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Tome second. C - F.
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CAP

Cette -montagne avoir d’un côté une pentè assez dou-ce, & l’on y rnontoit par-là. C’est ce qu’on appelloitCíivus Capitolinus ( b ). Elle étoit escarpée de l’autrecôté, 8c c’étoit ce qu’on appelloit Saxum Tarpeium 8cRupes Tarpeia, d’où l’on précípitoit les criminels. Tite-Live, l. <5, c. 37, dit : Non objervatam effé speciemngmïnis Gallontm per rupem Tarpeiam Jcandentix. Etlâche dit, ann. I. 6, c. 19, -Sextiix Marins saxo Tar-peio dejiciîur. V) Dionyf Halìcarn. 1 . 2, c. 40. ( b ) G-cero, pro Mil. c. 24, 8 c 2, Phil. c. 7.

Elle fut enfin nommée le Mont Capitolin , fous lerégne de Tarquin VIL roi de Rome. Délivré ( a ) d’unelongue guerre contre les Gabiens, il licencia son armée ,& ne songea plus qu’à bâtir des temples pour acquitterles vœux de son ayeul, qui, dans la derniere bataille qu’illivra aux Sabins, promit à Jupiter, à Junon & à Minervede leur élever des temples, fi par leur secours il rempor-toit la victoire. Les Dieux l’ayant éxaucé, ilavoitdéja,par d’immenses travaux, comblé tous les environs d’unemontagne fort escarpée, 8c applaní le terrein fur lequel11 avoit dessein de bâtir; mais la mortl’empêchade pous-sa pl- us fo; n f es ouv rages. Tarquin, son petit-fils, quiavoit destiné à la construction de ces édifices les díxmesqu’il s’étoït réservées de la conquête de Suesse, fit venirun grand nombre d’ouvriers pour commencer cette entre-prise En creusant les fondemens .... on trouva la tête d’unLmme aussi fraîche que fi elle venoit d’étre coupée, & lesangquJen découloit étoit encore chaud. Tarquin, surprisde cette aventure, fit cesser les travaux, & ayant fait ve-®ir les devins du pays , il leur demanda ce qu ils en pen-íoient... Tous renvoyèrent l’affaire *aux Etrusques ,c omme aux plus sçavans dans l’art de deviner. Informé dustom du. plus habile entre les devins Etrusques, il lui dé-pêcha des ambassadeurs.Ce devin, (que Pline ,

L 28, c. 22 , nomme O le nus Calenus) après plusieursdemandes captieuses qu’il leur fit, leur répondit de laforte ( b ) : Romains, rapportez à vos citoyens que lavolonté des destins est que le lieu où l’on a trouvé unet( -te, foj£ 0n jour la capitale de 1 Italie. La montagnedepuis ce tems-là prit son nom de cette aventure, & fut^Ppeliée Capitale d.u mot Caput > dont les Romains íeservoient pour exprimer une tête■ Tarquin fui cette ré-ponse , continua l’édifice : il avança une grande partie^ouvrage qu J íl put entíerement achever* par cestu’il fut chassé de Rome dans le tems qu’il y faifoit tra-vailler. Le temple ne reçut fa derniere forme que latroisième année du Gouvernement consulaire. II fut bâtiàr la c'me de la montagne. íi avoit huit arpens de tour,Gela fait 1840 pieds romains, ou ce qui est la mêmechose, fofou Snellius 8 c autres, 1840 pieds du Rhin).On en peut juger, continue Denys d’Ûalicarnasse, parcelui q: j sot bâti du tems de nos peres fur les fondemensdu prens er , après qu’il eut été ruiné par l’incendíe, 8 cstui ne diffère de l’ancien, que par la richesse 8c la ma-gnificence de ses ornemens. Sa façade représente troisordres de colomnes, les côtés n’en ont que deux. Letemple en renferme deux autres construits fur les mêmesfondemens Sc fous la même couverture , 8c ne font sépa-res les uns des autres que par les murailles qui leur sontcommunes. Le temple qui est au milieu, est consacré àJupiter. &• r.

Cs f* t f V

u.- , ur , cette montagne que Romulus planta un

pfpr fr VO 1 être UN asyle inviolable. Ovide dit,■c ajr. I. 3 , v . 431, J

Romulus ut Saxo lucum circumdedit alto .

Cuilìbet hue, dixit, confuge , tutus eris.

Ee Capitole d’aujourd’hui est remarquable par troisbeaux édifices séparés l’un de l’autre. Celui du milieubâti sous Boniface IX, Sc réparé fous Grégoire XIII. ScClement VIII. fous la direction de Michel-Ange Buo-uarotti , est la demeure du Sénateur de Rome , qui y á di-vers tribunaux 8c des prisons. Ceux des deux côtés sentoccupes par les conservateurs de Rome. On voít aussi furcette montagne divers palais; ceux des Carafelli, Rus-poh, bantac-oci, Astalli, Massimi, Vaini. Gapifucchi.8c oaveili ; outre le monastère dï Torre, dí Specçhi ,I ancienne église à?Ara Cœli, celles de Santa Maria ín

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Campìtellí, de S. Adrien, de S. Côme 8c S. Damien,de S. Laurent in Miranda, de Ste. Martine 8c autres.On y a rassemblé un grand nombre de peintures très-exquiscs & d’excellentes statues. Voyez. Rome.

