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íur la côte d’Itaiíe, auprès de la partie méridionale del’embouchure du Tibre. Ce cap est une longue pointequi s'avance le plus en mer de toute cette côte ; lapointe est unie & haute, par rapport aux autres quifont toutes basses. Sur son extrémité il y a une grandetour quarrée , Sc quelques rochers auprès. On yoit aussiune autre tour ronde à trois milles plus à l’ouest decette pointe : on la découvre lorsqu’on vient du nord-ouest. Du côté du sud-est du cap, il y a un grand pa-lais Sc une grande maison, qui en donnent Une grandeconnoissance lorsqu’on vient d u'côté du sud-est ; maisvenant du nord - ouest, on ne peut découvrir que lehaut de ces maisons par-dessus le terrein : on décou-vre en même-tems le Mont Cercelle , les iíles de Pon-ce , Palmerolíe Sc Senonnc. * Michelot, Portulan de laMéditerranée, p. 1.09.
CAP APOLLONIA [le], cap d’Afrique dans laGuinée, fur la côte d'or près de l’embouchure de RioManco, que d’autres appellent Cobro , à cinq lieuesau couchant du fort d’Axim, Sc à dix du cap des TroisPointes. Ce cap s'avance assez loin dans la mer , en«'élevant par degrés jusqu’à former une montagne, quirend la perspective fort agréable. La mer y vient bat-tre avec tant de violence , que l’approche en est dan-gereuse. Bellin dans ía carte de la côte de Guinée dé-signe ce cap fans le nommer, * Voyage de Villatit-
CAP DES ARÉCIFFES [le], ou des Rochers,cap d’Afrique dans la Cafrerie. Ce cap est à la hauteurde 33 d. 20 min. il gît avec la pointe de Patrao pres-que est-nord-est Sc ouest-sud-ouest : il y quinze lieuesde l’un à l’autre. On le connoit en ce que c’est unepointe fort grosse, autour de laquelle il y a un banc depierre , avec quelques petits iilets, à la portée d’une ar-balète, desquels il y a des roches ou la mer brise- Ducôté de l’ouest font des sables plats Sc fur le rivagedes roches qu’on prendroit pour des iilets. Entre cespierres Sc le cap il y a une basse tout contre terre, Scdans le pays on voit comme un bout de montagne cou-pée, haute, raboteuse 8c éloignée du rivage : de-se ti-rant vers l’est, on n’en voit point d'autre, mais toutle pays est désert. * Routier , des Indes or. p. 53.
CAP d’ARRICA ou Arica [le], fous le 1 9 ° d 'de latit. méridionale dans la mer du Sud, est haut» es-carpé & couvert de taches blanches. Lorsqu’à la vuede la terre ce cap paroît plus haut, au-dessus du vent,que ceux de Sama ou de Guiaca ; on est dans une es-pèce de baye où l’on trouve une côte plus basse. O slpeut mouiller vis -à- vis d’une petite iile qui est P resdu rivage ; on y trouve huit ou .neuf brasses d’eau »mais il faut laisser tomber une ancre à l'arriere pour segarantir contre la violence des brises de terre. Quandon vient de la mer, on reconnoît ce port á une terrehaute, fur laquelle il y a deux montagnes qui parois-se n t blanches Sc qui ressemblent à des volcans. Si onles a au nord-ouest, on est au-dessus du vent du port,mais si on les a au sud-est, l’on est sous le vent, Scalors on voit deux autres montagnes qui paroissent auliiblanches que si elles étoient couvertes de neiges. * Sup-plément des voyages de Woodes Rogers, t. 2, p. 59 -CAP d’ATTICO [le], dans l’Amérique méridio-nale. Ce cap est fous le 16 e dégré de latit. à 14 lieuesdu cap d’Arequipa , cours nord - ouest Sc sud - est. Laterre y est fort haute Sc pleine de montagnes couver-tes de neiges. * Supplément des voyages de Woodes Ro-gers , t. 2. p. 56.
CAP o’ A VIL ES [le] , en Espagne, dans l’As-turie.
CAP DAS B AIX AS [le] , de l’Afrique au midide la Cafrerie, entre la baye de Ste Catherine Sc Puntadelgada. Ce cap est à la hauteur de 34 degrés. II gît•avec la baye Formofa est-nord-est, Sc ouest-sud-ouesthuit lieues. On le connoît en ce que c’est une grossepointe noire 8c escarpée du cote de la. mer. 3 Sc quandon vient de l’est, il paroît de loin comme un iflet. 11y a au-devant une terre blanche, qui ressemble à ungros buisson, qui fort du rivage Sc va en montant. Au-tour de ce cap il y a quelques basses qui avancent enmer environ demi-lieue ; Sc du côté de l’est il y a uneance dont l'entrée est fort étroite, Sc n’a presque pointd'abri au-dedans : elle finit à une autre pointe du mê-me côté de ,l’est ; cette pointe de l’est est faite de grands
CAP
monceaux de fable, & au-delà la côte devient toujoursplus haute. * Routier , des Indes orient, part. 2, p. 52.
