eaux dans l’Orenoque, Mais ce lac dans leurs cartes esttrès-différent de ce qu’il est dans celles qui íont dresséesíur des mémoires plus sûrs Sc plus récents.
CAORLE, petite iile du golfe de Venise sur lescôtes du Frioul, en latin Cahorsa Sc Caprula. Elle estau midi à# ..la;ville de Concorde, Sc mal peuplée, acause que l’aír y est mauvais. II ne laisse pourtant pasd’y avoir une ville assez considérable, avec évêché suf-fragant de Venise. * Corn. Dict.
CAORS. Voyez. Cahors.
CAORSO , en latin Caorsium, bourg d’Italíe enLombardíe , au duché de Plaisance sur la ríviere deChiavena. * Magín, Ital.
CAOTANG, petite ville de guerre de la Chinedans la'province de Chantòn fur la petite rivière de•Mingto, qui tombe dans la rivière de Cing. C’est lades 18 villes du département de Tungchang, troi-sième métropole de la province, elle est fous le même*néridien que Pékin, à 37 d. 13 min. de latit. * AtlasSinenfìs.
CÀOTÍE, forteresse de la Chine dans la provincede Queicheu, au département de Lipíng , septièmemétropole de la province. Elle est plus occidentale quePékin de 9 d. 15 míst. par les í 6 d. 44 min. de latit.
* Atlas Sinenfìs.
CAOURS'. Voyez. Cavours.
CAOXAN, forteresse de la Chine dans la provincede Channsi au département de Queiyven, premiere for-teresse. Elle est plus occidentale que Pékin de 4 d. parles 40 d. 10 min. de latit. * Atlas Sinenfìs.
CAOXUN, ville de la Chine dans la province deKiangnan, au département de Nankin, premiere mé-tropole de la province. Elle est de 1 d. 30 min. plusorientale que Pékin, fous les 32 d. 3 min. de latitude.
* Atlas Sinenfìs. .
CAOYANG, ville de la Chine dans la province deHuquang , au département de Siangyang, troisièmemétropole de la province. Elle est plus occidentale quePékin de 5 d. 14 min. par les 32 d. 12 min. de latit.
* Atlas Sinenfìs.
CAOYE, ville de la Chine dans le Pékéli, au dé-partement de Chinting, quatrième métropole de la pro-vince. Elle est plus occidentale que Pékin de 2 d. 33 m,par les 38 d. n min. de latit. * Atlas Sinenfìs.
CAOYEU, ville de la Chine dans la province deKiangnan, au département d’Yangcheu, septième mé-tropole de la province. Elle est de 2 d. 22 min. plusorientale que Pékin, fous les 33 d. 33 min. de latitude.
* Atlas Sinenfìs. C'est la même que Kajutsiu. Voyez.ce mot.
CAOYVEN , ville de la Chine dans la province deChannton , au département de Cincheu , _ quatrièmemétropole de la province. Elle est plus orientale quePékin de 1 d. 30 min. par les 37 d. 22 min. de latitude.
* flfl as ' Sinenfìs.
CAP, mot emprunté des Italiens quí nomment 'Capola tête. Les Grecs nommoient les caps Acra^A‘"* ? «,-Acron ou Acroterion a a .ai , c 3 eft~a-díre,
Une avance. Les Latins disoient Promontoriumc’est-à-dire, montagne qui avance dans la mer. Nousdisons bien aussi promontoire, mais c’est quand il s’a-git de l’histoire 8 c de la géographie ancienne; car pourla nouvelle., on parleroit mal si on disait le promon-toire de Bonne Espérance , le promontoire Verd. On sesert du mot de cap. En Amérique on se sert du motde Morne quand il est petit. En quelques endroits des?ôtes de France, on le nomme Chee, Tete , Bec ScPointe , comme chef de Caux en Normandie, tête deBuch en Guienne, bec de Ras en Bretagne Sc pointe«e Lavarde aussi en Bretagne. On dit être encapé,ponr dire qu’on est entre deux caps.
CAP [le], ou le Cap François , c’est le port leP us fréquenté de la partie de rifle de S. Domingue ,occupée par les François , 8 c il le doit, fans doute, au-p. situati °n fur la côte septentrionale de l’isie,qu a etendue Sc à la fertilité de la plaine, au milieude laquelle il est situé. Ce n’est pourtant qu’une ma-niéré e baye, mais elle n’est ouverte qu’au seul ventde nord-est, dont elle ne peut recevoir aucun domma-ge , ion entree etant toute semée de récifs *quí rom-pent rimpétuosité des vagues de la mer, Se entre les-
CAP I2i
quels II faut chenailler avec beaucoup de précaution.Cette‘entrée est très-bien fortifiée. * Hifi. de S. Do-mingue, t. 2. Voyez le plan.
