y 2 C A M
7 CAMIRUS , ville de rifle de Rhodes . l’une destrois principales de Piste. Strabon, Z. J 4 » ?• P^o-lomée , 5 , c. 2 , & Etienne en font mention. Les
deux premiers ont écrit la seconde syllabe par un Ki-f/íitpcs , ce qui a donné lieu à leurs interprètes de rendrece nom en latin Camerus ou Camyrus s le troisième écritKufupes par un i simple. 11 dit que c’étoit la patrie de Pi-sandre qu'il met entre les poètes fameux. Les inter-prètes de Ptolomée la prennent pour Feraghio.
C AMIS A, Strabon , Z. 12, p. 560 , met aux fron-tières de la petite Arménie, Sc de la Lanasene une an-cienne forteresse de ce nom, qui étoit déja détruite deson tems. 11 fait en même tems mention de la Cami-sene, pays où étoit cette forteresse 5 peut-être la releva-t-on dans la fuite : peut-être aussi n’y eut-il que lesfortifications démolies , 8c qu’il y resta une ville , unbourg , ou un village ; car ce nom subsistent encore dutems d’Antonin , qui met fur la route de Nicopolis àArabisas.
Dagalasson, M. P. XXIV.
Zaram , M. P. XX.
Camiíam , M. P. XVIII.
Sebastiam , M. P. XXIV, 8cc.
Ces nombres íônt les mêmes dans l’exemplaíre du Va-tican Sc dans sédition de Bertius. Ces lieux font dans laroute de Césarée à Satala , avec des distances diste-rentes.
Sebastia,
Camifa,Sara,
Dagolasso,
Selon Vexemplaire
du Vatican ,
M. P. XXVII.M. P. XVIII.M. P. XX
Selon Bertius »XXVII.XXVIII.XX.
Cette différence laifíè incertain lequel des deux nombresqui déterminent ici la distance de Sebastia à CamiR ,doit être préféré. Y avoit-il 27000 pas, ou feulementi 3 mille. La table de Peutinger peut débrouiller un peula difficulté. Elle compte de Sebastia à Comaíîa 2^000pas** qui peut-être, selon les mesures itinéraires qui 7font employées ne différent guéres des 24000 pas d'An-tonin. Ortélius cite le décret de Gratien , 2. Causa id,ou il dit avoir trouvé un évêque Camifanœ Civitatif • -I ene doute point qu'il n’ait eu devant les yeux la fécondepartie du décret, cause 16, quest. 3 , c. 5, où l’on lí £ '£aqu& inter fr atrem & coepiscopum noslrum ConflantiïMmAnuscanae Ecclesœsacerdotem, & internuncios , Scc. Surquoi une note avertit que dans les anciens exemplairesce mot AnuscanA se lit diversement : sçavoir , Canus-cana , Camitscanœ Sc Tamiscana. Ce géographe qui nernanquoit pas de manuscrits, Sc qui les consultoit sou-vent préférablement aux imprimés, en avoit apparem-jnent un qui portoit Ca.misa.ru , quoiqu’íl en soit, il n'estnullement question d’une église d’Asie dans le pasiàge dece décret, Scies notices épiscopales ne font aucune men-tion de Camifa ou ou Camifana Civitas. Ortélius a encoreété trompé par une faute qui se trouve dans les éditi ons deStrabon. II dit, fur l’autorité de ce géographe , que Ca-misa étoít une ville de la Camisene, contrée dans laPartkie. H a confondu deux passages très -différens ; sa-voir , celui que j’ai déja cité , Sc où il est question deV Arménie, avec un autre où Strabon parle de la Parthie :Présentement, dit-il, l. n , p. 714, elle est plus grande
qu'elle n'étoit, car la Camisene 8c la Chorene en fontpartie. II faut remarquer que Strabon ne parle nullementen celieu-ci de Camifa, ainsi il n’y a nulle contradictionentre ce passage Sc la situation qu’ Antonin donne à Ca-ïn i fa 1 dont il n'est pas question. Saumaise dans íes exer-citations fur Solin, edit. Paris , td29. p. 1 196 Sc 1197,a fort bien remarque que ce lieu est le même que laYLcpuw ' 1 de Ptolomée > q u il y a faute dans le texte de cesdeux auteurs, Sc qu’il fsut lire dans l’un Sc dans l’autreYLofiutW k a . Chorene a egalement besoin de correction.Ce n’est ni , comme l’écrit Strabon, ni
comme l’écrít Ptolomee, mais x«*p?»>?• Strabon lui-même,Z. 15 , p. 725 , écrit beaucoup mieux ce nom ailleurs
Xoeí'tvij.
