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CAMARACUM, ou Cameracum. Voyez. Cam-
BRAY.
CAMARADE , châtellenie de France d$ns le comtéde Foix. Elle comprend la petite ville de Damasan.
1. CAMARANA, ou Kamaran , isle d’Arabiedans la mer Rouge, à vingt milles de la côte à l’ouestde Rabid , 8c au levant d’Arkiko. Elle forme devantRabid un petit golfe, où l'on ne peut entrer que parles deux bouts de cette iíle, appellée par ceux du paysCadmoth. Sa longueur est de douze lieues, 8c fa lar-geur de huit. Elle a deux ports , l’un appelle.Bec d’A-vie, dont l’entrée est dangereuse , Sc l’autre Kavalcal.
Cette ifle n’a pour édifices qu’u n. vieux château touten ruines , Sc quarante ou cinquante maisons de terre , 8cde branches d’arbres qui composent la ville. Ony trouveencore quelques hutes dispersées. Elle étoit autrefoisassez belle, mais les Portugais la détruisirent fous.Al-phonse d'Albuquerque. Les habitans font petits 8c noirscomme les Ethiopiens, 8c s’occupent particulièrementà la pêche. Les hommes font nuds , ne portent rien furla tête, Sc n’ont qu'u n linge qui les ceint au milieu ducorps. Leur pain est fait d'un certain grain brisé fur lemarbre, Sc broyé de la même maniéré que l’on broyéles couleurs. H faut même qu'ils le fassent de jour enjour, parce qu’il devient trop sec. Leurs maisons fontfaites de branches Sc de feuilles de palmes. Ils ne s’é-ìoignent point de leur golfe, Sc fe fervent pour y na-viger de barques, cousues avec de petites cordes qu’ilsfont de datiers, Hc ils portent aux rivages de la terre-ferme quantité de dattes, de jujubes , de gingembre &de millet, que produit leur iue. C’est la plus fertile &la plus agréable- de tout le golfe. Elle est pleine de sour-ces d’eaux-vives Sc de refraîchissemens. Ses bois fontépais, Sc l'on pêche en ce lieu - là quantité de corailblanc , beaucoup de poisson Sc quelques huîtres qui por-tent des perles. II s’y fait auffi quantité de sel, Sc on ynourrit beaucoup de bétail, tant gros que menu. Eeshabitans suivent la religion de Mahomet, Sc sont s° u ~mis aux Turcs. ( a ) De l’ifle, Atlas. (") tìifi. d’Ethiop-
2 . CAMARANA » ancienne ville de Sicile connuedes anc-iens fous le nom de Camerina. On dit à son oc-casion un proverbe Camarinam ne moveris, c'est-à-dire»Ne changez point la Ca.ma.rine. II est fondé íùrceque»maigre l’avis donné par un oracle, les habitans de cetteville s’aviserent de dessécher un marais qui les incofli"modoit ; mais ils ne considérèrent pas assez que ce tit-rais, si incommode pour eux, faifoít pourtant leur fu-reté. En effet, ils ouvrirent par là le chemin aux Syra-cusins, qui les forcèrent à fe soumettre à eux. Le nomde Camarana n’est plus celui de la ville qui est détruit?il y a long-tems; mais d’une tour qui a été bâtie pourservir de corps de garde fur cette côte : on la nomw?T OR RE de Camarana - plus avant dans les terres,au haut d’une éminence un village nommé Sancta MA-RIA C ama Rana. Voyez, l'artícle suivant.
3 . CAMARANA, riviere de Sicile; elle a été con-nue des anciens fous les noms d'HiPPARis, IporuS &Hictaris , par corruption. Elle coule dans la vallée deNoto, ou este a fa source au comté de Modicaau nordde Comiío. De-là serpentant vers l’occídent, puis versle sud-ouest, elle so jette dans la mer sor la côte méri-dionale de Sicile. Avec le tems elle a pris le nom dela ville, & 1 a donné ensuite au village & à la tour dont
Ì’ a rP/i Aoa c ^ rtlc *- e précédent. Voyez. Camarina.
CAMAKASA, petite ville d'Espagne en Catalo-gne, avec un pont sor la Ségre, où elle reçoit la No-guere Paillarele, avec un château sor un haut, une lieueau-deflus de Balaguer.
í CAMARATA, ancienne ville de la MauritanieCéíàtienfe. Antomn dans son itinéraire qui en fait men-tion , iussnet entre le port de Siga 8c la riviere qu’ilnomme Sallée, a douze milles de l’un, & à douze del’autre.
2 . CAMARATA, petite ville de. Sicile, dans la val-lée de Mazare , au pied de la montagne du même nom.Elle a titre de comte, 8c est au midi de la jonction duruisseau San-Píetro > 8c la riviere de Platani, * BaudrandSc de l’ifle , Carte de Sicile.
