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Tome second. C - F.
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ii4 C A N

Ce lieu étoit au - dessous de Canusum , aujourd’huiCanosa , Sc Procope compte 25 stades ( c’est-a~dire , unpeu plus de trois milles ou environ une lieue françoise)de l’un à l’autre. II étoit sur l’Offanto , & Tite-Livedit que cette rivière couloir auprès des deux camps.Silius, L 10, v. Z2o & feq- dit dans le même sens,

Sanguineus tumiàìs in Campos Aufidus un dis

Ejectât , redditque furenssua corpora ripis.

* Goth. 1 . 3 - c - l8 ’

C AN NETTE, petite ville de l’Amérique méridio-nale au Pérou, dans la vallée de Guarco, à vingt-cinqlieues de Lima, Sc à une lieue & demie de la mer dusud. Elle est habitée de trois cens Espagnols, de plu-sieurs naturels dupays Sc de quelques Negres. Le ter-ritoire est si fertile en bon froment, qu’on transportedelà une grande quantité de farine aux autres quartiersde l’Amérique méridionale. * Corn. Dict. DeLaet, Ind.occid. 1. ro , c. 24.

C ANNE Y » iste d’Ecosse jttnedesWesternesouistes

occidentales au couchant de celles de 'Rum, elle a deuxmilles de long Sc un de large : elle est fertile en bled^Scen pâturages , ses côtes abondent en morue ; du cotedu nord elle a un rocher où l’on croit qu’il y a de Pal-mant, parce que lorsque l’on en approche l’aiguille ai-mantée varie : cette iste appartient aux Macdonals.

CANNIBALES. Voyez. Caraïbes.

CANNIBALES. [Isles des] Voyez. Antilles.

CANNINEFATES. Voyez. Canineeates.

CANNIS-METGARA , petite ville d’Afrique dansla plaine de Zuaga, à quinze milles de Fez vers le cou-chant , selon Jean Léon l’Africain , 3 , c. 21. H

que les Africains l’avoient bâtie. Le terroir , ajoute-t-il,y est très-fertile, Sc il y avoit Pespace de deux minesdes jardins où les fruits venoient en abondance maïsles guerres ravagèrent cette contrée , qui fut 12° ansfans être habitée. Cependant, lorsque les Maures furentchastes de Grenade, plusieurs vinrent s’établir en cetendroit, §c comme ils étoient accoutumés à la culturedes vers à foie , ils y plantèrent des mûriers blancs engrand nombre , 3 c y firent venir des cannes de sucre. Leshabitans ont été autrefois fort polis , poursuit le morneauteur; mais cela n’est plus, Sc ils s’adonnent tous pré-sentement à l’agriculture.

i- CANO , CANUM ou Alkanem, royaume d A-frique dans la Nigritie, aux sources d’une riviere , st ulcoulant vers le midi, vient tomber dans le Niger à P°"rient des deux villes de Ghana. Ce royaume est bornéau nord par les Terga Sc par le désert des Lumptunes, al’orjent par le rovaume de Bournou, au midi par ceux deZanfara ou de Pharan, de Zeg-Zeg Sc de Cassena ou deGhana, Sc à l’occident par celui des Agades. La capi-tale qui est Punique ville que l’on en connoiíle , est versle milieu. Jean Léon en parle ainsi. La province de *^anoest tres-grande, Sc éloignée vers l’oríent de près de cinqcens milles du Niger. La plus grande partie des habi-tans logent dans les villages; les uns trafiquent en trou-peaux, les autres s’appliquent au labourage. Ils recueil-lent astez de froment , de riz Sc de coton. II y a beau-coup de deserts Sc de montagnes couvertes de bois, Scbeaucoup de fontaines. Les forêts y produisent quantitéde citrons 8c de limons , qui pour le goût différent peude ceux dont les arbres font cultivés. Ce pays avoit au-trefois un roi tres-puistant, fur-tout en cavalerie, quidevint cependant tributaire des rois de Zeg-Zeg Sc deCastene. Mais ïscma roi de Tombut ayant trompé cesdeux rois, Sc les ayant fait tomber dans des embûchesqu’il leur avoit dressées, il les fi t mourir , attaqua le roide Cano , Sc 1 ayant vaincu > lui rendit son état en lui fai-sant épouser sa fille , a condition qu’íl retireroit poursoi un tiers des revenus. C est pourquoi il y a toujoursde ses officiers qui perçoivent de s a p art st es domaines.C’est ainsi que parloit Jean Léon qui vivoit sous le ré-gne de Ferdinand Sc d I.aoelle. Ainfi , de la Croix, níCorneille après lui ne dévoient pas dire du roi de Cano :îl paye présentement tribut au roi de Zeg-Zeg ■& deCastene. Cela n’étoit déja plus du tems de. Jean Léon, dequi est emprunté ce qu’ils disent. * De Laet , L 7 , c. 10.

