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Tome second. C - F.
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comme le remarque Holstenius dans ses notes fur îa géo-graphie sacrée du P. Charles de S. Paul, p. 240. CePere dit Caralluç , & cite une ancienne notice grec-que qui donne cette ville à la Pamphylie. 11 ajoute qu onla nommoit aussi Carallia., Sc que Soion son évêquesouscrivit au concile d’Ephèse. * Schelfi, ant. eccl. p. 71 î.

2. CARALLIS. Voyez. Cagliari,

CARA-MARAN. Voyez. Koamho.sCARAMANICO, ville d’ítalieau royaume de Na-ples dans l’Abbruzze citérieure. Elle est grosse 8c fortpeuplée, pour me servir 'des termes de Corneille, quicite pour garant Davity. Sanson écrit Caramanica, c’estune faute. Magin dans ses cartes, met Caramanico en-tre deux ruisseaux , qui se joignent pour tomber ensem-ble dans'la Pescara. Lérndre nous apprend leurs noms;savoir le Rufento 8 c l’Qrta , & dit que ce sont deuxtorrens qui descendent de la Maielle. II ne qualifie pasCaramanico du titre de ville, il le nomme simplement unchâteau ( il nobìl castel di Cama.ra.nico ), il ajoute qu filest, fameux à cause d’un savant théologien nommé An-toine de Rordre de S. Dominique. * Desc. di tutta Ital.

р. 261. fol. vers.

CA RAM AMIE, province de la Turquie en Asie,dans la Natolie, 8c dans fa partie méridionale. LesTurcs, selon Baudrand, édit. ijo 5 , Rappellent CaRA-man-Ili- Elle s’étend, dit-il, 'en long du levant aucouchant fur la côte de la mer Méditerranée, qui la bordeau midi, vis-à-vis de 1 fille de Chypre. Elle a eu autre-fois ses princes propres qui étoient puissans; mais depujsplus de deux siécles elle est soumise aux Turs. Satalieest fa ville capitale. Ce pays comprenoit autrefois laCilicíe & la Pamphylie , la .Lycie, la Pisidie , la Ly-caoníe Sc l’ííauríe , Sc même une lisière de la PhrygiePacatiane, de la Galatie Salutaire 8c de la Cappadoce,puisqu'elle s’étend le long de la côte, depuis le golle deMacri, à Rentrée duquel est Rifle de Rhodes jusqu’au-près d’Alexandrétte , 8c de plus la ville de Cogni,qui est de Caramanie , est l’Iconium de Cappadoce.Ricaut dans son état présent de l’empire Ottoman, /■ 1 »

с. 12, observe qu’ii y a dans cette monarchie 22 begi er "begs, Le deuxième, dit-il, est celui de Caramanie. Cetteprovince, appartenois aux princes Caramaniens, 8c cefut la derniere qui résista aux armes des Ottomans. Lerevenu de ce beglerbeg est de 660074 âpres. II a s° uSfa juridiction sept Sangiacs; savoir

Cogni 8c

an

i étoient de Ran-v

Cogni, ìconium

Nigkdé ^ r - ,

Caisari, Césarea S™™* ^k-àe.Jeni-Schehri, c’est-à-dire, la ville neuve.“■y r_ S c hehri, c’est-à-dire, la ville de Cyrus.Ak-Schehri, c’est-à-dire, la ville blanche.

Et Ak-Serai, c’est-à-dire, le château blanc.

Cogni est la résidence du beglerbeg. II y a trois châteauxdans ,a province; un à Cogni,unàLarende Sc un àMen-dui > qui relèvent immédiatement du hacha , 8c dix-septautres dans aifférens sangiacs. A l’égard des ziamets Scdes timars, voici une table de ceux qui se trouventdans la Caramanie ; c’est Ricaut qui la fournit, l. 5, c. 3.Un zAamet est une espece de fief possédé par un hommede guerre que 1 on appelle z.aim, qui, lorsque le servicedu grand Seigneur le demande , est indíspeníàblementobligé de marcher avec un certain nombre de cavaliers ,qu’il fournit a proportion de son revenu, qui est de vingtmille âpres au moins. Les timars font de même, uneespece de fiefs, qui valent depuis cinq à six mille âpres,jusqu'à 199993 car s en avoit vingt mille, ce ne se-roit plus un tímar, mais un ziamet. Les tirnariots quipossèdent ces timars font obligés aussi de marcher, 8c demener plus ou moins de cavaliers à proportion de leurrevenu, 8c ses cavaliers font nommés gehelm

Sangiacs •CogniNigkdeCaisariJení-ScheheríAk-ScheheriKyr-Scheheri

Ak-Serai

Ziamets.18

U

12

I 3

6

4

9

LUS.

Timars.

512.

355 -

144.

244.

122 .

430.

3 5 B.

En tout 73 Ziamets & .2165 Tim.

