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chement ou rempart, des ouvriers, voulant creuser unecave à vin en 1685 , trouvèrent une grande quantité demédailles Romaines. Gall en. eut quelques-unes, maiselles étoient toutes des empereurs Valantinien 8c Va-lens. II conclut de-là que les Romains ont eu là leursquartiers d’hyver, quoique fur le déclin de l’Empire ;
& que ces retranchemens ne font point l’ouvrage desGots ou des Vandales , comme quelques-uns le pré-tendent. On objecte que les Romains faisoient leursfortifications quarrées, 8c celles-ci font rondes. Gallmie que les Romains ayent toujours suivi cette préten-due maxime. Végece, /. 1 , c. 23 , témoigne le con-traire : quelquefois, dit-îl , les camps Romains étoientquarrés , quelquefois triangulaires, quelquefois en de-mi-cercle. Ils se réglbient fur la nécessité , 8c sur la dis-position du terrein. II apporte en exemple deux autres' forteresses antiques , l’une desquelles est Camalet, dontje parle en son lieu. II avoue que le nom àeHog-Magog-JLilh sent son origine danoise. II croit qu’il vient deJíoog-Magtht , qui veut dire force haute , nom qui con-vient à une forteresse élevée : n’étant point entendu parles paysans , ils on ont cherché l’étymologie dans lenom d’un géant imaginaire. Après cette digression , quiest savante 8c utile , Gall revient à Camboritum , q ulselon lui signifie Le Gué de la riviere de Cam. Beau-coup d’auteurs croyent que c’est présentement Cam-bridge. * Gall , ín Anton. Itiner. p. 92.
CAMBOVA. Voyez, Cambana 8c Cam bava,
x. CAMBQYE, Camboia , jCambodia ou CaM-boge , grande riviere d’Asie, dans le royaume de Cam-boye , entre le golfe de Siam 8c la Cochinchine. La re-lation des missions des vicaires apostoliques ( a ) appellsmagnifique l’embouchure de la riviere de Camboye,qui, par trois canaux différens tous capables de portervaisseaux, conduit à la ville capitale à quatre-vingt lieues ,de la mer. Cette riviere n'est appellée riviere de Cam-boye, qusimproprement » par les Européens, de mêmequ’ils nomment riviere de Siam, celle dont le nom estl?Menam, 8c qu’ils donnent à la ville de Si-yo-tln’yà I enom de Siam, nom en l’aír, qui n’est pas même celuiroyaume dont elle est la capitale. Ainsi ils donnent le nomde Camboye à cette riviere qu’il faut remonter pour ar-river a cette ville, ou si l'on veut qu’elle soit ainsi nom-mée au-dessous de la capitale, il faut remarquer qu’ell ea quatre noms. Long Mu, près de fa source , qui estdans la grande Tartarie à trente cosses, ou quinze heuresde chemin, Sc au sud-est de Barantola , d’où coulant ati^orá-est, elle entre dans la Chine, y arrose la provinced Younnan ,.delà coule vers le midi dans le royaume deLaos d un cours presque parallèle aux montagnes qui I eséparent du haut Siam. Elle s’appelle alors le MenaM-com ( ). Après avoir traversé le désert de Laos, elleentre dans le^ royaume de Camboye où elle est appelléeMELON, qu’elle coupe dans fa longueur en deux par-ties presque égales, se séparant en plusieurs branchesqui forment de grandes iíles ( c ). Cette riviere a troisbrasses de profondeur, fond de fable ferme , mais làmaree y monte Sc descend de deux brasses. Ce n’est passeulement dans^la riviere que cela arrive, mais danstoute la cote ( ) , où les marées montent 8c descen-dent de deux brasses, deux brasses 8c demie 8c mêmequelquefois de trois brasses ( a ). 1672 , 1 part. ch. 1,
■jp. 8. ( b l Carte de Siam, par de la Loubere. Carte desIndes par de l IJle ( c ). Voyage de Hagender , inséré dansceux de la compagnie des Hollandois, t. $, p. z60 ( d ).p- Z 87 -
Camboge, est venu apparemment de la peine qu’ontîes Hollandois qui ne sçavent que leur langue maternelle,a lire la sylla e oye , comme dans Savoye , 8c autres motsauxquels la prononciation de ceux qui ne font pas instruitsaux langues e..rangeîes, attachent un son fort approchantde celui de oge. G est néanmoins celle que de l’Ifle apréférée dans fa carte des Indes 8c de la Chine ; mais 'outre quantité d autres voyageurs, de- l a Loubere en-voyé de France a Siam, écrit Camboya.
