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CAROUGES, gros bourg de France enNormandie.Il est situé à cinq lieues d’Alençon & d Argentan, &à six de Seez. C’est un titre de comté , avec un grand &■magnifique château bien meublé & orne de beaucoup de.peintures & dorures. Ce château dont les fossés font rem-.plisd’eau, est accompagné de.grands jardins séparés par■des "treillis de fer ouvragé. Sa chapelle est desservie par sixchanoines 8c par quatre chapelains qui y font l’office di-vin complet. II y a un grenier à sel à Carouges, & unepetite riviere qui prend ses sources au-dessus du bourg,y fait aller deux moulins à forge, après quoi elle entredans l’Orne » une lieue Sc demie au-dessous de la villed’Argentan , aux environs d’Ecouchey. * Corn. Dict.Mémoires- drejfés fur les lieux en 170-1.
CAROUVEPANDI. Voyez, Caruvepandi.
1. CARPA, ville de Plnde de-là le Gange-au royau-me de Brama fur la riviere de Caipumo, & environ àsoixante mille pas de Canarane au midi, selon Baudrand,4dit. 1705. MM. Sanlon dans leur carte de l’Inde au-delà du Gange, n’en font qu’un village fur la riviere dePégu au-dessous de Canarane. Cette ville n’a, je crois ,d’autre garant que Vincent le Blanc, qui la fait capitaledu royaume de Berma ou Verma. II ajoute que le roi dePégu subjugua ce royaume de Berma deux ans aprèsqu’il eut conquis celui de Sian (Siam.) De l’ifle a sage-ment fait de nétoyer ses cartes de tous ces lieux imagi-naires dont on a coutume de barbouiller le papier íur lafoi de mille relations romanesques. * Voyages , 1 part.c. 27 ’ P' ^2 f
2. CARPA. Voyez, Carrathasan.
CARPARY, ifle de P Amérique méridionale dans la
Guiane. Elle est le long de la terre ferme l’espace detrente cinq lieues, 8c n’en est séparéé que par le canalque forme la riviere d’Arowari. C’est dans cette iflequ’est le cap de Nord, le plus fameux de ce pays-la>* Baudrand , éd. 1705.
Cette ifle est nommée IstE des Ilapinsj & fa poin-te orientale est le cap de Nord. Elle peut avoir dans faplus grande longueur quatorze lieues communes devingt au degré. * De l’ifle, Atlas.
CARPASÏA, ville de la côte de Cilicie, selon Etien-ne, qui dit qu’elle est nommée Carb.asia par Déme-trius, Sc Carpathum par Xénagoras. II ajoute qu’elleétoit voisine du promontoire de Sarpedon. Mais Berke-îius son interprète a fort bien reconnu que cet article estbrouillé. Etienne copioit lans doute Strabon , h *4 »p. 6 82 , dont voici les paroles : Suit la ville de Car-pasia avec un port, à l’opposite du promontoire Sarpe-don. De Carpásia, en passant l’Isthme, il y a trente sta-des aux ifles Carpasia & à la mer du Midi. Cette Car-pasie dont parle Strabon , est la Carpasia de Cypre. Élieétoit dans la partie orientale de l’iíle 8c fur la côte sep-tentrionale , fans quoi elle n’auroit point été à l’opp°“{ite du promontoire Sarpedon qui étoit dans la Cilicie.De Carpasia aux ifles Carpasise, il falloit traverser l’Isth—me, c est-a-dire , la partie de l’ifle qui est étroite en cetendroit, encore la distance n’étoít - elle que de trentestades qui ne valent que quatre milles moins un quart,e’est-u-dire, un peu plus qu’une bonne lieue. Ces iflesétoient donc fur la côte méridionale. Strabon le dit, 8celles étoient a peu-près dans le voisinage du lieu où estaujourd’hui hamagouste. Elles n’avoient donc rien decommun avec la Cilicie, puisque l’ifle de Cypre étoitentre elles 8c la. Terre-ferme à cet. égard. Ces ifles Car-pafis. ne le trouvent point fur les cartes , peut-êtrequ’elles n’étoient que tres-peu de chose. Ptolomée ScPline n’en parlent point, quoiqu’ils aient fait mentionde la ville. Le premier, /• 5 , c . 14 , la nomme Car-pasia; l’autre , /• 5 ,s - 3 * - l'appelle Carpasium. Scy-lax, dems son Périple, écrit ce nom KLa noticede Dierocles, met au nombre des quinze villes de CypreNilus Doxapatríus, auteur del’onzíeme siécle,la nomme Carpasus, & la compte entre les évêchés deCypre. L ne autre notice, fous Léon R Sage, la nommeCaRPASIn, de même que Hiérocles.p. 688. Son nommoderne est Carp ASSOi j/~cyez, ce mot.
CARPASLE INsULiE.Y
CARPASIN » ( Voyez, Carpasia.