GAPITOLIA. Ptolomée, /. 5, c. 16, parlant deJérusalem, dit' que de son tems on la nommoit vËliaCapitolia; c’est une faute de ses copistes. Cette villefut nommée JElia Capitolina.

CAPITOLIAS, ville de la Céiéíyrie, selon îe même.Ii la met au nord d’Adraa, Sc à une distance encore plusgrande de Gadara, au-delà du Jourdain; Sc en cela ils’éloigne de la table de Peutinger, qui la met entre cesdeux villes fur une même route, 8c à seize milles del’une Sc de l’autre. Antonia la met íùr la route de Se-riane àScythopolis, entre Neve Sc Gadara, à trente-sixmille pas de l’une, 8c à seize mille de l’autre. Ce quiconfirme la table de Peutinger. Outre cela , l’itinéraire 7d’Ântonin répété les mêmes distances dans la route pré-cédente. La notice de Hiérocles dans le recueil de Schel-strate, t. z, p. 715, met Capetolias, en-

tre ses villes de la seconde Palestine. La notice t. 2,p. 742 - du Patriarchat de Jérusalem met un siège épis-copal suffragant de Scythopolis. Une autre notice an-cienne, p. p66, fait cet évêché suffragant de Nazareth,Celle de l’Archimandrite Nilus Doxapatrius, p. jzj,la met au contraire pour l’un des vingt-cinq archevê-chés independans , 8c qui n’ayant point de suffragans ,relevaient immédiatement du Patriarche de Jéruíalem.Celle de l’evêque de Cathare la nomme Capitolina ; ce-pendant, la notice, p. 77o, du Patriarchat de Jérusa-lem , semble distinguer Capitolias de Capitolina ; carelle marque Capitolias, p. 742 , comme premier siègesuffragant de la métropole Scytopolís, 8c dans la pagesuivante elle met Capitolina, p. 743 , entre les suffra-gans de Jérusalem,' c’est-à-dhe, entre les vingt-cinqsièges qui relevaient immédiatement du Patriarche.CAPITOLIN U S. Voyez. Capitole.

CAPITONIA 8c

CAPITONIANA, gîte en Sicile fur la route deCatina à Agrigente à 24 mille pas de la premiere, se-lon l’itinéraire d’Antonin.

CAPITULENSES, il est fait mention de ce peu-ple dans le digeste, /. c. de Cenfìhus ; 8c comme ily avoh une ville nommée Capitulum , on íeroit portéà croire qu’iR en étaient les habitans ; mais comme le re-marque Ortélius, ce peuple étoit hors de l’Italíe, aulieu que cette ville y étoit. Ainsi il est plus naturel dedire qu’il s’agit-là des habitans de Capitolias.

CAPITULUM, ville d’Italie» au pays des Herni-cíens. Strabon, /. 5» p- 238, dit : Au-dessus de Pre-neste > dans les montagnes, est Capitulum, ville desfíerniciens. Pline, /. 3 , c. 5, parle aussi de cette ville,Sí la nomme Capitulum Hernicum. Front m dans fouUvre des Colonies,/. 123, la nomme .Capitolum ;8c dít que cette petite ville reçut une colonie conformé-ment à la loi de Sylla.

CAPITURIA , ville de Thrace , selon Procope ,jEdific. I. 4, c. xi. Elle étoit dans la contrée du montRhodope. Cousin dans fa traduction française, écritCaPISTURIe.

CAPIZZI, château 8c bourg de Sicile dans la val-lée de Démona, 8c entre les montagnes dites Monti -Sort , près de la source de la riviere de Jarette, à vingtmilles de la côte de la mer de Naples au midi, 8c àprès de trente du mont Etna au couchant. * Baudrand *édit. 1705. Cluvïer pense que c’est le Capytium de Pto-lomée.

CAPLIZA, ce mot semble signifier ursbain en lan-gue turque, quoique les Turcs nomment un bain Ha-mam ; mais c’est le nom particulier des bains que l’ontrouve auprès de la ville de Pruse en Bithynie. Tourne-*fort, voyage du Levant, lett. 21, p. 589 , les décritainsi :

Les bains de Caplîza an nord-nord-ouest sent a unmille de la ville, 8c à main droite du chemin de Mon-tania. Les Turcs les appellent Jani Caplîza, ce -à-dire, nouveaux bains. Ce font deux bâfitnens toutprès l’un de l’autre, dont le plus grand est magnifique,relevé de quatre grands dômes , couverts e p omb ,percés comme en écumoire , 8c tous; les trous de cesdômes font fermés par des cloches de verre, íembla-

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