1 . CAMARET , bourg de France en baffe Breta-gne, sor la pointe occidentale de la baye de Brest, 8cau fond d’une petite baye particulière, que l’on appelle
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la baye de Camaret. Quelques auteurs, comme Taffindans la description des côtes de France, disent Camè-ret*. Ce lieu est remarquable dans l’histoire de Louisle Grand, par la descente qu’y firent les Angiois le16 Juin i6pq, sous les ordres du marquis de Carmar-then , connu depuis sous le .nom de duc de Leeds. II ymit pied à terre , malgré le feu des François ; mais il yfut repoussé 8c cfbligé de se rembarquer, après avoir été-dangereusement blessé, 8c avoir perdu onze à douze censhommes. * Histoire de Louis XIV.
CAMARET, Corneille met une ville de ce nomdans la principauté d’Orange. II a été trompé par l’At-las qu'il cite. Camaret est une bourgade, entre cetteprincipauté 8c la riviere d’Eigues.
CAMARGUE (la), en latin Camaria , iste deFrance en Provence, à l’embouchure du Rhône. * C’estla principale partie du territoire d’Arles. La terre decette iste est très-fertile. Plusieurs ont long-tems sou-tenu que ce nom Camargue venoit du célébré romainCajus Marius , qui s’y étoit fortifié contre les Címbres& les Teutons, 8c l’avoit appellée de son nom InsulaCaii Marii , qu’on avóit corrompu en Camargue. Cetteconjecture, qui n’est appuyée du témoignage d’aucunancien, a été rejettée comme absurde par l’historiende Provence, Honoré Bouche. Auffi n’y a-t-il pointd’écrivaín qui ait donné le nom Camaria à cette ifle,avant la fin du neuvième siécle, Sc il n’y en a point quil’ait appellée Insula Caii Marii. On croipit, il y a cinqcens ans, que le nom Camarga , étoit corrompu de Car aMarca , nom donné à cette iste à cause de la fertilité deson terroir, comme l'assure Gervais de Tislebery, dansson ouvrage intitulé : De Otiis Imperialibus ; on volt aucontraire par le témoignage de tous les anciens auteurs ,sue Marius avoit donné son nom à un canal, qu’il avoitfait tirer du Rhône par son armée , pour communiquerplus aisément avec la mer. Ce n’est donc pas l’ifle duRhône, mais le canal nommé Fojsa Mariana, qui au-roi't dû porter le nom de Camargue , ce qu’il n’a jamaissoit; d'oùl’on doit conclure que le nom Camargue , enlatin Camaria , n’a aucun rapport avec Caius Marius.Cette ifle commence un peu au-dessus d’Arles, où l’ontasse se bras du Rhône, qui la forme sor un pont entreFourques 8c Trinquetaille. Ce dernier lieu est'dans l’ifle.Fn suivant la branche occidentale du Rhône, on trouve1 arase Baronie, Sc au bord de la mer les Saintes Ma-ries , ou N. D. de la Mer. L’iste est traversée par l'étang 'de Vacarés, qui s’étend jusques vers le milieu : elle estauffi entrecoupée de plusieurs canaux que l’on nommeRobines $ les principales sont la Robine de /’ Jlube, la Ro-bine d e Mouton , la Robine de Cor r an. 11 y a auffi di-verses Tours, savoir, la tour de Mejane , au nord del’etang de Vacarés; les tours de Mondoni Sc de Mar-gi er , au nord-est de celle-là; la tôur de Vassale entreH Robine de l’Aube Sc celle de Moulon ; la tour duGrau, à l’orient de la robine de VXube, 8c la tour duTimpan , sor le bord du Rhône. La tour de S. Geneft estau-dessous, plus près de l’ifle Sainte-Anne. La Camar-gue est moins une ifle qu’un assemblage d’istes séparées1 une de l’autre par des canaux, 8c on y en pourroit comp-ter un assez grand nombre. Le Canal , nomme LE Ra-gerol , sépare l’ifle où est la tour de S. Genest, de celleoù est l a tour du Timpan , Sc celle-ci est séparée de celleoù est se tour du Grau par un autre canal. A l'égard deTrinquetaille , dont il est parlé dans cet article, Voyez.Farticle d’ARLES. * Longuerue, Descript.de la France ,part. 1, p. 356.
CAMARICA » ville d’Espagne dans la Cantabrie ,selon Ptolomée, /. 2 , c. 6. C’est peut-être la Camalád’Antonio, comme le dit Surita dans ses remarques sorl’itinéraire. Les interprètes de Ptolomée écrivent en•marge V ictoria , comme nom moderne de ce lieu.
CAMARINA, ville de Sicile. Strabon ,1.6, p. 272,dit que c’étoit une colonie des Syracusains. Pline, /'. 3 »c. 8, ne la qualifie cys Oppidum petite ville. Cette villeest moins fameuse que le marais, dont j’ai parlé à l’ar-ticle Camarana. Rajoute ici le proverbe tel qu'Etxennele géographe le donne dans un vers grec.
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C’est-à-dire t Ne remuez, point la Camaríne, car elle est