CAM
bains. II est en Italie au royaume de Naples , dans laterre de Labour, près de Pouzzol. On croît que c’étoitanciennement Cambre. * Baudrand. éd. 1705.
3. CAMP AN A, [Capo] cap fur la côte de ,1a Tos-cane, près des ruines de Pancienne Populonia , à deuxlieues de la ville de Piombíno vers le couchant. + Bau-drand, éd. 1705.
CAMPANEL ou Campaner, c’est selon Corneille,une grande cité d’Asie au royaume de Cambaye. IIajoute que ce fut anciennement la demeure de ses rois.Il ne cite aucun garant.
CAMPANEL, (cap de) Voyez. Capo di Massa.
1. CAMPANIAou Campona, car les exemplairesde l’itinéraire d’Antonin ne s’accordent pas fur l’ortho-graphe de ce nom. Les éditions de Limier, de Zurita& de Bertius, li ent Campona. Zurita trouve cette le-çon autorisée par un des manuscrits du roi à l’Escurial.Celui qu’a suivi Henri Etienne dans son édition de Pa-ris 1512 , porte aussi Campania ; l’exemplaire csu Vati-can a Campania , Sc ce qui peut décider la question »c’est qu’on lisoit Campana dans la notice de Pempire,secl. 57, avant que le P. Labbe eût substitué Camponadans sédition du Louvre, Sc il prétend l’autoriser, enle cháhgeant en Caupona , qui veut dire un cabaret. Lim-ier s’accommodoit fort de Campana , qu'il dísoít êtreaujourd’hui Campen. Lazius soupçonne que c’est la mê-me ville qui a été nommée Potentiana, dans lesannales de Hongrie au sujet d’Attila, Sc qui est ap-pellée aujourd’hui Thetten, Sc par les HongroisA D o M.
2. CAMPANIA, nom latin de la Champagne.Voyez, ce mot.
3. CAMPANIA , nom latin de Campagna. Voyez.ce mot.
4. CAMPANIA FOEL 1 X, province de ì’ancienneItalie. Elle répond à peu près à ce que nous appelionsprésentement la Terre de Labour, au royaume de Na-ples. Elle étoit entre \q Latium, le Samnìum Sc le Pice -ïium, Sc la mer inférieure. Strabon, l. 5. Cicéron , 2.Açrar'. c. 28. Florus, /. 1, c. 16, Sc les autres auteurs an-ciens louent beaucoup la fertilité Sc la beauté de cett&province ; & c’est ce que signifie son épithéte.
Le P. Briet dit qu’anciennement cette province étoitséparée du territoire de Falerne par le Volturno ; maisque les Romains » s'étant rendu maîtres de ce pays, leGariglian étoit devenu la borne commune entre le La-tium Sc la Campanie, de façon cependant que quelquesvilles Sc villages du Latium se trouvoient situées au de-là de cette borne. Il ajoute que les limites du côté del’occident étoient, en tirant une ligne depuis Sinuesse,Bagniy jusqu’au mont Apennin , en passant par le montMassique Monte-Dr acone, Sc que cette ligne faisoit saséparation d’avec le Latium, comme le Volturno' la sé-paroit du pays des Samnites ; les limites du septentrionétoient une petite partie de l’Apennin Sc les FourchesCaudines; celles de l’orient» les Hirpins, Sc la mer in-férieure au midi. * De antíq. Italia » part. 11 , 1 . 5,c. 8.
