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château» où le gouverneur loge, est grand, mais ílft’aríende beau. IIy a tant de singes encette ville, que quelquefoisles maisons en font couvertes , enforte qu’ils blessenttoujours quelqu’un dans la rue , quand ils trouvent furles toits de quoi leur jetter. Les dehors de la ville íòntornés de plusieurs beaux jardins publics. II y a unesépulture bâtie de marbre , qu’un roi de Guzarate fitélever, pour honorer la mémoire de son gouverneur ,qu’il aimoit extrêmement ; mais elle est mal entretenue.11 y a trois cours, dans l’une desquelies on volt encoreplusieurs colomnes de porphyre qui y font restées d’unplus grand nombre : il y a aussi plusieurs sépultures deprinces. II y avoit autrefois un hôpital pour les ani-maux malades, mais il est présentement en ruine. Lesfauxbourgs font presqu’aussi grands que la ville. On y faitV indigo. La mer en est éloignée de demi-lieue , quoi-qu’autrefois elle soit venue j us qu’à la ville, Sc cetteretraite en a diminué le commerce. Les marées font siviolentes au nord du golfe, qu’un cavalier, courant àtoute bride , ne peut suivre les premiers flots ; 8c cetteviolence de la mer est encore une des raisons pourquoiles grands vaisseaux n’y vont que rarement ; les Hollan-dois n’y viennent qu’à la fin de Septembre, parce quele long de la côte des Indes qui regarde l’Arabie , Scprincipalement dans ce golfe de Cambaye, il y fait très-mauvais pour les vaisseaux au commencement de cemois, à cause d’un vent d’ouest qui souffle en ce temsavec violence , 8c qui est toujours accompagné de grosnuages , qu’o n appelle Eléphans, parce qu’ils en ontla figure, Sc que le naufrage y est presqu’inévitable.* Thtvenot , Voyage des Indes , t. 2 , p. 35.
C A M B A YE (*le Golfe de], quelques - unscroyent que c’est le Carigazenus Sinus de Ptolo-mée, 8c de l’ifle est de ce sentiment ( a ). II prenoitalors son nom de Barigaza, ville située à peu près aumême endroit où est présentement Brou d ra ( b ). Cegolfe, qui, selon sa côte orientale, s’étend du sud aunord , depuis la ville de Daman jusqu’à l’orient de labaye où est la petite iíle de Diu. Sa côte orientale aquelques ports considérables : on y trouve Daman, Su-rate Sc Baroche. Cambaye est au fond , comme je l’aídéja dit. La côte occidentale n’a aucune place remar-quable que la petite bourgade de Goga. Sa largeurà l’entrée est d’environ huit lieues marines, fa profon-deur est d’environ 5 6 ou 57 de ces mêmes lieues. ( a )Qrbis veter. not. Tab. ( b ) De /’ Iflé, Cartes des Indes.
CAMBEIE, ancien peuple de l’Illyrie , selon Ap-pien , in ìllyrie. p. 999. édit. ant. Grypth. .1588.
CAMBELLE, Cambalon , ouCambelou, Cou-BELS , ou CoUBELA. VoyeZ. CoUBELA.
CAMBERICHU M » Ptolomée, /. 7, c. 1 , nommeainsi une des bouches du Gange ; c’est la troisième descinq, Sc par conséquent celle du milieu. Mais soit qu’ílne les ait pas assez connues, soit que le tems y ait appor-té de grands changemens, les bouches du Gange nefiant plus telles qu’il les a décrites. C’est fur le canal,qui se perd dans la mer en cet endroit selon lui , qu’é-toit placée la ville de Gangé , ville royale.
CAMBERIUM, ou Camberiacum , on nommeainsi en latin la ville de Chambery. Voyez, ce mot.
CAMBETE ou Cambetis, c’est la même choseque Cambate. Voyez, ce mot.
C AMBETUM , ville ancienne de l’Espagne Tarra-gonoise , selon Ptolomée , l. 2, c. 6. II la met au territoiredes Lubeniens. L’édition de Bertius , Sc l’ancien inter-prète latin lisent, l’une Cambertum, l’autre Camb.*-tum. Le P. Briet croit que c’est Miranda de Duero.
CAMBISONUM ou Cambisonnum , c’est le nomd’un ancien palais qui a appartenu à Charles » roi deProvence. II en est fait mention dans une ordonnancede ce prince, datée de la 11 e . année de son régne, &adressée à Agilmar , archevêque de Vienne, elle com-mence par ces termes : In /tontine. Domini nostri JesuChrifli , Del aterni , Carolus divitia or dînante providen-
tla » Lotharii quondam piiJJJmi Aitgufli & incliti filius .
& finit par ceux-ci Acíum Cambtfono Palatio in Dei no-f»neféliciter. Phiiibert de la Mare, conseiller au par-ement de Dijon, a cru que l’endroit où a été ce pâiaíspouvoit être un bourg fort peuplé , nommé Chames-SON , fur la Saône, à une lieue de Châlons, Sc où l’onVOit un chats au considérable par son ancienneté Sc par
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la force de ses murailles. Mais comme ce lieu.ne íetrouve pas dans l’étendue de l’ancien royaume de Pro-vence,-il y a plus d’apparence que ce pourroit êtreCombouin , dans le diocèse de Valence. * De re Di-'plomat. 1. 4, p. 255.