Toute la plaine du cap est bien peuplée, Sc on yachète tous les ans près de quatre mille Nègres. En laprenant dans fa plus grande étendue', on y comptedouze paroisses , toutes placées à une ou deux lieuesde la mer, pour la commodité des habítans. Les voicipar ordre, à commencer par l’est.
Guanaminte ,Bayaha ( a ),
Le grand Bassin,Le Terrier rouge,Le Trou,Limonade »
Le quartier Moûn »La petite Anse ,
Le Morne rouge (f),U A cul »
Le Limbe,
Et le port Margo.
( a ) Aujourd’hui Port Dauphin.
( b ) Où on prétend qu’íl y a ‘une très-belle mine decuivre. Quelques-uns de ces quartiers ont déja - Sc lesautres auront bíen-tôt une paroisse parallèle dans lesmontagnes qui bornent la plaine au sud. Celles quifont établies se nomment,
Jeannante ,Le Four,
Les Perches,Ste Suz.anne ,
Paon,
Ste Rose,
Le Dondon,Jean Pierre,
La Marmelade ,Plaisance ,
Sc Pilate.
Ste Rose a aussi une mine de cuivre, Sc il y en aune d’aiman à Limonade. On prétend qu’il y en a uned’or au grand Bassin. Comme la plaine du cap est lapartie méridionale de cette fameuse plaine de 80 lieuesde long y nommée par Christophe Colomb Vega Real,Sc où Las Casas dit qu’on a compté jusqu’à 30 millerivières, il n’est pas étonnant que ce pays soit si bienarrosé. H est vrai qu’on rencontre par tout de gros ruis-seaux d’une eau extrêmement vive Sc claire , quí con-tribuent beaucoup à la fertilité de la terre , aussi y fa-brique-t-on une prodigieuse quantité de sucre Sc d’in-digo. Le tabac a été la premiere richesse de ce pays »Sc faífoit vivre un nombre considérable de petits habi-tans, qui n’étoient pas en état de cultiver le sucre Scl’índigoj- Niais comme il n’est pas libre en France, la
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caoyers, Sc jl s y réussirent au-delà de ce qu’on en avoirespéré. On prétend même que de toutes les marchan-dises qu’on a tirées de S. Domingue, c’est celle quiale plus contribué à peupler la colonie Françoise ; maisen 1715 Sc en 1716, tous les arbres moururent, fansqu’on pût savoir ‘ce quí avoit causé cette perte si subiteSc si générale. Plusieurs années après on se remit à enplanter d’autres , mais fans beaucoup de succès.
La ville du cap François, qui n’étoit encore qu’uneassez méchante bourgade, Sc toutes les habitations voi-sines furent prises Sc pillées en 1695 > P ar les AngloisSc les Espagnols joints ensemble ; mais tout fut bien-tôt réparé, Sc la ville devient de jour en jour plus con-sidérable; la plupart des maisons qui s’y bâtissent fontde maçonnerie, au lieu qu’auparavant elles étoient debois. L église quí donne fur la place, est grande 8c bienbâtie de pierre, aussi bien que celle des Jésuites quín’en est pas loin. Ce font ces religieux qui ont la di-rectí° n spirituelle de toutes les paroisses de ce gouver-nement. Celui qui y commande pour le roi, s’intitulegouverneur de l’ííle de Sainte Croix , 8c commandantdu cap François; il a fous lui un lieutenant de roi Sctout un état major. L’intendant François de S. Domin-gue a fous lui au cap un commissaire ordonnateur, quífait l’ofKce de premier président dans le conseil supé-rieur , qui fut établi dans ce quartier en 1702, fur lemodèle de celui de Quebec , comme tous les autresdes iíles Françoifes. II y a outre cela une justice ordi-naire composée d’un juge royal, d’un procureur du roi,Sc d’un procureur aux successions vacantes- Le re ioitdu conseil supérieur du cap s’étend depuis a ríviereArtibonite, jusqu’aux frontières des Espagnols du côtéde l’est. ,
CAP d’ANCIO [lé], dans la mer Méditerranée
Tome II. Q