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Tome second. C - F.
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éspace fermé de bons murs, où font les.arsenaux de lamarine Sc la maison du directeur général de l’amirauté.

CARELSHAFENl ou Carlsh aven, en latin CaroliTonus , port de mer de Suéde dans la Biekingie au cou-chant méridional de Garels-Croon. C’est un bon portpour les vaisseaux. Ce nom est mal écrit CareshaMNsur la carte de De l’Iste.

CARELSTADT. Carlsbourg.

CAREMBAUT, petite contrée de la Flandre Fran-çoise ( a ) , 8c l’un des íèpt quartiers de la châtellenie deLille. II comprend douze villages , & est situé aux con-fins de P Artois, au midi occidental de Lille ( b ) , entreSeclín , l’abbaye de Phalempin, la principauté d’Epínoi,Sc la haute Deule.( a ) Délices des P ays-Bas , t. 2 , p. ip 3 ‘( b ) De T Isle, carte du comté de Flandre.

La châtellenie de Lille ne 'forme que ’cínq quar-tiers , celui de Carembaut n'est pas entre-Seclin, 8c Pab-baye de Phalempin. Puisque Phalempin y est compris , íífalloít dire au midi de Seclín.

CAREMBOULE, contrée de P Astique dans Pillede Madagascar , dont elle est la province la plus méri-dionale. Elie s’étend d’orient en occident, depuis Panseou baye de Caremboule jusqu’aux Ampâtres qui renfer-ment du côté de terre , Sc confine aux Mahafalles. Ce' pays peut avoir environ dix lieues de long > Sc cinq oufix de large. Le pays est sec 8c aride pour P agriculture,mais assez bon pour les pâturages; car le bétail y est très-beau, 8c il y en a úrande quantité. Les habitans viventde pois, de fèves T de mil, de laitage Sc de bœuf Ilsplantent quantité de coton, ainsi que les Ampâtres : aulfiont-ils des pagnes Sc toiles de coton en abondance. II yon a qui donnent une étendue bien plus grande a cettecontrée. Dapper, Afrique, p-444» au contraire lui endonne moins , Sc la réduit à fix lieues de longueur , 8 c atrois ou quatre de largeur. II la borne au couchant a Pansedont elle porte le nom, Sc au levant à la riviere de Ma-nambouve. Flacourt dit aussi que cette riviere la séparedes Ampâtres , qu’elle est profonde , qu’elle vient dupays des Machicores , Sc a quinze ou vingt lieues decours. Mais Dapper ne s’accorde pas avec soí-mêmfe,îorsqu’il étend la côte de la province jusqu’au de-là desrivières de Ménérandre, de Menamba Sc de Machicore.La premieVe tombe dans Panse de Caremboule & bornece pays à Poccident, Sc par conséquent les deux autresqui font plus occidentales ne font pas de cette province.De Pífle ne fait mention que de Panse de Caremboule,Sc la met dans le pays des Mahafales. Corneille fait unarticle de ce pays, tiré pour la plus grande partie de laCroix, 8c cite Flacourt, à qui il impute ce qu'íl ne ditP a s. * Flacourt, Histoire de Piste de Madagascar, 1 part.c - 5 3 * p- 39.

CARENCE, selon Corneille , qui dit : m ville an- ,“ tienne des Rugíens. Ces peuples avoient leur de-" "Eure en Allemagne r sur la côte de la mer Baltique ,” dans le pays qui renferme présentement une partie” de la Poméranie. Cette ville- avoit trois temples, où” st. s adoroient trois dieux représentés par des idoleshor-” ribles. L’un de ces dieux, que l’on nommoit Regevithe ,” avoit sept visages' à une feule tête, Sc sept épées dans« leur fourreau attachées à un seul baudrier, Sc une autre» nue à la main droite. Ils étoient persuadés qu’íl pré-” sidoit à la guerre. L’autre dieu nommé Porevite, n’é-M toit Point armé, 8 c avoit cinq têtes ; 8 c le troisième,

M ds donnoient le nom de Foremce, avoit cinq» viiages , un à l’estomac 8c quatre à la tête, Sc tenoit” la niam droite fur l e front, 8c fa main gauche fur le” tueuton du premier de ces visages «.

Corneille cite pour garants Saxo, Dan. hifi. I. 14»Crantz, de Vandal. I. 5. Ç es d elîX historiens disent à peuprés ce qui fait le fond de cet article. Mais si Corneilleavoit lu par lui-même ces deux auteurs, il y auroít trouvéles noms tout autrement q Ue dans celui qu’íl a copié.Crantzíus , l. $ , c. 14, dans fa Wandalíe, nomme à lavérité ce lieu 'Karentia , mais dans son Dannemarck,f 6, c. 28, il la nomme Carentina * cette diversité* 'Ì^ ve de même dans Saxon, qui appelle cette villeindifféremment Karentia 8c Karentina , 8c le peu-pietvARENTïNi. On volt que Crantzíus copie Saxondans 1 histoire de la Wandalíe, Sc-qu’il ne fait que IVbréger. Selon Saxon, la premiers de ces trois idoles étoit