Le P. Briet après Servius dérive le nom de Campa-ziìa de celui de Capua, qui est la capitale. Mais d’au-tres veulent qu’il lui ait été donné à cause de la situa-tion de ses campagnes , ou de fa fertilité, Sc qu’aíníteste ait donné elle-même le nom à la'capitale , aulieu d’en avoir tiré le sien. Ses habitans tirent leur ori-gine des Samnites, lesquels changèrent de nom, au rap-port de Strabon, qui ajoute que les peuples Aufoni 8cles Opid s’y étoient autrefois établis, ainsi que les Cu-mani venus de la Chaicide, de même que les Toscansqui y bâtirent douze villes, dont Capoue étoit la prin-cipale ; mais que ces peuples étant tombés dans la mo-leíïe Sc dans le luxe, avoient été chassés du pays parles Samnites. Tite-Live dit que ceux-ci prirent le nomde Campani, Sc en fixe l’époque à la 332 e année de lafondation de Rome : fauteur des Olympiades la placea la 3 e année de la 85 e olympiade , ce qui ne répondqu a la 3 r 5° de la fondation de Rome, Sc Dxodore deoicile nela place même qu’à l’année suivante. On peutv Q!r . ans ce dernier auteur comment ces peuples pri-rent es armes pour Denys le Tyran, 8c la perfidie aveclaquelle ris se saisirent de quelques villes. * De ant. Ûa-lia, part. 11, i. 5, c. 8.
Cícêrost dit que ce pays est le grenier de l’Italíe, 8 cFlorus, /. 1 , c. 16, en parle en ces termes : Lmniumnon modo Italia, je d toto orbe terrarum pulcberrima C.tm -paniez plaga est. Nihil wollius cœlo : denique bis storiburvernat. Nihil uberìus Jolo s ideo Liberi Cererísque certa ■*men dicitur. Pline ajoute que les parfums de la Cam-panie ne le cèdent qu’à ceux de l’Fgyp te - Ce furent lesdélices de ce beau pays qui ramolirent enfin le coura-ge d’Annibal, Sc qui causerent sa défaite.
Voici la table que le P. Briet nous a donnée de laCampanie, à laquelle je ne touche pas , quoiqu’il ns«'accorde pas en tout avec les autres géographes.
Villes mari-times.
Petites villesSc bourgs.
«K
Ne a polis, Napoli, Naples.
PUTEOLI , PoZZMoliy P0UZJZ.0LIschia, Ischia.
Castellum Almarinum , Castel diVolturno.
Vicus ou Viciaca ,Vico.Surrentum, Sorrento.
Massa , Majfa di Sorrento .
Caieta, Gaête, Caiete .
Speluncaì » Sperlonga.
Mol a , Môle.
Patria, Patria .
Cuma, Cuma.
Baianum Castrum , II Castello diBaia.
MergeiinjE, ou Mergulinum,Mergolino.
Turris Gr/ëca, Torre del Grsco.Turris Nunciata, Torre del An -
nunciata.
Villes mêdí-terranées dela Campanie.
Capua Nova , Capua, Capoue,Nola , Nola.
Anversa, Averfa,
Suessa , Scsta.
Fundi » Fondi.
Acerra, Serra , ou Acerra ,TraJectum, Trajeclo.
Alif b , Alifi.
Aquinum, Aquino.
Mons Cassinus, Monte Cajstno:Sora , Sora.
Teanum , Tiano.
Calatia, Gaiaz.z.0 , ou Caiazza .Calvi , autrefois Cales, Calvi,Telesia , Telefe.
VenaFRum, Venafrúm."Carinula , Carinola .
Caserta , Cazerta.
Larinum, Larino.
Petites villesSc bourgs dela Campanie.
/*ÌTRUM, Jtri.
Castrum Novum , Castro Nuovo.Arz, Arce.
Arpinum, Arpino.
Fanum S. Germani , San-GermanolGallutium, Gallutio.
S. Marja Olivetina , Santa Mariadi Avito, par corruption à’Qlweto.Turris Francoliscena , TorreFrancolisi.
q S. Maria Gratiarum, ou CapuaVêtus ; S. Maria delle Gracie » au-trement la Vieille Cxpoue.Marlianum, Marianum, ou Me-
RKlìAistVM, Marcigliano.
Poggium Régalé, VoggioBeale .Matalonis, Mataleonis j&Mag*dalonium , Matalone.
MoroniDA , Morone.
J Duratianum, Durazezaro.n Somma,, Somma.
Tome //• K ij