J&Z , V^AIV
■mmtiim doit être au-dessous. Carnunte etoit vis-à-visde í’embouchure de la Moravia dans le Danube, au lieuoù est présentement Haimbourg - ou du moins il fauten chercher les ruines dans le village e ^- tout auprès.Laz'ius croît que cette ville est présentement remplacéepar le monastère de sainte Pétronnelle. Le P. Hardouinn’y íbngeoít pas aísez sérieusement, quand il a dit qu Or-tëllus avoit confondu cette ville avec la ville de Chartresqui est en France. Ortélius n’a point fait cette faute ,mais il a feulement rapporté le sentiment de Moralesqui transporte Chartres en Espagne, fur l'autorité desnotices mal entendues.
CARNUS. Voyez, l’artîcle précédent.
CARNUTES, ancien peuple de la Gaule. César lesnomme Carnutes , Pline, /. 4, chap. 18. Carnuti ;quelques manuscrits portent Carnuteni de l’aveu duP. Hardouin , Sc c’est aussi de la sorte que lisoit Hadriende Valois ( a ) ; cela s’accorde fort bien avec une ins-cription qui est à Bologne, fur laquelle on lit ;
D. M. P. V.
Vettio Perenni Carnutìnoix Frovincia Lugdunensi
DUUMVIRALI SaCERDOTI.
Plutarque (’ b ) ne s’écarte pas beaucoup de cette ortho-graphe , lorsqu’il les appelle Carnutini, Kptolomée les nomme Carnut^e, KQuelques-uns les ont aussi appelles Carnoti , CarnoteNI ScCarentini. Tibulle dit selon les éditions ordinaires,
Carnuti & Flavi , cantla limpha Liger.
Quelques manuscrits portent Carnoti , d’autresCarmoti. Il semble que Flavi soit une épithète dumot Carnuti ou Carnoti; mais, comme je l’observeau mot Flavi , il paroît qu’au lieu de Flavi il faut lireIluvii ^ainsi Carnuti devient lui-même l’épithéte. LesCarnutes ( c ) du te ms de César, 8 c long-tems âpres ,occupoient tout ce qui est aujourd’hui fous les deuxdiocèses de Chartres Sc d’Orléans , puisque Gennabum.du terris de César » étoït Oppidum Carnutum. Ptolomeemet aussi Gennabum Sc Autricum chez le peuple Car-nutes; 8e le nom d ’ A ureliani n’a presque point été connufous les Romains. Avec le tems la ville d ’Autricum quittace nom pour prendre celui du peuple , de la même ma-niéré que Rheíms, Paris , Sens, Sc tant d’autres, Sc futappelláe Carnutum , qui n’étoit d’abord qu’un génitifpluriel, civitas Carnutum la ville des Carnutes ; maison en ft un neutre au singulier, Sc l’on dit CarnutuWi r.Voyez. Chartres. ( a ) Notit. Gall. p. 128. ( b ) in Jul-Cas ( c ) Sanson, Rem. fur la carte de l’ancienne Gaule.
CAR O , petit pays de l’Amérique méridionale, entrela mer du Brésil Sc le fleuve Uruguay, qui se déchargedans Rio de l a Plata.
CAROBRiyE, Dans le livre des miracles de S. Aus-tregifií e > que le vulgaire appelle saint (Drille ou saintOutrílie, composé par un auteur ancien. De Valois,trouve que quelques François mirent le feu à la maisonde ce saint a Estival, près de Carobria. ln villa Stivali,juxta vicum Carobrias domum fan&i Aufìregifilií■ 6esaint étoït evêque de Bourges , Bria , Brica , ou Briga,veut dire un pont dans la langue de nos ancêtres. LeCher est une rivière de Berri ; Carobria étoit donc íurI e Cher , puisque son nom ne signifie autre chose. Leslettres de l’abbé Liebaud ( Leodebodi ) rapportées parHelgald, moine de Fleuri; sont mention de Carbriievillage du Berri, c’est présentement Chabris , Sc l’en-droit voisin qui est nomme mont ou maison de saintOrille est.la même choie qu’Estîval, ou villa Stivalis.
CAROCOTINUM. Voyez. Caracotinum.
1. CAROEÀ , village de la Sarmatie en Europe,•selon Ptolomée,3 , c. $•
2. CAROEA, villed’Afríque, selon Ortélius, l. IA,c. il , siìií cite Guillaume de Tyr.
CÁRPLEI, bourg d’Italíe au royaume de Naples,dans la Calabre cîterieure entre Cosense Sc Amantée, en-viron à deux lieues de l’une & de l’autre. II n’est remarqua-ble queparcequ on y cherche Pancíenne Inia , Inias ouîxi as desBrutíens.Fl 1 unc.nvmlNiA.*§âd>éd. 1705.
