CAP
Magrada & toute environnée de déserts; Ce qui a faitdire à quelques anciens qu’eile étoit mieux gardée parles sables .& par les serpens que par les soldats.
CAPHETH-RAM1S , petite place forte de la hauteIdumée. Josephe, de bell. l. $ , c. 3 , en fait mention,& dit que Cerealís l’ayant prise chemin faiíant, y mitle feu. Rufìn la nomme Caphetra , dans ía version la-tine. Pierre Apollonius dans son poème de la destruc-tion de Jérusalem, ou il semble copier Josephe, l’ap-pelle C a p H A R A.
fíinc Syriis , illínc Arabum, conterrhina SylvísAffaca diripitur, Solimœ qnoque proxirna Chebron,Abjurait pofihac Capharam Vulcanius igais .
CAP 143
dava de Ptoîomée. II n’a pas fait assez de réflexion surla condition que met Antonin ; savoir que Capidavadoit être entre Axiopolis 8 c Carfum ou Carson, deuxvilles situées fur le Danube, a,u lieu que Comidava dePtoîomée est bien loin de-là de l'autre côté de ce fleuvedans la Dacie.
CAPILLATI, peuple de la Ligurie qui portoit sescheveux, d’où lui venoit le surnom de Capillati, c’est-à-dire , Chevelus. De même on a donné le surnom deChevelue , par une pareille raison à une partie de laGaule. Ce peuple demeuroit dans les Alpes. Lucain,/• 1, v. 442, parlant des Liguriens , qui avoient quittéleur ancienne coutume, de laisser croître leurs che-veux , dit :
* Ee Excid. Hierosol. h 3, P- ^5*
CAPHTQR [l’ifle de]. Moïse dit que les Hevéensqui habitoient à Hazerim jusqu’à Gaza, furent chassespar les Caphtorim, qui sortis de Caphtor, les détrui-sirent & s’établirent dans leur pays. La vulgate traduitces Caphtorim venus de Caphtor par les Cappadociensvenus de la Cappadoce. Jérémie, c. 47, v. 4, dit queDieu détruira les Philistins qui font les restes de Pistede Caphtor. La vulgate traduit encore par l’isle de Cap-Padoce, aussi bien que dans le passage où Amos, c. 9,v. 7, p ar i e <j e s Philistins de Caphtor, Palestins de Cap-padoce. Cependant Moïse dans la Genese, c. 10 ,v. 14,distingue les Philistins & les Caphtorim, & la vulgateconserve ce dernier nom. D. Caimet considère ces nomsEaphtorìm , Cretim , Cerethim , ou P hilistins,comme signifiant un même peuple. Dans la premiereédition de son commentaire íur la Genese , il avoit ditque le S Caphtorim venoient de l’iíle de Cypre ; maisdepuis il a changé de sentiment , & a tâché de prou-ver [dans une dissertation particulière , imprimée à latête du premier livre des rois] qu’ils étoient originai-res de Crete. * Deuter , c. 2, v. 21.
CAPHYES, ancienne ville du Péloponnese. Plutar-que en parie dans la vie de Cléomene. Strabon , 8 ,
A 338, k met au nombre des villes de l’Arcadie , quisubsistoient plus de son tems, ou dont il ne restoitplus que quelques vestiges. * Traduct. de D acier, t. 7,ksg- 42. ^ . .
CAPI ou Capou, ce mot chez les Orientaux sigill-ée une porte. Delà vient qu'il appellent Demir-Ca-
- «u Porte de fer certains passages difficiles ou défi-as qu’une armée peut difficilement 'forcer. Ricaut ditPe l e mont H*mus est aujourd’hui appellé par lesPurs Capi DërVENT , c'est-à-dire , la porte du dé-troit, Bespier, son traducteur, ajoute les observationssuivantes ; Dervent ou Derbend > car le B Bcl’Vse con-fondent parmi les Persans Sc les T ures , signifie détroit.Ce mot est persan Sc signifie bande ou ligature de laP or te , car Bend en persan signifie une bande, un ru-ban, Scc. 8c Der signifie une porte. Tous les détroitss°nt ainsi appeliés en persan, parce qu’ils sont commeoes bandes ou des ligatures, qui ferment le passage oula porte à ceux qui veulent entrer dans le pays lors-qu’on y mot des gardes qui en défendent l’entrée. LesGrecs appelloient ces détroits des portes > & lesPatins Pil a , ^ui est le même mot. Des Hayes, au lieude Capi Derbent , dit capigi Dervent^, c’est-à-dire , portier de l a montagne , comme il l’explíque.Fqyeic zEtna. Demir-Capi Sc Derbent. * Etat deP empire Ottoman, 1. 3 ,c. n.
