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Tome second. C - F.
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i so CAP

canton de Zurich 8 c dans le bailliage deHorgen, dattsla partie occidentale du lac de Zurich. Cette abbaye estancienne. Les seigneurs de Zurich y tiennent aujour-d’hui un officier qui en reçoit les revenus. II y avoítautrefois un grand & beau collège , d’où font sortis plu-sieurs sçavans hommes , mais ií a été réuni à celui deZurich. On volt dans l’église les armes 8 c les tombeauxde plusieurs anciennes familles nobles , particulièrementceux des barons de Schabelbergh , d’Eschibach 8 c deSchwartzbourg, fondateurs du monastère. L’an 1531.s’étant élevé une guerre de religion entre Zurich Sc lespetits cantons Catholiques du voisinage 3 il se donna unebataille près de Cappel le 24 d’octobre où ceux de Zu-rich eurent du dessous, Zuingle entr’autres y perdit lavie. Pour en perpétuer la mémoire, les Catholiques ontbâti fur le champ de bataille une chapelle > où on va tousles ans en procession. * Hélices de la Suijfe , p. 80.

CAPRA PICTA , Victor d’Utique, cité par Orté-lius, nomme ainsi une partie d’un désert d’Afrique.

CAPRAIA ASgr/ow, iíle d’Italie dans la merde Tos-cane : les François l’appellent la Caprée. Elle est entrela côte de Toscane à l’orient , 8 c l’ifle de Corse dontelle dépend, au couchant. Elle appartient à la républi-que de Gênes depuis 1507 que les Génois en dépouil-lèrent Giacopo de Maro , qui en étoít seigneur. Son cir-cuit est de 18 milles, 8 c elle est aíïez peuplée , quoiqueremplie de montagnes , selon Baudrand , témoin ocu-laire. Elle a un bourg avec un bon château pour la dé-fendre contre les Pirates. * Baudrand, édit. 1705.

II ne faut pas la confondre avec Caprées. Voyez, ct-après. -

CAPRANICA , petite ville de l’Etat Ecclésiastiqueen Italie, dans la province du Patrimoine, fur le ruisseaude Pozzolo, à deux milles de Sutri,. en allant vers Ve-tralle à trois milles de Ronciglione. * Baudrand , édi-tion 1705.

CAPRARA, petite ifle du golfe de Venise, & unede celles de Tremití. Elle s.’étend en long vers la cotede la Pouille Sc du mont Gargan.Elle dépend de laCa-pitanate » province du royaume de Naples. Elle est dé-serté. * Baudrand , édit. 1705.

1. CAPRARIA. Voyez. Capraia. Les anciens Pontaussi nommée ìEgilon. Voyez, ce mot.

2> CAPRARIA. Pline , L 6, c. 32, nomme ainsil’iste de Palme, l’une des Canaries. Cette iste est re-marquable en ce que le P. Ricciolí y fait passer son pre-mier méridien, Sc compte delà ses longitudes.

3 - CAPRARIA, place forte dans les Gaules, selonGrégoire de Tours, hifl. /. 3 , c. 21 , Sc Aimon, /- 2..C’est présentement Cabrieres, assez près de Fcnteilsau diocèse de Béliers , à quatre lieues 8 c demie de cetteville, 8 c de celles d’Agde 8 c de Lodève , selon Adriende Valois, Notit. Gall. p. 125.

4. CAPRARIA , iste de P Afrique propre , selonl’Histoire mêlée, /. 13, cité par Ortéíius.

5- CAPRARIA, forêt dont il est parlé dans le Mi-roir historial de S. Vicent de Beauvais. Hugues dê Fleurien fait aussi mention. c-

CAPRARIENSES, peuple & montagne de la Mau-ritanie - selon Ammien Marcellin, /. 29. II dit, p. 43 2 ,que Firmus ayant des places fortes Sc des troupes qu’ilavoit levées a grands frais, ne se croyant pourtant pointen sûreté , abandonna la nuit tout ce monde , Sc se sauvadans les montagnes Caprarienj'es , éloignées delà, Sctellement escarpées qu’elles en étoient inaccessibles....p. 433 , édit. Lind.ebrog. Théodose, ne faisant quartier àpersonne, après avoir fait prendre des rafraîchissemensà ses troupes Sc leur avoir payé leurs montres , défitdans un leger combat les Caprariens 8 c les Abannesleurs voisins.

CAPRAPJUS MONS » montagne d’Italie, auprèsde Ravenne. Cassiodore en fait mention. * Variar. 1 . 13 ,ad Joann. ì-iquatarium.

