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Tome second. C - F.
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mains. C’est fur la foi d’Ortéiius que je dis que Cai'a-nitis est le nom d’une contrée selon Etienne k géogra-phe;- car cet ancien dit seulement : Carana ville de 6a-fatie, fondée par les Romains ; le nom national est Ca-ranita , Sc le féminin Caranitis : dans sédition de Xy-lander on lit Caranna ; & Beritelius dans la sienneavertit que les éditions anciennes n’ont point cette dou-ble nn. II allègue en preuve de la véritable orthographeCarana le passage de Strabon que j’ai déja cité; ainsi iljuge que Carana de Galatie, selon Etienne, est la Ca-rana d’Arménie, selon Strabon.

CAR ANNE, petite riviere de France en Provence,ou après avoir arrosé Brignole, elle se joint à rissoleavec laquelle elle se rend dans l’Argens.

CARANNICÙM , selon Ortélius, Caranicumou Caranico, à l’ablatif, ce qui revient au même »selon sédition de Bertíus sc Pexempíaire du Vatican,ancien lieu d’Espagne, fur la route.de Prague à As-torga, en suivant la côte (per loca maritima) à trentemille pas de Brigantium, qui est Betanços, selon les uns,& la Coruna > selon les autres; Sc à quatorze mille pas deLueur Augusti* qui est Luges. * Antonin , itinér.

CARANTANI. Voyez, Carentani.

CARANTHONUS. Voyez. Carantonus.

ï. CARANTOMAGUS, lieu de lapremiere Aqui-taine. II en est parlé dans un fragment non publié de latable de Peutinger. II étoit entre Dibona Cadurcorum,Sc Segodunum Rutenorum , c’est-à-dire ; entre Cahors 8cRodez.

2. CARANTOMAGUS, ancien nom de CaRAN-TOMUS. Voyez l’article suivant.

CARAN T O MUS. Jonas dans la vie d’Eustasius,abbede Luxeu, écrit que Théodulphe surnommé Bobolenus,éleva dans le Berri, un monastère de filles dans un lieunommé Carantomus fur la riviere Milmandra ,selon larégie de S. Colomban. Ce lieu conserve encore l’anciennom, Sc s’appélle Charenton , fur la riviere de Milrnangdra, & il y a encore un monastère de religieuses qui la-vent présentement la régie de S. Benoît. Le nom de lariviere Milmandra, aujourd’hui Milmandre , déterminela situation ; car elle tombe dans le Cher, après avoirarrosé la ville de S. Amandà l’orient, Sc à une lieue Sc

demie commune, de'laquelle est Charenton , sur la même

riviere qui l’arrose du côté du nord, Adrien de Valoisobserve que Carantomagus étoit sans doute l’ancien nom,8c que nos écrivains du moyen âge en l’abrégeant, en ontfait Caranomus , de même qu’ils ont fait de Rotomagus ,Rotomus; de 'Noviomagus ,Noviomus\ de Ricomagus Ar-vernorum , Rìcornus ; de Biliomagus, Biliomus ; Sc d x Ar-gamomagus, Argamomagus , 8cc. dont nos ancêtres ontfait enfin Rouen, Noyon , Ríom, Billon , 8c Argentan ,&c. * Not. Gall. ad vocem Carantomus.

CARANTONUS , ouCanentelus, noms la-tins de la Charente , riviere de France. Voyez ce mot.

CARANUSCA, ancienne ville, entre celle de MetsSc de Trêves, selon la table de Peutinger. Cluvier litSaRANusca , Sc l’explique de Saarburg. * Germ- nnt.lz, chap. i 4 .

CARAOLI, Voyez Carauli.

CARAPE, ville de l’Arménie mineure , selon Ptolo-máe, /• 5 ’ c - 7 > qui la met dans l’intérieur du pays versles montagnes.

CARAPULA, c’est le nom que les Turcs donnent aune montagne d Afrique au royaume d’Alger dans laprovince de Sargel, à.deux petites lieues de la ville deSargel vers l’orient. Les Maures nomment cette mon-tagne GiraFFLUMAR, Scies ChrétiensB atallo. Elleest fi haute que de dessus son sommet on peut découvirun vaisseau en mer a douze lieues de distance. II y croîtforce mures rouges & blanches. * Dapper , Afrique,pag. 168.

MM. Baudrand, Maty Sc Corneille en font une villequ’ils placent entre 1 enez Sc Oran; 8c prétendent quec’est U Carepula de Ptolomée. Le premier cite Marmol,comme s’íl eût parlé d’une ville, ce qui n’est pas vrai.Marmol dit,/. 5, c . 33, p. 393 » que c’est une monta-gne à deux lieues de 8argel. II Rappelle le Mont deSargel ; & prétend qu’if découvre un vaisseau de plusde vingt lieues. Marmol dit très-bîen qu’il est à deuxlieues de la ville le long de la côte du côté du levant; ainsiII ne sauroit être qu’à douze lieues de T enez, ville située,

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àl’occident, Sc à dix lieues.de Sargel, en allant parterre, car par mer il y en a quinze , selon le même Mar-mol. Et par conséquent, il ne sauroit être entre Tenez&c Oran , puisque cette derniere ville est encore plusoccidentale que Tenez, au lieu que cette montagne estentre Sargel Sc Alger.

