:z
-amfi que les anciens la nommoient ; il ne reste plus•que -celle - là , 'qui même a perdu l’ancien noin , pouréprendre le nom moderne de l’i-fle. Eia est donc bâtifur les ruines de Carthée. Ce bourg ou 1 ancienne Car->-tháe , dit Tournefort , est fur une hauteur à trois millesdti port, au Fond d’une vallée deíagreable. C est uneefpéce de théâtre , à deux mille cinq cens maisons bâtiespar étages Sc en terrasses s c’est-à-dire , que leur cou-vert est tout plat , comme partout le Levant , maiáassez fort pour servir de rue : cela n’est pas surprenantdans un pays où l'on ne marche qu’en escarpins. Sur lagauche est une citadelle abandonnée, où íòixante Turcsse défendirent glorieusement contre l'armée Vénitien-ne , avec deux fusils seulement, reste des armes à feuéc lapées du naufrage qu’ils venoient de faire : ils nefe fussent pas rendus si i’eau ne leur eût pas manqué.La ville de Carthée s’étendoít dans la vallée qui vientà.la marine. * Voyage du Levant, 1. 8 , t. i, 127.
CARTHUEL , petit royaume de la Géorgie ; ilConfine avec la Perse du côté de l’orient. Luarzab quien étoit roi dans le tems que Tahmas régnois en Perse»laissa deux fils en mourant, Sc partagea entre eux sonroyaume. David le cadet, mécontent de son partage »demanda du secours à Tahmas contre son frere , 8c fefit Mahométan pourl’obtenir. Tahmas étant entré dans^lepays avec une forte armée , fe fit prêter ferment de fidélitépar les grands seigneurs Géorgiens , Sc pour son assu-rance , il emmena leurs enfans ; Sc ceux de David- Samort fit changer de face aux affaires. Les Géorgiensayant secoué le joug, jouirent de la liberté jusqu’a ceque Mahomet Kodabendé , qui succéda à Ismaël second,ca/oya une armée en Géorgie. David prit la fuite»& son aîné qu’on avoit fait prisonnier, & qui embraíla3a religion de Mahomet , fut laissé kan de Teflis »capitale du Carthuel , fous le nom de Simon - Ran.
1H mourut au commencement du régne d’Abas le Grand»& laissa la couronne à Luarzab son fils aîné encore jeu-rc , fous la tutelle de Mehrou son premier ministre »ho mme de beaucoup d’eíprit, mais d’une basse naissan-ce. Luarzab devint éperdument amoureux d’une fillede Mehrou qui étoit fort belle , Sc l’auroit épousée, fans1 obîìacle que la reine Sc les dames du pays y appor-tèrent , à cause qu’elle étoit d’un trop bas lieu. Meh-rou , piqué du refus, & averti que Luarzab , craignantqu il ne s’en vengeât, avoit résolu fa perte, fe retiravers Abas , qui étant entré dans la Géorgie avec unepuissante armée , mit l’épouvante partout. Luarzab FetsTut perdu ^ & s’enfuit en Mingrelie. Abas pouf le fairerevenir, lui écrivit qu’il n’en vouloit qu’à Taimuras roide Caket, qui étoit un ingrat & un rebelle , Sc qu’iln avoit rien à Craindre de lui, qu’il étoit prêt de luiconfirmer la possession du Carthuel, & que s’il s’obsti-r.oít a fe défier de ses bontés, il ruineroit fes états en-tierement, Sc en feroit un désert. Luarzab alla íe rendreà Abas. Le Roi ie reçut comme son ami, & lui fit enapparence toute forte de bon traitement, mais ce n’é-toit que pour l’éblouir; Sc il trouva bientôt le moyende s’en defaire , fans qu’il parut qu’il eût part au coupsecret qui le fit périr. Le frere de Luarzab , après s’êtrefait Mahométan , fut mis en íà 'place. On Pappellcfitc’un titre persan , joint à un titre géorgien , BagraMirz.a » c est - a - dire prince royal. Abas mourut en» & ^s Géorgiens s’étant révoltés , Rustankanfut envoyé par le petit-fils & successeur d’Abas , pourles remettre cous la domination de. la Perse. Il lesdéfit^en plusieurs rencontres , reprit tout le Carthuel,& bâtit la forteresse de Gori fur une éminence, au basde laquell e est la ville du même nom , fur le bord dufieuve Kar. Le Carthuel n’en a que trois autres , quiFont l y , SuRiAM Sc Teflis. Cette provinceavec le petit royaume de Caket, compose tout le paysque les Persans appellent le Curgîstan. II est gouvernéI ar deux vice-rois qui font fournis à l a Perse.
C’f st l’é-tou Chardin vit ce pays - là vers le milieudu uecle pâlie; mais la guerre à enlevé à l a Perse deVastes provinces. Les Turcs , les Russiens Sc les Tar-tares en ont démembré de grandes parties.