CAP BARATTE [le], dans la mer Méditerranée»au-dessus de Livourne , au sud-íùd-est, 5 degrés versle sud du cap Monte-Negro, Sc à cinq milles de lapointe du cap Piombin. Le cap Baratte est qne grossepointe fort haute, fur laquelle du côté du nord-ouest,il y a une petite ville avec un château Sc une tour -aumilieu; Sc fur une autre hauteur près de la ville, ducôté du nord, il y a une espèce de redoute. Vers lenord-est de cette pointe, il y a une grande ance defable , Sc une pointe de rocher, de médiocre hauteur,qui s’avance en mer. On peut mouiller avec des galè-res dans un besoin dans cette plage. De loin -le capBaratte paroît isolé de part & d’autre, à cause des bas-ses terres qui font derrière. * Michelot, Portulan de laMediterranée, p'. 100.
CAP DE BARS O [le], dans la mer Blanche.C’est la partie la plus occidentale de l’ifle de Cande-R°es. Il s’avance dans la mer entre les embouchures desrivières de Tista Sc de Polofova. Sa position est à 66 d.28 min. de latitude septentrionale, Sc à 5 i d. 8 min. delongitude. * De Rifle carte de Moscovie.
CAP DE BÉGU [le] , dans la Méditerranée, furla côte de Catalogne , deux ou trois milles vers le nord-Rord-est du cap de S. Sebastien. Entre ces deux caps ily a une grosse pointe un peu avancée en mer qu’on ap-pelle cap S. Antoine , proche duquel Sc vers l’ouest,où font deux ou trois maisons, il y a un écueil horsde Peau, mais il n’y a point de mouillage entre cesdeux caps. Au nord-quart de nord-est du cap Bégu ,Sc tout proche, il y a une pointe de rocher de moyenneFauteur, derrière laquelle, du côté du nord, est le petitvillage de Bégu, situé vers l'ouest d’une petite anse Scplage de fables mais on ne le peut voir à moins d’êtrepar son travers. Au bout de cette pointe il y a quel-ques rochers tout auprès qui font hors de l’eau. L’anseou plage de Bégu n’a au plus que 150 toises d’ouver-ture, 8c son entrée est vers le sud-est qui y donne àplein. Ce lieu n’est propre que pour de petites barques 4encore les tire-t-on à terre de peur des vents du large,comme il se pratique en toutes ces côtes. Les habitansde tous ces villages font presque tous pêcheurs, ils pê-chent même du corail aux environs de cette côte. Surla pointe de la droite en entrant à Bégu, il y a unepetite tour blanche, au-delà de laquelle fur une mon-tagne , il y a un vieux château, 8c une tour ronde au-près, qui paroissent de fort loin. Ce château se voit éga-lement du côté du sud 8c du côeé du nord ; c’est unedes reconnoissances de Bégu. v Michelot, Portulan de laMéditerranée, p. 47.
CAP BENAT [le], dans la mer Méditerranée furla côte de Provence. Ce cap est à deux milles vers l’est<le Breganfon. II fait l’extréinité de la baye d’Hieres.Sa pointe est fort haute 8c escarpée de toutes parts ; ilRe faut pas s’en approcher de trop près à cause d’unesèche, qui en est à une longueur de cable. A la pointede l’est il y a un gros écueil , Sc quelques roches auxenvirons , qui font presque à fleur d'eau 8c fort proche.On ne peut passer entre deux qu’avec des bateaux. Toutauprès de cet écueil du côté du nord, il y a une petitecalanque où on peut mouiller 5 à d galères dans unenécessité avec les vents d’ouest 8c nord-ouest, ayantdes amarres à terre. Il y a 6,7, 8, à 9, brasses d'eau »fond d’herbe vaseux. * Michelot, Portulan de 1 la Médi-terranée , p. 77.
CAP BICAYO [le] , en l’ifle de Mindanao, l’unedes Philippines en. Asie, il s’étend fort au levant decette ifle.
1. CAP BLANC [le] » dans la partie méridionalede l’ifle de Corse. C’est une longue pointe de rocheblanche d’où dérive son nom ; tout auprès il y a un grosécueil hors de l’eau. Cette pointe est la plus voisine del’ifle de- Sardaigne, dont elle n’est éloignée que de dixmilles. On voit aussi dans ce passage trois à quatre gros-ses ifles » le long de ía pointe du nord de Sardaigne ,qu’on appelle les ifles de la Magdeléne, de forte qu’en-tre ces ifles Sc la petite ifle plate, qui est proche de lapointe du bonnet du Juif, il ne reste plus qu’environ6 milles d'ouverture, qui est ce qu’on appelle Canal oubouche de Boniface. On y peut passer facilement a«