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Tome second. C - F.
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a.6

CAP

b es à celles dont les jardiniers se servent pour couvrirles melons. Toutes les sales de ce bain font pavées demarbres. La premiere elì fort grande, Sc comme par-tagée en deux par une arcade gothique. Au milieu e£fcune belle fontaine à plusieurs tuyaux d’eau froide, Scle tour des murailles est relevé d’une banquette de deuxpieds, couverte de nattes fur lesquelles on quitte seshabits. A droite font les salons- où l’on se baigne, éclai-rés par des dômes percés de même que les grands. On

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tempère dans ces appartemens les sources d’eau chaudeavec celles d’eau froide. Le réservoir de marbre où l’onse baigne, est dans la derniere sale. On fume danscette maison, Sc l’on y boit du caste Sc du sorbec. Cebain n’est destiné que pour les hommes , les femmes íebaignent dans l’autre; mais il n’est pas si beau, les dômesen font petits Sc couverts de ces tuiles creuses , qu’onappelle des sequiers à Paris. Les sources d’eau chaude,coulent fur le chemin , qui est entre les deux bains.Leur chaleur est si grande, que les œufs y deviennentmollets dans dix ou douze minutes, & tout-à-fait durs-en moins de vingt; ainsi l’on n’y fauroit souffrir le boutdu doigt. L’eau qui est fade , sent un peu la teinturede cuivre ; elle fume continuellement. Les parois descanaux font couleur de rouille, Sc la vapeur de ces eauxsent les œufs couvis: Ces bains font lur une colline ,qui se perd dans la grande plaine de Pruse. Sur la mê-me croupe, entre le chemin de.Montania & de Smyr~ne, il y a deux autres bains , dont l’un est nommé C u "churtli , à cause que ces eaux sentent le soufre. C'estRustom pacha, gendre de Solyman II. qui en a fait surele bâtiment.

A deux milles de Pruse , Sc à un mille des bainsnouveaux, fur le chemin qui va de Smyrne à la villeCechirgé, font les anciens bains de Capliza, que 1 £STurcs appellent Eski-Capliza. Le docteur Marc-An-toine Cerci nous y accompagna, Sc nous fit remarquerque dans ce village il y avoit un bel imaret; c’estf a ^ sdoute celui qui fut fondé par Mourat I. Les eaux^duvieux Capliza font fort chaudes , Sc quoique le bâti-ment soit à peu près comme celui des nouveaux bains,il y a beaucoup d’apparence que ce font les eaux chau-des royales , dont se servoient les Grecs » du tems queleur empire floriíToit, & dont Constantin ( a ) 8 c Etiennede Byzance ( b ) ont fait mention'. Mahomet 1. les ntrétablir Sc mettre dans l’état où elles sont. Outre cegrand bain , il yen a dans le même village un autre pluspetit, que les Turcs fréquentent aussi. Les eaux dc touscts bains, tant vieux que nouveaux, blanchissent Fhuilode tartre, Sc ne font rien avec le papier bleu. ( & )adminis. imper. c. 50. ( b ) A d vocem

CAPNQBATdE, surnom que Strabon dit que sondonnoit aux Mysiens. Voyez, Mysia.

CAPO , ce mot signifie en italien , Tete , CHEF ,Cap , Promontoire. Voyez, au mot Cap.

CAPO-BLANCO, cap de l’Amérique dans la merdu sud , au continent du Méxique, en la partie occi-dentale de l’Isthme de Panama. II est ainfi appellé acause de deux rochers blancs, qui se découvrent de loin.A les voir en mer St vis-à-vis du cap , il semble qu’ilsen font partie ; mais quand on est plus près de terre »soit à Lest» soit à l’ouest du cap, ils paroissent d’abordcomme deux vaisseaux à la voile; mais de plus prés,on diroít que ce font deux hautes tours , étant petits,hauts, escarpés de tous côtés, & éloignés du cap d’en-viron demi-mille. Ce cap est à 9 d. 56 min. de lat. nord.C’est une pointe complette où règnent jusqu’à la merdes rochers escarpes. Son sommet est plat & uni, du-rant près d’un mille angloìs, après quoi il baisse peu-à-peu, Sc fait de chaque côté une agréable pente. Ï 1paroit tout—a-fait charmant a la faveur des grands 8 cmagnifiques arbres dont il est couvert. La côte qui ré-gne depuis le nord-ouest du cap jusqu’au nord-est du-rant environ quatre lieues, forme une petite baye queles Espagnols appellent^ Caedera. A une lieue avantdans le cap Blanc du cote du nord-ouest, gc à i’entréede cette baye > il y a un peut ruisseau de très - bonneeau qui se jette dans la mer. Ici le terrein est bas, &fait une especs de (elle entre deux montagnes. L e p a y Sîk extrêmement riche, 8 c produit de gros & grands ar-bres. La terre est noire Sc profonde, & Fauteur cité ditLavoir toujours trouvée grasse. Environ à un mille de

