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Tome second. C - F.
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C Â

le golfe de Carstero ou de Querner, Sc là Moflaquîe.

1. CARNION ou CARNIUM, ville du Pélopon-èse dans la Laconie, selon Polybe. Pline, /. 4, c. 6,met dans P Arcadie une ville qu’il nomme Camion ; ellesme semblent être la même ville. Comme P Arcadie& la Laconie étoient limitrophes, une même ville apû être tantôt de l’une Sc tantôt de l’autre. Pausaníasmet dans ce pays-là un ruisseau nommé CarnioNTí*pnziy, Sc le P. Hardouín, liv. 8, chap. 34» p- 670 -conjeâure que c’est apparemment de ce ruisseau que laVille portoit le nom. Pausanias dit qu'il se perd dans unautre nommé Gatheatas, avec lequel il va se rendredans l’Alphée. * Ortel. Theíàur.

2. CARNION, ville d'Asie, quelque part vers laSyrie, oú plutôt.au-delà du Jourdain. Timothée, géné-ral du roi Antiochus Epiphane , ayant appris que JudasMachabée, venoit contre lui, envoya ses femmes, iesfilles & tous son bagage dans une forteresse nomméeCarnion , parce qu’elle étoit imprenable & d'un aborddifficile, à cause des défilés. Comme ce Timothée étoitgouverneur des pays d'au-delà le Jourdain, il faut ap-paremment chercher cette forteresse dans son gouverne-ment. * Machab. 1. 2, c. 12 , vers. 21.

CARNIOTES (iíles de), en Afie, dans ies Philip-pines , entre Sebu, Sc Leyte. La principale s’appellePoro. Elle est habitée par trois sortes de Negres; ils sebattent cruellement avec leurs fléchés empoisonnéesausquelles il n’y a point de remède ; on y compte troismille tributaires fous un corrigidor Sc un commandant.On y fait beaucoup de cacao que l’on a apporté depuispeu de la nouvelle Espagne, auxPhilippines. On trouveaussi dans les montagnes beaucoup de riz qui y croît na-turellement. C’est avec quoi les habitans payent leurtribut, latít. 9-10, 30 min.

CARNON» ville ancienne de l’Arabie Heureuse,selon Pline, /. 6, c. 28. Voyez. Carna 2.

CARNONAŒ, selon Ptolomée.2, c. z. D’au-tres exemplaires portent Carnones, ancien peuple de

Piste d’Albion. Le P. Bríet qui lit CarnovancjE, ditque c’est la partie occidentale de Navern. Il y met lapointe de Torfuty. * par ail. 2 part. p. 185.

CARNOBIO , village d'Espagne dans la Navarre,aux confins de l’Arragon. Morales a cru que c’étoit laC urnonium ou Curnovìum de Ptolomée ; mais le P. Bríet,mieux fondé , la place à Estella.

CARNOTUM. Voyez. Carnutes.

CARNOUET, ou S. Maurice, Carnetum , abbayed’hommes de l’ordre de Cíteaux, dans la basse Bretagne,au diocèse de Quimper, à deux lieues de Químperlay,proche la mer, fondée selon les titres de cette abbaye ,l’an 1175. s, Maurice en fut le premier abbé.

t. CARNUNTUM. Ambroise Morales met enEspagne une ville de ce nom dans la Tarragonnoiíe, oufélon les notices de l’empire, étoient les garnisons d’Al-lemands Sc de Gaulois. L’erreur est grande, cependantelle est excusable en quelque façon, à cause de la dépra-vation du texte en cet endroit des notices, seB. 65. Tousles exemplaires ont une lacune, dont plufieurs copistesou éditeurs n’ont point averti ; ainsi n’ayant point d’é-gard àl’interruption, ils ont mis des choses très-séparéespar elles-mêmes. On trouve premièrement :

Jn Provincia Tanaconenfì.

1 nbmius Cahot ti s prima G allie a Veleia.

Apres quelque chose q u i manque Sc qui devoit suivreCes deux lignes , la notice vient aux garnisons de France& des Pays-Bas ; ce qui etoit fans doute précédé d’untitre nouveau. Mais les copistes, ayant cousu ce qui fuit lalacune, avec cequi la précédé, sans avertir de l’interrup-tion, Morales qui ne s’en est point apperçu, a cm q U »j{falloit ranger dans la province de Tarragonne en Espa-ce» l a ville de Carnuntum ; quoique la notice porteâpres ce que j’ai rapporté ci-dessus,

^rafeBus Lœtorum Teutonicianorum Carnmtaàœnonix Lugdunenfis.

la m^r^^EjE^onnoíse, ou ce qui est la même chose,aurlur 1 e y onn °Te , dont Sens étoit la métropole ,1 U le remettre dans le chemin de la vérité. Une

CAR. iç ï

ancienne notice des Gaules, écrite fous Hoftorïus, Scque j’insere à la fin de l’article Gaule, met très-bien Pf 0-vincia Lundunenfis Senonia, Sc lui donne sept villes : làpremiere est metropolis civitas Senonum ., la seconde estcivitas Carnotum. II est donc ici question de Chartres »ville de France, & non pas d’une ville imaginaire d’Es-pagne , qui n’est fondée que fur la négligence d’un co-piste qui a oublié de mettre hic défunt nonnulla , commele P. Labbe n’a pas manqué de l’y mettre dans la petiteédition du Louvre. Il est à présent inutile de recherchersi cette prétendue ville de l’Espagne Tarragonnoise, àquelque rapport avec celle que Ptolomée nomme Cur-novium ou avec Carnobio , lieu moderne aux confinsde l’Arragon Sc de la Navarre. La question est décidée.On peut voir à l’article Baioca , que cette misérable la-cune a trompé Ortélius aussi bien que les autres.

