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Tome second. C - F.
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que distance de la mer, Sc à l’occident, de Río deVolta. Bosman , le seul auteur original qui ait parléde ces pays -en témoin oculaire , avec quelques dé-tails , mais fans ordre ni netteté, ne fait aucune men-tion de cette province, à moins que ce ne soit ce qu’ilnomme Commant ou Chama ( b ). De l’Iste qui a faittin très-bon usage de cette relation , néglige Cammanah& même Commany, qui est frontière du pays de Juffer,que l’on trouve fur cette carte. On peut voir au motGuinée un petit nombre de réflexions fur la cause de ladiversité qui fe trouve entre les relations anciennes &les modernes. ( a ) Afrique, p. 290. ( b ) Lettre 6 , p. 82.

CAMMANIA , contrée de la Gréce, où elle faifoítpartie de la Thesprotie. -Etienne le géographe dit qu’onla nomma ensuite Cestrinia. C’est la même que laCeS’tria de Paufanías.

CAM M ART, ancienne ville d’Afrique au royaumede Tunis ( a ), à trois lieues de celle de Tunis du côtédu septentrion , Sc assez près des ruines de l’ancienneCarthage. Les historiens du pays rapportent qu’elle a étébâtíe par les Romains. Elle est fermée de hautes mu-railles & fort peuplée. Les habitans font la plupart jardi-niers qui portent vendre à Tunis des fruits Sc des herbespotagères. 11 y a dans cette contrée de grands champs decannes de lucre que l’on vend en détail à ceux de T unis,avant d’en tirer le sucre. La ville de' Tunis fut prise parCharles-Quint en 1535 , les Espagols saccagèrent cetteplace, parce que les habitans s’enfuirent à la descente del’armée. Elle fe nommoitautrefois Valachie,àce que ditAben-Rachid, auteur Africain ( a ). Marmol,t. 2, 1 . 6, c. 27.

CAMMIN", ville d’Allemagne, dans la Poméraníeultérieure. Elle étoit autrefois épiscopale. Baudrand ,d’Audifret, 8c presque tous nos géographes Françoisdisent, mal-à-propos, que son évêque étoit suffragant del’archevêché de Gnesne en Pologne. Ils confondentCammin ville épiscopale, de Poméranie avec Camnitz,ville aussi épiscopale, mais en Pologne fous la métropolede Gnesne. II est étonnant que Baudrand , à la fin de sonarticle, renvoie à Martin Zeyler dans fa description dela Poméranie. Ge dernier emprunte les paroles de Mi-cr;elius qui a écrit l’histoire ecclésiastique de Poméranie ,Sc qui est le mieux instruit de tous ceux qui en ont parlé :Voici les paroles mêmes de Mícradius, rapportées parZeyler au livre où Baudrand nous renvoie ( a ). Ceux quiu'ont pas fu distinguer Cammin de Camenitz en Po-logne , où est aussi la résidence d’un évêque, & qui prendson nom d’une maison bâtie de pierres , ont cru queCammin relevois de l’archevêché de Gnesne. Mais notreCammin de Poméranie gît à 53 deg. 48 min. de latit. &à 39 deg.' de longit. fur le DivenoW. Je ne donne pascette position comme exaóle, mais feulement pour rap-porter le passage de Zeyler fans le tronquer. Elle est au32 d. 50m.de longitude, Sc au 54 d. 4 m. de latitude.Voici comment la fondation de cet évêché est rapportéepar Chritaus » auteur savant 8c exaét , de qui de Thona emprunté une infinité de choses dont il a enrichi sonhistoire. Martin Carîtius né à Colberg , étoit évêquede Cammin en Poméranie l’an 1500, il avoit succédéa Benoît de Walsteín, baron dans la Bohême, 8c étoitle vingt - sixième évêque depuis Albert , qu’Ottoncomte d’Andec, évêque de Bamberg étant fur le pointde s’en détourner en Franconie , avoit établi premierévêque de la Poméranie qu’il avoit convertie : car Bo-leflas III, roi de Pologne, ayant amené à la foi chré-tienne Wratiflas Sc Ratibor qui étoient freres 8c princesde la Poméranie citérieure , Otto n huitième évêque deBamberg qui favoit la langue des Vendes, fut appelléen Poméranie pour y établir la religion. II y baptisa Vra-tiílas Sc ses deux fils Casimir Sc Bogiílas. Ce fut à fapersuasion que Vratistas fonda un évêché à Julín,dansl’iste qu’enferment l’Oder 8c le Divenow , ville alorstrès-peuplée Sc fort marchande. Comme on ne parloítalors que de la sainteté Sc des miracles de S. Adelbert,évêque de Prague, qui après avoir travaillé a la propa-gation de la foi en Hongrie, en Pologne Sc en Prusse,avoit enfin été massacré auprès de Fifcshaufen , Sc en-leveh a Gnesne, on consacra la nouvelle église de Julin

° US q ^^ocation de S. Adelbert. Albert mourut l’an■> eu t pour successeur Conrad élu par le chapitre.Les guerres continuelles de Valdemar roi de Danne-marcií contre les Vandales, 8c celles de Henri le Lion,