CARPASIUM. j y
CARPASSO, bourg de 1 ilìe de Chypre dans fa par-
tie orientale íùr la côte du nord. C’étoít autrefois uneville épiscopale. Voyez. Carpasia. .* Baudrand , édi-tion 1705.
CARRATES, grande montagne, ou phïtôt longuechaîne de montagnes qui bornoíent la Sarmatie euro-péenne du côté du midi. C’est la même chaîne qui sé-pare aujourd’hui la Pologne d’avec la Hongrie , la Trap-silvanie Sc la Moldavie. On l’appelle présentement íeMont Crapack, ou plutôt, comme le remarque Orté-lius, les divers peuples qui en font voisins donnent disférens noms à ses parties. Voyez Trapack.
CARPATHIENNE. La mer Carpathíenne , enlatin Carpathium mare , partie de la mer Méditerranéeentre l’Ëgypte Sc l’ifle de Rhodes ; elle avoit pris sonnom de l’ifle de Scarpanto, que les Grecs nommoient Car-pathos, 8c les Latins Carpathus. Elle a au nord la merIscarienne, au midi celle d’Egypte, Sc au couchant cellede Candie & d’Afrique.
*■ CARPATHUS , ifle d’Asie dans la mer qui enprenoit le nom de mare Carpathium. Strabon, l. 10,ss 489, dit que cette ifle est nommée Crapathus ,parHomere : qu’elle est haute , Sc qu’elle a deux cens stadesde circuit. C’est aujourd’hui l’ifle de Scarpanto. Voyezce mot, II y a eu autrefois quatre villes , dit le mêmeauteur. Elle est entre les ifles de Candie Sc de Rhode.
2. CARPATHUS , ville de l’ifle de même nom. Ellea été honorée d’un siège métropolitain , Sc est nomméecomme telle dans les notices. Carpathus, Archiepis-eopatus ; in provïncia Infularum Cycladum CarpathiLXIV. Ce chiffre veut dire que son archevêque tenoitlesoixante-quatrieme rang entre les métropolitains.Une au-tre notice, p. 735 , lui affigne le 25, entre les archevêchésqui étoient fous le patriarche de Constantinople : unenotice , selon l’état moderne dupatriarchat de Constanti-nople, p. 79, la nomme íans qualification. Voyez Scar-panto , qui est le même nom , car retranchant l’S ajou-tée par les Grecs modernes chez qui elle tient lieu dela particule e<V , il reste Carpanto , peu différent de l'an-cien nom. On ne doit point perdre de vue cette régielorsqu’il est question d’un grand nombre de noms mo-dernes conservés du grec. En retranchant l’s dont jeviens de remarquer l’origíne , le vrai nom reste beau-coup plus reconnoissable qu’il n’étoit auparavant; si celane suffit pas, & que la premiere syllabe soit Stan ou■ Stam , comme Stanco , Stamboul , 8cc. il faut retranchertoute cette syllabe qui est pour ùs A,, il reste co Sc boni;le premier est le nom d’une ifle ; le second est une cor-ruption de Polis ville » Sc est moins difficile à reconnoî-tre que quand il étoit déguisé par cet accessoire. * Schel-flrat, t. 2 , p. 670 Sc 674.
CARPE CARCEIA, lieu de la Bétíque, selon An-tonin, dans quelques exemplaires. Simler veut qu’on liseCarpe Carcenia , c’est comme qui trouvant un chariotrenversé le releveroit pour le renverser de l’autre côté.II faut lire Calpe-Carteia. Voyez Calpé Sc Car-teia.
CARPEGNA, petit pays d’Italie dans l’état de Ré-gisse , dit Baudrand. J’ajoute que Carpegna est unetrès-haute montagne où font d’excellens pâturages, oùil y a bon nombre de troupeaux pendant l’été ; qu’elleest dans la Romagne, 8c qu’enfin elle prend son nom deCarpegna qui étoit la patrie d’un certain Gui, dont parlel’Arioste dans son quatorzième chant du purgatoire.
Pier Traversaro , e Guida da Carpegna.
Cette montagne est détachée de l’Apennin par la ri-viere de Marechia qui coule entre deux. Et entre toutesles montagnes qui font séparées de l’Apennin, il n’y en apoint qui égale celle-ci en hauteur. * Leandr. descr. ditutta Italia , p. 298.
CARPELLA, promontoire de la Carmanie , selonPtolomée, l. 6, c. 8. il étoit sort près d ’Armofum, & de-là Ortélius conclut que c’est la même chose que le capde ce nom. Mais Ptolomée les distingue , 8c fait Car-pella plus occidental de 2 min. 8c plus méridional de 10que le cap Armofum. H croît aussi que c’est le Badei-chora d’Arien.
1. CARPEN. Carpis.
2. CARPEN, bourg 8c seigneurie au pays de Julíers.Voyez Kerpen,