2. CAMBOYE, royaume d’Asie. II est borné au nordpar le royaume de Laos; à l’orient par cçux de 1a Co-chinchine 8c de Chiapa , au midi 8c au couchant par legolfe 8c par le royaume de Siam. Les anciennes rela-tions en parlent comme d’un royaume tributaire du roioe Siam. Celle des vicaires apostoliques déja citée , en
CAM
donne une idée bien différente. Deux freres sè dispu-toient alors la couronne : l’aîné se fondoit sur le droitd’aînesse, le cadet s’appuyoit fur la volonté de son perequi avoit pour lui une prédilection , sur laquelle on serégie plus dans ces quartiers - là que fur le droit de lanaissance : l’aîné soutenu par le peuple, fut détrôné parson frère qu’appuyoit le roi de la Cochinchine, 8c im-plora le secours du roi de Siam , qui ne se trouva pas enétat de faire tête au roi qui protégeost le cadet. II pa-roît par cette relation que les Cochinchínois s’étoientpayés par leurs propres mains des services qu’ils avoientrendus au jeune prince , 8c que demeurant armés dansson pays, fous prétexte de l’affermir fur le trône, ils yrégnèrent fous son nom.
3 - CAMBOYE, ville d’Asie, capitale-du royaumede même nom. Elle est située sur le Mecon, à soixantelieues hollandoises de la mer ; la relation des vicairesapostoliques en compte quatre-vingt, ce qui revient aumeme calcul. Elle est habitée par des Japonnois, des Por-tugais , des Cochinchinois, des Malais. Toutes les mai-sons font contïguës 8 c le long d'une digue. Une partiedes gens de ces différentes nations y vont par la Mous-son du sud, & s’en retournent par la Mousson du nord.Les autres s’y rendent par la Mousson du nord , Sc-s’enretournent par la Mousson du sud. Ce pays quoique fer-tile est mal peuplé. II y a quantité de criques, [ou depetits ports où peuvent aborder des chaloupes & autresbateaux qui ne prennent guéres d’eau J de rivières,d’eaux courantes 8c d’eaux dormantes qui viennent d’unlac ou mer intérieure qui*en jette tant, que non-seule-rment la riviere du Japon qui est assez large , mais en-core les rivières de Matfiam 8c dé Camboye qui fontdes coudes vers l’est, ne les peuvent souvent contenir.En effet, elles débordent quelquefois au mois d’Août »ainsi on peut les remonter encore en Juin, mais diffici-lement en Juillet cela devient impossible au moisd’Août. Le palais du roi est entouré d’une cloison debois. On y voit quinze ou seize grands éléphans dontchacun a son écurie particulière , où il faut monter troisou quatre marches. II y a beaucoup de canons de la ChineSc quelques pièces de vaisseaux Hollandois naufragés furcette côte. Ils font plantés autour de la cloison 8c couverts »avec leurs cuillieres tout auprès , dont quelques - unesfont d’argent & avec leurs escouvillons, leurs tirefoins;le tout très-proprement entretenu. * Hagenaer , Voya-§cs, p. d 60 .
Les Ockinas font les seigneurs de la cour & les gou-verneurs des places , villes , bourgs 8c villages ; ils as-sistent aux assemblées avec des Bogettes d’or à la main:c est une maniéré de boëte dans laquelle il y a deux outrois petites boëtes d’or remplies de Cardamome, &d’autres aromates dont ils se frottent les lèvres , & uneautre remplie de chaux, avec des ciseaux pour préparerle pinang. Les conseillers s’asséyent en demi-lune autourdu roi , Sc les Tonimas ou Tonimes font derrière eux ,ayant de semblables bogettes qui ne font que d’argent.Derrière ceux-là font les personnes d’un moindre rang.Les prêtres font assis devant les Ockinas tout proche duroi, à qui sis parlent fort familièrement ; ils font rasés,8c on ne leur voit ni poil ni cheveux. Ils ont un Pagode,ou l’on voit trois grandes statues dorées 8c cinq pluspetites. Il est soutenu par des piliers de bois vernissé ,avec des reliefs dorés » 8c le pavé est couvert de nattes.Lorsqu’undes principaux prêtres est mort, 011 lui cons-truit un monument de brique qui est quarré par le bas ,s’arrondit en montant , 8c se termine en poire , ayantvingt ou vingt - cinq pieds de hauteur : Tailleurs ilest doré 8c poli assez grossièrement , 8c il peut durerbeaucoup Tannées. Les procès Sc différens font plaidésdevant les Ockinas qui en font leur rapport au roi , Scce qu’il régie est exécuté , fans qu’aucune des parties oses’en plaindre. On y trouve en abondance du bétail, despourceaux, des cabris , qu’on peut avoir à un prix raison-nable , du gibier, des lièvres, des chevreuils, des grues ,des hérons » des poules , 8 cc. des limons , des oranges »des noix de cocos , des mangues, 8 c autres que ce cli-mat produit.
CAMBPvAY , en latin Cameracum Nerviorum , Ca*meracum , urbs Cameracenfis , ville de France , capitalecl u Cambresis, 8 c fur l’Escaut ,À quatre lieues de DouaiSc à sept de Yalenciennes ( a ). Elle fut bâtie, selon de
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