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1 > CARPI, ancienne ville d Afrique, selon Pline, l. 5,c. 4, Ptolomée, /. 4, c, 3 , la nomme Carpis ; elle étoitdans l’Afrique proconsulaire 8c le siège d’un évêque :on trouve Secundinus à Carpis , au concile de Carthagesous saint Cyprien. Dans la conférence de Carthage,furent deux évêques de Carpi, l’un Catholique, l’autreDonatiste. Au concile de Carthage l’an 525 & au siéclesuivant, se trouvèrent des évêques de Carpi. La noticed Afrique met dans la province proconsulaire , un évê-que de Carpi, Sc enfui au concile de Latran fous Mar-tin II. Act. 2, il est fait mention de Bastus episcopusecclesta Carpitana. Ces remarques font de Dupin dansfa 46 e note, fur le second livre de saint Optât, du schismedes Donatistes, p. 42, à l’occasion de ces mots stmiliter& apud Carpos. Ce n’est plus qu’un petit village prèsde Tunis , selon Baudrand , édit. 1705.
4. CARPI, ville d’Italie, avec titre de principautée n Lombardie, & dans l’état du duc de Modéne, à quielle appartient, avec un bon château, au lieu qu’elleetoit autrefois à la maison de Pio, qui en avoit la sei-gneurie. Elle n’est d’aucun diocèse, par la concessionde divers papes, Sc fa situation est dans une belle plainefur un canal de la Sechia, à quatre milles de Corregio,& a onze de Modene au septentrion. Sa principauté n’aque Saííuoîo , Sc quelques villages de fa dépendance.
. 5 - CARPI, petite ville d’Italie, dans l’état des Vé-nitiens > au Veronnois , fur la rive droite de l’Adige,*ui-dessous de porto, assez près du Ferrarois. Ce fut prèsde cette ville que se donna en 1701, la bataille de Carpi,entre le prince Eugene de Savoye, qui commartdoit lesimpériaux, & le colonel de S. Frémond, qui s’y étoitretranché avec quelques bataillons Sc escadrons. A neregarder que le nombre des morts Sc des blessés, la pertefut à peu près égale, dit un historien; mais le prince euti avantage. Ses troupes encouragées par son exemple,fe firent jour dans les retranchemens, & gagnèrent pres-que la moitié du terrein. II auroit entierement défaitms François ,sans le secours qn’amena íe comte deTessé.* Larrey , Histoire de France, fous Louis XIV, t. 8,Pag. 31.
CARPIA Sc Carjp.eia» 8c Kagsre/*. Etienne legéographe, emploie ces deux noms pour signifier une^dlle d’une ifle située à l’embouchure du Guadalquivir.'oyez. Carteia.
CARPIANI, ancien peuple de la Sarmatie Euro-péenne , selon Ptolomée, /. 3, c. 5. Ils étoient entre leseu cins, Sc les Basterne s.
GARPINETO , bourg Sc château d’Italie, dans la*i a mpag ne jg R ome , p r ès d’Agnani au midi, avec titre_ e duché à la maison de Panfilio. II est à trois milles dee T’°netre. * Baudrand, éd. 1705.
1o VARPIO ( a ), petite ville d’Espagne dans l’Anda-^ I e > fur le Guadalquivir, entre Cordoue au couchantp "nduxar au levant. Quelques-uns le prennent pourç?ncienne CorbuIo; d’autres pour Calpurniana ( b ).d et Li ^st possédée depuis longtems par la maisonpj ,fí ar o. Elle fut érigée en marquisat l’an 1558 , parlllj Ppe II, en faveur de D. Diego Lopez de Haro Scotomayor, fil S aîné de D- Louis-Mendez de Haro,tr'^ n p Ur ^orbas, Lodien Sc Carpio; Sc de Dona-Béa-p ort0c arrero fa femme. ( a ) Baudrand , édit. 1705.1 ' état présent de l’Espagne, t. 3 , p. 58.
Carpi » ancienne ville de la Pannoníe. Voyez.
CARPi^q^^ì ^ 1 8 , ancienne ville d’Afrique. Voyez.
ainsi Hérodote dit qu’une riviere nommée
char^tSS 'sellée ’Alpis, ^ fe dé-
les Ardent "^r. du côté du nord. Peucer dit qu’el-
-à eft deiâvolr des Vmhta-, la -IiIIi-
3.
CARP I TENÍiffíVDo' !PET '' N h-
la même que Ca ’ église d’Afrique. C’est
CARPODAcos 3 n iv
Zosime, /. 4.» comiu'f. z r . us Mouvant ce mot dansme étan t le nom de nations Scythes,
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croît que csest un mélange du peuple Carpi avec lesDaces.
' CARPUDEMUM, ville de Thrace, vers le milieudes terres, selon Ptolomée, 1 3 » c. n.
