CAR
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fsr.jles anciens , quoique dans ía mêmeCARVO, Carvonis , ancien lieu deAntonin le met fur ia route de Leyde à Strasbourg
contrée,la Belgique.
Lugduno
Albinianas
Trajeclum
Mannaricium
Carvonem
Harenacium
X.
XVIÏ.
XXV.
XXII.
XXII.
M.
M.
M.
M.
M.
Pas,
P.
P.
P.
P.
Ce nom de Carvú ne fe trouve dans aucun ancien géo-graphe que dans les itinéraires, quí heureusement nousen apprennent la position. Je viens de donner celle quefournit l’itinéraire d’Antonin; ia table de Peutingermet Carvo , treize milles au-dessous de Castra Hercutis jde forte qu'en suivant, le bord du Rhin dans tous sesdétours, on trouve Castra Herculis à neuf milles au-dessous d ’Arenacum 8 c à treize au-dessous de Carvo, ce.qui fait 22 milles pas entre Arenacum ou Harenacium& Carvo , & revient au calcul d'Antonin. Ce qui prouvequ’il ne faut pas aller en droite ligne, mais suivre lesdétours du Rhin; c’est que ces nombres de p, 13 Scieurtotal quí est vïngt-deux, fe rencontrent assez justes ensuivant le cours de cette riviere ; au lieu qu’en allanttout droit, la distance n'est plus de víngt-deux mille.Simler a cru que c’est la ville de Graewe; Grave;Ortélius rapporte son sentiment, ScBaudrand, éd. 16%z,cite Simler, Cíuvíer Sc autres, & dit fur leur témoi-gnage que c’est Grave. C’est une erreur légèrement ad-mise , & qui n’est venue que d’une petite ressemblancedu nom, car les distances n’y conviennent point; 8 cpour les y trouver, il faut bouleverser les nombres desitinéraires, ce qui ne coute rien à quelques modernes.Altíng, notít. Germ■ infer. 1 pari. p. 27, dit beaucoupmieux que c’est Karont, reste d’un ancien fort que l’onappelloit ainsi à cause d’un fossé que l’on Commença, &quí n’étoít point encore achevé. Ce fossé n’étoit d’abordqu’une rigole, qu’on appelle en flamand Karve : poury conduire l’eau de la riviere, on y fit un fossé en fla-mand eene Wyke , 8c cet ouvrage étant* imparfait, onforma de ces deux mots le nom de Kawyk. On ne faitnu reste ce que c’étoit que ce lieu. Ortélius le qualifiePetite ville ou bourg; Oppidum, mais à ne rien prêter auxitinéraires , on ne peut dire si c’étoit château, ou village,ou bourg, ou auberge, ou simplement une maison où l’onPrenoit des relais. Alting ajoute : si une ressemblancece son fuffisoit pour assurer qu’un lieu nommé par lesar *ciens est le même que les modernes appellent d’un^°m à peu près semblable
toit une ville grecque. II est vrai qu’il nomme le pavsAssyrie ; mais il détermine assez la situation de cetteville, en la mettant entre le fleuve Halys & la ville deSinope. Arríen,p. inédit. Oxon. dans son periple duPont-Euxin, met de même Carusa, à cent cinquantestades de Sinope , 8 c dit que le port n’en est pas sûrpour les vaisseaux. Marcien d’Héraclée compte soixante& dix stades, depuis le fleuve Euarchus , jusqu’à laforteresse de Carusa , qui a un port exposé aux ventsd’ouest. Et de Carusa, jusqu’à la forterefle.de Zagora ,cent vingt autres stades. Ainsi c’est Ptolomée qu’il fautcorriger fur l’autorité de Pline, d’Arien, de Marcien2c de Scylax.
CARUSADIUM. Voyez Carvancas.CARUVEPONDI, ou Carouvepondi. Petiteville des Indes au royaume de Cantate, à trois lieuesau midi de Cangivouran.
CARY, -petite iíle de la mer d’Ecosie , une desWesternes ou iíles occidentales, à un mille au sud deGígay ; elle a un mille de long. Elle est fertile en pâ-turages , & nourrit beaucoup de lapins.
1. CARYa, contrée de Péloponnéfe. Xénophon par-lant de la guerre des Arcadiens Sc des Thébains leursalliés contre íes Lacédémoniens dit : comme quelques-uns furent venus de la contrée des Caryens, dire qu’il
n'y avoít point de troupes 8 c s’ossrír pour guides.ils
fe laissereut vaincre , 8 c entrerent par la Carye , tandisque les Arcades passoïent par ía Squírtíde. Ce passageprouve que la Carye étoít du pays de Lacédémone &non pas ,de l’Arcadie; comme l’a cru Ortélius ; quí citenéanmoins Xénophon pour son garant. Pausanias , l. 8,14, p. 627, ne parle point de^.la Carye pays, mais
c 14> P‘ U27, ne parie point uc mais
bien d’un village nommé Carye. II nomme ce lieuCaria, mais il ne dit point qu’il fût de 1 Arcadie. * HijtGrecque de l a traduB. de d’Ablancourt , 1. 6, c. 10.
