22.8 CAS
CASCE , ville d’Asie dans i’Aríe, selon Ptolomée.C’est ainsi que portent quelques exemplaires , selon Or-télius , Thés. qui nous apprend que d autres lîfent Ba-sica. L’édition de Bertius, liv. 6, c. 17, porteBasxce , 8c selon l’exemplaíre Palatin CasiCe.
CASCH, ville d’Asfe dans le MaWaralnahr. Lesgéographes Arabes , dont Abulseda, edit . Oxon. p. 43 ,rapporte le sentiment, ne conviennent pas de fa position,
„ , Ç Alfa ras
òelon < Aibíruni
Longitude.
89 d. 30 m.88 d. 10 m.
Latitude.
39 d. 30 m.39 d. 50 m.
D’Herbelot ( a ) a suivi le premier de ces deux auteurs.Abulseda ( b ) rapporte ce qu'il a recueilli de divers au-teurs touchant cette ville : voici à quoi cela se réduit.La ville de Casch (les Anglois écrivent Cash , ce quirevient au même pour la prononciation) située au-deladu fleuve ( Gehon ) a environ trois paraíànges d’éten-due; c’est un pays fertile, dont les fruits mûrissent pso~tpt qu'en aucun autre lieu du MaWaralnahr ; elle estsujette à la peste, Sc dans un fond où elle est arrosée dedeux grandes rivières; l’une est nommée AlkasaRiN'»l’autfe nommée Aschur » coule au nord de la ville;elle n’est pas éloignée de Nachschab ou Nasef; son ter-ritoire a environ quatre journées de chemin en fa lon-gueur & autant dans fa largeur. Son fauxbourg surpaflee n magnificence ceux de Samarkand. ( a ) Bibliothec.oriental. ( b ) Edit. Oxon. p. do.
CASCHARA , ville de la Mésopotamie. Voyez. Cas-car 1. Socrate le Scholastique la nomme CaschaRUMau singulier.
1. CASCHGAR, (le Royaume de) pays d'Asiedans la Tartarie; il s’étend depuis les 38 deg. 30 min.de latit. jusqu'à 44 deg. 30 min. 8c depuis les ïo 5deg. de longit. j us qu'à 120 deg. en forte qu’il n a pasmoins de cent soixante lieues en fa plus grande longueur,8t de cent en fa plus grande largeur. Il est borné aunord par le pays des Calmoucks 8c des Moungales; al’est, par le Tibet 8c les déserts de Goby; au sud, putles états du Grand Mogol, dont il est séparé par leshautes montagnes de l’Imaiis, que les Tartares appellentMus-Tag, c’est-à-dire, montagnes de Neige; à l’ouest»par la Grande Bucharie. Ce pays qu'o n appelle pré-sentement la Petite Bucharie, est assez peuplé 8c fer-tile; mais, à cause de se grande élévation 8c des hautesmontagnes qui le bordent en plusieurs endroits, 8c sur-tout du côté du midi, il est bien plus froid qu’il ne de-vroit êtr,e naturellement, par rapport à se situation. IIII est fort riche en mines d’or Sc d’argent, mais les ha-bitans n’en profitent gueres , parce que les Calmoucksqui font présentement les maîtres de la Petite Bucha-rie , se contentent de vivre tranquillement du provenude leur bétail, 8c ne se soucient point de l’or 8c de l’ar-gent d’abord qu’il leur doit coûter beaucoup de travail,8c que les Buchares , qui habitent dans les villes 8c lesvillages du p^ys, peuvent gagner plus commodémentleur vie dans le commerce qu’à un travail aussi rude quel’est celui des mines. Cependant les uns 8c les autresne laissent pas de profiter annuellement de ces mines,par la quantité de grains d’or qu'ils ramassent, tous lesprïntems dans les coulées, que les torrens qui tombentde tous côtés de ces hautes montagnes, lorsque la neigevient à fondre, y laissent partout; 8c c’est delà quevient tout cet or en poudre que les Buchares, habitansde villes de ce pays - vont porter aux Indes, à la Chine,8c même j us qu’à T obolskoy, dans la Sibérie. On trouveauffi beaucoup de musc en ce pays 8c toute serte depierres précieuses > meme des diamans : mais les habi-tans n’ont pas l’adresse de les polir ou tailler, 8c fontobligés de les employer dans le commerce aussi brutesqu’ils les trouvent. * Hift. généalog. des Tatars , notep. 387 8c fuiv.
II y a quantité de villes Sc de villages^en ce pays :mais comme les Calmoukcs qui en font les maîtres nequittent point leurs tentes , on peut aísement s’ímaginerque les villes ne peuvent être que fort mal entretenues.
