CA
Voisins. Il est indubitable qu’íi ne s’agít pôînt ici deCardone, ville, de Catalogne , mais d’une ville situéebien plus avant au-delà de l’Ebre dans l’Espagne ulté-rieure. Et ainsi Tune des deux villes qu’il nomme Car-donem Sc Bardonem , ne peut être que Carmone, qui >•comme on l’a vû, par le témoignage de. Jules César»etoit dès ce tems une des plus fortes places de la pro-vince. Peut-être Tite-Live avoit-il écrit CordueAM ScCarmonem. Cette ville conserve encore desmonumensde son ancienneté ( a ). La porte qui regarde Séville estencore toute entiere, aussi bien qu'une partie des mu-railles. II est aisé de voir à la grandeur des pierres Sc àla maniéré dont elles s’entretiennent > que c’est un ou-vrage des Romains. Aussi on remarque que c'est une desplus grandes pièces d'antiquité de toute l’Espagne.L’auteùr cité dit avoir appris des gens du lieu qu’on ya trouvé 8c qu’on y trouvoít tous les jours en travaillant,des morceaux de statues & de colomnes. de marbre avec.des inscriptions ; mais il est souvent arrivé que ceux quiles trouvoient, n’en connoissant pas le prix, les mettoientdans les fondemens des moindres bâtimens. En effet»poursuit-il, j’en vis une assez entíere à la porte de lagrande église. J’allaí voir deux statues de marbre blançqui font encore fur la porte qui va à Ecija » mais ellesfont fort maltraitées j &, quoiqu’elles soient élevées surdes piédestaux , il y en a une qui n’a point de tête , &l’autre est toute défigurée des coups qu’on lui a donnés :on ne m’a pû dire ce que c’étoit. Autrefois il y avoit unbel alcaçar ou château qui est tout ruiné. Cette ville aété plusieurs fois prise & reprise durant les guerres desMaures en Espagne. Carmone étoit du royaume de Sé-ville. Ses murailles» autrefois si fortes & qui ont soutenudes sièges, font présentement renversées en partie. Phi-lippe IV (b), après avoir reçu de ses habítans un pré-sent de 40000 ducats , l’honora du titre de cité. Son ter-roire est merveilleusement fertile ; & c’est, sans doute, ceque l’on avoit voulu représenter dans la médaille que Su-ri ta, inAnt. p. ;d<5, dit avoir eue en son pouvoir. II yavoit d'un côté une figure d’homme fort mal dessinée,& fur le revers, entre deux épis, lemotCARMo. (*) Jour-nal d’un voyage d’Espagne, p. 150. ( b ). Etat de VEspa-gne , t..i , p. 249.
C ARMONS ou Cormons, petite ville d’ítalíe auFrioul Sc dans le comté de Gorítz fur une montagne prèsde la riviere d’Idria,entre elle 8c celle de Verga. Elleslé joignent un peu au-deílous, Sc, tombant dans le Cor-n ° - elles vont ensemble grossir le Lisonzo. Elle est aunord-ouest de Gradisca, & appartient à la maison d’Au-ttiche , aussi bien que tout lé comté de Goritz , selonMagin , Ital.
CARMYLESSUS , ancienne ville d’Asie dans la:~ycié, dans l’Antícragus » selon Strabon, /. 14 ,p. 66 5.L Antícragus étoit une montagne à l’opposite du montCragus, & c’est ce que signifie son nom. II étoit doncU} tre le mont Cragus & la ville Sc le promontoire de1 elmissus. La ville de Carmylessus étoit fort petite,dans une assez petite vallée au pied de l’Antícragus!CARNA SYLVA, nom latin du Kernwald,oret de Suisse. Voyez, ce mot.
1. CARNA , ancienne ville de l’Arabie Heureuse ,lelon Ptolomée, /, 6 , c. 7, Strabon,/. 16, p. 768, quia nomme Carna ouCarana, dit que c’étoit la plus6 Mínœens, nation située fur la mer
K À RVJ°Â sine , des Sab éens. Voyez. Minn/bi.
, 2 ‘ ir A Vl de Phénicie, selon Isace fur Lyco-phron. Voyez Carne i.v- Ortel Thés 3
CARNEE, ancien peuple de u -n
prés du Bosphore Cimmerien , s e i on pj inej / 6, c 7Quelques exemplaires portent Car Na pje/&' c’est décette derniere façon que lífoït Ortélius.
CARNIÁM, ancien lieu de la Palest; ne . Q n p a pp e ]„loit Astaroth, quelquefois aussi on joignoit ensemble lesdeux noms. Voyez Astaroth, Le nom d’AsTAROTH-Tarn ai m , signifie Astaroth aux deux cornes. Ell e étoitau-dela du Jourdain dans le pays de Galaad. Ell e estauffinommee Camion, au second livre des Machabées-, ch.12, f . 21.
CARNALIS, ville ancienne d’Asie , dans la petiteArménie, selon Ptolomée, /. 5, ç. 7.