CAR'

Les Gebelus des Zaíms , ouïes cavaliers que doiventfournir les Zaims de cette province, selon le moindrecalcul font 292

ceux des Tirnariots de même font 4 600

en tout 4892

Les revenus-pour l’entretien, suivant R état du GrandSeigneur, sont de 10500175 âpres.

Ces remarques de Ricaut .ne regardent que la grandeCaramanie; c’est ainsi que l'on appelle tout ce qui est decette .province au Nord du mont Taurus, 8c on donnele nom de petite Caramanie à la partie qui est au midile long de la côte. On trouve dans cette derniere le paysde Macri. Au fond du golfe de même nom, il y a la villede 'Hibiti; le pays d’Essenidé , avec une ville de mêmenom à l’orient de Rentrée du golfe; delà en suivant lacote d’occident en orient, on a le pays de Ratera où estFourno, lfiíle 8c la chapelle de S. George, l’iíle du Châ-teauroux, Goranto, ville 8c port en Terre-Ferme, les.ruines de l’ancienne ville de Myrre; puis dans le golfefie Satalie; les villes de Fionda, Satalie la nou/elle,Satalie la vieille , Perge ou Pergi > REscandelore , lechâteau Lombard ou château Ubaide, le bourg d’An-tiochete , Palapoli, Curco 8c Tarsou, qui est l’ancienneTarse. Au nord de Perge, dans les terres est Tachia ouZntachia, nom moderne que les Turcs donnent à An-tioche de Pisidie. Ce fut vers Ran 1488 , que les Turcss’emparerent de la Caramanie fur Ibrahim ou Abraham,prince de Caramanie. Mahomet II. avoit déja affoiblicette principauté en imposant de dures loíx à ses princesvers Ran 1440. Les Vénitiens les en affranchirent versRan 1461, mais Bajazeth, fils 8c successeur de ce sultan,âpres la défaite.du prince Ibrahim, joignit 8c incorporala Caramanie, qui depuis ce tems, est restée aux Turs;comme il est observé dans l’histoire abrégée des Turcs,insérée à l’íntroduction de Pufendorf à l’hist. universelle,t. 4 de r édit. de 1721.

, I- CARAMANTA, contrée de l’Amérique méri-dionale dans R Audience de Santa Fé, aux deux côtésde la riviere de Cauca. Elle est bornée au nord par ledistrict de Carthagene; à l’orient par la nouvelle Gre-nade; au midi 8c partie à Roccident par le Popayan , 8cl’Audience de Panama acheve de Renfermer de ce côté.De Laet. dit que le Cacique qui y commandoit lors-que les Espagnols y allerent, s’appelloit Cauroma. IIajoute : les naturels étoient gens bien faits 8c belliqueux,Sc avoient un langage différent des peuples voisins. Cetteprovince consiste en une vallée entourée de toutes partsde hautes Sc rudes montagnes, 8c coupée d’une riviere(la Cauca) par le milieu. Elle est arrosée de plusieurstorrents , dont les Sauvages font du sel fort blanc 8c fortbon, principalement d’un petit lac que l’on y trouve.De l’îfle met dans cette contrée Antioquia, Santa Fé,Caramanta, Chocos 8c Cartago, qui font des bourgs oudes villes, Sc le village d’Arma. Tous ces lieux font furle bord de la Cauca , ou du moins à peu de distance decette riviere. * Ind. occid. 1. 9, c. 10.

2. CARAMANTA, chef-lieu de cette contrée furla rive occidentale de la Cauca , au-dessous de Chocos,8c au-dessus d’Antloquia. De Laet dit qu’elle est à 60ou 70 lieues de la capitale du Popayan. De Rifle enmarque plus précisément la position, presqu’au 305 dé-gré.de longitude quelques minutes moins, Sc au 5*degré environ 18 minutes de latitude boréale. Corneilledit de plus, qu’elle est íous le parlement du nouveauroyaume de Grenade, mais de l’évêché 8cgouvernementde Popayan. Elle est, comme je Rai dit, de la contréedans l’Audience de Santa Fé. * DiSHon.

1. CARAMBIS , cap fur la côte méridionale de lamer Noire, dans la Galatie : c’est la partie la plus sep-tentrionale de cette côte , selon Ptolomée, /. 5 , c. 4,Pline, l. 4, c . 12, dit que ce cap est à R opposite deCriumetopon, qu’íl avance fort avant dans la mer, Scqu’ilest à 325 mille pas de l’emfeouchure du Pont-Eu-xin, ou selon d’autresà 350 mille pas; 8cparlant ailleurs,

/. 10, c. 23 , de Rinstínct des grues , il observe quequand elles ont à traverser le Pont-Euxín , elles choisis-sent le'passage depuis le cap de Carambís à celui deCriumetopon ; parce que c’est en cet endroit que la merest la plus étroite. Le promontoire Carambís est pré-sentement