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Tome second. C - F.
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CAR

de Port-Royal est celle de May, ensuite celle de Saínt-Matthieu» qui est la derniere de la Floride angloise & detoute la Caroline.

Les productions & denrées du pays consistent en bœufs,cochons, grains, beurre, pois, cuirs , pelleteries , dou-ves pour les tonneaux, cercles, cotons, foies, &c. Leco.mmerce ordinaire des habitans est avec ceux de la Ja-maïque , des Barbades Sc de LeeuWarde, Sc avec F An-gleterre. Ce dernier malgré toutes les impositions dontil est chargé, n’a pas laissé de fleurir. L’an 1707 la ilotede Virginie amena avec elle díx-íèpt vaisseaux de la Ca-roline chargés de riz, de cuirs, de poix, de gaudron,Sec. fans compter plusieurs vaisseaux particuliers qui vin-rent sens la flote.

Le sieur Archdale, Angloís » dit dans la descriptionqu’il a publiée , que le terroir y est naturellement fer-tile Sc aisé à cultiver. Si les habitans étoient industrieuxils amasseroient d’immenses richesses.

L’aír y est toujours pur & sain. II y régné de tems entems des maladies contagieuses. Telle fut celle de 1706qui emporta bien du monde à Charles-Town Sc autreslieux. La maladie qui y est plus particulière, c’est uneforte de fièvre lente qui y est fort commune aux moisde Juillet Sc d’Août, Sc à laquelle les nouveaux débar-qués font plus sujets que les autres. L’écrivaín cité, ditavoir été deux fois à la Caroline environ cinq ans , fansy avoir eu aucune maladie , que celle qu’il s’étoit atti-fée par se négligence dans une grande chaleur. II a re-marqué que la plupart des fièvres ne viennent que de cequ’o n ne s’habille pas assez chaudement. On y trouve despoires,des pommes,des abricots Sc des pêches en si grandequantité qu’o n en donne aux cochons ; leur fruit est plusagréable au goût, Sc n’a point tant d’eau que celui d’Eu-rope. Il y vient toutes fortes de grains, bled, orge Scpois. L’auteur y a vû des épis de bled de sept à huitpouces de long; il y croît du riz aussi bon qu’en aucunlieu du monde ; mais les pelleteries ne font pas si bon-nes que celles des colonies du nord. Les vivres y fonten si grande abondance, qu’ils en fournissent en grandepartie les Barbades, la Jamaïque 8c autres colonies ; cequi fait que les vivres y font à bon marché, c’est quel’híver y est très-court. On a .trouvé que les rivières fontbien plus navigables qu’on ne l’avoit cru d’abord ; Scc e fut une sage précaution aux premiers colons, de n’a-v oir„pas mis leurs plantations auprès des rivières lesPlus navigables ; car les ennemis & les pirates en lesre montant, auroient pû détruire les colonies. Un au-tre auteur, cité par l’écrivainFlamand, dit qu’on trouvea l a Caroline des abeilles en quantité, Sc qu’elles essai-^ent cinq ou six fois ; ce qui produit dans le pays unmeroyabjg abondance de miel. II y a un certain arbre?. 01 ^ on tire une huile , qui a la propriété de guérir leslellures . un autre arbre d’oû découle un baume, quequelques-uns estiment autant que celui de la Mecque.La soierie y est considérable , 8c il y a des gens qui re-cueillent tous j es ans quarante ou cinquante livres de"? le ' fans fe détourner des travaux que demandent leursplantations ; C ar on emploie les enfans des Nègres à®voir foin des vers à foie. Le chevalier Nathanael John-°st fut le premier qui essaya de faire de la foie Sc du vin ; ilgagnoit fur f es foyeries tous les ans trois à quatre cens‘--sterling. On Lit du vin dans la Caroline. La vignec aT m* b í en - Le raisin y est a foison, Sc le vin n’en estcarce S 1S ' Ils àn envoient point en Angleterre,des lieux oì t - r , OUvent mieux leur compte à l’envoyer en

L’an V7n l ° nt Uíl meilleur retour,les nature!s 7 fl?, nCOmpt oít dans la Caroline', non compris- r pa y s 12000 âmes. Les principaux pro-priétaires du pays etoient alors le lord Guillaume Cr aven,

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branches quîvostt se joindre auTigre déja mêlé à l’Eu-phrate , l’une au-deflus de Bassera , l’autre au-deflòus.De cette derniere il L détaché une autre branche qu!va à la mer, fans se mêler avec le Tigre. Cette branche-•ci étoit le vrai cours du fleuve avant qu’on l’eûf dé-tourné. Voyez. Eu lée , qui est le nom fous lequel il a étéc-onnu des anciens. Baudrand remarque que quelquescartes le nomment Tiritiri.