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qui infestait la Poméranie du côté de la terre ferme,dépeuplèrent Julin , dont les habitans déguerpirent^-Les Danois le trouvant ainsi abandonné , le prirent Sc lebrûlèrent, Sc l’évêché fut transféré à Gamin, ville situéetout auprès, à l’autre côté du Dívenow , par Casimir,fils de Vratistas , 8c l’on fit un accord avec l’évêque Scle chapitre, par lequel 011 décida, qu’en cas que le siègevînt à vaquer , on ne rempliroit l’évêche ni aucune prê-lature , que du consentement du prince de Poméraniecomme en étant le patron. Conrad fut vingt-sept ansévêque , Sc eut pour successeur Sifroy [ Sigefridus ] fouslequel la translation juridique fe fit, Sc fut conservée parun bref du pape Clément III, l’an 1188. ( b )

Les ducs de Poméranie affectèrent dans la fuite cetévêché à quelque prince de leur maison ; 8c quoique letitre en eût subsisté après que ce pays eut embrassé laprétendue réformatíon de Luther , il fut éteint par lapaix de Vestphalie (*)■ La propriété Sc tous les droitstemporels en furent attribués à la couronne de Suede pource qui avoit été autrefois au pouvoir Sc à la collation desducs de la Poméranie supérieure; Sc aux margraves deBrandebourg , pour ce qui est de l’évêché même, Sc dece qui avoit été au pouvoir Sc à la collation des ducs dela Poméranie ultérieure , avec liberté à ces deux puis-sances d’en éteindre les canonicats à mesure qu’ils vien-droieut a vaquer. Cette ville fut ravagée par incendie l’an1630, & par un autre l’an 1709. Elle a trois foires paran ; fune au deuxième dimanche de Carême , l’autre àla Trinité, 8c la troisième à la Ste Croix. ( a ) Brandeb.& Bornerait. Topogr. p. 36. ( b ) Schursfieichs. Diput. 38,p. 6, art - 11. ( c ) Traite' d’Osnabrug.

CAMMUNII. Voyez. Camuni.CAMOENARLM LUCUS, c’est-à-dire, le boisdes Muses, Bois dans le voisinage de Rome à la porteCapêne. Voyez Egerije Lucus.

1. CAMON, ville de la Palestine en-deçà du Jour-dain , dans le grand Champ, à six milles de Légion,tirant vers le septentrion : peut-être, dit D. Calmet, Di&.est-ce la même que Cadmon. * Kuseb.

2. CAMON ( a ), ville de la Palestine au-delà duiJourdain, dans le pays de Galaad ( b ). C’est apparem-ment lá même que Camon dont parle Polybe, /. 5, p. 414,8c qui fut prise parle roi Antiochus, Jaïr juge d’Ifraël,fut enterré dans la ville de Camon de la tribu de Ma-nassé - au-delà du Jourdain. ( a ) Dift. P. Calmet. ( b ) jo-jèphe > Ant. 1 . 5 , c. 8.

3. CAMON, petite ville de France, dansée haut Lan-guedoc, au diocèse de Mirepoix. II y a un prieuré con-ventuel de la congrégation de S. Maur.

CAMONICA, (Val di) petite contrée d’Italíe dansl’état de Venise au Bressan, le long de l’Oglio, aux con-fins de'la Valteline. C’est un passage fort fréquenté de laSuisse en Italie. * Baudrand , éd. 1705.

CAMORA, ville d’Espagne , ou plutôt Zamora,

Voyez- ce mot.

CAM OU CHE, Vincent le Blanc met un port de cenom, avec une ville mal bâtie'fur la côte orientale del’isie de Ceylan , vis-à-vis la côte de Coromandel dontelle n’est, dit-il , séparée que par un détroit qui n’estguere plus large que celui de Gibraltar. Les relationsqui pourroient garantir la sienne, ne parlent point de ce

port.

CAMPA, royaume des Indes. Voyez Ciampa.

CAMPEE ; ville de la Cappadoce,dans le départementde Cilicie , selon ptolomée, /. 5, c. 6.

1. CAMPA GN A , ville du royaume de Naples, dansla principauté citérieure près des ruisseaux Atro Sc Tonía,avec un évêché suffragant de Conza. On lui a uni à per-pétuité celui de Satriano. La ville étoit autrefois auprince de Monaco, 8c n’est qu’àonze milles de la côtede la mer de Toscane, & à seize de Salerne.

2. CAMPAGNA DI ROMA. Voyez Campagne.

CAMPAGNANO , petite riviere d’Italie , au

royaume de Naples, dans laCalabre citérieure: elle paneprès de Martorano, de Savuto 8c d’Altilía. Les cartes deMagin 8c de Samson: nomment cette riviere Sanutq& Savuto. Baudrand, éd. 1705, donne pour noms la-tins ,Sabatus-, Achéron , Acoerus, Qci-

narus. Campagnanus , est un mot forge par quelqueécrivain barbare , car íl est inconnu a tous ies anciens

Latins. , r

Tome II. R