CAMBISTHOLI, peuple de l’Inde , vers l’endroitoù l’Hydroate mêle ses eaux avec celles du Gange ,selon Árrien, in Indicis.
CAMBODIA, quelques-uns, íùr-tout les étrangers,nomment ainsi la riviere , Ja ville 8 c le royaume deCambcye. Voyez, ce mot. .
1. CAMBODUNUM, selon Ptolomée , l. 2, c. 13.Campodunum , selon Strabon , /. 4 , p. 2-6, Sc An-tonin, ville de la Vindelicie. Ce dernier la met à 31000pas de Roflrum Nemavia , que quelques-uns prennentpour la ville de Mindelheim, & à 57000 pas d ’Augufla.Vindelicum , qui est aujourd’hui Augsbourg. Plusieursmodernes ont cru que ces trois anciens avoient nomméCambodunum ou Campodunum un même lieu, Sc qu’iin’y avoit de différence que pour l’orthographe. PierreAppiencroit que c’est Munich, capitale de la Bavière.Aventin, qui, ernqualité d’historiographe de la Bavière,devoit en avoir étudié à fond la géographie, croit quec’est Baergen. Mais Pyrame a prétendu que c’étoitaujourd’hui Kempten , 8 c le docte Veiser mande dansune de ses lettres à Ortélius qu’il approuvoit ce derniersentiment , en étant assuré par une ancienne inscrip-tion. Ortélius ne juge pas que la Cambodunum de Pto-lomée soit la méme place que Campodunum de StrabonSc d’Antonin. II croit que cette derniere étoit aux envi-rons de Kempten : mais il met la premiere à Munich.II rapporte ensuite le sentiment de Munster, au rapportde qui Kempten a été nommé, i°. Vermeta, 2 0 . Tret-tìca, -Vertica, Sc endernierlieu Campidona . * ItineT.
» 2. CAMBODUNUM. Voyez, Camulodunum,
CAMBOGE. Voyez, Camboye.
CAMBQLECTRI, Pline met deux dîfférens peu-ples de ce nom dans les Gaules : les premiers , /. 3 , c. 4,font dans la Gaule Narbonnoiíe. Comme il nomme ceux-ci avec beaucoup d’autres qui font dans le Languedoc0 u dans la Provence , Sc qu’il les range selon l’ordrealphabétique , on ne íauroít juger de leur situation parles peuples qu’il nomme immédiatement devant ou après ,puisque cela dépend du hasard des lettres. II nommeceux-ci Cambolehri , surnommés Atlantiques qui Atlan-tici cognominantur , pour les distinguer des autres, qu’iljoint aux Pistons , c’est-à-dire , aux Poitevins , Sc qu’ilnomme Cambolectri Agesinates, L 4, c. 9. Lep. Hardouin croit que ce font présentement les An-GOUMOISINS.
CAMBONA, ífle des Indes dans le voisinage desCelebes : c’est la même que Cambana ou Cambava.
CAMBORI, ville du royaume de Siam , aux fron-tières du Pegu, fur une petite riviere qui se jette dans legolfe de Siam. * De l’IJle, Carte des Indes.
CAMBORICUM.ou
CAMBORITUM , gîte ou auberge dans la GrandeBretagne, fur la route de Londres à Old Carleil, kJAndinìo Lugzvallium ad Vallum , dit Antonin , entreIcianos Sc Duroliponte » c’est-à-dire , entre IchburroWSc Godmanchester, à 35000 pas de la premiere , Sc à25 de la seconde. La riviere , qui a fa source auprès dupetit village de Henham , au comté d’Essex, Sc qui couleà Wzlden , à Ickfiltun , Sc ensuite à Cambridge , est ap-pellée Cam. C’est fur ses bords qu’il faut chercher Carn-borìeum : Cambden dit qu’on a trouvé plusieurs fois depetites médailles Romaines près du pont de Cambridge.Gall dit en avoir vu qui portoíent une tête représen-tant la ville de Rome , Sc sur le revers Castor & P°Llux à cheval. On les avoit déterrées dans la plaine deChesterton, bourg dans le territoire duquel Cambridgeest bâtie. Un peu au-dessus de Cambridge est une an-cienne petite ville, Vêtus Civitatula cui nomen efi Gran~taceafter, dit Be^e. Elle est ainsi nommée d’un autrebras de cette riviere, qui est appellé Grant, ont essources font entre les petits villages de UenxvortAshwel, en Hertfortshire. On montre auffl des m aillesqu’on y a trouvées. Gall croit que le g'" an c em lîj ouroute militaire passoit par-là après qu elle eut cesse de
passer au fameux retranchement, ^omme rlog-Magog-
Hills, à trois milles de Cambridge, Uans ce retran-