutes autres choses. On voítde pa-reilles choses dans les autres iíles. Au-delà d’Albay versl’oríent, est le cap de Buyfaygay. Et ici la côte remontevers le nord. En laissant à la droite les iíles de Catan-duanes , qui en font éloignées de deux lieues, ensuiteen côtoyant Fille, on trouve la riviere de Bicor , quivient d’u n lac Sc baigne la ville de Caceres , fondée parD. François de Sende , second gouverneur Sc proprié-

tain* r?p- r&ç ï-síexo 1- pvprmp . N71»

le recueil Schelstrate, nomme ainsi une des villes dela seconde Belgique. Je joindrai ici les douze villesqu'else donne à cette province.

' fyfetropolis civitas Remorum tCivitas Sueffìonum ,

Civitas Cadellaunorum ,Civitas Vexomanàorurn ,

Rheims,

Soissons »

' Châlons,

Vermand, d’où leVermandois prendson nom;

Arras » -Carobray,

T ournay,

Senlis »

Beauvaís,

Amiens,Terouenne,Boulogne.

Civitas Atrahatum ,

Civitas Camarocenfium ,

Civitas Turiacenfium,

Civitas Silvanetum »

Cifitas Bellovacorum ,,

Ctyitas Ambianenftum»

Civitas Morinorum,

Cîvitas Bononienfìum.

* Ant. Ecclef tom. 2, pag. 644.

CAMARON [ le cap de ] , cap de F Amérique,

_ j n . s * e Zolse de Honduras. 11 est par les 294 d. 20 m.

taire deVes ilse^F^st T" ïsi~ <w longit. & par les 16 d. de lat. nord. Au norá-est Sc

u sous saTurisdiction t* A rn^Tï a “ ^rd-ouest de sa pointe sont deux petites files. La

Marines & d’íbal-on p p ovinces ^ Calilaya , de Ca- cote occidentale de ce cap est presque nord & sud , Fo-

de Naga : il faut aus r, eUr ^ falt Mention rxentale est sod-est nord-ouest t } Je Vï{le , Atlas.Sorsocon ^ A qU ll CAMARONES [ los ] , riviere d’Afríque , dans í e

dans la carte des Indec „ owrn ort D Albagatao , golfe de Guinée. Onla nomme indifféremment Jamoer,parle ce voyageur est ^ ” e ' v0 ° 0nt ou R grande riviere de los Camerones. Elle a fa source

GUE par-Baudrand édit ,<?> ^."mntagne de ÙUA YON- au nord du royaume de Biafara, dont elle arrose la ca-ges, t. 5 , p. ■* ' 2 ' Cemelli Careri, voya- pitaie, d’où, paflânt dans le royaume de Bénin Sc ser-

pentant vers íe couchant méridional, elle arrose la haute