CAPRAROLE, château d’ïtalie dansl’état du pape& dans la province du Patrimoine. II est un des plusbeaux d Italie, selon Baudrand. 11 appartient au duc deParme dans son état de Ronciglione, à vingt-six millesde Rome vers le nord du côté de Viterbe. Laffels,voyageur Anglois, compte autrement cette distancedans son voyage d’Italie, t. x. Ce fut, dit-il, le Car-dinal Alexandre Farnese, qui fit bâtir ce palais dans le

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16 e siécle. Son architecture qui est du fameux Vignolele fait passer pour une des plus belles maisons qu’on voyeen Italie. Celle-ci est bâtie contre une montagne , Sc desos balcons, on volt Rome qui en est à trente-deux milles.Quoiqu’elle paroisse au-dehors comme un pentagone,elle. est ronde par dedans Sc toutes les chambres sontquarrées & bien proportionnées. Pierre Orbista qui étoiten réputation pour la peinture du tems de Paul III, ena peint la principale. Il y a une autre chambre où quatrepersonnes étant placées chacune dans un coin , l’oreilletournée vers la muraille, s’entendent très-distíncteme'nten parlant tout bas, fans que ceux qui sont au milieude la même chambre entendent la moindre parole. Dansune autre, si quelqu’un frappe du pied au milieu de cettechambre , ceux qui sont dehors entendent un bruit, quifait croire qu’on y a tiré un coup de pistolet. Tous lesautres appartemens ont chacun leur beauté particulière.La cuisine est toute d’une piece. Les caves sont tailléesdans le roc , Sc la voûte est soutenue de piliers fl’espaceen espace, ainsi que toute la cour, où sont plusieurs gril-les par lesquelles elles reçoivent le jour. Les jardins sontdu côté de la montagne, & il y a des grottes d’où l’onne sort pas fans être arrosé.

CAPRASAE , ancien lieu d’Italie. Antonio en faitmention en son itinéraire, & le meta vingt-huit millespas en-deçà de Consentia. On croit que c’est présente-ment Tarsia , ville de la Calabre citérieure au royaumede Naples.

CAPRASÏA. Pline, /. 3, c. 16, nomme ainsi unedes embouchures du Pô. Biondo 8c Léandre disent quec’est présentement Magna VACCHA^mais il n’est passûr que ce port soit celui de Caprasia, 8c on peut éga-lement douter si ce n’est pas celui de Sagis dont Plineparle aussi. Les marais de Commachio ont extrêmementchangé ce pays-là, Sc il n’est plus à beaucoup près telqu’il étoit du tems de Pline.

t. CAPRÉES, iíle de la mer Médíterrannée auroyaume de Naples, dans la principauté citérieure, prèsde Campanella, dont elle n’est séparée que par un petitdétroit de 3 milles de large , qu’on appelle les bouchesde Capri ; car Capri est le nom que l’on donne à cetteifle dans le pays. Pline compte huit mille pas de dis-tance de cette ifle à Surrentum & lui donne quarantemilles de circuit. Ce qui est différent de ce que dit Bau-drand, qu’elle n’en a que 12000 de tour.

Elle est fameuse dans l’antiquíté par la retraite deTibère qui s’y relégua lui-même, pour y mieux cacherses débauches 3 Sc c’est de-là qu’il envoyoit ses éditssanglants , qui firent périr tant de gens de bien. Taciteparlant de lui, décrit cette ifle 3 mais il ne s’accordepas avec Pline pour la distance qui est entre elle Sc Sur-rentum, comme on verra dans la fuite. Suétone, c. 40,dit de Tibère : Ayant parcouru la Campanie , aprèsavoir dédié le Capitule de Capoue & le temple d’Au-guste à Noie , prétexte qu’il avóit pris pour voyager,il se rendit à Caprées. Ce qui le charma de cette ifle,c’est qu’elle n’a qu’un seul petit rivage par où on y peutaborder, étant entourée de roches escarpées d’une pro-digieuse hauteur,, Sc d’une mer fort profonde. Plutar-que dans son traité de l’exil dit : Le César Tibère vé-cut sept ans à Caprées, où il finit ses jours. Strabon,/. 5, p. 248 , dit qu’il y avoít eu deux villes ou bourgs ;mais que l’un ayant été détruit, il n’en resta plus qu’un.II y avoit une métairie qui portoif le nom de Jupiter:car Suétone dit : Après avoir prévenu la conjuration deSéjan, il n’en fut ni plus rassuré ni plus tranquille 3 lesneuf mois d’après il so tint enfermé dans la métairie nom-mée de Jupiter. Voici de quelle maniéré Tacite parlede cette iíle. II se renferma dans l’íste de Caprées, dis-tante de trois milles du promontoire des Surrentins.Je crois que ce qui l’attira le plus ce fut la solitude ;car la mer tout à l’entour n’a aucun port » Sc à peinede petites barques y peuvent - elles aborder , 8c il estimpossible qu’elle le fassent fans que la sentinelle s’enapperçoíve. L’hiver y est assez tempéré à cause d’unemontagne qui arrête les vents les plus fâcheux. L’isteest rafraîchie l’été par les zéphirs , Sc a une agréablevue sor la mer. On voyoit de-là un golfe d’une grandebeauté, avant que le Vésuve venant à s’enflammer eûtchangé la face du lieu. On tient que les Grecs ont ha-bité cette ifle, Sc que les Téléboens l’occupoient. H 7