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qualité y mettoient leur confiance , 8e y alioíent veiller.On avoit des recueils des cures qu’il avoir faites, Sc desoracles qu’il avoit rendus. Ceux d’Aléxandrie s’y ren-voient en foule par le canal pour assister aux fêtes; tousles jours 8c toutes les nuits le canal étoit couvert debarques remplies d’hommes & de femmes qui danfoientSc chantoïent avec la derniere lubricité. Dans la villeinême de Canope il y avoit fur le canal des aubergesdestinées à ces fortes de réjouissances. Quelques-uns fefont imaginés que Canope est aujourd’hui Rosette. Maisil est certain que ce n’est pas la même ville, quoíqu’ellen’en soit pas fort éloignée ; car le terreín des maisons deRosette jusqu’à la mer , où étoitl’ancienne Canope, estnaturellement solide 8c assez élevé, & qui ne paroît pasavoir été formé par le limon qu’entraîne le Nil. II y aaujourd’hui fur les extrémités de ce terrein deux mé-dians châteaux qui étoient autrefois près de la mer, Scqui en font à présent à quelque distance. Ce changementa été causé par ce fleuve dont l’entrée n’est pratiquableen cet endroit qu’ert certains tems de Tannée 8c pour«Tassez petits bâtimens. Le Nil entraîne avec lui dulimon, qui étant repoussé par les vagues de la mer , femêle avec le fable , 8c fait des élévations qui fe détrui-sent ensuite ce qui fait qu’on demande ordinairement surcette côte, le Bogas esl-il bon ? efl-il mauvais ? afln deprendre des mesures justes pour entrer dans ce canal. Ainsile Bogas ou cette isie qui est à cette embouchure du Nil,est quelquefois plus près de la terre, 8c quelquefois plusavancé dans la mer. D n jour il y a plus de fond, un au-tre il y en a moins ; ce qui fait qu’o n est obligé d’y tenirde petits bâtimens pour sonder à chaque moment. II yavoit autrefois des digues qui rendoíent ce paílage tou-jours sûr. * Lucas , voyage , 1 . 6, p. Zîi.
CANOPICUM, ville de l’Afrique propre : elle étoithabitée par des citoyens Romains, selon Pline , l. $,c.4, c’estlamême quelaCANNOPiss/E de Ptolomée,/. 4 »c. 3, elle étoit entre la ville de Tabraca 8c lefleuveBagrada.
CANOPITANUM , autre ville de T Afrique propre.Pline la met entre les trente villes libres, 8c la distin-gue de la précédente. La conférence de Carthage faitmention de Félix Episcopus Caniopitanorum , fans doutePour Canopitanorum > 8c il n’y a pas lieu de douter queL Canopitanum de Pline ne soit la ville où étoit ce siège,Dupin semble insinuer que ce mot Caniopitanorum dé-signe le bourg nommé Canapii , qui étoit aussi dans laprovince Proconsulaire.
CANOPOLI, pointe ou rocher sur la côte de laRlorée à trois lieues de Cotichi. II y a une tour ruinéefur le haut de ce rocher, avec les débris d’une ville donton ne dit point le nom : au pied du même rocher estune source d’eau-chaude», salée Sc bitumineuse, qui vafe décharger dans la mer, à une brasse ou deux de l’en-droit où elle naît. * fVkelor , voyages , t. 2 , p. 3.
CANOS A, Canusium , ville du royaume de Naplesdans la province de Bari. Elle n’a plus rien de considé-rable que quelques colomnes antiques dans son église ,qui est une prévôté à la nomination du roi, sous la dé-pendance immédiate du S.Siège. Cette ville a été épisco-pale , 8c son évêché a été réuni à l’archevêché de Bari. EnM02, cette place fut assiégée , 8c prise par les François.Ee chevalier Bayard âgé de 28 ans y fit des prodiges devaleur. * D. Mattheo JEgìt. Lettre à l’abbé Langlet dufrenoy,
CÂNOTHA, ville Sc siège épiscopal dans la Déca-, íby s i a métropole de Éostra. C/’est la même que^ANATHA.
CANOVIA, petit pays de la haute Albanie , entredes montagnes, où étoit autrefois une ville de mêmenom, qui e st ruinée 8c étoit épiscopale. Ce pays réponden partie à la Candavia des anciens. Voyez, ce mot.* Baudrand , éd. 1682.
CANOURGUE, [laj petite ville de France danse Gévaudan, aux confins du Rouergue , à cinq lieues
r^TVTr? ^ en de. * Baudrand , édit. 170Ç.