CARAQUES. Corneille , Dicl. dit, fur l’autoritéde De Laet, que ce font des Sauvages de l’Amériqueméridionale au Pérou, fur la côte de la mer du sud. Ilsdifférent en mœurs Sc en coutumes des autres Sauvagesde la même côte. Ils ne se font aucunes marques fur le vi-sage, & sont beaucoup moins industrieux. C’est une riatienrustique 8c comme hébétée. Une partie d’entre eux, al-loient entierement nuds avant la verîúe des Espagnols,ce qu’ils ne font plus présentement. * Ind. oc cid. L 10,chap. 1 j.

CAR ARA, petite ville d’Italíe en Toscane dans laLunegiane > fur le ruisseau de Lavenza. Elle a titre deprincipauté, Sc a passé par mariage en 1740 de la mai-son de Cibo dans celle de Modene, avec le duché deMassa. Cette ville est lúrune colline au pied des monta-gnes, où font de belles carrières de marbre, 8c doit faréputation au beau marbre que l'on en tire. Elle n’estéloignée que de quatre milles de la Méditerranée, Sc està dix de Sarzane au levant d’hiver en allant vers Massa.* Baudrand , éd. 1705.

CARAROS, ancienne ville d’Afrique , dans l’Afri-que propre, selon Ptolomée , /. 4, c. 3. Elle étoit très-Voisine de Targarum ville de la Biíacène.

GARAS ou Charac ; c’est, selon Davity, Asie,p. 229, une petite ville de l’Arabie Pétrée au pays deGeocal, avec un désert. II ajoute que c’étoit autrefoisune grande cité, à une journée de Petra Sc près du montHor. Niger qu’il cite, dit que cette ville est surnommée.

■ Moba. Voici ses paroles > Comm. 4, p . 510. Ffi item monscontra Petram , qui Or dicitur , altus ac preceps , propèqitem Charac, cognomine Moba, civitas olim, nunc cas-tellum , à Petra diei itinere. On voit bien que Davitycopie Niger. Ce dernier a pris ce nom de Charac Sciesurnom de Moba de Ptolomée, qui met dans l’Arabie Pé-trée un village nommé Chara , Au lieu de quoi

quelques exemplaires portent , Characoma,

& d’autres CharaCMora. Le bon Niger qui

n’y entendent pas autrement finesse, a cru que Characétoit le nom d’une ville qui avoit Moba pour surnom , Scen a fait une ancienne cité; mais dans la liste où elle setrouve, Ptolomée avertit qu’il mettra indistinctementdes villes Sc des villages, comme il l’a fait effective-ment.

CARASA, ancien lieu entre le sommet des Pyré-nées Sc Aqua Tarbellìca. Antonin le met à douze millepas du premier, Sc à trente-neuf mille pas de l’autre.De Marca , Hispan.l. 1, c. 13, p. 69, dit que c’estGarris, bourg de la baffe Navarre. Baudrand qui lecite, écrit Caris, Sc n’enfait qu'un village, Vicus. DeMarca dit un bourg, Opidum.

CARASIA, ou Eski Stamboul , selon Baudrand,ce sont les ruines de l’ancienne ville de la Troade, nom-mée Troas ouAlezandria Troadis, parce qu’A-lexandre le Grand la fit bâtir près des ruines de l’an-cienne Troie. On voit encore, poursuit-il, ces ruinesdans la Natolie, furie bord de l’Archipel, à douze lieuesde la forteresse d’Avido. II est surprenant que Grelot,qui a vu quatre fois ces ruines Sc qui en parle assez am-plement, ne fasse mention d’aucun de ces deux noms.Ce qui me rend ces noms suspects, c’est qu’Eski en lan-gue turque veut dire vieux, Sc Stamboul est le nom par-ticulier de Constantinople. Et quoiqu’il soit dérivéd ’EÌsmf , Eis tenPolin, inurbem, on ne voit point

que les Turcs donnent le nom de Stamboul à d’autreville qu’à Constantinople. Ainsi Eski Stamboul dans leurlangue > veut dire l’ancienne Constantinople ; ce qui neconvient point aux ruines de Troie. Ce qui me confirmedans mon doute, c’est que le nom d ’ Eski Stamboul ne setrouve point dans sédition latine de 1682; on y ditseulement, après Leunclavíus, que Ca rasi-Ili est le nomque les Turcs donnent à une province que Baudrand appel"le en latin Carasia ; que cette province de P Asie mineurerenferme la plus grande partie de la Lydie des anciensaveedes parties de Fancienne Myíìe, de’la Troade, d ela Phrygie mineure vers les ruines de iroie, Abydos,'