4. CARON. Voyez. CàrpentER-LaîîD;

CARONIA Alésa , bourg de Sicile , fur la côteseptentrionale de la vallée de Demona , entre l’embou-chure de la .riviere de Pollíno Sc le cap d’Orlando,* Baudrand. éd. 1705.

CARONIUM, ancienne ville d’Espagne , àU paysdes Caïlîecièns , surnommés Lucenjes , selon Ptolomée,1 . 2, c. 6, c’est présentement Coeuna, (Corogne).

CAROPHRYGIA. Uoy^PHRYGXA.

CAROPOLIS , ville ancienne de la Carie , selonEtienne le géographe.

CAROS DE LOS INFANTES, village d’Espa-gne, dans la Nouvelle Castille. Molet croît que c’estl’ilarcarís de Ptolomée.

CAROS-CEPI, petite contrée de la Carie, selon lemême qu> cite Théopompe*

CAROSA, bourg de la Turquie en Asie dans la Na*toile siii'l a mer Noire, entre la ville de Sínope Sc l’em-bouchère dû Lali. C’est la même que Carixa.

CAROTUUS , lieu de la Cyrénaíque. Antonín eiîparle dans son Itinéraire , Sc le met à 25000 pas d’At-tici, Sc à 22000 pas de Canin!, lieu éloigné de 30000pas de Béreniçe. Quelques exemplaires portent Cho-rotlîs.

CAROTTO, village des Grisons en Suisse dans îôcomté de Chiávenne. II étoit autrefois un de ceux quiformaient la communauté de Pleurs. Sa situation est dansles montagnes, où fe trouvent les mines de cette especesde terre singulière , dont on fait au tour des pots, Sc au-tres pieces de vaisselle. Cette pierre est, verdâtre tirantf ur je noir , huileuse, un peu molle Sc si écailleuse , quequand on la manie, l’écaille s’attache aux doigts. C’estune êspece d’ardoise. II s’en trouve des mines dans cespays-là en diflerens endroits. On a beaucoup de peine àt jrer ces pierres des mines ; l’ouverture en est petite,n’ayant pour l’ordinaire que trois, pieds de hauteur, deíbrte que les mineurs font obliges de se couler fur leventre près d’un demi-mille avec une chandelle attachéeau front. Après avoir coupé la pierre , ils la rapportenten cette même posture fur leurs hanches couvertes decoussins, de peur que les pierres ne se cassent. On leveceS pierres en rond dans les mines , Sc d’envíron un piedgr demi de diamètre fur douze ou quinze pouces d’é-paisseur. O n les porte delà à un moulin à eau, oû par lejnoyen d’une roue qui Lit jouer quelques ciseaux avecune grande vitesse, d’abord la grosse croûte en est ôtée,ensuite elles font polies , tant qu’enfin én appliquant leciseau fur diverses lignes de chacustes d’elles ; on en en-lève un certain nombre de pots , les Uns plus grands Scles autres moins, selon que la circonférence va en dimi-nuant, lorsque l’on approche du centre. C’est ainsi quese font ces pots ; après quoi on les garnit d’anses & d’au-tres accompagnemens nécessaires pour servir dans la cui-sine. Cetufagen’est pas nouveau; il a été connu des Ro-mains. Pline , l. 36, c. 22, parle de cette pierre, fous lenom de pierre de Corne. Les Italiens les appellent La-vez,z,i , Laveggi Sc les Allemands Lavetz.en ou LavctzSteinen. Ces pots ont ceci de particulier, qu’ils bouillentplutôt que cèux de métal ; qu’ils conservent longtems leurchaleur ; qu’ils ne donnent aucun mauvais goût à la li-queur ou à la viande qu’ils contiennent; Sc ce qui plaîtfort aux ménagers, c’est qu’ils ne se cassent jamais au feu.S’il arrive qu’on les laisse tomber, il 11’y a qu’à raísem-bler les pieces Sc les lier ensemble avec du fil d’arcbal »Sc ils servent comme auparavant. On dit encore qu’ils•ont la propriété de ne point souffrir le poison , & qu estbouillant ils le chassent dehors , ce qui fait qu’íf fontfort estimés par toute la Lombardie Sc dans le r e e el’Italie. II s’en fait un très-grand débit. Au reste, on nefait pas seulement des pots à feu de cette pi e ’’ re Jaussi toute autre forte de pieces de vaisselle, es tassesà cassé, des soucoupes, des plats, & c - e de la

Suijse , p. 697. Tem JL Bbij

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