CARRA, riviere de Syrie, selon Etienne le géogra-phe , ou plutôt selon l’exemplaire qu’avoit Ortélius ,qui, par une raison que j’ignore, met Carrata pour lelatin, 8c Carra pour le grec Voyez. Carrh^e.
CARRACA, ville d’Italie au pays des Béchuníens.On croît que c’est Caravaggio. * Ptolomée , 1 . 3 ,chap. i.
CARREE, ville de l’Arabie Heureuse , fur le golfeArabique, selon Pomponius Mêla de sédition d’Olivier,c. 9 > p. 109, dans laquelle on lit : alterum stnum undï~que Arabes ìncìngunt : ab ea parte qua introeuntibusdextra est , urbessunt Carra & Arabia & Gandamus,Sec. c’est-à-dire, l’autre golfe C celui de la mer Rouge)est habité p a r les Arabes tout à l’entour. En entrant,on trouve à droite les villes Carrte, Arabie Sc Gandamus.Hermoiaus Barbarus, l’un des premiers qui ait travailléutilement fur Mêla , remarque qu’Etienne le géographenomme Carne. II y n, dit fauteur Grec, cité fur la merRouge Carra, ville de même nom, que celle de la Mé-sopotamie qui est fameuse, par la défaite de Crassus.Hermoiaus ajoute que Ptolomée fait mention de la villenommée Arabie, Sc il avoue qu’il ne fait rien de la troi-sième. Pintien ne s’accommodant d’aucun de ces noms,les change ainsi Carna, Mariaba Sc Acdamis. IIfonde la correction de la premiere fur ce que Strabonnomme Carna, ville des Mínéens, dont Ptolomée parleauísi. II ajoute qu’o n feroit peut-être mieux de lire Gerra,au lieu de Carra. Car, dit-il, les Sabéens 8c les Ger-réens étoient les plus riches de tous les Arabes. Jen’ignore pas, poursuit-il, qu’Etienne 8c Pline ont misdans l’Arabie Heureuse , une ville nommée Carne , Scles vastes _8c fertiles campagnes des Carréens , mais celane me seR pas quitter mon premier sentiment. II ar-rive seuvent aux critiques de changer mal-à - proposle texte des anciens. Voffius blâme Pintien d’avoir faitcette correction, mais c’est pour en faire une autre quiest aulsi inutile, parce qu’il trouve que Fauteur du pé-riple de la mer Rouge a nommé Cane, il ne doute pasque Mêla n’ait écrit ainsi; 8c il efface ' Carra de son au-teur p our Y mettre Cane. II est vrai qu’Etienne metCarrt (Garrh.®. Voyez, ce mot) sur la mer Rouge. Pource qui Est de Pline, quoique plusieurs exemplaires decet auteur portent Garr^ ou plûtôt Carrh®, Orté-lius a fort bien vu que Carra de Mêla, Sc celle de Plinen’ont rien de commun qu’un peu de ressemblance dans lenom, & il a averti qu’elles étoient différentes. Ùn manus-crit ayant Garrhis Sc non pas Carrhis ; le P. Hardouin arétabli le vrai nom qui est Gerra:. La ville dont parlentEtienne Sc Mêla, étoit fur la mer Rouge ; 8c celle dePline doit être fur le golfe Persique : ainsi ce n’est pointdans Mêla q U ’jl f aut ôter Carra , pour y mettre Gerra ,comme le conseille Pintien, il y a toute la largeur del’Arabie entre deux ; mais ce qui seroit une corruptiondans Mêla, e st une correction dans Pline, parce qu’ilparle d’un lieu tout différent, Sc que d’ailleurs elle estconforme à ce qu’il dit dans un autre endroit de sonlivre. Voyez. CarrH^-
CARRANO, autrefois petite ville , 8c maintenantvillage de Sicile, dans la vallée de Noto au territoirede Syracuse. Voyez Acharenses.
CARRATHASSAN ou Carpa , bourg d’Asie enNatolie, sei- l a côte de la mer Noire, entre l’embou-chure du Sangari Sc le détroit de Constantinople. Oncroit que c’est le même que le port de Calpa des anciens.Voyez. Calpa.
CARRAYERIA ou Boor Castoro : ville archi-épiscopale de Turquie en Europe dans la Macédoine,fur la riviere de Castoro, à dix-huit lieues de la ville deSalonique vers le midi occidental. Voyez. Berrhoée 2.,qui est l’ancien nom de cette ville.
CARRÉ LES TOMBES, est un village du diocèsed’Autun, situé dans le pays de Morvan entre Autim 8cAuxerre. II est devenu célébré dans le siécle p ar . at ~tention qu’on a commencé à avoir aux cerceuils de pierrequi y font en grand nombre. Cette multitude tonnantsde tombeaux presque tous vuides , avoJ ípar quelques anciens Romanciers une onnée