CARTl PORTOS, , port de mer dans
l’Afrique , proprement dite , selon Cédrene , parOrtélius.
CAllTIENSé K#pri»< t peuples anciens de la Perse.
Au lieu de ce mot, Cafaubon veut qu’on lise dansStrabon Curtiens, KW,,,.
CARTILIS , ancien lieu d’Afrique dans la Mau-ritanie Cefarienfe , entre Cartenna Sc la Colonie de Cé-farée. Antonin en marque ainsi les distances.
Cartonnas
Lar Caflellum XIV. M. Pas.
Car tilt XV. M. P.
Gunugus XII. M. P.
Cœjaream Coloniam XII. M. P.
CARTIMITANUM MUNICIPIUM. Le Mu-nicipe , ainsi nommé fur un ancien marbre , est présen-tement Cartama , près de Ronda au royaume deGrenade en Espagne , selon Ambroise Morales , citépar Ortélius. Cette Cartama est apparemment diffé-rente de Cartama, qui est près de Malaga, & assez loinde Ronda au même royaume. Car fans cela il fe Feroitmal exprimé en disant auprès de Ronda, Sc il devoirdire auprès de Malaga.
CARTMEL , bourg d’Angleterre dans la provin-ce de Lancastre. On y tient marché puplic. Etat pré-sent de la Grande-Bretagne t. 1.
CARTO ( a ), petite ville de Barbarie, fur la côtedu royaume de Barca , entre Salona & Alberton( b à.Castald la prend pour l’ancienne Chettìea de Ptolo-méedans la Marmaríque. ( a ) Bakdrand, éd. 1705 , ( b )Or tel. Tbes.
CARTRÍS. Voyez, au mot Chersonnese, l’articleChersonnese Cimbrique.
CARTUSIA. Nom latin de la grande Chartreuse.Voyez. Chartreuse.
CARVAN. Voyez. Cairavan, 8c Cyrene.
CARVANCAS , Ptolotnée parle de
cette montagne en plusieurs occasions » parce qu’elleétoit à l’extrémité de plusieurs peuples à qui elle fer-voit de bornes. II dit de k Norique qu’elle est termi-née par une montagne nommée Carvancas , qui est au-dessus de l’Istrie. II dit au /. 2 , c. 14. & 15 , de laPannonie, que la haute est termiée à l’occídent par lemont Cétius , Sc en partie par le mont Caravancas.En parlant des bornes de l’ítalie l. 8. Europœ, tab. 6,11 dit; Elle est bornée au septentrion par les Alpes,qui font au - dessous de la Rhétie Sc de la Vindelícíe& par le mont Carvancas qui est au-dessous de la No-rique , Sc par une partie du golfe Adriatique. Commedans ces trois passages le nom de Carvancas n’a souf-fert aucune variation, Cluvier , Ithl. Ant. I. 1 , c. 32 ,p- 354» en conclut , que lorsque Ptolomée décrivantl’Italie nomme les monts Ocra Sc Carusadium , ce der-nier mot est une faute des copistes , & qu’il faut lireCarvancas , Sc qu’il faifoit partie des Alpes & plusprécisément encore du mont Ocra.
CARVANIS , ville de Cappadoce, dans le PontPolémoniaque, selon Ptolomée, /. 5 , c. 6. Ortélius ditque c’est peut-être la Carbanís d’Etienne & de Cédrene.
CARVENTUS, ville d’Italie dans la Latium , selonEtienne le géographe , qui cite le second livre des an-tiqués de Denys. II ajoute qúe quelques exemplairesportent Caryentos. Nous avons le second livre deDenys d’Halicarnasse » où l’on ne trouve rien de pareil.Berkelius dit que ce passage étoit apparemment dansquelqu’un des livres de cet historien que nous n’avonsplus, Sc que le numéro en a été corrompu par les co-pistes. Tite-Live, /, 4, c. 53, parle d’une forteressequ’il nomme Arx Carventana, qui fut prise parlesiEques fur les Romains, qui la reprirent peu après. Elleretomba encore au pouvoir des ennemis, Sc les effortsque les Romains firent pour s’en saisir, furent inu-tiles.
CARVILIS, bourg de France en Bretagne, à Fèptlieues de Brest, Sc à' neuf de Saint Paul de Léon.
CARULA , ancien lieu d’Espagne dans la Bétique.ÌJIntiner. d’Antonín le met fur la route de Gades àCordoue , entre Bafilippo Sc Ilipa. Roderions Carus »cité par Baudrand, édit. 1682 , croît que. c’est présen-tement VipuA Nueva Del Rio, ou du moins quelqueendroit voisin du Guadalquívir dans l’Andalousie. Lemême prétend que Villa Nueva del Rio est l’ancíerm eCanama 5 cependant ce lieu a été distingué de Carda