2. CARNUNTUM, ancienne ville de la hautepannonie. Ptolomée, /. 2, c. 15, la nomme Càrnus:cette ville étoit au bord du Danube, Sc Veíleius Pater-culus, /. 2, c. 109, dont quelques éditeurs RappellentCaRNUtum, d’autres Carnuntum, dit que c’étoit l aplace que les Romains avoient le plus près de la Rori-que. Elle est nommée Carnuntum. par Pline. Cetauteur > I- 37 > c. 3, parlant de l’Ambre, ajoute qu’il ya environ six cens mille pas de Carnuntum , ville de laPannonie , jusqu’au rivage de la mer d’où on l’apportoít,Sc qui n etoit bien connu que depuis peu. II l’appelieailleurs Pannonìca hiberna, c’est-à-dire Quartiers d’hi-ver de la Pannonie. Superiora, dit-il, /. 4, c.. 12, intetDanubium & Hercinium Saltum usque ad Pannonica.híbetna Carnimtï , Germanorumque Confnïum , Campos& Plana Jafyg es Sarmats. C’est-à-dire que les Jaíyges »peuple Sarmates , occupoient le haut pays , entre leDanube Sc la forêt d’Hercíníe, jusqu’aux quartiers d’hi-ver de Carnuntum, Sc aux frontières de la Germanie.Ce pays re pond à une partie de la haute Hongrie , à eiîjuger p ar lu situation que l’on fait d’ailleurs qu’avoit laville de Carnuntum. Pline n’est pas le seul qui y ait misdes quartiers d’hiver. Eutrope, l. 8, c. 6, parlant del’emporeur Marcus, dit qu’il fit un séjour perpétuel du-rant trois aqs à Carnuntum ; Sc Spartien, c. 5 , dit deSevere : aux instances de bien des gens, malgré fa répu-gnant® » il fut déclaré empereur a Carnuntum. L'itiné-raire d’Antonín parle en plus d’un endroit de Carnuntum .Dans lu route de la Pannonie le long du Danube, perripaïfi Pannonia , il met à Carnuntum la quatorzième lé-gion gamelle ; elle y étoit en garnison ou en quartierd’híveG ce qui s’accorde avec ce qui a été dit ci-dessus.Amrnion Marçellín, /. 3°> c. 5» édit. Vales. appelleCarnunte, ville des Illyríens ; mais comme le remarqueCellaríus, c’est par un usage de son tems, fondé fur ceque la Pannonie, Scia Norique étoient des dépendancesdu département d’un préfet du prétoire qui commandaità la grande Illyrïe. H vaut mieux dire avec les auteursplus anciens qu’elle étoit de la Pannonie. De mêmeque les Latins ont dit pour la ville d’Otrante Hydrus,au génitif fìydruntis ou Hydruntum , de même les an-ciens, ont nommé indifféremment la ville dont il étoitqueflion dans cet article Camus , au génitif Carnuntis ,Sc Carnuntum, i, Títe-Líve, qui prend souvent ses mé-moires de Polybe, dit, l. 43 , ïnit. Durant cette mêmecampagne, où l a cavalerie romaine remporta une vic-toire en.Thessalíe, le général que le consul avoit envoyéen Istyrie, força deux villes à se rendre. II accorda auxhabitans tout ce qui leur appartenait, afin que ces mar-ques de fa modération engageassent ceux de la forte villede Carnunte à le recevoir. Ut opinione clementìa eos quiCarnuntem munitam urbem incolebant , alliceret. C’est lesavant de Vallois dans ses notes fur Ammien Marçellínqui rapporte ce passage de Títe-Líve. Mais il y a lieude douter si c’est la ville de Carnunte fur la Danube, queTjte«Live a voulu dire. Le général envoyé par le consulLicinius qui étoit en Thessalie, a-t-il pu traverser toutel’Illyrïe, prendre des villes, essayer le siège de la vf ede Carnunte, retourner fur ies pas, Sc piller les villesqu’il avoit épargnées dans un pays qui n’étoít pas encoresubjugué; 8c cela en une campagne. II y suroît heu desoupçonner que la Carnunte d’Illyrie, dont par e I ite-Live dans le passage cité, est différente de celle de l aPannonie. Ceux-là se trompent qui croient que c’estPaffau, car Passau est bien au-dessus de Vienne, Sc Car r