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íçavoir, à Chammata, à CapharuaKitia Sc à Be-thel de Judée. * Echa Rabbeti, fol. 70, V. 3.
CAPHAR-NACHUM, les Badins nomment ainsiun certain lieu dont ils traitent les habitans d’hérétiques.Reland croît avec raison que ce lieu n’est autre queCapernaum ; car c’est ainsi que les Protestans écriventce nom conformément- au texte grec, au lieu que lavulgate dit Capharnaum, qui est plus conforme à l’éty-mologíe hébraïque. Ce reproche d’héréfie vient peut-êtrede ce que Jesus-Christ ayant vécu long-tems à Ca-pharnaum beaucoup d’habitans crurent en lui, ce quine pouvoit qu’irriter ceux des Juifs qui ne l’avoientpasreconnu pour le Messie. Voyez, P article suivant. .
CAPHARNAUM. Le grec Sc les versions des Pro-testans-, qui le suivent, porteqt Capernaum. Cetteville est célébré dans l’Evangile par l’honneur qu’elle aeu d’être la demeure la plus ordinaire de Jesus-Christpendant les trois années de fa prédication. Elle étoít en-Palestine, dans la Galilée. S. Luc, c. 4, -u. 31, dit : IIdescendit à Capharnaum, ville de Galilée. S. Matthieu,c. 4, v. 12, &suiv. en marque plus précisément la po-sition : Jésus depuis ayant oui dire que Jean avoit étémis en prison se retira dans la Galilée, Sc quittant laville de Nazareth, il vint demeurer à Capharnaum, quiest proche de la mer, fur les confins de Zabulon Sc deNephtali. Cette mer dont parle S. Matthieu, est dési-gnée par ces paroles de S. Jean , c. 6, v. 1. Jésus s’enalla ensuite au-delà de la mer de Galilée, qui est cellede Tibériade... v. 16 Gr 17. Lorsque le soir fut venu,ses Disciples vinrent à la mer, 8e monteront dans unebarque pour passer au-delà de la mer vers Capharnaum.S. Jean, v. 60, nous apprend qu'il y avoit une synago-gue ou le Sauveur expliqua les avantages que les fidèlesdévoient tirer de la manducation de fa chair dans l’Eu-charistie. Quant à l’étymologie du nom de cette ville»si on l’écrit par un V dans la derniere syllable, il veutdire , belle métairie > beau village : si on l’écrit pár unn, comme dans la version syriaque, il signifie, métairieou village de consolation. Eusébe dit que c’étoit un vil-lage de lòn tems. J’ai déja averti que le Capharnaumprétendu de Ptolomée est Caparcotia dans les ancien-nes éditions, c’est ainsi qu’on lit dans celle de Strasbourgà 1520. Caparcotia est la même chose que Caparcotani,comme la table de Peutinger le nomme entre Césareede Palestine Sc Scythopolis à 28000 pas de la premíere,Sc a 24 de la seconde; ainsi ce n’est point Capharnaumqui ne sauroit être au milieu des terres, ni entre cesdeux villes. Josephe, de bello, l. 3 , c. 18, dit qu’ayantété blessé dans le combat, on le porta au village de Ke-pharnome , Sc delà à Tarichées. On peut juger de lafuite de son discours que ce village n’étoit pas loin duJourdain 8c de Juliade, qui est la Bethsaïde de l’Ecri-tare sainte. II nomme Caparnaum une fontaineaupays de Gennesar, que l’on croyoit être une branchedu Nil. L’itînéraíre du saint Martin Antonin écrit auVI- siécle, Sc différent de l’itinéraire que je cité si sou-vent, dit : Delà nous vinmes à la ville de Capharnaumdans la maison de Pierre, qui est présentement une ba-silique. AuVIE siécle, Adamnanus Ecossois , qui aécrit de la Terre-Sainte fur les mémoires que lui four-ni ssoit Arculphe evêque .François, dit au /. 2. Ceux quidescendent de Jérusalem 8c veulent se rendre à Caphar-naum, comme Arculphe rapporte, vont droit par Tibé-riade; ensuite côtoyant le lac de Cinnereth, qui est lemême que la mer de Tibériade, Sc la mer de Galilée,ils peuvent traverser le lieu de la Bénédiction dont ona parlé auparavant, Sc dela en suivant le bord du lac,aptes avoir un peu tourne, ils arrivent à Capharnaum ,lieu maritime aux confins de Zabulon Sc de Nephtba-lim. Selon le témoignage d Arculphe, qui vit Caphar-naum de dessus une montagne voisine; elle n’a point demuraille & est resserrée dans une espace étroit entre lamontagne Sc le lac, Sc s’éteno en longueur fur le ri-vage, ayant la montage au nord Sc la mer au midi, demaniéré que fa longueur est d’occídent en orient. Cettedescription nous montre que Capharnaum doit être furle rivage septentrional de cette mer, aíîez prés de l’en-droít où. le Jourdain entre dans ce lac. On fait d ailleursqu’elle étoít à l’occident de cette rivíere. Elle subsistoit•encore comme village au VIII. siécle , Sc l’itinéraire deS. Guillebaud {JP'illib aidais) en fait mention; mais íi
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n’est reste pas même les ruines. Les pèlerins modernesn’en font aucune mention. Le P. Nau, qui a visité cettemer> 8c qui nous parle des ruines de Bethsaïde Sc dela ville de Tibériade, Sc qui a parcouru tous les lieuxqu’il íavoit avoir été foulés par les pas de J. C. n’auroitpas manqué de voir Capharnaum ; mais il y a bien dessiécles que la menace du Sauveur a été accomplie, ditS. Matthieu, c. n , v. 23. Et toi Capharnaum qui t’esélevée jusqu’au ciel, tu feras abaissée jusqu’aux enfers.