CAP

ce ruisseau du côté du nord-est, finit le pays boisé; c’estlà que , commencent les pacages , qui s’avançant dansle pays-à quelques lieues , forment plusieurs petitesmontagnes Sc vallées. Ces pacages ne font pas entiè-rement fans arbres ; mais il y a par-cí-par-là de petitsbocages qui les rendent très-agréabìes. Ces pacages pro-duisent une herbe épaisse Sc longue ; mais très-bonne..je n’en ai point vu, poursuit-íl, de meilleure dansles Indes occidentales. Vers le fond de la baye, le ter-rein d’auprès de ia mer est bas 8 c plein de mangles ;mais plus avant dans le pays le terroir est haut & mon-tueux. Les montagnes font en partie couvertes de bois,& en partie de pacages. Les arbres de ce bois font pe-tits & courts, 8 c les montagnes des pâturages font mé-diocrement herbeuses. Depuis le bout de cette bayejusqu’au lac de Nicaragua fur la côte septentrionale dela mer, ii n’y a que quatorze ou quinze lieues. Sur lechemin entre la baye 8 c le lac il y a quelques monta-gnes , mais la plus grande partie est des pâturages.* Dampier, voyage autour du monde, tom. i, c. 5 ,F a g. 146.

CAPO DILAGO, abbaye reguliere d’hommes,ordre de Cîteaux, de la congrégation de Lombardiedans le Milanés, à 20 milles de Milan.

CAPO DE LOR.SO , Cap d’Italie fur le golfe daSaîerne, Promontoire de la mer Tyrrhénienne entreMiniiri Sc Salerne, & fort fréquenté par les Botanistes.

CAPO BI MASSA ou della Camfanelia :Voici ce que D. Mattheo Egito nous apprend fur cecap, dans fa lettre à l’abbé Langlet du Frefnoy, qui l’ap-pelle cap de la Minerve ; c’est, dit-il, un solécisme enitalien, comme , si l’on disoit en François , église de laNotre-Dame. Ce cap a été nommé Fromontorium Sire-num ou Sir en arum , ou Sitrrentinum, parce que près deSorrento, ou dans la ville même, il y avoit du tems deStrabon, un Temple dédié aux Sirennes; Sc parce quepas loin du même cap du côté du golfe de Salerne , ilT a trois petites iíles, Sirenum fcopuli , Petra , quas Si-ren& habitavere , qu’on appelle à présent li Galli. II acte appellé aussi Promontorium Minerve > à cause d’untemple dédié à cette Déesse ; mais aujourd’hui ce cap estconnu fous le nom de Capo dí-Majja , ou della Cam-panella, Sc non pas della Minerva. Il est vis-à-vis deListe de Gapri , Sc Stace nous le dépeint à merveille,lorsqu’il dit,

F rima salut avit capreas, & margine dextro

S p ars t Tyrrhenœ mareotica vina Minerva ,

C’est-à-dire, en venant de Sinus Pr&flanus , qui est 1 Sgolfe de Salerne.

CAPO PAGRO ou la Face de Dieu, ancienne-ment Caput Deifaciès. Cap de Syrie, près de la villede Patron, anciennement Botrys. Strabon, l. 16, ditque c’est une pointe du Montliban. Ptolomée appelleaussi ce cap Dei faciès promontorium. Mêla in Fhenicele nomme promontorium F.uprofipon. Les matelots deProvence le nomment le cap Rouge.

CAPO SUVARO, Zc non pas Sovano, comme Laécrit l’abbé Langlet du Frefnoy après Cluvier. Fromon-torium Lametum ou Lampetes en Italie fur le golfe desainte Euphémie, Sinus Terinsus, ou Lametinus dansle royaume de Naples : on croitmême que Lametia estSanta Eufemia. * D- Matth. Eg-it. let. à Langlet.

CAPONS. Corneille nomme ainsi un peuple de Nè-gres en Afrique fur la côte, apparemment fur celle del’Ocáan. II dit que leur pays est éloigné de deux censlieues de celui des Ambosins ; q.u’il est situé à un degré8 c demi de l’Equateur du côté du nord, Sc s’étend parun long espace vers le sud. 11 cite Davity. Ce peuplen’est autre chose que les habitans du royaume de Gabon.Voyez. ce mot.

CAPORI ou Caepori , ancien peuple de l’Espa-gne Tarragonoife. Pline, l: 4, c. 20, lui donne pourville Noela, que l’on croit être présentement Noya, furla riviere de Tambre. Ptolomée l.. 2, c. 6 , nomme aussice peuple Sc lui afiigne deux villes, íçavoir /ria Flaviâ*que quelques-uns nomment Tadron , entre autres les imterprétes de ce géographe & d'autres Compofielle, motformé par abréviation de Jacomo Apofolo. Le R. P Har-doin fur Pline, est de cette derniere opinion ; F autre