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-moise, m les autres qui relevent de notre couronne, selon-Us anciens décréts des saints peres , n’ont qu u.n métro-politain particulier , de même la province Carthaginoise■révéré un même & seul primat , que l autorité, du concilea anciennement déclaré , & q ií> s s°tt honore comme lepremier entre les prélats de la meme province. C est cequ’ordonna le roi Gundemar -l an 600, & comme lesGoths avoient détruit la ville de Garthagene : Tolede »qui n’avoit d’abord été métropole que de la feule Car-petanie, partie de la province Carthaginoise, le devintde cette province entiere; & c’est ce que Gundemarconfirme par ce decret.
Le nom de Carpetanie n’a pas été inconnu aux an-ciens. Tite-Live, /. 39, c. 30, dit : la même année C.Calpurníus St L. Quinctius , préteurs en Espagne, ayanttiré au printems les troupes des quartiers d’hiver, Scles ayant assemblées dans la Béturie , -marchèrent vers laCarpetanie où les ennemis étoient campés.... Peu loindes villes d’Híppone Sc de Tolede, il y eut une escar-mouche entre les sou rageurs des deux partis, Sc commedes deux camps il sortit du monde pour les soutenir,cela engagea une action où les Romains furent battus.11 dit ailleurs, /. 40, c. 30 Au commencement du prin-tems, Quintius Fulvius Flaccus mena l’armée dans laCarpetanie 8c campa près de la petite ville àêJEbura,ayantijetté quelque monde dans la place. II ajoute, c. 3 3 -ayant transporté les blessés dans la ville d ’JEbura , Hmena les légions à travers la Carpetanie à ContrebiaiTolède- JEbura , aujourd’-hu'í Talaveta de la Reyna,Sc Hippo {Ispimtm ), aujourd’hui Yepès, dans la Cas-tille neuve, étoient donc, selon cet historien, de laCarpetanie. Pline parle des montagnes de ce pays, Scles nomme Carpetana Juga , ce que le P. Hardouín ex-plique des montagnes nommées dans le pays Sierra diGuadalupe , Sierra di Pico. Dès le tems de Pline , To-lède ëtoit capitale de la Carpetanie. Carpetanis, dit-il»Toletani Tago flumini impojìti. Polibe nomme toujoursles Carpetaniens, K, en quoi Tite-Live l’a imitéen quelques endroits , quoiqu’il ait dît Carpetani end’autres, ce qu’il est utile de savoir, afin qu’on ne s’ima-gine pas que ce font deux peuples différons. Etienne legéographe les nomme auflì Carpésiens : on avoit eu tortde lui faire dire que c’est un peuple situé en-deçà del’Ebre. Berkelius a fort bien changé cela, Sc au lieud”’e>w à substitué ’£x 7 ò; , qui veut dire au-delà; cequi est just e , & conforme au témoignage des géogra-phes.
Ptolomé-e donne à ce peuple les villes suivantes.
Hurbida „
Eté lesta,Ilacurhr ,Varada ,Thermida ,Tituatia .
Man tua »Toletum ,•Complutum sCarracaa ,Libora , *Ispinum ,
Me ter c osa ,Barnacis ,yllternia ,
Faterniana *Rigusa ,Laminium,
* ^ J ^n. ra en S rec est apparemment une faute
des copistes d e cet auteur, qui trouvant ont pris
un A pour un a 8c ou pour *. C’est la même que 1 ’,/Eburade Tite-Live. On p eut voir les noms modernes de ceslieux à leurs articles particuliers.
1. CARPG Carpa , ou Kèrbé. Voyez, Carra-thassaN.
2. CARPL Hérodien dit qu’un peuple nommé ainsifut vaincu par Dioctétien. Capitolínus Sc Vopiscus par-lent aussi de cette nation; l e premier, dans la vie deBalbin, 8c l’autre dans celle d’Auréiien. Ammien Mar-cellin , Jornandes Sc Zozime les mettent voisins del’Ister. Ammien Marcellin met íùr le Danube Carpo-ruM Vicus. II dit austi que c’étoit des peuples de' laValerie , 8c que Dioctétien les transplanta dans la basseTannonie. Ce village des Carpes est, selon Lazius, lamême chose que Cirpi manfìo d’Antonin, entre UlcisaCasra > Sc ad Herculem Castra , a douze milles du pre-mier camp , Sc à pareille distance de l’autre. Ortélius,d’où j’ai Ere ce que je viens de dire des Carpes , croitque Carpís de Rtolomée est la même chose.