A NR AIT JE, ancien peuple de T Arabie Heureuse»oa^A ^st mention au Périple de la mer Rouge»
P r rrien, p. 12, sur quoi son interprète remarque que
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ne trouvant nulle part dans les écrits des anciens , unpeuple ainsi nommé , entre ceux de l’Arabie , il soup-çonne que ce sont les Cassanites.
CANSTAT, petite ville d’Allemagne au Cercle deSuabe, fur le Necker, à un bon demí-mille de Stutgarddans le Wurtemberg. Quelques-uns prétendent que sonnom est venu d’u'ne inscription mal entendue , si,r la-quelle on lísoit C. Ant. Stat. ce qui veut dire CaiîÀntonii Stativa, c’est-à-dire, que les Romains com-mandés par Caïus Antonius , avoient eu en cet endroitun camp fortifié, comme étoient ceux où les armées Ro-maines faisoient un long séjour. Cette ville est petiteSí mal bâtie. II y a un bureau de la poste ; les environsont des hauteurs Sc des collines qui produisent beaucoupdevin ; il y a aussi des terres labourables Sc fertiles,de bons pâturages Sc des jardins. Hors de la ville est unbain qui foulage ceux qui font attaqués de la gratelle ,ou de rhumatismes , on le nomme Sultzsad ou Sait—bad, a cause que son eau a un goût salé. L’an 1330,sempereur Louis de Bavière accorda aux citoyens deCanstat, le privilège d’avoir le même droit Sc les mêmesprérogatives que ceux d’Eílingen. * Zeyler , Suev. to-pogr. p. 22.
CANT. Voyez. Kant.
x. CANT A , ville d’Espagne dans la Cantabríe, fé-lon Isidore, cité dans le trésor d’Ortélíus.
2. GANTA. Corregimiento, ou province du Pérou»dans l’audience de Lima , à cinq lieues de Lima vers lenord nord-est, & dont la plus grande partie est au pied dela Cordillère royale de los Andes. On y remarque troisdifférentes températures de Pair en même tems, 8c dis-posées comme par étages. Les vallées font très-chaudes »les petites plaines situées en s’élevant fur la montagne»jouissent d’un air très tempéré. Tout ce qui approche dusommet est exposé, selon que Ton en est plus ou moinséloigné » à un froid plus ou moins rigoureux. Chacun ytrouve le fol ou le degré de température qu’il demande;les récoltes y font très-abondantes » Sc c’est un voisinagebien précieux pour Lima. Voyage dans r VAmer. mérid.par D-oint. de Ulloa.
1. CANTABER » nom d’une riviere d’Espagne'»que Ton appelloit aussi Aragus. Voyez. Arga , qui estle nom qu’elle a présentement.
2. CANTABER, au singulier,pour Cantabri au plu-riel» comme on dit le Turc, pour les Turcs. Horace ditplusieurs fois ce nom ainsi dans ses odes , comme pluspoétique que le pluriel. Voyez. Cantabres.
CANTABRA, riviere de TIn.de. Pline, l. 6, c. 20»la compte entre les plus considérables de celles qui.tom-bent dans le fleuve Indus , auquel elle porte les eaux detrois autres rivières dont elle s’est chargée avant que d’y
arriver.
CANTABRES, en latin Cantabri ; ancien peupled’Espagne, f U r la côte feptentrionale.Strabon les dépeintcomme des gens qui s’exerçoient au brigandage. II parlef a ns doute dans le style des Romains, qui avoient long-tems fùit de vains efforts pour soumettre ces restes dela liberté espagnole. Les Cantabres leur tinrent têtejusqu’à T extrémité. II dit qu’au rapport de quelques-unsles Lacédémoniens avoient possédé une partie de la Can-tabrie, 8c y avoient bâti la ville d’Opsicella. Isidore pré-tend que leur nom est formé de celui de l’Ebre , en latinlberus, Sc de celui d’une ville nommée Juliobriga, 8cqued’autres prétendent avoir été nommée Canta. Maisc’est une conjecture fans fondement ; tous les anciensqui ont parlé des Cantabres en donnent l’idée d’un peu-ple guerrier , §c qui avoit subi fort tard le joug des Ro-mains. C’est ce que signifient le Bellicojìts Cantabet,
d’Horace, 1 . 3 , Ode 8, v. 22 Sc
Cantaber fera domitus catena.
Le P. Brick, Paraît. 2, part. 1. 4, p. 265, distinguoles Cantabres proprement dits , Sc les peuples qui ayantun nom particulier , ne laíííoient pas d’être compris fousle nom de Cantabres. Voici la table de la division qu 1en fournit.
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