Iy4 CAR,
-Fampeínae une ancienne ville qui conserve leur nom ,: <§c que,l’on appelle Gares , , 1 a ville neuve beaucoupylus connue s’appelle Puénte Ta Reyna. Usie ancien-"ïic inscription rapportée p'ar Morales porte Ex CasarA.ug. Karensi. * Pline, 1 . 3 » c - 3 -
CARENSIS. Le concile de Nicée'faît mention d’un"évêché ainsi nommé dans l’Osrhoëne. Voyez. Carrhaî,
CARENTAN, petite ville de France dans la basse-Normandie au Côtentln, à trois lieues de la mer, avec‘un château qu'on dit avoir été bâti du tems de César,-par un de ses capitaines nommé Caros. Corneille se■trompe quand il dit que deux petites rivières, YOuveScCarentay ou Carentan, dont les eaux remplissent lesfossés , la rendent de situation très-forte. L’Ouve n’en ap-proche pas ; mais elle a son embouchure commune avec-une autre riviere dans laquelle tombe un ruisseau quicoule à Carenfa n. Le golfe où cette riviere 8c l’Ouveont leur embouchure commune,,a Une traversée nom-fnée le grand Vay, que l’on passe en allant de Bayeux àValogne ; maís„elles n’ont rien de commun avec le petitVay, qui est u'n passage ôù l’on traverse là riviere de'Vire aU-dessus de son'embouchure dans le même golfe-Le gouverneur de la ville l’est aussi du château & dupont d’Ouve. Cette ville qui a 540 feux, est le sièged’une élection dans la généralité de Caën ; d’une vi-comté. II y a bureau des cinq grosses fermes 8c un dépeî■de sel. Le bailliage 8c la vicomté ne font qu’un corps,dont les offices font d’un prix très-bas, à cause du peu d e-îendue de leur ressort. 11 y a auíïi une amirauté 8c unbureau des traites foraines. II n’y a qu’une paroisse 8e 2•curés alternatifs , un couvent de religieuses Sc un hôpi-tal. L’air de cette ville est mal lain à cause des eauxdormantes. Le P. Briet Sc Sanfon, croyent que cette■ville a été la demeure des anciens Veneli. * Mém- eft ~voyér.
CARENTANI, ancien peuple de la Germanie dansle voisinage de la Bavière, selon les historiens 8c chro-niqueurs du moyen âge. C’est aujourd’hui la CaRIN -thie. Voyez, ce mot.
CARENTIA ouKarentia; ^ Voyíz. le § de
CARENTINA ou Karentina A. l’articie de Ca-
1. CARENTINIouKarentinijS- rence.
2. CARENTINI, ancîenpeuple d’Ttalie dans la qua-trième région. Pline les distingue en SufernaTES 8 cInfernatês. L e p Hardoúin avertit que les manuscritsportent Caretini, 8c Ptolomée, l. 3 , c. i, les nommeCaraceni K«j<e*i|»oi, entre les Frentanì & les Samnites.
CARENTÒ. Voyez, l’articie suivant.
CARENTONE, riviere de France dans la hauteJssormandie. Elle sépare le diocèse d’Evreux de celui deLisieux, 8c a sa principale source au-dessus de l’abbayedes Bénédictins de S. Evroul. Elle fort d’un étang nommeCharenton, en latin Carento, reçoit le Ternant à saintAíg nan > 8c après avoir passé à Chambrais, Ferrieres»Bernay, Serquigny, elle entre dans la Rille , au-dessusde Nassandre, derniere paroisse du diocèse d’Evreux, uhuit ou neuf lieues de fa source. * Corn. Dict. Mémoires-dressés fur les lieux.
1. CARENTONIUM, nom latin de Carentan.
2. CARENTONIUM, nom latin de Charenton*bourg de Pille de France.
3. -CARENTONIUM , le même que Caranto-mus, Charenton en Berri, fur la Marmande.
CARENTONIUS. Voyez. Charente.
,CARENTONUS VICUS, Orderic, Vital, /. xx,dit: Protum qui Barbaflot dicitur , applicuit & superVada Vicse ìn viro qui Carentonus vocatur , quievít ,Vest-à-díre, il aborda au port de Harfleur, & passantle Vay de Vire il se reposa au village de Carentan. CeVay de Vire devroit être le petit Vay, qui est sur la ri- 'vierède Vire ; cependant ce n’étoit nullement le che-min de passer ni le grand Vay, Sc encore moins le petiten venant de Harfleur à Carentan.
C A R E O N , ville d’Esppagne , selon Appien.Henri Etienne croît que c’est une faute, 5 c qu’il saut lireCarbona en cet endroit * In Ibericis.
CAREOTsE , ancien peuple de la Sarmatie Euro-péenne , selon Ptolomée , l. 3 , c. 5.
CAREPULA, ancienne ville d’Afrique dans la Mau-
CAR
ritanle Césarîense, selon Ptolomée, /. 4, c. 2. Voyez. P ar-ticle Carapula.
