CAP
ía premíere oul’ancíenne qui étoít Céfarée ,8c la secon-de , ou la nouvelle qui étoit Tyane. Anthime, pourvu decette derniere , fit bien des démarches insidieuses pourattirer à fa nouvelle métropole le plus grand nombred’évêques qu'il pourroit, 8c parce qu'il s'etoit emparedes revenus de plusieurs, ce qui ne se fit qu’audice Sc en diminution de la juridiction de l’egiiíe deCéfarée. S. Basile, de son côté , érigea plusieurs sieges ,entr’autres Sasimes, où il tâcha d’établir S. Grégoire ,qui refusa ce siège, ce qui causa entr’eux une querelleassez vive , dont ori peut voir les détails dans leurs let-tres qui se sont conservées. Les villes de la Cappadoce 1 .où íl y avoir des évêques, étaient selon le 1 , Charlesde S. Paul :
CAP
1
strate., On voit au t. 2, p. <574, en premier lieu que lesévêchés de la Cappadoce y font ainsi nommés.
Cœsarea ,
Regiarum Thermarum »Nijsa,
Methodiopoleos ArmentCamulianorum ,
Cysici.
Tyane,Doara ,Cybistra,
Faustinople,Sasimes,Justinople,& Asuna.
r. 11 faut remarquer que Doara est ajoutée parHoisténius , qui allègue en preuve la 10 e lettre de S.Basile le Grand, Ce saint y fait mention de George quien étoit évêque. Ce n’étoit qu’un village. Dans la no-tice de Hierocies on lit H étoit fans doute un
de ces petits lieux où saint Basile avoir ínstalé un évê-que ; & Hoisténius remarque qu'il étoit premièrementde la Cappadoce U : cependant le P. Charles de S. Paulle met dans la III- . _ , ,
2. justinople est fort suspect , parce que la dignité
de métropole de la Cappadoce II , ne fut conservée àla ville de Tyane que jusqu’à l’empire de Justinien.Procope , dans son traite des édifices, H, c. 4, de cetempereur, rapporte qu’il fit raser le fort de Mocese,qu’il en fit une ville ornée d’églises , de bains publics,d’hôpitaux Sc autres édifices, qui relevent la gloire desvilles-, ce qui a, dit-il» été cause que celle-ci est de-venue’la métropole. II y a bien de P apparence que cetteville prit le nom de son bienfaiteur , & que Mocese ouMoc-ije, n’est nullement différente de la ville nomméei métropole de la Cappadoce II , comme il
est dit au concile de Constantinople, Acl. 2, tenu fousAgapit 8c Menas. Le P. Charles de S. Paul convientqsselle fut nommée Justinianopolis mais ii la distin-gue de Justinopolïs, qu’il laisse à la Cappadoce II, Scfait Mociífus ou Juftiniample .métropole de la Cappa-doce III ■ maïs il se trompe, car il dit que Pierre , évê-que de Justinople assista au concile de Constantinoplesous Agapit & Menas; or dans ce lieu il est dit quele siège de ce Pierre évêque étoit « ì’síiwhtShTst'hit 7. /3 ’ C est- a- dire , la ville des
Justinianites fou Justinianopolis] métropole de la se-conde province des Cappadociens. Ainsi Justinopolïsn’est point différente de justinianopolis.
3. Asuna est une ville imaginaire, & comme le re-
marque très-bien le savant Hoisténius, íl n’y en eut ja-mais de ce nom. Celui-ci s’est formé par erreur de cequ il y avoit en grec , c est-a-dïre, 1 e—
véque de Sasimes , Ambroise, qui souscrivit à la lettresynodale de la province à l’empereur Léon. Comme lepremier mot finiffoit par une S, Sc que le second com-mencoit par la même lettre, quelque copiste en a ou-blie une des deux, ou peut-être l’a crue inutile, deforte que de Sasimes au pluriel > Safìma , orum , en la-tin, on a fait premièrement Safìma, ce, au singulier, &ensuite Afìma , puis enfin Asuna en confondant Vim,8c le prenant pour un, ce qui est souvent arrivé dansles anciens manuscrits , & fur-tout dans les noms pro-pres. Par ce que j’ai remarqué ci-devant, il semble qu’iln’y ait eu que deux Cappadoces ; savoir, la premiersdont la métropole étoit Céfarée, & la seconde, dont lamétropole fut d’abord Tyane, 8c ensuite Justinianopo-lis , élevée fur les ruines du fort de Mocifi ou Mocese-Cependant lè P. Charles de S. Paul met une Cappa-doce III, dont les villes épiscopales étoient selon lui :
Mociílùs, - Parnasse.