2. CARYA, ou Cari b, au pluriel. Ce nom signifieles Noyers s peut-être parce qu’il y en avoif beaucoup.Quoique Pausanias n’en parle que comme d’une bour-gade, elle étoit anciennement quelque chose de plus.Xénophon, 7, c. 4, dit : lorsqu il fut arrivé à Lacé-
géinone, Archidamus marcha contre l’ennemí vers l’Ar-cadie, S- ayant forcé Carye fit mam basse fur tout ceoui Y étoir. Ortélius paroît st avoir fait attention qu ace passage , quí semble dire que Carye étoit dans 1 Ar-ca die; mais on a déja vu que les ennemis de Lacédé-mone s'en étoient emparés : ainsi elle étoit devenue uneplace ennemie. Pausanias J- 1 . c. 10, dit qu’il y avoitun temple de Diane, & que la statue de Diane Carya-tide , étoit à découvert. C'est dans ce lieu, poursim-il,que les filles des Lacédémoniens 5 célébroïent tous les
«t peu pres ìciiiuictuic j on suroît cu autant & plus ^ V I - „ j r
de raison de dire que Carvo est présentement Karpm ans unesete en dansant a a manie. u pays. e memt» KarvUni. on Carvoh.ia, J pays de Cleves, ou auteur,/. 4, , deset
" e jy er lando au-dessous de Woerde, Sc de Castra Her-, uíts ’ faire Erkplens ou Arkel , quoique ces lieux soientmoins aussi éloignés l’un de l’autre, que le font, ans l e s itinéraires anciens Carvo 8 c Arenacum, entreesquels néanmoins fe doit trouver Castra Herculis, àreiZe milles du premier 8 c à neuf du second.soi 1- V.AR-ÚRA , ville de i’Inde , en-deçà du Gange,lelon ^We,/. 7 ,c.i. .
, village de l’Asie Mineure , auprèsla Carie ? ’ il ^rvoit de bornes entre la Phrygie 8 c
auberges &Sr n L S o trabon 1 12 ' V- 57 8 ' 11 ? avoit des
tité de sources K« te -!! eries pour leS
Méandre, qus fur f‘í k ? tes ' dans le m V°° d “qui fînfmt-iL on rivage. On raconte qu un homme
tíLït é,anr”":" C ; de & -1° femmes, qu’ilpros-
grand nomhr A ^ une de ces auberges, avec unterre survins t ^ C ? S malheureuses , un tremblement de
L t; í tiroir ^ fut e ” gloi,,i - aïec
du Méandre est r , tout le pays aux environs
p» "de” &CARUS CAMPUS P ^ S d Eau OU de feu.CARUSA , n, . Voyez Cercamp.mée , /, e c ^ h 1 ' e ancie nne de la Paphíagoníe. Ptolo-dans les édítin a uomme CARiss^., §c c'est ainsi qu’on litéditeurs avïe^ 1 ^ 65 de Pli «e, /. 6. c. 2, que leslomée. Maïs les t^ 0 . u ^ u corriger fur Pto-
qui est le vrai nom. ^ Pline portent CARV8A,
*dit,-Q x on. la nomme CAH^ s ^t riande ’ l^pt. p. 33.
VJi UlUSSA K Sc dit que c’é-
îiemis de Lacédémone, ayant envie d’attaquer la villde Sparte, en fut détourné par Castof Se Pollux qui luiapparurent. Comme il s’en te tournoi t, il surprit en pleinjour les filles Caryatides , qui danfoient en l’honneurde Diane. R prit celles qui avoient des parens les plusriches 8 c les plus considérables, 8 c les emmena dans unlieu de la Messenie. Après les avoir sauvées de l’inso-lence des soldats qui les vouloient violer, il les rendit,à leurs parens pour une grande rançon. Ces deux pas-sages de Pausanias font voir que Carye étoit de la La-conie Sc non pas de l’Arcadie. C’est Vitruve qui nousapprend la destruction de cette ville. Carye, ville duPéloponnése fe joignit aux Perles , ennemis déclarés dela Gréce. Les Grecs, par une victoire signalée, fe voyantdélivrés du joug des Perses » déclarèrent la guerreaux Caryate.s , d’un commun consentement. Ayant prisSc rase la ville, passé les hommes qu fil de l’épée, ilsemmenerent les femmes en captivité, & ne leur permi-rent point de quitter les habits qu’elles portoient avantce malheur. Ne fe bornant pas à un seul triomphe, fisvoulurent qu’eíles portassent long-tems la peine 8 c f igno-minie dûe à l’infidélité de leur ville, pour être un exem-ple durable de ce juste châtiment. Leurs architectes des-tinèrent les figures de ces femmes Caryatides a porterdes fardeaux, afín de conserver plus a
moire des affronts qu’on leur faisoít- e a M estvenu cet ornement d’archítecture , ^ , n a Ppelleencore Caryatides, où l’on voir ^porter une partie considérable de 1 éd.nce, qui ecraferoiî