iz8 ‘CAP
seaux, dont les mariniers peuvent aller prendre les œufs. •Cependant cette iíle est de dangereux abord, à cause desrochers qui sont sous l’eau toutàl’entour. Ce st pourquoiil vaut mieux relâcher à une autre ifle qui est à trois lieuesde la premiere, Se qui est déserte : on n’y trouve que dubois 3c de la pierre. La terre ferme est habitée par desNegres , qui trafiquent avec toutes sortes de nations ; cequi fait qu’ils savent diverses langues , entre autres laportugaise & la francoise. Ils sont la plupart tous nuds »& ne piettent qu’u n petit morceau de toile fur ce que lapudeur ordonne de cacher. Mais les commandans Sc. lesnobles se tiennent un peu plus honnêtement. Ils portentun long vêtement de coton, presque en forme de che-mise de femme, & qui est rayé de bleu, à peu près commele coutil. Ils ont plusieurs petits sachets de cuir, Se quarrésqui leur pendent aux bras 8c aux jambes , fans qu’onpuisse savoir d’eux ce qu’ils mettent dedans. Ils portentautour du cou des dents de chevaux marins, avec desperles de verre entre deux, qu’ils achètent des Hollan-doís, ou des autres nations. Ils ont fur la tête un bonnetde la même étoffe que l’habit. Au reste, ce font des gensprudens Sc sages, ils s’occupent à cultiver la terre, Scsubsistent de ce qu’elle leur produit, se contentant deriz Sc de quelques autres choses pour leur nourriture.Ceux qui font plus riches que les autres, gagent leurvie à nourrir du bétail qui est fort cher, parce qu’il y ena peu dans le pays. II y a beaucoup de forgerons qui en-tendent fort bien leur métier. Le fer y est extrêmementestimé. Entre autres , ils ont de longues barres de setforgées comme des lances , dont ils se servent pour pé-cher Sc pour labourer la terre. Ils font aussi diverses fortesd’armes, comme des flèches, des dards, des javelines,Scc ( b ). La plupart font idolâtres; quelques-uns adorentla lune Sc d’autres le diable, qu’ils nomment Camrnate.Lorsqu’on leur demande pourquoi ils adorent le diable,ils répondent que c’est parce qu’il leur fait du mal > maisque Dieu ne leur en fait point. II y a aussi des Maho-métans parmi eux. On y voit auss des Portugais , maisla plupart font de vrais bandits ; leur demeure ordinaireest à Portodale 8c à Juvale, oh ils trafiquent avec lesAnglois , Hollandois Sc autres nations. Ils. rassemblentdans ces deux places autant d’esclaves qu’ils peuvent, 8cles mènent à S. Domingo ou à Catsiao, d’où ils les en-voient au Brésil, Sc les y vendent bien cher. II y en a ,qui ayant amassé-de grosses sommes à ce négoce, Tachet-tent leur ban, obtiennent rémission de leurs crimes, Scs’en retournent en Portugal. ( a ) Voyages de la compagniedes Indes or. t. i, p. 430. (D Ibidem, t. 4, p. 291.
CAP DE VERGE (le), en Afrique dans la Nigritieau sud de l’embouchure de Rio de Nuno dans l’océan.
CAP DE LA VICTOIRE (le), en Amérique à lasortie occidentale du droit de Magellan, dans la mer Pa-cifique, Sc fur la côte du nord. Ilfutainfi nommé par Ma-gellan qui le découvrit, en signe de joie d’avoir traverséce détroit.
CAP DES VIERGES (le), dans l’Amérique méri-dionale , a l’entrée orientale du détroit de Magellan, ducôté de k mer de Paraguai. II fut ainsi nommé par Ma-gellan qui le découvrit le jour de sainte Ursule. LesAnglois Rappellent le cap de la Vierge Marie.
CAP VIEUX (le), qu Morro Viejo, dans l’A-mérique méridionale fur la côte du Pérou, fous le 14 e .degré 20 minutes de latitude méridionale ; il est haut Scdistant de l’iíle de Canette, de deux lieues nord Sc sud.Au sommet de l’endroit le plus haut, il y a une fente quiparoît grande Sc profonde, à mesure qu’on s’en approche.De ce cap à l’iíle de Lobos, il y a une demi-lieue ou en-viron,- au côté nord-est ae cette isie , on trouve un bonancrage; le côté du fud-est ressemble aune galere, .Sctout auprès on voit une autre ifle qu’on diroit y être. jointe. H y a , Tailleurs , une baye qui s’ëtend depuis ce-cap juíqu a Morro quemado. ^^pplement des voyagesde Woodes Rogers, t. 2, p- 53-
CAP ZACRO (le) ouJÍacro, dans l’ifie de Can-die , dans la partie méridionale de k côte orientale del’isie. Voyez. Ampelos 1. qui est le nom fous lequel lesanciens í’ont connu. De l’ifie dans fa carte de 1 ancienneGrèce, met en cet endroit un promontoire qu’il nommeSacrum, il est clair que ce nom a donné lieu au nommoderne ; mais j’avoue que je ne l’ai trouvé dans aucundes anciens géographes $ue j’ai consultés. De l’Ifle n’é-
C Ap
toit pas néanmoins un auteur à rien risquer fans fon-dement.