Ce peuple est encore reconnoíssable dans le nom deshautes montagnes qui séparent la Pologne de la Hon-grie. Les anciens les ont nommés Carpates, Sc c’est-ia qu’on est en droit de chercher leur véritable demeure,
CAR
Ils sortirent de lèurs montagnes fous l’empire d’Ale-xandre ; Sc dans les extraits de Pierre le Patrice, légat,exc. p. 24, il se trouve d’eux, un détail fort curieuxque de Tillemont a inséré dans son histoire des empe-reurs, t. 3 , p. 2 1 6. On donnoit tous les ans des sommesconsidérables aux Goths placés, dès devant ce tems-ci(vers l’an 228 de l’ere vulgaire ) fur les bords du Da-nube. Les Carpes, peuple Sarmate, qui habitoient versla Pologne, en furent jaloux, Sc députèrent à Meno-phile, (général des troupes de la Mœsie) demandantavec beaucoup de fierté qu’on leur donnât auflì de l’ar-gent. Leurs députés le trouvèrent qui faisoit faire l’exer-cice a ses soldats ; car il n’y manquoit pas tous les jours,
Sc comme il savoit pourquoi ils venoient, il les fit at-tendre plusieurs jours pour rabattre leur fierté , leurdonnant cependant la liberté de voir faire l’exercice auxtroupes.
Enfin s’étant fait préparer un tribunal fort élevé, ouíl s’affitavec les personnes les plus qualifiées, il les fitvenir, 8c durant qu’ils lui parloient, il entretenait tan-tôt l’un, tantôt l’autre de ceux qui étoient auprès delui, comme ayant bien d’autres affaires plus importantesque de les écouter. Cela les étonna tellement, que fansoser rien dire davantage, ils demanderent seulementpourquoi on ne leur donnoit pas de l’argent auflì bienqu aux Goths. IIleur répondit, l’empereur des Romainsa de très-grandes richesses : c’est pourquoi il en fait deslibéralités à ceux qui lui en demandent. Nous en deman-dons, dirent les députés, qu’il nous en donne donc au-tant qu’aux Goths; nous valons mieux .qti’etìx. Méno-phile sourit, Sc leur dit qu’il falloit savoir la volontéde l’empereur; qu’ils revinssent dans quatre mois letrouves en un endroit qu’il leur marqua. Quand ils re-vinrent, ils le trouvèrent encore avec ses soldats; il lesreçut comme la premiere fois , 8c trouva quelque autrepretexte pour les faire revenir à trois mois de-là en unrautre quartier des troupes. Alors il leur dit que l’empe-reur ne s’engageroit point à leur donner quoi que cesoit; mais que s’ils avoient besoin pour le présent dequelque assistance, ils pouvoient s’aller jetter à ses piedspour la lui demander, Sc qu’apparemment ils l’obtien-droient. Ils se retírerent tout en colere; mais cependanCdurant trois ans que Ménophile commanda dans ce pays,ils n’osèrent rien entreprendre. L’an 238 » sous Maxi-min I, ils firent la guerre contre les troupes qui étoientdans la Mœsie. II est vraisemblable que dès ce tems-làils firent des établïssemens près du Danube, Sc qu’ils yeurent même des places fortes ; Car fous Philippe l’ati245, ils avoient ravagé le pays d’autour du Danube.Ce fut alors que Philippe marcha contre eux, les vain-quit , Sc en assiégea les principaux dans un château. Lesautres s’étant rassemblés pour les secourir, ils donnè-rent une seconde bataille où ils furent encore défaitspar les Maures , Sc contraints de demander la paix. Phi-lippe la leur accorda assez aisément, Sc s’en retourna.On trouve encore dans les médailles des monumensde cette victoire fur les Carpes qu’Occo rapporte à lapremiere année de Philippe. Ils étoient au nombre detrois mille dans une expédition que les Goths firent enMœsie , où ils assiégèrent 8c rançonérent Marcianoplecapitale du pays. Les médailles de l’empereur Déciusparlent d’une victoire qu’il remporta fur les Carpes.Cependant il n’y fut pas toujours heureux; car Lac-tance , De mort. persecut. c. 4, dit qu’étant allé contreles Carpes, qui avoient occupé la Dacîe Sc la Mœsie,il fut aussitôt environné par les Barbares , mis en pièces 'avec une grande partie de son armée, dépouillé, laissénud à la discrétion des bêtes 8c des oiseaux qui le man-gèrent. On lit encore de leurs ravages en 252, fousl’empire de Gallus; Sc quatre ans après fous Valerien,on retrouve les Goths, les Burgundes, les Carpes Scles Borans , tous peuples qui habitoient alors le long duDanube, ravageant toute l’ïllyrie 8c toute l’Italie,fans que personne s’òpposât a eux. Quelques troupesd’entre les Carpes pilloieít la Thrace en 273 fous Au-relien , qui les battit; Sc Aurélius Victor rapporte qu’Au-relien prit une partie de cette nation pour en peuplesquelques endroits de l’empire. Le village de CarpeN »où l’on croit qu’il faut chercher l’ancienne Carpis d.sPtolomée, est encore un reste du nom de ce peuple*f Tillemont.