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Tome second. C - F.
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tes. II y a de très-belles turquoises, mais qu’il n’est paspermis d’emporter du pays fans la permission du Kam.Les habitans font idolâtres , Sc ont la coutume de céderleur maison, leur femme, 8q leur lit aux etrangers pen-dant deux ou trois jours, de la même maniéré que j’aidéja dit à l’article de Camul- * Marc Taul , 1 . 2 > c. 38.

CANICOPOLIS, nom latin de Kilkenni , villed’Irlande.

1. CANIGOU, [le] montagne de France, dans lesPyrénées, au comté de Rouffiilon. Caffini, dans sontraité de la grandeur de Ja terre, p. 13 6, édit. à’Amfl.travaillant à la méridienne de Paris, tirée le long de laFrance , a trouvé que la hauteur apparente du Canigoufur Phorifon artificiel, étoit de 2 deg. 37 mín. o sec. 8 cque fa hauteur furie niveau de la mer est de 1441 toi-ses ; 8 c qu’enfin, p. 1 15 , la distance du Canigou à Tou-reille près de la mer, est de 2.63 3 8 toises.

2. CANIGOU. A. MartinusdeCanigo. Abbayeregu-liere de Tordre de S.Benoît en France, dans le Roûílillon,furie Têt, diocèse de Perpignan,fondée Tan 1001 , parGuyfred, comte de Cerdagne, qui y prit ensuite Thabit»y mourut 8 c y fut enterré Tan 1050. II y établit la régléde S. Benoît. Ce monastère fut consacré Pan 1008, le jourde S. Martin, comme-il paroît par Tacte de la dédicace,où il est dit qu’il est bâti sur la montagne en Thonneurde S. Martin évêque, de la sainte Vierge &de S. MichelArchange. * Baluz.. Marca Hispan, 1 .4, p.418.

CANILLAC, marquisat de France en Gevaudan,aux frontières du Rouergue. * Baudrand , éd. 1705.

CANILLAS, village d’Espagne dans la vielle Cas-tille, au canton de Rioja , entre Nogera & la Calzada.11 tient la place de la ville Canule,

1. CANINA , forteresse de TAlbanie, à deux lieuescommunes au nord-ouest de la Valone.

2. CANINA , [la] contrée de TAlbanie, àPentréedu golfe de Venise. Elle répond en partie à la ChaoNIEdes anciens Sc au peuple qu’ils appelloient OresTjE.Mais Maty 8c Corneille se trompent fort, quand îLla donnent pour une partie de la Molosse, qui étoit bienloin de là vers le midi oriental.

CANINEFATES, anciens peuples voisins des Ba-taves , fous lesquels ils ont été quelquefois compris- Ilsfont appellés diversement par les anciens. Tacite, hift.l- 4 > c. 15^32, les nomme Canjnefates 8 c CaNNE-nufates. Pline, /. 4, c. 15. Caninefates 8 c Can-nunefates. Gruter, fol. 385, fur la foi de cette ins-cription, Pa^E. Eq. Alj® Prim.® CannanefatejM,qu’il rapporte , les nomme Cannanefates. ThomasRheinesius ■, in Synt. Inscript. par d’autres inscriptionsfait voir qu’on les a appellés Canonefates 8 c Ca‘NA-jcivates. dEthicus, dans fa Cosmographie , écrit Ca n-nifates; enfin Velleius , l. 11, c. 105, dit Canine-fates , qui est le terme le plus ordinaire fous lequelces peuples font connus. Ils avoient, selon Tacite, hifi-l. 4, c. 15 , la même origine que les Bataves ; ils p ar "loíent la même langue, habitoient la même ifle, 8 c s’ilsleur cédèrent en nombre, ils n’eurent pas moins de cou-rage qu eux, quoique leur fort fût différent; car les Ba-taves devinrent les alliés du peuple Romain, 8 c les Ca-ninefates furent subjugués par Tibere. JDepuis leur dé-faite, on ne trouve plus dans les historiens le nom deCaninefates ; ce qni a fait conjecturer qu’il a été con-fondu avec celui des Bataves qui étoient en plus grandnombre, beaucoup pl us fameux 8 c qui habitoient laplus grande partie de Tille.

Quelque difficulté qu’il y eût à vouloir découvrir l’o-rigine au nom de ces peuples , il s’est cependant trouvédes auteurs qui ont prétendu qu’ils l’avoienttiré du paysmême qu ils habitoient. Ils ont dit que les terres étantsouvent inondées, tant par les eaux du ciel, que par lesrivières, les habitans etoient obligés de faire une quantitéde digues pour se mettre a couvert des inondations :& que ces digues etant appellées dans leur langue KajeSc l’eau iCatten , de ces deux tnots ,on avoir fait celuftde CaiefatHVf , dont les Romains avoient formé Canïne-fatum, & Caninefates. Quoiqu il en soit , 0n peut direque ces auteurs ont donne une étymologie plus vrai-semblable que celle que quelques autres historiens ontvoulu tirer de la quantité de lapins qu’ils ont prétenduque les Caninefates mangeoient. * Jac, Car. Spener.Not. Germ, antiq. 1 . 4, cap. 5.

