CAN
îles de Sartiano qui en est proche, Sc est àvíngî-clnq millesde Conza au midi. * Baudrand, éd. 1705.
CANGIVOURAN, ville de la presqu’iíle del’Inded en-deça le Gange , au royaume de Carnate , dont elleest capitale , aux confins de celui de Gingi, à l’occídentun peu méridional de S. Thomé ou Méliapour, à vingt-quatre lieues communes , de vingt - cinq au degré »de cette ville , selon les cartes de Roland Sc de l’iflepour la cote de Coromandel. C’étoit autrefois uneville célébré qui renfermoít dans ses murs plus de trois,cents mille habitans, si l’on en croit les Indiens. On y voítcomme ailleurs de grandes tours , des temples, des sallespubliques, Sc de fort beaux étangs.
CANGOXUMA ou Cangoxima ,portdu royaumede Saxuma, dansl’ííle deXímo au Japon.Trois Portugaisy abordèrent par hasard en 1542., dans le même tems qUe.trois autres prirent terre à l’ifle de Tacuxima , dépen-dante du royaume de Fírando. S. François Xavier ar-riva à Cangoxima en ij49 > & y fit beaucoup de bien;mais les Portugais , qui jusques-là , étoient toujoursentres dans ce port pour y faire leur commerce , lui ayantpréféré celui de Firando, qu'ils trouvoient plus com-mode , le roi défendit l’exercice de la religion dans sesétats , Sc le christianisme n’y a jamais fait beaucoup deProgrès. * Hifi. du Japon du P. Çharlevoix.
Avant que l’on entre dans la ville, il faut traverserhn grand nombre de rochers qui en rendent sabord dan-gereux. On volt au milieu de ces rochers un fort beauchateau qui fut bâti par Cubosama, tuteur du jeune Fide-J°ry, fils de l’empereur Taycosama , lorsqu’il méditoitA’ôter la couronne à son pupille, pour s’aslurer de Can-S°xima, qui est une des clefs du Ximo. Ce château bâtidans la mer est de grosses pierres de taille. Sa figure estpresque quarrée, Sc ressemble aux bastions qu’on voiten Europe. II y a en tout tems une forte garnison, quifait payer pour l’empereur les droits d’entrée Sc de sortie.Le long du port jusqu’à la mer, régne une digue toutede pierre, dont les garde-fous font d’airain. A l'un def ç s bouts on a bâti deux grands corps-de-garde , dansc ^acun desquels il y a toujours cinq cents hommes quiVe illent fur le port, Sc fur les actions du roi de Saxuma,stui a souvent pris les armes pour ne pas payer le tributa l’empereur.
Devant ces corps-de-garde , du côté du septentrion,11 y a un beau port pratiqué entre les rochers , où estélevé le fanal. Vers le même lieu font les magasins bâtisde grosses pierres. A moitié chemin est un grand por-tail où l’on monte par un escalier qui est de pierres fortdures 8 c fort larges. II commence dès le port pour lacommodité des marchandises qu’on charge 8 c décharge.Le magasin situé à la porte qui regarde le septentrion,composé de quatre grandes salles. Celui qui est vis-ais , a deux étages fort élevés Sc divisés en quatorzechambres , fans les greniers. C est entre le magasin 8 cles corps-de-garde qûe coule la rivíere , qui descendantde la montagne, se rend dans un lit qu’on lui a faitau milieu de la ville, d’où elle va se perdre avec unetres-grande rapidité dans la mer du Japon. Au midi decette ríviere font de superbes bâtimens , où les passa-gers payent les droits une seconde fois , ce qui rapportebeaucoup à l’empereur. Vis-à-vis de ces bâtimens , a étéconstruit un fort beau temple, où l’on garde quelque temses corps avant que de les brûler. Les prêtres prennent cetems-là pour les bien nettoyer, afin qu’ils soient plus enétat de paraître devant leurs dieux Amida Sc Canon. Aeote de ce temple, vers fendrait qui regarde la ville ; il ya de beaux magasins qu’on prétend être à l’épreuve dueu. On y garde les revenus du royaume de Saxuma,que l’empereur fait transporter tous les ans à Osaca,par des députés qu’il envoie-exprès. Entre le château Scces magasins, est un autre temple où les paysans vontprier leurs dieux d q, conserver les biens de la terre. Asse 1 r r * v * ere qui est le plus au midi, la villea * en ] lne montagne fort haute ; de forte qu’il y enfana] 6 a comme cachée derriere le roc où est lebeau t- U r líeu ^ a ville vers le sud, on voit un fortdes roî^!s V ^ ont I e dedans est plein de richesses. Unver fa a f uma s y retira , Sc se fit prêtre pour sau-
de paver -? n ^ l \' eut ôtée, parce qu’il avoit refusé
vil'e vers le a Empereur. A quatre lieues de la
ViLe vers le nord-ouest, s’éleve une montagne, la plus
CAN î 1 1
haute de toutes celles que l’on connoît, à l’exceptlorîdu Tereira, qui est dans l’iíle de Ténériffe. * Ambajfides Holland. au Japon.