CAPACCIO, petite ville d’Italie, au royaume deNaples, dont tout le mérite est d’avoir un évêque, qu!prend le titre d ’ Episcopus Ca-çutaquenfìs. Elle a été bâtiedes matériaux qu’on a tirés de P&flum. La bourgade qu’onappelle Capaccio Vecchio , est fur le mont Calmatius ouCalpatius , au rapport de Cluvier. Voyez l’article suivant.* D.Matth. Egit. Lett. à Langlet.
CAPACE, ville d’Italie au royaume de Naples,dans une petite vallée de la principauté citérieure. Cetteville a été riche Sc peuplée avec titre de duché; mais ellea été presque abandonnée de tous ses habitans; c’est ainsiqu en parle Léandre, p. 200. dans fa description géné-rale de l’Italie. II ajoute qu’elle est assez près de 1a mer,Sc au lieu où doit avoir été 1a ville de PjESTUM , maisil fe trompe; car P^stum, appellée aussi Posidoniaetoit au bord de 1a mer; son nom, qui signifioit Nep-tunienne, ou consacrée k Neptune , nommé par les Grecsn»«líS», ne convient qu’à une ville maritime, Sc nona Capace , qui n’étoit ní fort éloignée de la mer, ni im-médiatement fur le rivage, comme doit l’avoir été Po-,f donie. II y a lieu de douter que Capace soit différentde ce que MM. Samson appellent Capaccio. Ils mettenttres-bien un petit lieu qui conserve son ancien nom danscelui de PefH . En suivant le rivage du golfe de Salernevers le nord , on trouve une tour qu’ils nomment Torredi Pefli ; pour Capaccio, ils en font une ville qu’ilsnomment Capaccio Nuovo, pour la distinguer desruines de Y ancienne Capaccio , située plus au midi, Scqui gardent le nom de Capaccio Vecchio. Le P.Coronelli ne met fur fa carte ni PefH , ni Capaccio , níCapace ; mais Magin les marque soigneusement, Sc l’onvoit bien que fa carte a servi de modèle à celle de MM.Samson. Capaccio fut ruinée en 1249, par l’empereurfrédéric. Baudrand, édit. 1705 , dit qu’elle étoít sur lamontagne, au pied de laquelle 1a nouvelle Capaccio estbâtie. Elle a, dit-il, un évêché íusiragant de Salerne;on peut voir à l’article Pi£STUM,commentl’évêché en futtransféré à Capaccio, comme le rapporte Ughelli dansson Italie sacrée , t. 10 , p. 156. Baudrand, édit. 1705,dit qu’elle est réduite en village , ce qui doit s’entendrede 1a vieille ville ; car dans k liste des sièges de tous lesarchevêchés Sc évêchés de l’univers , il met Capacciocomme un évêché subsistant. Corneille écrit Capaccia ;Sc au lieu de citer Baudrand , dont il emprunte son ar-ticle , cite Davíty , qui dit effectivement Capaccia; maispas la moitié de ce que contient l’article de Corneille,dont le principal, comme j’aí dit, est tiré de Baudrand:ce dernier met Capaccio à trois milles de k côte de lamer de Toscane Sc du golfe de Salerne, Sc à vingt-deuxmilles de k ville de Salerne vers le midi.
1. CAP Ai, ville de l’Hellespont, selon Etienne qu!
cite Androtíon.
2. CAP Aï. Voyez. Tacapé.
CAPALITA, ville de l’Amérique septentrionaledans la province de Guaxaca ; elle est grande Sc situéeauss bien qu’Aguatulco, dans un pays plain , rempli debrebis 8c de gros bétail, Sc oh il y a quantité de fruitsexcellens, particulièrement de ceux qu’ils appellentPinas , ou Ananas & Sandias , qui font gros commedes citrouilles, qu’on appelle en Europe melons d’eau,qui fe fondent dans k bouche comme la neige, Sc fer-vent pour appaifer 1a soif que cause 1a grande chaleurqu’il y fait, parce que c’est un pays bas 8c marécageux,qui est situé près k mer du sud. * Gage , Voyages,2. part. c. 9 - P- 97-
CAPANABASTLA, grande vallée de l’Amériqueseptentrionale dans 1a Province de Chíapa. Elie est con-sidérable par une grande rivière qui fort des montagnesde Cucbumatlanes , Sc se va rendre à Chiapa des indiens,Sc dek à Tabasco. Elle est renommée auss par 1a grandequantité de poisson qui fe pêche dans k rivière, Sc parle grand nombre de bétail qui s’y trouve, Sc qui nourritnon feulement 1a ville de Chiapa, mais auss tous leslieux voisins. * Gage, Voyages, 2. part. c. 14, p. 153.
Le principal bourg oh est le Prieuré s’appelle Ca-panabastla; il est habité par plus de huit censIndiens.
CAPANACIA, hôtellerie d’Italie dans le Patrimoi-ne de S. Pierre, près de k ville de Sutri. On voit prés