Band 
Tome second. C - F.
Seite
163
JPEG-Download
 

CAR.

Pergame Sc Adramyte. Je ne dois pourîaht pas diíïìmu-ler que de llíle, dans íà carte de la Gréce moderne,inet dans l’Aydin-Zic ou petite Aydine fur la côte oc-cidentale de f Asie mineure Carafia ou Eski-Stambol ,ruines de Troie. Comme MM. Spon Sc Wheler, 8c?ie-tro délia Valle ont vu Sc décrit les ruines de Troie, Scque ces noms leur font inconnus, c’est un préjugé favo-rable en faveur du scrupule que j’aí marqué.

CARASON ou Caraçan. Corneille écrit ainsi aprèsDavity le nom d'une province de Perse , Sc en fait unarticle sous ce nom, 8cne laisse pas d'en faire deux autresmus les noms de Chorasan Sc Khorasan. Voyez.Khorassan.

CAR AS OU. Ce mot signisie câ noire ou mauvaise.rl y a plus d’une riviere de ce nom dans la Turquie enAsie. Baudrand en fournit deux; savoir,

, *- CARASOU, riviere delaNatolíe dans laCarama-uie, Sc vers ía partie orientale, elle passe à Tarse* d’oùellefe rend dans la mer. Cette riviere que les Turs ap-pellent ainsi n’est autre choie que le*Cydne , dont lenom moderne est Meríbaía. Ses eaux font si froides*l u -Alexandre le Grand eut une dangereuse maladie pours y etre baigné. L'eropereur Frédéric Barberousse encourut en revenant de la terre Sainte, l’an 1187.

2. CARA-SOU, riviere de la Natolie. Elle a íesíources assez près de Céfarée de Cappadoce. Son nommoderne n'est qu’une traduction du nom de Mêlas,q ue les Grecs lui avaient donné, 8c'qui signifie noir;elle vase perdre dans ì'Euphrate. * De l’ifle, Atlas.

Z- CARA-SOU, riviere de la Romanie, où elle a fasource au mont Chourou, Sc après avoir serpenté vers lenfidi, elle fe courbe vers l'orient, passe au nord de Drame^des ruines de Philippe, 8c fe perd dans P Archipel,Près de Fille de Tasso. Les anciens Pont connue fous lenom de Nesos, Nestos ou Nestus ; la ville d’Ab-dere étoit située assez près de son embouchure. * De F Isle,Atlas.

4- CARASOU, ville de ía Tartarie Précopite dansJ a Crimée, selon le pere Jean de Lucas, au recueil deThévenot, r. 1, p. 14. H écrit ce même nom Corasu ,

17.

Cette ville située fur la riviere de Karas, qui lui donneson nom, étoit fort peuplée ; on y comptoit plus de 10000maisons, trente-huit mosquées, deux églises grecques,deux arméniennes, Sc une synagogue pour les Juifs, lors-st l,e les Ruísiens y mirent le feu en 1737.

5 - CARASOU, ( Lac.de) Les Tupcs nomment ainsiUne partie du canal qui forme la bouche la plus mérídío-2~ e du Danube, laquelle ils appellent Carahirmen. Le■Danube auprès de Kerfova, forme cette espece de lac,Sur a en. longueur huit lieues communes dÂllemagne,^ une lieue Sc demie, ou même deux dans fa largeur :

luite ie rétrécissant en forme de canal, on le paíîè sorUn pont pour fe rendre de Carafoui à Wistuar , 8c ce ca-ual porte une partie des eaux du Danube dans la merV°. lr e. Baudrand nomme ce lac Carasui , mais Cara-°Uî est une bourgade au midi du lac. * De Vljle , carte, a Hongrie. On croit que le lac de Carafou, est lemême q Ue ]’ Halmyris de Pline.

v-íQrneille parlant du second Carafou-, qui, chez lui,ie premier, dit que les Latins Pappellent Laicus ,ap-Paremment pour Caìcus. II fait la même faute au sujet1 exan dre, de Frédéric Barberousse, Sc de la date desflplV 6 dernier.

j* p.. STASEï, ancien peuple de la SarmatieÀsia-Caucàfe ^ 6, chap. 7, dît qu’il s’étendoit vers le

CARA.SYR.4, lieu de Thrace selon Procope , c. 11,u quatrième livre des édifices de Justinien, cité par Or-~y 1US '* , a F a ductíon de Cousin, p. 314, porte Caras-j 1 RA • f e nn des forts que cet Empereur fit élever dans

T C \RAT Rhodo ^-

u, f ,E, nation au-delà de la mer Caspienne,ntre es anciens Sacs, fur ie Jaxarte, selon Ptolomée,

*• 0, <7. 13.

dan^ établit un peuple de ce nom

tice de p onc | ue ' ^"r ce seul fondement que dans la no-Caratenfï^ 1 ^ ’J e ?' 5^ ’ on trouve Trïbunus, Cohortisdant de la P-m^ s \ Qlt ^ ou ® R département du comman-Après auoi il ?remiere, 8c de la Norjque Ripenfe.Apres quoi il 1 expiée par Altenoeen, place située

O A R 1 6 %

fur le Danube , deux milles au-dessus de Líntz, en Au-triche.

