CAP
de Cette hôtellerie les ruines de Vicus Matríni, ancienlieu de l’Etruríe. * Baudrand, édit. 1705.
CAPARA , ville de la Lusitanie. Antonin la met furla route de Mérida à SaragoíTe, entre Rusticiana 8 c Cx-cilion, à 22, mille pas f une de l'autre; mais les éditionsce Zurita 8 c de Bertius portent Cappara par deux pp.Ptolomée, L 2. c. 5. écrit Capara , Sc donne cette villeaux Vettons , peuple le plus oriental de la Lusitanie.Pline, /. 4, c. 22, en nomme les habitans Caperenses;c’est présentement las ventas de Capara , entre Coria8 c Pìacentia dans le royaume de Léon en Espagne.
CAPARCELIS, petite ville de P Arménie mineure,dans le département nommé par Ptolomée, l. 5, c. 7,
27 ùttTfjytct Actostvtetvtiffìf9i,
C APARDIEL , rivière d’Espagne au royaume deLéon; c’est la même que Zapardiel. Voyez, ce mot.
CAPARETsEA, village de Samaríe , selon Justin& Eusébe. 11 n’est remarquable que pour avoir été lapartie de Ménandre, disciple Sc successeur de Simon leMagicien. Voici ce qu’en dit Eusébe. Hift. Ectiej'. 1. 3 ,c. 26, » Justin ayant parlé de Simon, parle aussi de celui-“ ci (Ménandre) en ces termes : Nous savons qu’un» certain Ménandre qui étoit aussi Samaritain Sc natif» d’un bourg nommé Cappara te a , disciple de Simon,» fut poussé par les dénions à aller à Antioche , où il» trompa grand nombre de personnes par ses enchante-» mens ». Cousin , dont je fuis ici la traduction , écritpar un double pp ce nom & en fait un bourg, au lieustu’Ortéiius écrit par un p simple , & ne fait qu’un vil-lage de ce lieu (Viens).
CAPARGAMALA. Voyez. Caphargamala.
1. CAPARNAUM, fontaine de la Palestine, prèsdu lac de Gennesareth. Josephe, parlant du pays d’au-près ce lac , dont il vante la fertilité, dit : Outre labonne température de Pair, il est arrosé d’une fontaineabondante qui est appellée Caparnaum par les habitans.Quelques-uns croient que c’est une veine du Nil, parcequ’il produit des poissons, pareils à ceux que l’on pêcheà Alexandrie. Cette raison est frivole. Si elle valoit quel-que chose, il faudrcât dire que le Rha , l’Indus & leGange font aussi des veines du Nil, car ils se débordentcomme lui , 8 c nourrissent des crocodiles. L’édition latinede Josephe parRufin d’Aquilée, revue par Gélénius litCapernaum. * De Bello, 1 . 3 , c. 18.
2. CAPARNAUM, ville. Voyez. Capharnaum.
CAPAROSA, ancienne ville de la Judée, selon
Ptolomée. Voyez. Capharorsa.
CAPARSÀMA, ville de la Ptolemaïde, selon JeanMoscus dans son Pré spirituel, cité par Ortélius.
CAPASA, ancienne ville de la Lusitanie propre ,selon Ptolomée, /. 2 , c. 5-
CAPASTITES. On lisoit ainsi autrefois dans Pline,nu lieu de Cabasites. Voyez, ce mot. Divers manus-crits portoient Cabastites . qui approche davantage duvrai nom que le P. Hardouin a rétabli fur P autoritéde Ptolomée 8 c fur celle ces actes du premier conciled’Ephèse, où il est fait mention de Théopompe, évê-que oe Cabasa.
CAP AH A NE ou Pacatiane, surnom d’une con-trée particulière de la Phrygie. Voyez. Phrygîa..
CAPBERN, fontaine minérale de France dans leNébousan, à un quart de lieue du village de Cap-Ver.Elle est dans le fond d’un vallon fort étroit , qui n’apoint plus de diy pas de large. Cette fontaine n’est cou-verte que de branchages : Peau en fort en bouillonnantde la grosseur d’un homme, Sc se perd tout auprès delàdans un ruisseau qui coule le long du vallon. Cette eauest fort claire, Sc n’a point de goût dominant a un peude stipïicité'près. Elle n’est pas plus chaude que de Peauqu’on auroit exposée Pété au soleil pendant quelquesheures. Elle l’est un peu davantage en hiver & égale-ment abondante en toute saison. A sa source , elle nefait aucun changement à la teinture de tournesol, ni auyrop violât; encore moins à la teinture de rose , avant° u S P rès Pavoir. déguisée avec P esprit de sel, ou avecla duiolution de l’alun. Elle ne tire point la teinture denoix de galle, plus que l’eau commune, 8c ne trouble nine jaunit la dissolution du sublimé corrosif. Le sel alcali yfait le lait virginal, ensuite le Coagulum, qui s’affaisse aufond du verre, & y fait une petite précipitation blanche.
FigâHiQl de laíorce, Descr. de la France, t.4 , p, 137*
CAP
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CAPCHAC. Voyez. Kapchac.