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On n’a pas toujours été d’accord fur le pays des Caní-nefates.'Quelques auteurs , en cela opposés au témoi-gnage de Tacite, qui dit que les Caninefates occupoienCune partie de l’isie des Bataves , ont prétendu qu’ilsavoient habité une iíle différente de celle des Bataves ;mais ils n’ont sçu ni la nommer, ni la montrer. Nard.Junius , Bat. c. 3, a imaginé une autre ifle, mais on nefait quelles bornes il lui donne. Cornel. Aurelius, /. 1,Bat. c, 4. Cornel. Haemrodius, 8c après eux Pontanus,chorogr. discept. c. 20, ont placé les Caninefates dans lapartie septentrionale de lifle Batavia , dans le pays ap-pellé présentement le Kennemerland. Ils ont supposé unnouveau lit du Rhin, qui se déchargeoit du côté du sep-tentrion dans l’océan, 8c qui tenoít le milieu entre l’Os-tium Hélium 8c le Flevus , 8c ont mis les Caninefates au-dela : mais Clavier, Germ. antiq.-l. 2, c. 13 , & après luiAlting 8c Cellarius , ont détruit cette opinion, 8c prouvéque ce bras du Rhin qui tenoit le milieu entre OfliumHélium 8c le Flevus > a été pris par tous les anciens pourcelui qui passe par Utrecht 8c par Leyde, 8c que le paysd’au-delà étoit habité par les Frisons , Sc que celui d’en-deçà étoit T ifle des Bataves , dont Tacite dit que lesCaninefates occupoient une partie. On a encore disputépour déterminer quelle étoit cette partíe-ste T ifle qu’ilshabitoient. Quelques - uns ont prétendu qu’ils étoientmêlés avec les Bataves , Sc d’autres qu’ils avoient unecontrée séparée, quoique dans la même ifle. Mais Ta-cite décide clairement cette question. 1. En parlant de lavictoire qu’ils réimportèrent fur les Romains , il dit queceux-ci se retirerent dans le haut pays, ce qui désigne queles Caninefates habitoient le bas pays. 2.11 marque dansle même endroit qu’ils étoient voisins de l’océan, puis-qu’il dit qu’ils fe joignirent avec les Frisons, ce qui nefe put faire que du côté de l’océan, puisqu’íl ajoute queces peuples unis ensemble vinrent de l’océan faire uneirruption le long du Rhin. Enfin, l’étendue de leur pays& ses limites font si bien marquées par le même auteur,qu’il est difficile de s’y méprendre. A l’orient ils avoientles Frisons pour voisins , puísqu’il est dit que la jonc-tion de ces peuples fe fit fur le champ, comme on peutle conjecturer par l’expédition de Cl. Labéon , qui, duPays des Nerviens , marcha contre les Caninefates, 8censuite contre les Frisons pour ne point attaquer lesBataves ; ils s’étendoíent à l’occídent jusqu’à Tendroitoù le Vahal fe joignant à la Meuse , se décharge dansl’océan par la même embouchure.. Personne ne doutequ’ils n’aient eu l’océan pour bornes : 8c il paroît vrai-semblable que le Rhin 8c l’Issel bordoient ce pays de deuxcôtés. Quelques-uns ont voulu Tétendre du côté du midijusqu’à Batavodurum , de façon qu’ils plaçoíent les Ca-ninefates fur le Rhin, entre les Bataves qui habitoientla côte, 8c ceux qùi occupoient le haut pays. Mais il estplus naturel de les borner de ce côté , depuis le bourgde Batein/Hnge jusqu’au rivage de l’Issel, où est aujour-d’hui Montfort : ainsi ils auront habité une partie de Tilledes Bataves , mais dans un canton différent 8c séparé-ment de ces peuples. * Jac. Car . Spener. Not. Germ.Ant. 1 . 6, c. 5.

C’est dans le pays des Caninefates qu’il faut cher-cher le fameux canal dont Tacite, ann. 11, c. 20, donnela description , qu’il dit que Corbulon fit creuser entrela Meuse 8c le Rhin, dans le dessein d’obvíer aux inon-dations de l’océan , & en même tems pour occuper sessoldats. Quoique Ton ne voie aujourd’hui aucune tracede ce canal, qui avoit jusqu’à vingt-trois mille pas delongueur : on convient cependant qu’il prenoit auprèsde Leyde , depuis le rivage que Ton nomme Vliet , 8cqu’il s’étendoít jusqu’à Geervliet , lieu situé au confluentde la Meuse Le du Vahal.

CANINE Marcellin, cité par le trésor d’Ortélius,nomme ainsi une contrée de la Rhetie , que l’on croitêtre aujourd’hui le pays des Grisons.

CANIOPOLIS, ancienne ville épiscopale de Thrace.'Lucius son évêque souscrivit au concile de Sardíque, deTan 347. Hardouìn , Collect. Cône. t. 1, p. 652.

CANIPSA, ou Capsina , selon les divers exem-plaires de Ptolomée , /. 6 , c. 7 , c’est le nom d’une an-cienne ville de T Arabie Heureuse sur le golfe Persique,à l’occident de Tembouch-ure du fleuve Lar.

i.CANIS,' rivière de TArabíe Heureuse, selon Pline,f 6, c. 2.3, qui le nomme Flumen Cfnos & Fxumeiï

Canis,