2. CASCHGAR (la viille de) en particulier,dont tout le pays tire son nom, est'située à 41 degrés30 min. de lat. vers les frontières de la Grande Bu-charie. Cette ville a été autrefois la capitale du royaume
CAS
de Caschgar; mais depuis que les Tartares en sent eïîpossession, elle a beaucoup déchu. II s’y fait cependantencore un assez joli commerce avec les habitans des paysvoisins. La petite Bucharie a été possédée, jusqu’icíavec toutes ses dépendances, par le Contaïsch, grandKan des Calmoucks : mais depuis quelques années lesChinois, avec l’aide des Mongales, se sent emparés 'des provinces de Chamill Sc Turfan, situées vers lesdéserts de Goby, qui font partie de ce pays, ce qui ar-riva de cette maniéré. Le Contaïsch ayant été informéqu’il y avoit à l’est des déserts de Goby, au pied desmontagnes qui séparent ses terres d’avec celles de laChine, une mine d’or si riche, qu’on en pouvoit tirerl’or sens beaucoup de peine, y envoya un de ses Mursesavec un corps de 10000 hommes pour s’en mettre enpossession; ce qui ayant réveillé la jalousie des Chinois8c f animosité des Mongales, ils vinrent en si grand nom*breser les Calmoucks, qu’ils les mirent en déroute 8cles poursuivirent jusqu’aux déserts, que les Calmoucksrepassèrent à la faveur de certains vallons très-fertiles,qui sent cachés parmi les hautes montagnes qui coupentle désert de ce côté, de l’ouest à l’est, dont les Chi-nois n’avoient encore eu aucune connoissance. Cette dé-couverte fit beaucoup de plaisir au défunt empereur de laChine ; 8c pour essayer de la mettre à profit, il y envoyaune puissante armée avec un bon train d’artillerie sous lecommandement de son troisième fils, 8c on prétend qu’ille fit accompagner par un P. Jéseite, fort entendu dansles fortifications 8c les feux d’artifice, pour l’affister deses conseils en cette expédition. Ce prince ayant passéles déserts par le même chemin par où les Calmouckss’étoient retirés après leur défaite, entra dans les pro-vinces de Chamill 8c Turfan; 8c voyant que le Con-taïsch venoít à se rencontre avec une nombreuse cava-lerie, contre laquelle il n’oseit commettre son arméedans les vastes plaines de ces provinces » il s’avise defaire élever de distance en distance des forts, qu’il eutsein de bien garnir de canons 8c d’infanterie; 8c à la faveurde ses forts , il s’avança toujours plus avant dans lesterres du Contaïsch, 8c se rendit à la fin entierementmaître de ces provinces , fans que les Calmoukcs lepussent jamais forcer d’en venir aux mains avec eux; cequi obligea le Contaïsch, qui voyoit bien qu’il lui étoitimpossible de repousser les Chinois sens avoir de l’infan-terie 8c du canon, dont l’usege avoit été jusqu’ici in-connu aux Calmoucks, d’avoir recours à Pierre I, em-pereur de Russe; 8c pour obtenir ce qu’il demandoit,il lui offrit par une ambassade solemnelle, qu’il envoyal’année 172.0 à S. Petersbourg, qu’il se rendroít tribu-taire de la Russie, à condition que cette cour enverroitun corps de 10000 hommes de troupes réglées à sonsecours » avec du canon à proportion ; 8c moyennant cesecours il sc faisoít fort de repousser les Chinois dansleur pays : mais la guerre qui contínuoít encore entrela Suéde 8c la Russie, 8c les vues que le feu czar com-mençoit dès-lors d’avoir sor la Perse » l’empêcherentd’accepter ces propositions » quelque avantageuses qu’el-les fussent à la Russie. Enfin les Chinois se sent empa-rés de tout ce qui appartenoít ci-devant au Contaïsch àl’est des déserts , vers les frontières de la Chine, Sc yont établi des colonies de Mongales ; mais ils n’ontpas touch^aux frontières du Dalaï-Lama. Cependant »s’ils peuvent sc maintenir dans la possession des provin-ces de Chamill 8c Turfan, 8c parvenir à s’étendre lslong des montagnes qui règnent de ce côté jusqu’aux:frontières des états du Grand Mogol > comme il paroîtqu’ils en ont le dessein, le pays de Tangut doit néces-sairement tomber de lui-même entre leurs mains. *jFiiJí.génealog. des Tatars. Note p. 389 8c soív.
De l’Iíle, dans fa carte de la Tartarie, considère lsroyaume de Caschgar, qu’il écrit Cachgar, comms .une partie du Turquestan. II y met bien la villeCachgar ou Cazladge, au lieu où se joignent l eSroutes d’Andecan 8c de Cachemire, pour aller vers 1®Chine , mais il n’en fait pas la capitale de ce royaume. 1*réserve cet honneur à la ville 4 ’Yarkan ou Irke» »qui est au nord oriental de Caschgar 8c à l’entrée di*désert de Caracatay. II nomme Camoul ce que l'auteUkcité ci - dessus nomme Chamill. Abulseda, edûi ° n »Oxon. p. 79 , dit qu’elle est la capitale (iu Turquestan;qu’il en est sorti des Mahométans célébrés par l ewrs