CAPI, riviere de l’Amérique méridionale au Bré-sil , dans la capitainerie de Para. Son cours est d'orienten occident, "& va se rendre dans celle Muju > préci-lement au-dessus de la ville de Para, après avoir reçucelle de Guama. * Voyage de P Amérique par M.■ de laPondamine.
CAPIDAVA, ancienne ville de la baffe Mysie.Antonin la met fur l a route de N ïcomédie , à moitiéchemin entre Axiopolis 8c Carson , à 18000 pas,de l’une1 autre - La notice de Hierocles la met dans la Scy-t ie, comme étant une des 15 villes du départementoe cette province. Ce nom y est écrit Capi DA B RA, ouCapiDAVRa & selon d’autres exemplaires
Constantin Porpbyrogenete, /. 2, Themet. 1,d!t auffi Capidaba. Ortélíus doute si c'est la Comi-
Et nunc tonse Ligur, quondam per colla décora
Crinibus affufìs loti prœlate comata. '
II paroît que Pline nomme ce peuple particulière-ment Capillati, comme Lucain nomme Comata la Gaulechevelue , fans exprimer le mot Gallia , de même quePline n’exprime point celui de Ligures. * Pline > 1. 3,chap- 5-
x. CAPINA , îíle de la mer des Indes près de l’Ara-tble heureuse , selon Pline, /. 6, c. 28.
2. CAPINA , )
CAPINATES Sc S Voyez. Capéna.
capinna, 5
CATION 18 TURRIS, ancienne tour qui servoítde phare a l’entrée du Guadalquívir, Strabon en parleainsi : Le fleuve Battis a deux embouchures , entre les-quelles est une isie qui a cent stades 8c même davan-tage de côtes maritimes : Dans ces lieux, ajoute-t-il,il y a l’oracle de Mnestée 8c la tour de Capion, bâ-tie fut une roche entourée de la mer. C’est un ouvrageadmirable, comme le phare [d’Alexandrie] pour ser-vir dé signal aux vaisseaux; car outre les bancs forméspar le limon que charie le fleuve, son embouchure estdangereuse, par les roches qui font cachées fous Peau.Pomponlus Mêla, /. 3, c. 1, parle aussi de cette tour;mais cet endroit a été diversement corrompu par lesfaux critiques : ayant trouvé in ipso mari monumentumCepionE Jcopulo magis quam insulte impofìtum , ils ontcru que ce nom de Cepionis , qu’ils ne connoissoient pas,étoit pour Geryonis, parce que Philostrate ( a ) dit queles hahitans de Gades élevèrent a Gades un tombeauà Geryon. Festus Avienus dit dans le même sens :
Geryonis arx est émir,us, namque ex eaGeryona quondam nuncupatum accepimus.
Mais il n’étoit nullement question de ce fort dans íepassage de Mêla. Ce dernier a voulu parler du mêmemonument dont parle Strabon. Vossius reprend les sa-vans qui lisent Capionis dans Strabon au lieu de Cœpio-nis ; car quoiqu’il y ait eu plusieurs Cxpions , on nepeut toutefois douter qu’il ne s’agisse ici de QuintusServilius Csepio , fameux par le triomphe dont il futhonoré après les avantages qu’il remporta fur les Lu-sitaniens, Sc plus fameux encore par son crime 8c parson supplice. II fit apparemment bâtir cette forteressepour arrêter les courses des pyrates de Lusitaníe , quicroissent devant l’embouchure du Guadalquivir, 8c in-festoíent les flotes romaines , comme l’histoíre de cetems-là le fait connoître. Ce lieu s’appelle en languevulgaire Chipiona, par une erreur du peuple qui neconnoissant point Cspion, Sc sachant que Scipion s’estsignalé en Espagne , a cru que c'étoit ce héros dont celieq porte le nom. Cette erreur fe trouve déja dans Jor-nandes ( b ) Monumentum adhuc conspicitur Scipiofíis.O Vit. Apollon. ( b ) De Reb. Getic. c. 1, pág. 3, édit.Vulcanii.
C APIS, ancienne colonie d’Italie, selon Frontín.D’autres exemplaires portent Gabis.*.Dc Colon- p- Jl 3-édit. Cornes. ,,
C APIS A, ville d’Asie dans le Paropanise, ielonPtoîomée, /. 6, c. 18. Son ancien intreprete latin ec,itCapissa, d’autres Catisa. Solin, c. 54, p- °5- e J 1 $ai-maf. écrit mal ce nom Caphusa, & met cette vi e présde l’Indus, en quoi il fe trompe. Th",e - • , écrit
Capissa, & en parle comme d’une ville qui n avoit pu