Nazianze, Sc Doara.
• Colonia,
, II est autorisé par une ancienne notice dressée pourregler les rangs entre les églises , 8c publiée par Schel-
On volt a fiez qu’il s’agít là de la Cappadoce I. 8cMethodiopolis est apparemment la même que d’autresnomment Théodosiopolis. La même notice, âpres avoirparcouru une grande partie de l’Asie mineure, revientencore à la Cappadoce, Sc y met pour évêchés,
Tyanafìve Chrìstopoleos, FaujKnopoleos,Cystiftrorum, Sajimorum.
Cette notice justifie lesi remarques que j’ai rappor-tées fur les deux villes chimériques que le P. Charlesde S. Paul ajoute à la Cappadoce seconde. ’Et ce quisurprend c’est qu’il a eu cette notice, puísqu’íl l’a faitimprimer à la fin de fa géographie sacrée, Sc que dansson exemplaire,.aussi bien que dans celui de Schelstra-te , il n’y a que quatre lièges nommés 8c attribués àcette province. Enfin la même notice revient une troi-sième fois à la Cappadoce, Sc lui donne pour évêchés:
MocìJJì,JAaz.ianzà,Colonia ,
Parnajst,
8c Doarorum,
La Cappadoce fourníssoít beaucoup d’esclaves, & capeuple avoit l’ame basse Sc entièrement propre à la ser-vitude. Cicéron dans la harangue qu’il prononça aprèsson retour au Sénat, voulant exprimer la mine stupidedu consul Ctesonius Calventius qui lui avoit fait tort,dit c- 6 : Vous le prendriez pour un Cappadocien quel’on vient de tirer d’un troupeau d’esclaves qui étoientà vendre. Il dit encore dans une de ses lettres à Atti-cus, /• 6, épis. 1, en parlant de la Cappadoce : Je fuispersuadé qu’il n’y a rien de plus dénué que ce royaume,-rien de plus pauvre que son roi. Horace, /. 1, epifl. 6 ,a dit : Le roi de Cappadoce est riche en esclaves; maisil manque d’argent :
Mancipiis locuples eget axis Cappadocum rs.
x.
Sur quoi D acier remarque que l’argent étoit si raredans ce royaume, qu’ils payoient les tributs au grandroi en chevaux & en mulets , 8c que lorsque Luculiusétoit en Cappadoce, un bœuf ne s’y vendoit qu’unedragme [ si x fols] Sc un homme quatre dragmes (j vingt-quatre fols]. Ils donnerent une preuve de leur dispo-sition à l’esclavage, lorsque les Romains voulurent lesrendre libres, Sc"crurent leur faire plaisir de leur ac-corder lè privilège de se gouverner par leurs propresloix. Ils n’en voulurent point, dit Strabon, /. 12, png.54 o, Sc enyoyerent dés ambassadeurs pour déclarer quela liberté leur étoit insupportable, & pour demanderqu’on leur donnât un roi. Les Romains furent surprisde voir des hommes qui renonçassent ainsi à la liberté,Sc leur permirent de choisir parmi eux tel roi qu’ils vou-droient. Ils élurent Ariobarzane dont la postérité s’é-teignít à la troisième génération. Antoine leur donnaensuite- Archelaus , qui n’&voit aucune affinité avec lafamille royale. * Piutarch. in Lucullo, Sc Appian , inMi th rida t.
CAPPADOX. Pline, l. 6, c. 3 , nomme ainsi une.rivíere, qui selon lui, borne les Cappadociens, du côtéde la Galatie ; il prétend que c’est de son nom qu’ilssont appellés ainsi, 8c qu’auparavant on les nommoitLeuco-Sy riens. Selon le Pere Hardouín, cette rivière seperd dans l’Halys.
'CAPPAGCM , ancienne ville d’Espagne dans laBétíque , félon Pline, l. 3., c . j.
CAPPARA, ancienne ville d’Espagne, si on s’en rap-porte à une ancienne inscription rapportée par Smetius.Voyez Capara.
CAPPAREfE, lieu particulier de Syrie dans la Cyr-rhestique. Antonin en fait mention fur la soute oe Cyr-rhe à Emese, à 16 milles d’Epipha.nie, 8c a 40 d Emese.-
CAPPEL, abbaye de Suisse, ordre de Cîtsaux, au