CAN

2. CANO , ville d’Afrique, au royaume de mêmenom Sc au milieu du pays. Les murs de la ville Sc lesmaisons sont d’une pierre blanche comme de la craie,Sc les habitans sont de riches marchands qui se piquentde civilité. * De Laet , 1 . 7 , c. 10.

3. CANO, iste de la mer du sud. Voyez. Cayno.

CANOBIN, Sc S ts nCANOB 1 NE, ) F °y ez - Canubin ‘

CANQBIO , bourg 8c château d’Italie au duché de

Milan sur la rive occidentale du lac Majeur Sc aux fron-tières de la Suisse , environ à six milles de Palanza auseptentrion vers Locarne. * Baudrand , éd. 1705.

CANOBOSA ou Canobus Voyez. Canope.

CANOGIZA, ville de l’Inde au-delà du Gange,íelon Ptolomée , /. 7 , c. 2.

CANOLOS ouCanonor, belle ville de l’Inde auroyaume de Malabar, peu éloignée de la capitale. Ontire de cette ville de belles marchandises : les Portu-gais y ont /une forteresse ; les habitans sont idolâtres.Cette ville a un prince particulier. * Manuscrits de labibl. du roi.

CANONICA, bourg d’Italie dans le Mílanez furla riviere d’Adda, en suivant Merula, de Gallorum Ci-falpinorum antiquitate » l’ancien Pontiroíus ou Pons Au-reoli, ainsi nommé d’Auréolus , un des trente tyrans quifut défait Sc tué par Claude près de ce lieu-là.

CAN ON IU M, selon l’itinéraíre d’Antonin , anciennom d’un lieu de la Grande - Bretagne sur la route deVenta Icenorum , qui est Caster sur le Wentfar , à Lon-dres, à neuf milles de Camulodunum [Walden] Sc àdouze de Cajaromagus [ Writle ] , c’est présente-ment Little Canfield, nom formé de Can que porteune petite riviere. Le mot Little signifie petit, Sc estpour distinguer ce lieu de Greate Canfield ou Canfield legrand ,*qui est aussi dans le comté d’Ëssex , mais plus aumidi. Auprès de Canfield Hall font deux anciens fortsentourés de fossés profonds ; l’un fur une colline assezélevée , l’autre qui est de forme quarrée est plus bas ;l’un 6c l’autre sont environnés des eaux que l’on y amenede la petite riviere. Ce derfiier s’appelle encore TheCastleyard. D’autres placentC anonium à Chelmes-ford. * Gale, in Anton. p. 115.

CAN OPE, en latin Canopus■ Les Grecs adoucissaientle P , Sc en faisoient un B, 8c disoient KLaZos. Strabon,l. 17, p. 800, la met en Egypte à 120 stades d’Alexan-drie : elle étoit près de la mer, Sc le bras du Nil qui yavoit son embouchure en prenoit le nom d ’Oftium Cano -picwm. Elle pr noit elle-même le sien de Canopus , ca-pitaine de vaisseau qui y périt. Tacite,/. 2, c. do, dit:Germanicus navigeoit sor le Nil, étant parti de Canope.Cette ville fut bâtie par les Lacédémoniens en mémoirede Canope, capitaine de navire qui y fut enterré dans letems que Ménélas s’en retournant dans la Gréce [après lesiège deTroye] fut poussé par la tempête en pleine mer Scvers la Lybie. Les anciens s’accordent à nous dire que ladissolution étoit portée en ce lieti au dernier excès. Stra-bon parlant des délices d’Eleusis, dit que c’étoit commel’entrée Sc le prélude des usages Sc de l’effronterie de Ca-nope. Sénéque, Epiíl. 51, dit en parlant du sage dont iltraçoit le tableau : S’il songe à sc retirer , il ne choisirapoint Canope pour le lieu de fa retraite , quoiqu’il nesoit pas défendu d’y mener une vie réglée. Ammien Mar-cellin, /. 22, c. 41, met cette ville à douze milles d’A-lexandrie , au lieu que les 120 stades de Strabon valentquinze milles. II parle aussi du capitaine Ménélas. Ju-vénal, Satir. 6 , v. 84 , voulant marquer combien lesmœurs des dames Romaines étoient corrompues , ditque Canope même les blâmoit.

Et mores urbïs damnante Canope,

II dit ailleurs, Satir. 15, v. 45.

Se d luxuria quantum ipfe notavi ,Barbarafamojo non cedit turba Canope .

* In Dyonif. Perieg. 1 . 13.

II y avoit un temple de Sérapîs , pour lequel la vé-nération étoit si grande que les personnes de la plus haut©