CAP-CLARE, petite iste de. la mer d’írlande, oùnaquit, suivant la tradition > saint Kíaran , ancien évê-que de Saiger.
CAPDENAC, petite ville de France dans le Quercí»fur un grand rocher escarpé de tous côtés & presque en-vironné par la riviere du Lot > à 7 lieues au-dessus de Ca-hots , Sc à 1 1 . au midi de Figeac. Elle est d’une si grandeantiquité, que ses habitans croient que c’est P Uxello-dunum dont César ne se rendit maître qu’-après un longsiège; que Nicolas Sanson, dans ses remarques fur lacarte de Pancienne Gaule, cherche à Cahors, & d’autresà Puech d’IJsoudun. La petite ville de Capdenac est en-core distinguée par fa fidélité 7 car elle n’a jamais étésoumise aux Anglois. Ce fut à cette considération quePhilippe le Long accorda plusieurs beaux privilèges àses habitans , 8 c même l’exemption de toutes sortes desubsides. Les rois ses successeurs ont ponfirmé toutesces concessions, 8 c ont déclaré que la taille étant un sub-side, ils en étoient affranchis. Cette ville faisoit autre-fois partie du comté de Rodés, 8 c après la confiscationde ce comté , Louis XI. la donna à Jacques d’Ar-magnac duc de Nemours. Celui-ci en fit don & venteà Gallíot de Genouillac, grand-maître de l’artillerie ,dont la petite-fille le porta dans la maison d’Uzez, parson mariage avec Jacques de Crussol. On ne comptequ’etiviron quatre cens personnes dans Capdenac. * Pi-ganïol de la Force , Desc. de la France, t. 4, p. 199 8 c 200,
CAPE. Voyez, Tacapé Sc Capes.
CAPEDUNUM, ville des Scordisques ( a ), peuplede la basse Pannoníe près du Danube. Lazíus ( b ) croîtque le s traces s’en voient à Kapfenberg 8 c Capes-teiN. 11 est vrai que le Dunum des anciens, répond auj$ er g des allemans, 8 c signifie une montagne, une col-line. Le mot Stein, qui "signifie proprement une pierre,étant composé avec quelque nom, signifie un château ouune forteresse. ( a ) Strab. 1 . 7, p. 318, ( b ) Ort. Thesaur.
CAPEL , petite iste de la mer d’Irlande, à trois ouquatre mille du port d’Yougal.
CAPELAN, montagne d’Asie au royaume de Pégufà douze journées ou environ de Sírían, tirant au nord-est. ^í’est-là qu’est une mine d’où se tire la plus grandequantité de rubis 8 c espinelles, autrement meres de rubis,8 c topases jaunes, de saphirs bleus 8 c blancs , d’hyacintes,d’améthistes 8 c autres pierres de différentes couleurs.* Xavernier, Voyage des Indes, 1 . c. 2 , 19.
CAPELLA, ce mot qui est le diminutif de Capra »une chevre, n’a jarstais été employé que pour signifierune petite chevre, dans les auteurs de la bonne latinité ;mais dans la basse latinité, il a été pris pour signifierune chapelle.
II est arrivé que des chapelles par leur célébrité ontattiré une affluence de peuple ; & que l’espérance dujrain a engagé des gens à bâtir auprès; de lorte qu’ils^est formé un bourg ou une ville, qui a conservé dansson nom un monument de son origine. La France aquantité de lieux 8 c de villages de cette espece. Danssélection de Tulle, par exemple, on trouve la chapelleaux Plats, qui n’a que cinq feux; la chapelle S. Geraudqui en a cent treize ; la chapelle F.pinajse qui en a qua-rante-trois. Dans sélection de sainte-Ménehoud , onvoit la chapelle sur Aulve, qui a seize feux. Dans sé-lection de Châlons, la chapelle sur Curbais & Bievreen a vingt-huit. Dans sélection de Paris » la chapelleMii° n en a vingt; la chapelle S. Denis en a cent trente-six. Dans sélection de Meaux, la chapelle fous Crecy,en a près de deux cens » 8 c ainsi de quantité d’autres.Voyez ci-après les articles Capelle.
CAPELLATIUM. Ammíen Marcellín , 18 ,
12 6, edit. Lindebrog. dit : Lorsqu’on fut arrivé dansla contrée nommée Capellatium ou Palas , où desbornes distïnguoient les territoires des Bourguignons8 c des Allemans, on campa. Ce mot de Palas a facile-ment persuadé à ceux qui n’éxaminoíent pas les cho esfort éxactement, que les électeurs Palatins en avoienttiré leur nom; mais comme le remarque L ndebrog,Objerv. m 1. c. p. 74, c’est une [erreur qui el avam-ment réfutée par Marquard Freber, Grigi? 1 - 2 >
Beatus Rhenanus , Ber. German. 1 - i> P - 4 . * . ' a
donné dans cette erreur. Jean Herold ne s e oiguoit pasde cette opinion, puísqu’il b Capellatium, noir
Tome 11 . 2 ij