1. CANGRI, petite ville de la Turquie en Asie dansla Natolie, à la source dû fleuve Zacarat ou Ajala »(Sangar) qui est le Sangaris des anciens. 11 ne faut pasla confondre avec Cangria qui est à l’occident de cettemême riviere, à cinq lieues communes de son embou-chure. * Del’ Ijle, Atlas.
2. CANGRI, [le pays de] contrée de la Natolieau couchant de l’embouchure du fleuve Sangar dans lamer Noire , Sc à l’orient du Bosphore de Thrace. Cepays, dont les bornes ne sont pas fort connues, est aucommencement de la côte méridionale de la mer Noire»Sc tire son nom de Cangria qui en est la capitale, Sc nonpas de Cangri qui en est éloignée de tout le cours duSangar. On trouve encore dans cette contrée, d’occí-dent en orient, Sieli, Chierpe, Sc Cheraf, qui sont desplaces maritimes. * De l’IJle , Atlas.
CANGRIA, ville de la Turquie en Asie dans laNa-tolie, dans la province de Bolli, assez avant dans les ter-res, avec un archevêché Grec. Elle étoit autrefois unedes principales de tout ce pays ; mais c’est peu de chose,à présent qu’elle- est à demi-ruinée. Les anciennes noti-ces épi sco pales ne mettent aucune ville épiscopale entreChalcédoine Sc le fleuve' Sangaris. * Baudrand » édi-tion i/o;.
CANHOANG , ville de la Chine dans le Pekelí «au département de Chinting , quatrième métropole dela province. Elle est plus occidentale que Pékin de 3deg- P ar ^ es 38 deg. 20 min. de lat. Atlas , Sinenfìs.
1. CANI. Clément Aléxandrin nomme ainsi ceux quiinventèrent l’art de faire des vases de poterie 8c de cuirela chaux. Mais il n’est pas clair s’íl a prétendu nommerune nation , ou une famille ; 8 c d’ailleurs on ne fait dansquel p^s il faudrait la placer. * Stromat, /. x.
CANI ou Cany, bourg de France en Normandieau pays de Caux. 11 est situé fur laPaluelle, à quatre lieuesde Fécamp , à deux de Valmont, de Saint Valeri ettCauX» & de la mer, entre les bourgs de Grainville la'j'einturiere, Sc de Vitfleur. L’église qui porte le titrede 5- Martin , est assez propre Sc bien fournie d’orne-mens- Cani est le titre d’un marquisat , avec justiceroyale , d’où relevent 17 paroisses. Le château d’Hoc-ville est sor la paroisse de Cani, au pied de la côte , unquart de lieue au-dessus de l’église, Sc n’est séparé decelle de Barville que par la riviere dePaluelle. Ce châ-teau est bien bâti, avec des jardins , des avenues, desbosquets Sc autres accompagnemens, Sc il y- a des prai-ries dans l a vallée le long de la riviere. Le territoireproduit des grains Sc des lins. On tient à Cani un fortgros marché tous les lundis , Sc deux foires dans l’année;l’une à la Quasimodo , Sc l’autre à la saint Barnabé. Lariviere qu’on appelle ici Paluelle, est appellée Durdanpar de l’Ifl e Sc Robert. * Mémoires dre-Jfésfur les lieuxen i7°3 > vérifiés en 1715.
CANlANA , évêché d’Afrique. On ne sait dansquelle province il étoit. 11 n’est connu que par la con-férence de Carthage, p. 285 , édit ..Dupin. On y trouveMaxime, évêque de Caníana , Maxiraus episcopus Ca-Yiianenfìs.
CANIC7E VALLES , nom latin de Cangas , bourgd’Espagne dans l’Asturie. * Baudrand , éd. 1682.
CANlCIA, province ou contrée d’Afríque en Bar-barie , entre Alger Sc Tunis. Elle est fertile, Sc ses ha-bitans vivent sous des tentes, 8c possèdent les biens encommun ; ils campent aux lieux où ils trouvent les meil-leurs pâturages pour leurs troupeaux, 8c sont toujoursen guerre avec les Algériens. * Cor».. Dict.
CANICLU > province de la grande Tartarie , à l’oc-cident de la province de Tebeth : elle a son roi, maistributaire du grand Cham. 11 y a un lac où les per-ses sont si abondantes , que le prix en dimínueroiC^beaucoups’il étoit permis d’en emporter autant qu or»veut; auísi est-il défendu sor peine de la víç d’en pêc .etfans permission. 11 y aussi dans cette province des ani-maux [Gadderil qui portent le musc : des animaux au-vages , comme lions , ours , cerfs, daims , c evreuiis,8sc. II n’y croît point de vin ; mais ils se A ° n , un o» cu-va ge avec du froment 8c du riz. II J *; rolt: U c 011gerofle, du gingembre, de la canelle, Sc autres aroinâ-