CAMISARDS [les] ont fait beaucoup de bruit aucommencement de ce siécle, ce n’est pas une nation par-
CAM
ticuliere, mais une bande de quelques prétendus réfor-més- qui dans l’espérance de recouvrer le libre exercicede leur religion , avoient pris les armes durant les guer-res que la France Sc l’Espagne soutenoient alors contreles puissances alliées de la maison d’Autriche. Le partides Camisards fut grossi par des scélérats à qui ibs ouvri-rent les prisons , par des débiteurs insolvables, Sc pardes gens de la lie du peuple, qui n’ayant rien à perdre,pouvoient s’avancer parmi eux , à force d’intrépidíté.Les Sévenes, montagnes du Languedoc, furent durantquelques années le théâtre où ils exercèrent leurs cruautésfur les prêtres 8c fur les voyageurs. Le nom de Camí-sards leur avoit été donné , parce qu’ils avoient la plu-part pour habits des sarreaux de toile qui ressembloientde loin à des chemises.
CAMISINKA. Voyez. Kamisinka.
CAMISSA , riviere d’Ethiopie. Corneille , furla foi du voyageur curieux, livre auquel l’ímaginationde fauteur a eu plus de part que son érudition, le décritainsi : Ce fleuve prend sa source du petit lac de Gale,qui est au pied des montagnes de la Lune à l’ouest, Scva se décharger dans un petit golfe qu’on trouve avantle faux cap de Bonne-Espérance. Les Portugais, pour-suit-il, appellent ce fleuve Rio-Dolce , c’est-à-dire, Ri~viere Douce. Les peuples qui habitent à l’entour fontuoirs. II y a quatre remarques à faire fur cet article,ï. Le petit lac de Gale est fans doute un lac auquel on adonné ce nom à cause des Galles , peuple au midi del’Abyífinie. II n’est pas étonnant qu’on l’ait mis à l’ouestdes montagnes de la Lune, d’où les anciens faisoientvenir le Nil, puisqu’on a mis par les 18 deg. de lati-tude-sud un pays Bagametro , qui n’est autre que la pro-vince de Bagemder de l'Abyssinie, laquelle est en-deçàdu 12 deg. de latitude-nord , c’est-à-dire 750 lieues de25 au degré plus au nord que le prétendu pays de Baga-metro. 2. Les montagnes de la Luné décrites par les an-ciens font chimériques dans les circonstances qu’ils y ontattachées. 3. En les supposant au lieu où les anciens lesplacent, il n’y a aux environs aucun lac d’où forte uneriviere qui coure vers le cap de Bonne-Espérance vraiou faux. Enfin, on trouve bien à l'orient de ce cap dansun petit golfe l’embouchure d’un ruisseau nommé RioDolce par les Portugais , par opposition à un ruisseauvoisin nommé Riviere Salé, mais le cours de ce ruisseaun est depuis fa source jusqu’à son embouchure que de 12°u 15 lieues tout au plus. Au lieu que suivant la sup-position de Fauteur, il devroit être d'envíron quatre censlieues. u
CAMISSAN , ville d’Ethiope vers le Nil, à troislieues de Cassouda, selon Vincent le Blanc , voyager,2 part , c. 17 , p. 90.
CAMITS ou Camens , petite ville de la haute Lu-Rce. C’est la même que Camenitz , dont le nom estaecourci d’une syllabe entiere. Baudrand la met à cinqlieues de la ville de Bautzen, 8c à sept lieues de celle deDresden,.
CAMIZISUS Pagus. Dans le détail rapporté chezDuchêne [ 1 . 2, Script. Franc. J des envoyés du roi parles différentes provinces de la France : Hincmar, arche-vêque de Reims 8 c autres eurent entr’autres pays cePagus Camizisus. II est nommé entre le Barrois Sc leChâlonnois, ce qui fait voir qu'il devoit être situé auxenvirons du diocèse de Châlons en Champagne. Mais ilest constant, par un diplôme de Charles le simple de l’an917 » que ce pays étoit au moins en partie dans Ce dio-cèse , parce que des lieux situés fur la petite riviere deBrusson Sc fur celle de Sault, y font dit être renfermés ittComitatu Camfìenfì , ce qui est le même que Camizisus,qui tiroit son nom d’un lieu dit Camsei , & le palais dePontion y étoit compris. Comme donc fort peu de sa-vans prennent maintenant Ponticone pour Pont-sur-Yonne, Sc que tous conviennent 4 e fa situation au dio-cèse de Châlons , il s’ensuit que le comté, dit Camizi-sus , y étoit aussi situé , Sc qu'il faisoit partie du Pertois.
CAMM AL AMMA, ville d’Asie, dans Piste de Ter-nate , dont elle est la capitale ; selon Corneille. Voyez.Gammalamme, qui est le vrai nom.
CAMMANAH, province d’Afrique dans la Guinéefur la côte d’Or. II paroît par les bornes que lui don-nent Dapper O,Sc quelques autres qui Pont copié,que cette province est très-petite, Sc qu’elle est à qnel-
que