1. GARES, habítans de la Carie. Voyez, Carie. Ondit en François Cariens.
2. CARËS, anciens habítans des bords des Palus Méo-tíde's vers le Tanaïs, selon Pline, /. 6 , c. 7, Ces Cariensn’étoient point dífférens des premiers, puisque c’étoíentdes habítans de la Carie , qui avoient fait-là un établis-sement, comme firent ensuite les habitans de Clazo-inène, 8c ceux de la Méonïe,
Z- GARES, peuple établi en Egypte vers Bubaste ducôté de la mer, selon Hérodote, l. 2, n. 6i , qui a soinde remarquer qu’ils n’étoient pas Egyptiens d’origine,mais venus d’ailleurs. II marque même à quelle occasionils, y étoient arrivés. Un oracle avoit dit qu’il arriveroítdes hommes d’airaín : des Ioniens & des Cariens, quicouraient la mer comme pirates , ayant été obligés derelâcher en Egypte, on alla dire à Psammitichus que l’onavoit vû des hommes d’airain, ceux qui lui faisoientcemessage n’avoient jamais vû de gens armés de cuirasses8c de boucliers d’airain. II se souvint d’abord de l’oracle,fit amitié avec ces étrangers, les mit dans íbn parti, 8cles employa utilement; ensuite il leur donna des terresvis-à-vis les uns des autres le Nil entre deux.
4- CARES. Voyez. Carenses.
CARES A, iíle de l’Archipel, vis-à-vis de i’Attique,ce n’étoit qu’un écueil fans ville, ni bourg ; les manus-crits de Pline,/. 4, c. 12, portent Coresa.
CARESENA, contrée d’Asie le long du fleuve deCaresus , selon Strabon, /. 13 , p. 602., qui en parle ainsi.U’Andríos íè jette dans le Scamandre & vient de la Ca-resene : c’est un pays de montagnes, peuplé de villages,bien cultivé, qui confine à la Dardanie jusqu’aux lieuxvoisins de la Zeleía , 8c de Píteya. On dit qu’elle prendson nom du fleuve Caresus , dont parle Homere , 8con ajoute que la Ville, nommée auífi Caresus a étérenversée. Voici le passage d’Homere pris au commen-cement du douzième livre de l’Iliade. Alors Neptune8c Apollon résolurent d’abolir jusqu’aux moindres ves-tiges de cette muraille ennemie [ que les Grecs avoientélevée] en poussant contre elle tous les fleuves, qui dessommets dumontlda roulent Impétueusement leurs eauxdans la mer , le Rhésus , l’Heptaporus , le Caresus , leRhodíus , le Granique , l’iEsepe , le divin Scamandre »8c le violent Simoïs.... Apollon détourna le cours de
tous ces fleuves , Sc les excita contra cette muraille.
Ce dieu permit à ces fleuves de reprendre leur anciencours. Strabon ajoute, à ce que j’en ai déja rapporté,que le Carésus avoit fa source àMalonte ,líeu situé entreFaUscepsts 8cAchmm dans laTerre-Ferme, vis-à-visde Tenedos , 8c qu’il tomboit dans l’fEsepe. Pline , /. 5 ,c. 30, ne parle ni de la ville de Caresus , ni du pays Ca-resena , maís bien du fleuve ; encore, dit-il, que le Rhé-sus, l’Heptaporus , le Caresus , Sc le Rhodius chantéspar Homere , étoient tellement taris qu’il n’en resioitplus aucune trace. Veftïgia non habent.
1. CARESUS, ville, ì „ .. ,
2. CARESUS, fleuve, j article précédent.
CARESSUS , ancienne ville de l’Archípel, l’une destrois qui étoient dans l’ifle nommée Cia par les Latins,8c Zea par les modernes. Suidas Sc Etienne écriventCoressus : Strabon, /. 10 ,p. 486, appelle cette villeKo»/f5i«, Corissia. îXilander dans fa version latine chan-gé ce mot en Carejfur; Sc réforme Strabon par l’autoritéde Ptolomée, maís il a mal fait ; 8c c’est Ptolomée lui-même qu’il falloit corriger fur l’autorité de Strabon, deSuidas 8c d’Etienne le géographe; car tous ces auteursécrivent la premiere syllabe par un o. D’ailleurs Ptolo-mée n’a pu parler de Coressus comme d’une ville, qu!subsistât de son tems. Strabon, p- 4^7» dit : L’ifle deCeos a eu quatre villes , il n’én reste plus que deux JRavoir Julide 8c Carthœa : Poeëessa a été unie à Carthée& Coreffia à Julide. Pline, /. 4, c. 12 , dit de même : Hne reste plus à cette iíle que Julide Sc Carthée ; Coressus8c Poeëessa font détruites. Cette même ville de Coressusest nommée dans les lettres d’Eschine Neressus ; maísc’est une faute dont Ortélius a averti íí y a long-terns-* Ptolomée, l. 3 , c. 15- ,
CARJ 2 ITH, ville de la Palestine dans. la tribu de