e chene , jauurn quercu Jìmuiacrum quçd Rugì&viwm

vj £\ xx i y *5

vocabdiìt. On peut douter s’il ne faut pas séparés en deuxle mot Rugi&vithum , quod Rugi JEvithmn vocabant, dcsorte que ce soient les Rugiens qui l’appelloient FEvith.Crantzíus l’appelle Rugiemus. La seconde nommée Po-revithus par Saxon , est appellée Torenitus par Crant-zius ; la troisième .nommée Forenutius par Saxon , estoubliée par Crantzíus. Mais ce dernier , qui pour le dé-tail de ces idoles est très-inférieur à Saxon dans son his-toire de la "Wandalie, parle dans celle du Dannemarckd’une maniéré plus instructive touchant cette ville. L’isi ede Rugen, dit-íl, /. 6, c. 28 , p. 143 , étoit alors la ca-pitale de toute la nation, 8c F ornement de la 'Wandalie;elle avoit deux villes florissantes, Arcona, (Voyez, A R-kona.) 8c Carentina, dont il ne reste plus aucun vesti-ge , soit qu’elles aient été englouties dans les flots de lamer, ou-détruites par la colere des princes , ou renver-sées par la fureur 8c le tumulte d’une populace séditieuse;soit qu 5 enfin on en ait transféré les habitans dans uneville nouvellement bâtie fur le rivage voisin , 8c quel’on. appelle Stralejfund, ( Stralleíùnde. ) Cet historienmourut l’an J17 , le 7 Décembre , 8c dès le tems qu’iîécrivoit, il ne restoít plus aucune trace de la ville de Ka-rentina.

CARENCY, principauté de Frqnee en Artois, àdeux lieues d’Arras, Sc autant de Lens. * Dicl.géovr. des, F ays-Bas.

C AREND AR, place forte de F Asie dans la Corastane,sor le chemin de Nisiaà Níschàbour, Les Mogols Fafíîé-gerent en 1221,8c la battirent pendantlong-tems; maísíeSassiégés se défendirent avec tant de vigueur, qu’enfinlesgénérauxMogols,ayant reconnu la force de cette citadelle.désesp erer ent de pouvoírla prendre avec ce qu’ils avoientde troupes, 8c se résolurent à lever le siège. Ils envoye-rent cependant auparavant un trompette, pour demanderau gouverneur des-habits 8c'd’autres choses dont leurs sol-dats avoient besoin. Le gouverneur jugea qu’il étoit plus àpropos de les satisfaire, que de les obliger à s’opíniâtrer aitsiège en leur refusant ce qu’ils demandoient. Mais la dif-ficulté fut de trouver des officiers qui voulussent accompa-gner ceux quiportoient ce présent ,parce qu’oncroyoít lesMogols & les Tartares assez cruels poursse venger fur lesofficiers qu’íls auroíent en leur pouvoir » de la honteuseretraite qu’ils se voyoient obligés de faire. Après le re-fus d’un grand nombre de gens, deux yieillards se pré-sentèrent. Ils recommandèrent leurs enfans a leurs con-citoyens , Sc so mirent à la tête des porteurs ; mais ilsn’eure-nt pas plutôt conduit Sc offert aux généraux leschoses qu’ils apportoient, que les Mogols furent effec-tivement assez lâches pour tremper leurs mains dans lesong de ces‘ deux vieillards. Ensuite ils leverentle siège,Sc ravagèrent le pays. *-fetis de la Croix, híst. du grandGenghizkan, 1 . 3 , c. S.

CARÉNÉ, ville d’Asie dans la Mysie,selon Etienne.II cite Hérodote, livre 7, n° 42, où ce nom est écritK Carine , au lieu de Pline, /. 5 , c. 30, écrit

Caréné , & en parle comme d’une ville qui ne íùbsis-toit plus de son tems. Gronovius observe qu’il y a desmanuscrits d’Hérodote où on lit , Carne. Le paysde Carésone dont parle Strabon , n’a point de rapportavec la ville de Caréné; il prenoitson nom de la rivierede Carésos.

x. CARENI, ancien peuple de l’íste d’Albíon, legrec de Ptolomée, l. 2, c. 3 , porte r« ? „ v <h, L’ancíenneversion latine rend 1 % par i. Carini à la maniéré desGrecs modernes. Quelques-uns croient que ce peupleoccupoit le pays des Loquabir province d’Ecosse.

2. CARENI, ancien peuple d’Asie, quelque partvers la Perse propre. Procope en fait mention , Ferfìc.1. 2, c. 13, & dit que Cosroës revenant du sac d’Antioche,Sc ayant passé à Edesse , les Caréniens vinrent au-.devantde lui, Sc lui offrirent de l’argent pour so racheter du pil-■ lage. II le refusa toutefois en faveur de ce que ta plupartn’étoíent pas Chrétiens; mais engagés encore dans lessuperstitions du paganisme. Etienne in voce bôy%*‘“> isSmet entre F Euphrate Sc le Cy rus.

CARENNAC, bourg de France dans la provmcede Quercï fur la Dordogne. * Baudrand , cdít.y a un prieuré conventuel , Sc réformé de or 2

G CARENSES , ancien peuple de FE-pagne Tarrago-noíso. II y a encore dans la Navarre a quatre lieues de