* Ronfrer. in Euseb. Onomast.
CAPHAR- NIMRA, ville de la Terre d’Israël,dans la Palestine. Elle étoit fort peuplée, Scies rabinsdisent qu’il y avoit trois cents maisons ou boutiquesde tisserans qui faisoient des voiles. * Echa Rabbeti >fol- 75 , col. 4.
CAPHAR - NOME, village ancien de Palestine ,dans la Galilée. Josephe dans fa vie dit, qu’on l’y portaaprès qu’il eut été blessé dans un combat ; il n’étoit pasloin du Jourdain Sc de Juliade. On demande fi c’est lamême chose que Capharnaum ; ce qui empêche qu’on.le croys, c’est que Capharnaum n’étoit pas alors unvillage, mais une ville célébré.
CAPHAR-ORS A, ancienne ville de l’Idumée àl’occident du Jourdain , selon Ptolomée, /. 5 , c. 16.Reland croit que ce peut bien être la même chose queCeperaría, qu’Antonin met à 24000 pas d’/Elia ou Jé-rusalem , sur la route d’Ascalon.
CAPHAR-SABA, Josephe, antîq. I. 16, c. 9, Grb 13 , c. 23 , dit qu’Herode bâtit la ville d’Antipatrideen l’honneur de son pere Antipater, dans la campagnede Caphar-Saba. 11 écrit ce nom xAaçtrAZ, La chroni-que Pascale, ad ann. U. C. 742 , rapporte la même cho-se; mais au lieu de Capbar-Saba, on y lit e't< ^
U faut lire , comme le dit Reland , Falafi.
P- 690, qui ne croît pas qu’il s’agisse ici de Versabin,ÍVersabinum Castrum ] dans la Palestine, duquel il estfait mention au 30 e livre du code Théodosien; car ceVersalinum Castrum , doit être la même place que Ber-fabé. * De Erog. mil. ann.
CAPHAR-SALAMA, ou Caphar-Sarama, estpeut-être la même chose que Caphar-Semelia , dontil est fait mention par le prêtre Lucien dans son histoirede l’invention des reliques de S. Etienne. Reland Pa~lœft. p. 691, semble douter si ce ne seroit point aussi lamême chose que Caphar-Gamala , dont il y est aussiparlé. * Machab. I. 1, c. 7 , v. 31.
CAPHAR-SAMAI, ville de la Palestine , peu dis-tante de Sipporis, en allant vers Acco ou Acre. 11 enest fait mention dans la Gemar de Jérusalem. * Falest.Pag. 691.
CAPHAR-SARAMA. Voyez. Caphar-Salama:
CAPHAR-SEMELIA. Voyez. Caphar-Salama.
CAPHAR-SORECH , village de la Palestine , au-près d’Eleuterople, tout joignant le village de Saara ( a ).On croit qu’il portoit ce nom de Sorech chez qui de-meurent Dalila ( b ), de laquelle Sanson devint amou-reux. ( a ) Hier on. ad vocem Sorech. ( b ) Judic. ió,v. 4.
CAPHAR-TEBI, lieu de la Palestine à l’orient deLydde. * Reland , Paisss p. 692.
CAPHAR-TOBA, village situé au milieu del’Idumée selon Josephe, de bell. I. 5 , c. 4. Rufin sem-ble avoir lu > Caphartopha.
CAPHAS , montagne de la Libye intérieure, selonPtolomée, /• 4» c. 6.
CAPHENG, ville de l’Inde, au-delà du Gange auroyaume de Siam, avec une province de même nom.
* Baudrand, édit. 1705.
CAPHEREUS » selon Ptolomée, /. 3, c. 15. Ca-phareus , selon Strabon, l. 10. p. 445 , mais dans cedernier il faut lire entre Capharée Sc Gereste, Se nonpas entre Aulide 8c Gerestre, comme l’avoit très-bienremarqué Xylander, fur l’autorité des abrégés de Stra-bon , où les manuscrits portent Caphareus 8c non pasAulide. Cette correction est approuvée par Casaubon,qui ajoute qu’Aulide étant en terre-ferme n’a rien decommun avec ce dont il s’agit dans ce passage. Ce pro-montoire est ce que les gens de mer nomment Capo.dell’Oro , dans l’ifle de Negrepont.
CAPHESAou Capsa, selon Ptolomée , l. 3 , c. 1$*Sc Sttabon , /. 10 , x. 445 , ancienne ville d’Afriquedans le Biledulgerid, vers la source de la rivière de