CAR N AN A, c’est la même ville que Car-ha î,
CA
CARKÀPìE. On lit aíiisi dans quelques éditions dôPline , au lieu de CarnA. Vyez ce mot.
CÀRNARVAN &'CARNARVAN-SHIRE.
* Voyez
CaErnàrVàn 8cCaernarvánshirÈj
CARNASÁ, selon l’ancienne version latine de Ptò-lomée, /. 5 , c. 20. D’autres exemplaires portent Cae-SANA , ancienne ville de l’Inde en-deçà du Gange.
CARNATE , royaume des Indes, borné auînidí pafle royaume de Gíngí, au nord par celui de Golconde , aulevant par la çôte de Coromandel, & au couchant par leroyaume de Canarâ.
Les peuples de toutes ces contrées font extrême-»mont superstitieux. Ils font divisés en castes ou tribus»comme étoit autrefois le peuple Juif, avec lequel íiparoit qu’ils ont eu commerce; car dans leurs coutu-mes, dans leurs cérémonies, dans leurs sacrifices on dé-couvre quantité de vestiges de l’ancienne loi qu’ils onêdéfigurée par une infinité de fables. Ils ne peuvent semarier que dans leur caste, 8c même dans leur parenté.Lorsqu’ils se marient, ou qu’íìs se font percer les oreil-les , ils lont obligés de fe. faire couper deux doigts de lamain, & ée les présenter à leur idole , Sc ils vont Céjour-là au temple comme en triomphe; d’autres cou-pent le nez a ceux qu’ils peuvent attraper. Leur princeieS récompense à proportion des nez qu’ils apportent : illes fait enfiler ensemble, 8 c on les suspend à la ported’une de leurs divinités.
Le gouvernement n’est guere moins bizarre que lareligion. Les peuples y vivent dans une espece de ser-vitude : ils ne possèdent aucune terre en propre ; ellesappartiennent toutes au prince qui les fait cultiver parses sujets : au tems de la récolte il fait enlever le grainSc laine à peine de quoi subsister à ceux qui ont cultivéles terres.
11 û’y a parmi ces peuples, ni académie, ni science;ils ont quelque connoissance de l’astronomïe , Sc ils pré-disent les éclipses avec assez justesse. Cangibouran est lacapitale de ce royaume : les autres villes font Ballaba-ram » Oartnavaram , Chírpí , Colalam , Cotta , Mani-madoUgou, Chrucsnabouram & Madigoubba, villageà dqP x lieues de la capitale, Sc ou le prince a une mai-son d® plaisance. Lettres édifiantes, Jeizieme recueil.
1. CARNE, ville de Phénicie, aux confins de laSyrie. Phne, /. 5, c. 20, la donne à cette derniere; c’estla même que Strabon, /■ t6, p. 153 > appelleC aranos»port de mer des Aradiens. Etienne la donne à la Phénicie.
2 , CARNE, ancienne ville de l’Eoíide, selon Etienne.CARNEATES , partie de la montagne de Cœlossa,
dans l’Argie, contrée du Péloponnése , selon Strabon.I 8,/>-3 82 - C’est dans cette montagne qu’estla source. de l’Asopus , qui coulant auprès de la Sicyonie donnaitle nom d’Asop{ e à une contrée de ce pays-là.
CARNELAND, petites iíles de l’Amérique sep-tentrionale dans la mer du Nord, a environ quaraht.elieues du cap do Gratias a Dios , fous le 12 e deg. 50 m?de latitude septentrionale ; elles font habitées par uneforte d Indiens de Terre-ferme qui y viennent passerune partie de l’année. Elles font deux ; la plus grandepeuî avoir quatre ou cinq lieues, & l’autre trois. Leurterroir est très-bon Sc très-fertile. 11 y a de grands boiá' de Peau moitié douce & moitié salée.
1. GARNERO. On donne ce hom à la partie dugolfe de Venise qquí s’etend depuis la côte occidentalede l’Iftríe jusqu’à l’ííle de Grossa, & aux côtes de lajVlorlaquie. Ce golfe que l’on appelle autrement golfede Carnario ou de Quarner , renferme dans son sein lesgrandes iíles de Cnerso , de Veglia, d’Arbe, d’Osero,Sc pn grand nombre de petites. On prétend qu’on l’anommé Carnero ,» ce qui veut dire carnassier, à cause desfréquens naufrages qui s’y font faits. Anciennement 0»l’appelloit Flanaticus ou Liburnicus fìnus , parcs qp "baignoit les côtes de la Liburnie, & que la ville de Fia-none etoit située fur les mêmes côtes. * Maty » U 01 »Holl
2. CARNERO , (le cap de) cap d’Espagne, a 1 oc-cident de l’entrée de la baye de Gibraltar, a environonze milles presque à l’est-nord-est la pointe deTarife. La côte y est fort haute Sc presque droite ; ou