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Tome second. C - F.
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couverte d’arbrisseaux, de bocages, bois taillis, garen-nes toutes remplies de gibier de toutes les fortes : lesreligieux nous a durèrent qu’elle a de circuit par le piedsoixante Sc dix milles , qui reviennent a plus de vingt-tro'is lieues, & qu’elle apparteneit a leurs prédécesseurs^religieux du même Carmel, avec tous les villages des■environs. Ces villages appartiennent présentement auxBédouins Arabes qui ont un camp aux environs de-ces montagnes.

On peut juger de la hauteur du Carmel par l’estima--tion qu'en fait le même chanoine : un peu plus haut quela moitié de fa hauteur, que j’estime environ deux foiscelle des tours de Notre-Dame de Paris, Scc. Or, cestours ont trente-quatre toises, donc ce qu’il appelle unpeu plus que la moitié de la hauteur est de foixante-huittoises ou environ , Sc en supposant qu’il ait été de quatretoises plus haut que le milieu , la hauteur entiere est dehuit cens quarante pieds. Je crois que le sultan de Cha-melle, dont parle Joinville , n’est autre chose que l’émirdes Arabes du Mont-Carmel.

CARMELI , ou Campo Carmeli. C’est, selonBaudrand , une ancienne contrée d’Egypte , entre leNil, la mer Méditerranée, la Lybie extérieure Sc la Thé-baïde. Elle comprenoit, selon lui, les déserts deScethé& de Nitrie, Sc fut la retraite d’un très-grand nombrede solitaires dans les premiers siécles de l'église.

CARMELUM Oppidum. Voyez. Ecbatane 2.’_

CARMELUM Promontorium , c’est la pointemaritime de la montagne du Caripel , au-destus deCaypha. Ortélius croit qu’o n Rappelle présentementCabo Bianco. Ortélius devoít dire qu’il porte encore lemême nom.

CARMENTALIS, nom d’une des portes de l’an-cienne ville de Rome : on l’appelloít aussi la porte Scélé-rate. Elle étoit entre le Tibre Scie Capitule, Sc elle nesubsiste plus.

. CARMENTIS SAXUM . lieu particulier d'Italiedans le territoire de Rome. Tite-Líve en fait men-tion,././j.

CARMERY, ville Sc abbaye de France, au pays duVelley. On Rappelle aussi le Monastier-St-ChafFRE.Voyez. Saint Chaffre.

CARMILIACA, lieu de la Gaule Belgique, selonAntonln, Quelques exemplaires portent CurmiliaCA,a douze mille pas d’Amiens, Sc à treize de Beauvaís.Le Bœuf, en son recueil de dissertations 1738 , croîtque c’est aux environs de Damard, à quatre lieues DUenviron du chemin militaire d’Amiens à Roye.

1 - CARMINA, ifle de l’Inde, selon Etienne le géo-graphe. H y auroit lieu de douter, si elle est différentede celle qu’il appelle Carmana , à cause de ses habítansqui étoient de Carmanie. C’est fans doute la même queCarminn a , que Ptolomée , l. 6 , c. 8, place fur la côtede Carmanie.

2> CARJVIINA, Province située vers le milieu de lagrande Bucharie. La ville de Carmina , d’où elle tire sonnom, est sur les frontières du pays de Charas’m , au nord-ouest de la ville de Bouchara, à 40 deg. 30 min. de lat.La ville de Carmina est peu considérable à présent. Voyez.Vhift. geneal. desTatars , p. 5 02 & 803.

3. CARMINA, ifle de R Archipel. Robert, dans íbnvoyage du Levant , p. 293 , la décrit ainsi : elle est ha-bitée par des Grecs, 8 c quelques Turcs , dispersés d’uncôté Sc d’autre, qui payent un tribut aux Vénitiens Sc àla Porte.; ces Grecs ne font aucun commerce qu’avecdes bandits Sc des brigands, Sc ils exercent eux-mêmes.la piraterie. Ils font auíst plus cruels que les Turcs, Scil y a du risque à aller a terre , ils gardent pour leurusage tout ce que l’iue produit. La rade en est mau-vaise, 8c il n’y a point d eau douce. C’est la même queCaDAMo 2. Voyez, ce mot. C’est aussi la Claros des an-ciens.

CARMINACH, ville d’Asie dans la grande Tar-tarie Sc dans la contrée de Bochara. Elle est près d’un lacformé par la riviere de Sog , entre Samarcande Sc Bo-chara. Baudrand cite Abulfeda. Ce géographe Arabemet effeélivement dans ses tables de la Chorasmie aucinquième climat dans le territoire de Bochara, entreBochara & Samarkande. CarmiNACH , ville à laquelleAlfaras donne 88 degres de longitude Sc 39 deg. 30 min.de lat. mais Albiruni ne fait la longitude que de 87 deg.

5 ) mîn. qui font cinq minutes de différence , Sc met làlatitude de 39 deg. 40 min. qui font 10 min. de plus quel’autre. Voyez. Carminiî ah.