CARATATARES , autrement Tartares noirs, peu-ple d’Asie. C'estune nation de Turcs que Hulacoli-Kan,petit-fils du grand Genghis-kan, incorpora dans son ar-mée, lorsqu’ilfut envoyé en Iran, par Mangoii-Kán foufrere, empereur des Mogols. Halacoù s’étant établi furle trône à Tauris, Sc ayant éprouvé la malice de ces âmespernicieuses, il les éloigna de lui, Le les obligea à rési-der avec leurs familles dandies frontières de Natolie Scde Syrie ; mais lorsque par la mort du grand Abousaïd-Kan, il ne resta plus en Iran d'gmpereur absolu de larace de Genghis-kan, les Caratatares commenceront àfe révolter. ïls fe partagèrent en cinquante-deux hordes :chaque centaine de personness choisit úne résidence par-ticulière , ne voulant dépendre de personne. Dans la fuite,Bâjazeth devenu maître de ce royaume , les enrôla dansson armée, 8c leur assigna une résidence dans son empire.Comme il y avoit fort peu d’ímpôts Sc de tributs àpayer dans ces lieux, ces Tartares s’enrichírent Sc de-vinrent fort puiíìans; mais Timur-Bec jugea à proposde leur faire changer de résidence, 8c de leur donnerplace dans les colonies de Gété, afin de repeupler cepays : cependant il fallut user de prudence pour cela,car ils étoíent au nombre de trente à quarante mille mai-sons. Le parti que l'on prit, fut d’envoyer les Mírzas Scles Emirs avec des troupes de différens côtés, afin deles entourer, enforte que pas un d’eux ne pût s'enfuir :ensuite on assembla leurs chefs, à qui l’empereur, qu!avoit suivi ses troupes de près , dit : « II y a fort iong-» teins que vos peres Sc vos ayeuls font sortis par l’or-„ dre des empereurs nos prédécesseurs, hors des terres» de Touran , qui est votre lieu originaire 8c votres, ancienne résidence ; en forte que vous avez passé votre» vie dans ces terres étrangères. A présent que tout ce3, grand pays n’a plus qu’un maître, 8c que Dieu l'a33 soumis -à notre puiílance , vous devez regarder cette» occasion comme une bonne fortune pour vous, 8c dé-33 logeant d’ici avec vos femmes, vos enfans 8c vos es-33 claves , menant vos bestiaux, 8c chargeant toutes vos3, richesses fur des chameaux, il faut que vous reveniez;33 en compagnie de notre camp, 8c avec l’escorte de nos33 soldats, à la patrie de vos ancêtres, où vous passerez33 agréablement la vie à sombre de notre justice 8c de3, notre protection Ces chefs remercièrent Timur, Scl'assnrerent qu'ils étoíent prêts d’obéir à ses ordres avecplaisir- Alors l’empereur ordonna qu'o n les partageâtpar compagnies 8c par régimens, 8c qu'011 les distribuâtaU x émirs 8c aux tomans ; ainsi ce grand peuple dé-campa avec ses bestiaux 8c ses richesses. * Petis de laCroix, Hist. de Timur-Bec, 1. 5, c. 63.

CARATCHOLÍ, peuple d'Asie dans la Colchide »au nord du mont Caucase. II y en a qui les appellent Ka-rakiRkes , c’est-à-dire Circassiens noirs; 8c commeil font fort blancs de visage, ce nom ne peut leur avoir étédonné par rapport à la couleur de leur peau, mais peut-être à cause que l’air de leur pays est toujours sombreSc couvert de nuages : ils parlent turc ; mais si vîte ,qu’on a de la peine à les entendre , selon le pere Ar-change Lambert! dans fa relation de la Colchide, p. 46.

CÁRATHEA, siège épiscopal, fous la métropolede Damas, selon Guillaume de Tyr, cité par Ortélíus,Thefaur.

CARAVACA, bourg ou petite ville d’Espagne, auroyaume de Murcie, dans les montagnes aux frontièresde la Castille neuve, proche de la Segura. Ce lieu estremarquable parla croix miraculeuse que l'on y conservedepuis près de cinq siécles. Baudrand, édit. 1705 , écritCaravaque.

Le P. Briet conjecture que c'est la Carca que Pto-lomée, l.i,c. 6, donne aux Bastitains.

CARAVAGGIO, bourg d’Italíe au Milanez, avectitre de marquisat, aux confins du Bergamasc. Deuxchoses le rendent remarquable. 1. La victoire que Fran-çois Sforce y remporta fur les Vénitiens l'an r44 -2. Polydore de Caravaggío, peintre illustre du seizième

i. CARAVAIA , riviere de VAmètiy* méridio-nale. Elle a fa source au Pérou, au nord à ac e iti-caya, passe auprès de saint Juan del Oto, oc .e per dans

la riviere d’Amarumay. v- ••

Tarn. a i]