î. CAROLINE, C'étoit une forteresse bâtie dans laFloride par René de Laudoniere , fur la rivíere de Mayen 1564, Sc nommée ainsi en l’honneur de Charles IXroi France. Les Espagnols la prirent en 1665, le 21de Septembre, & luí donnerent le nom dè San Mattheoqu’elle porte encore. II est vrai qu’en 1568, le cheva-lier de Gourgues la reprit Sc la ruina, mais elle a étérebâtie depuis. * Fìift. du Canada ,par le P. de Char- -levoix.
2- CAROLINE, contrée de l’Amérique angloise ,Fur la côte orjentale de la Floride dans l’Amérique sep-tentrionale. L’abbé Langlet dans fa méthode pour étu-dier la géographie, se trompe fort quand il dit qu’ellefut ainsi appellée du nom de Charles II, roi d'Angle-terre ; ce nom de Caroline vient des François , Sc étoiten usage dès le régne de Charles IX , roi de France ,comme on le voit, par la relation des voyages de Cham-plain, imprimée l’an 1632 , lorsque le roi Charles IIétoit encore au berceau. Le nom de Caroline vient d’unfort qui y fut bâti, comme je le dirai dans la fuite.Elle est bornée au nord par la Virginie, au midi par lapresqu’ifle de la Floride, à l’orient par la mer du Nord ,à à l’occident par une longue chaîne de montagnes quis’étend depuis l’Apalache jusqu’à la Pensylvanie. Lescartes dressées par les Anglois ne la font pas si étroite-car une ligne tirée depuis la source de la ríviere qu!tombe dans la baye de San Mattheo , court au nord-ouest jusqu’à la partie occidentale du lac Errié , jus-qu'oìi, selon les cartes, s’étend l’Amérique Angloise,tant pour la Caroline que pour la Virginie; mais cetteìigne marque plus les prétentions de la nation que cequ’elle occupe effectivement.
Le pere Charlevoix qui a fait l’histoîre du Canada »dit que l’abbé Langlet Dufresnoy avoit. eu raison dedire que la Caroline devoir son nom à Charles II, roide la Grande Bretagne, 8 c qu’il a eu tort de se rétrac-ter sur l’autorité de la Martinere. En un mot , dit - il,la Caroline qui fait le sujet de cet article, n’est pas pré-cisément ce qu’on appelloitsous Charles IX, roi de Fran-ce , la Floride Françoise , Sc quelquefois la NouvelleFrance, mais la partie méridionale de celle-là étoit lapartie septentrionale de celle - ci, dont la partie méri-dionale est aujourd’hui aux Espagnols, qui y ont en-t’rautres établiffemens, San Mattheo Sc S. Augustin . Lemilieu est présentement la Nouvelle Géorgie , qui fait lamatière d’un grand différend entre les cours d’Espagne8c d’Angleterre.
La Caroline est donc bornée au nord parla Virginie,continue le Pere Charlevoix, au midi par la NouvelleGéorgie , à l’oríent par la mer du Nord, Sc à l’occidentelle n'a point de bornes réglées. Les cartes angloisesl’étendent au nord-ouest, depuis la source de la riviere deMay, jusqu'à-la partie occidentale du lac Erié en Canada.
E'auteur qui a donné en Flamand une description dece que la couronne Britannique possède en Amérique, ( a )dit que la Caroline fut découverte en 1512 par JeanPonce de Léon. II prit terre à environ 30 degrés de l'é-quateur, peu loin de la riviere de San Mattheo dans lapartie la plus piéridionale de cette province. Il étoit partide Porto Ríco , Sc donna à ce pays le nom de Floride ,parce qu’il semble qu’il y régné un príntems perpétuel.Les Espagnols envoyerent huit ans après Vasques deAillon, pour découvrir le pays plus loin, comme appar-tenant à l’empereur Charles V , au nom de qui Poncede Léon en avoit pris possession. Vasques aborda un peuplus au nord , Sc donna à la baye du nord-nord-ouest lenom de Jordan ou Jourdain. On l’accuse d’avoir bornécette expédition à faire embarquer dans ses vaisseaux leplus qu’il put y assembler de naturels du pays , d’avoirmis ensuite à la voile Sc de les avoir emmenés esclaves.L’an 1528 l’empereur Charles V envoya un certainPamphile Narvese, qui s’amusa si long-tems dans lapartie du sud-ouest qui est la plus maigre 8 c la moinsbonne , que lui Sc ses gens , après avoir consumé tousleurs vivres , furent réduits à mourir de faim. Dix anSensuite , Eernand Soto aborda au nord de la baye di*S. Esprit, à la côte occidentale de la presqu’isle de Flo-ride. II avança dans les terres , Sc ( b ) côtoyant le golfsdu Mexique , à quelque distance de la mer jusqu’à l’a° -cienne habitation des Ápalaches, il prit fa route versle nord-est, traversa les rivières de May, de Seine & de
Jourdain j