II faut remarquer que dans sédition d’Oxfort, p. 43,dont je me sers, les imprimeurs se sont trompés en trans-posant les chiffres des degrés de latitude; ainsi ils ontmis au lieu de 39 , 93 , faute qui faute aux yeux ; la la-titude ne pouvant jamais’ être au-delà du pôle , Sc parconséquent elle ne peut être que de 90 degrés tout auplus.

CARMINIANUM, ancien lieu d’Italie dans la Ga-labre au-delà des‘Monts , près d’Aletium , Sc presquevis-à-vis de Lupia, ou plutôt entre Tarente Sc Otrantedans la Meflapie. C’est présentement une bourgade quiconserve l’ancien nom, & que l’on appelle Carmignanodans la terre d’Otrante. II est parlé de fa forêt dans lanotice de l’Empire : on y lit, C J'eiï. 43 , ) Procurator rei•privata per Apuliam & Calabriam , five Saltus Carmt -niacenses. Hòlstenius conclut que cette terre étoit dudomaine particulier de l’empereur.

CARMINNA. Voyez. Carmana Sc Carmina i.

CARMINIYAH. La même ville qui est appelléeCarmiah dans les tables d’Abulfeda, est appellée Car-miniyah dans fa description de la Chorasmie Sc duMawaralnahr, p. 58. On y cite quelques auteurs, donton recueille les íëntimens que voici. Selon Allebab,c’est une ville entre Bochara Sc Samarkande. Selon EbnHaukal, elle est plus grande Sc plus peuplée qu’Ai.-tawawis, Sc son terroire est plus fertile. 11 y a plu-sieurs villes nommées Carminiyah : il y en a une dece nom-entre Altawazvís Sc Aldabusiyah, à cinqparafanges de la derniere , Sc à sept de la premíere. Elleest bien peuplée Sc de la même grandeur qu’AltaWawis.

Ces deux villes font dans la Tartarie au levant de lamer Caspienne. ,

1. CAR MON, ancienne ville d’Espagne dans la Bé-tique. Voyez. Carmone.

2. CARMON. Voyez Coròmanis.

CARMONE, ville d’Espagne dans l’Andalousie, à

six lieues de Séville , selon le journal d’un voyage d’Es-pagne , p. 150, ou à cinq, selon l’abbé de Veyrac, quidit qu’on va de l’une à l’autre de ces villes par un che-min pavé; & à 8 ou 9 lieues d’Ecija. Elle est petite »mais fort ancienne : quoique peu d’auteurs en ayentparlé. Strabon , /. 3, p- 141 , en marque seulement lenom. L’itinéraíre d’Antonin la met sur la route de Sé-ville à Mérida, & à vingt-deux milles pas de la pre-mière. Jules-César dan§ l’histoire des guerres civiles,/• 2, c. 19 , fait mention d’un peuple qu’il nomme Car-Monenses » ce font les habitans de cette ville. II dit quec’étoit la ville la plus forte de toute la province. [ Iis-dem diebus Carmonenses qu a est longe firmijstma totïus pro-vincis cívitas , &c. ] L’auteur des mémoires de laguerre d’Alexandrie, c. 57, parlant des événemens ar-rivés dans la Bétíque , dit que ce fut à Carmone queLonginus assembla Sc passa en revue la trente Sc la víngt-uniéme légion 8 c quatre cohortes de la cinquième. Dansles mêmes mémoires , c. 64, on lisait : Lepidus codemtempore , Marcellusque Gordubam cum fuis proficiscitur :Cajstus Carlonem. Des critiques, mauvais géographes^'avoíent substitué Narbonem, comme s’il s’agissoit d’uneville des Gaules dans ces quartíers-là. Glandord a bienvû qu’il falloit lire Carmonera ou Carmonam ; Sc c’est cedernier que Davis a préféré dans son édition de Cam-bridge; mais au lieu de laisser les deux points après pro-ficiscitur , il devoit les mettre devant ce mot, comme laphrase latine le demande : Lepidus eodem tempore Mar-cellusque Cordubam cum fuis : proficiscitur Cajstus Car-monem . Surita, in Anton. p. 565 - ne s ’y est pas mépris 5mais il met Cajstus avant proficiscitur. Ptol. /. 2 , c. 4-fait auffi mention de cette ville ; mais seS exemplairesportent Garmonia ou Charmonia ,

il la donne aux Turdetains. Tite-Live, /. 33, c. 21 »parlant des guerres excitées dans l’Espagne ultérieure,dit : Helvius avoít ce gouvernement. II manda au Sénatque Colca Sc Luscinus, petits rois, avoient pris lesarmes ; que le premier avoit dix - sept villes dans foi*parti ; que Luscinus étoit maître des villes puissantes 8sCardone Sc de Bardone ; Sc que toute la côte qui n’avoíCpas encore dépouillé son animosité, ne manqueroit P aS

de se soulever au premier mouvement que feroient * eS